La fessée appliquée

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Souvenirs d’une maîtresse d’école – 2

Ruka

par Martine

Pour bien comprendre les circonstances de ce récit, il faut se remettre dans le contexte des années 60… À cette époque les enseignants étaient respectés, le directeur de l’école était un notable au même titre que le curé, le maire ou le notaire !

Dans les petites villes, les instituteurs et institutrices – appelés plus familièrement maîtres ou maîtresses – étaient aussi proches des familles que ces personnalités reconnues. À ce titre, il n’était pas rare qu’ils soient conviés au repas dominical. On invitait le notaire pour lui indiquer ses dernières volontés et on invitait la maîtresse ou le maître de ses enfants pour avoir des conseils sur leur éducation…

J’étais moi-même d’autant plus invitée à ces repas que les circonstances de la vie ne m’ont pas permis de me marier. Je suis restée ainsi « demoiselle » ce qui avait l’avantage d’assurer mon indépendance tout en étant libre de mon temps. Je présume que ces parents avaient aussi le sentiment de rompre ma solitude et il est vrai que j’acceptais bien volontiers ces invitations.

Ce chapitre me permet d’aborder un thème que je n’ai pas lu dans les récits publiés sur ce blog « La fessée appliquée ». Du moins, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu quelqu’un évoquer le rite de la fessée de « fin de semaine ».

De quoi s’agit-il en particulier ?

Lors de cette décennie, si la grande majorité des mamans ne travaillaient pas à l’extérieur, en revanche elles s’occupaient de leur maison, de l’éducation de leurs enfants, veillant à leurs leçons et devoirs. J’ai pu observer que si certaines mères n’hésitaient pas à punir leurs enfants en cas de besoin, d’autres déléguaient cette mission à leur mari ou même n’en avaient pas obtenu le droit ! J’ai connu un bon nombre de familles dans lesquelles seul le père pouvait sévir.

Pour situer l’évolution de la société, j’ai même connu des mamans qui risquaient d’être punies de la même manière que leurs enfants si le « Chef de famille » n’était pas satisfait de la tenue de son foyer ! Dans certaines familles nombreuses, les mamans tenaient un « cahier de punition ». Sur ce cahier figurait le prénom de chaque enfant. Des croix étaient inscrites sous le prénom de celui qui avait mérité une punition. Selon leur gravité, les fautes étaient classées selon un barème pour déterminer le genre de punition… et en fin de semaine on réglait les comptes. Un enfant pouvait compter deux ou trois croix… un autre neuf ou dix… et évidemment la punition était d’autant plus sévère que le nombre de croix était élevé !

La sévérité des punitions était liée aux traditions de la famille en matière d’éducation à ces époques où les parents souhaitaient transmettre à leurs enfants leur désir de perfection. Leur souhait le plus cher était évidemment la réussite scolaire puis professionnelle de leurs enfants et une insertion correcte dans la société pour les préserver des difficultés de la vie. Les châtiments corporels étaient l’un des moyens pratiques pour stimuler leurs efforts et leur éviter de faire fausse route.

S’agissant de punitions, je ne mentionnerai ici que la fessée. On se souviendra qu’alors les châtiments corporels étaient quelque chose de relativement banal aussi bien en privé qu’en public. Les paires de gifles tombaient sans prévenir. Les parents (et certains enseignants) n’hésitaient pas à tirer les cheveux, les oreilles ou à pincer les joues…. Sans parler des coups de règles sur les doigts ou la paume des mains que l’on recevait en classe. Pour tout dire, on n’avait pas encore mis au goût du jour la notion de « maltraitance » !

En quoi consistait le rituel des « fessées de fin de semaine » ?

Collegeboy

Cette formalité pouvait avoir lieu le vendredi soir ou le samedi soir, mais le plus souvent c’était au moment du repas du dimanche midi. Selon les familles, la fessée pouvait être donnée avant ou après le repas et si la famille comportait plusieurs enfants à punir cela pouvait être réparti entre ces deux moments.

Pour la plupart des fessées auxquelles il m’a été donné d’assister, j’étais souvent la seule invitée. Il arrivait parfois que la famille au grand complet se trouve réunie à table : grands-parents, oncles et tantes, cousines et cousins ou d’autres convives tels que des voisins, amis… Et forcément, plus le nombre de convives était important moins les enfants de la maison étaient détendus, puisqu’ils savaient qu’ils allaient être punis devant toute cette assemblée et j’ai pu observer que même pour ceux qui étaient habitués à ce rituel, l’appréhension du châtiment était visible sur leur visage.

Toujours sur ce blog, j’ai lu des récits de fessées qui étaient administrées devant des témoins occasionnels, mais pour l’essentiel il s’agissait de punitions « spontanées ». Une insolence signifiait fessée immédiate, et quel que soit le lieu. Dans ces familles, je puis dire qu’au contraire la punition était dûment programmée, donc connue à l’avance par le fautif.

Il y a en effet une différence importante entre une fessée spontanée et une fessée programmée, les conditions pour l’administrer n’étant pas les mêmes.

On le voit à travers certains témoignages, la fessée spontanée est subordonnée aux aléas peu commodes de l’improvisation et du lieu. On a peine à s’installer commodément… Faute de siège, par exemple, il faut maintenir le puni sous un bras, de plus, dans le cas d’une fessée déculottée, baisser la culotte peut s’avérer compliqué, le puni luttant pour s’y opposer… Bref, les conditions n’étant pas idéales, la fessée est expéditive et son efficacité forcément peu satisfaisante… ce qui peut d’ailleurs impliquer un complément une fois rentrés à la maison.

Dans une fessée programmée, c’est tout l’inverse : les parents sont à l’aise chez eux. Ils ont la connaissance et l’habitude du lieu et savent dans quelle pièce ils peuvent s’installer confortablement (chambre, séjour, salle à manger…), ils savent aussi quel siège utiliser et même l’endroit où il doit être disposé pour que les éventuelles personnes présentes puissent voir le déroulement de la fessée d’un bout à l’autre… Que ce soit un garçon ou une fille, ils peuvent également choisir la tenue dans laquelle le coupable doit se présenter à eux afin de donner le maximum d’efficacité à la punition.

Je refuse le terme de « spectacle » car celui-ci induit une notion de divertissement si ce n’est de plaisir. Cela tombe sous le sens : on ne se donne pas en spectacle quand on doit punir un enfant ! En revanche, on peut souhaiter faire une « démonstration » d’autorité à l’usage des personnes présentes et, en quelque sorte, les parents qui procédaient ainsi le faisaient dans le but de prouver qu’ils savaient éduquer leurs enfants ! (Ainsi, durant ma carrière, j’ai pu voir des parents demander la permission de corriger leur enfant en classe ou durant la récréation pour leur faire honte.)

A ce sujet, je veux citer le souvenir de l’une de mes premières invitations. Peu de temps après la rentrée scolaire, la maman d’un élève m’avait abordée à la sortie de l’école pour me demander si j’étais libre pour déjeuner chez eux le dimanche.

« Notre garçon doit être puni et nous souhaiterions que vous puissiez vous rendre compte de quelle façon nous éduquons nos enfants afin d’avoir votre avis » m’avait-elle précisé.

Bien entendu je n’avais pas la moindre idée de ce que serait cette punition bien que je sache que la plupart des familles des élèves de ma classe n’hésitaient pas à recourir à la fessée ou au martinet comme il était courant à cette époque.

Rassurez-vous, je ne vous raconterai pas toutes les fessées auxquelles j’ai assisté car ça manquerait d’intérêt et ce serait répétitif… et j’aurais besoin de 200 pages ! Je m’en tiendrai seulement à quelques exemples choisis.

Leah

Dans mes souvenirs, la plus jeune que j’ai vu se faire fesser était une gamine de 3 ou 4 ans seulement. J’ignore si mon allure ait pu être si terrifiante au point de lui faire peur, ou si elle avait entendu des propos sur ma réputation de sévérité de maîtresse, toujours est-il qu’à mon arrivée elle n’a pas pu retenir un petit pipi culotte… Sa mère l’a aussitôt attrapée, lui a ôté sa culotte trempée, puis, la soulevant du sol lui a claqué son petit joufflu presque à hauteur de mes yeux… Certes les tapes étaient légères mais suffisamment fortes pour faire rougir le petit popotin de la pauvrette !

Pour autant je ne venais pas dans cette famille pour cette petite fille mais pour son frère qui était en classe de CE2 et qui était sous la menace d’un redoublement.

Avant d’être directrice d’une école primaire devenue mixte, j’ai longtemps exercé comme institutrice dans une classe de CM2 de garçons. C’était la dernière année de primaire et il fallait que les élèves possèdent tous les « fondamentaux » pour intégrer le collège. Notre tâche comportait beaucoup d’exigences, notamment le suivi et le contrôle de chaque élève dans toutes les matières. La notation était sévère et les relevés de notes remis à chaque élève en fin de semaine devaient revenir signés par les deux parents le lundi matin. Ces matins-là, il m’était aisé de me rendre compte de quelle façon certains parents accueillaient les bulletins médiocres de leur fils. À cette époque, les culottes courtes étant de rigueur en toutes saisons, il n’était pas rare de voir des garçons rentrer en classe avec les cuisses rougies de coups de martinet.

Euticus bw009mod

Cela valait également pour les filles. Sans être mixtes comme par la suite, les écoles étaient souvent mitoyennes et certaines avaient une cour commune. Il était courant de constater, les jupes courtes ne cachant que peu de chose, que la discipline était la même pour les deux sexes.

À l’époque, on ne sanctionnait pas le travail des élèves. En revanche, l’indiscipline et les mauvaises conduites étaient sanctionnées. Le pire pour un élève indiscipliné était le « zéro de conduite » (une notion aujourd’hui bien oubliée !). En règle générale, les élèves étaient assidus, appliqués et sages. Dans les classes, on peut dire qu’on « entendait une mouche voler ! ». Mais il y avait les perturbateurs, toujours à l’affût du moindre prétexte pour déclencher un chahut, déconcentrer leurs camarades, les importuner, prêts à désobéir… Ce n’était donc pas un hasard s’ils se retrouvaient sur l’estrade, déculottés devant leurs camarades, pour avoir les fesses rougies d’une bonne fessée à derrière nu ! Calmés pour un moment… jusqu’à la prochaine fessée.

Dans notre école, comme d’autres j’imagine, la remise des carnets de notes faisait l’objet d’un cérémonial traditionnel. Notre directrice passait les remettre dans chaque classe. À son entrée, tous les élèves se levaient respectueusement et se tenaient debout à côté de leur siège. A l’appel de son nom, l’élève allait chercher son carnet. La directrice qui m’avait précédée avait institué une tradition que j’ai conservée : commencer par l’avant-dernier et égrener le classement jusqu’au premier. À la fin, tout le monde se retournait vers l’élève qui n’avait pas été appelé : le dernier. Solennellement je lui annonçais :

« Tu viendras chercher ton carnet dans mon bureau. »

En général, il avait déjà manifesté son malaise, joues rouges, ou pâles, tête basse… Comme tous les autres, il savait ce qui l’attendait : une bonne fessée déculottée de ma main !

Il est clair que j’informais les parents de mes méthodes de discipline lors de la réunion de rentrée et demandais leur accord. Ils n’étaient donc pas surpris si je donnais une fessée à leur fils. Lorsque je devais le corriger, je les avertissais par un mot dans le cahier de correspondance en leur demandant de me confirmer leur accord et de doubler si possible la punition le soir même. Eh oui, je prêchais pour la double peine !

Ma méthode peut sembler sévère, mais j’estimais que mes élèves avaient eu le temps de s’adapter à cette forme de discipline dans les classes précédentes. Ainsi, j’avais une collègue de CE1 qui fessait sans baisser la culotte pour la première punition. Lorsque le même élève était puni pour la seconde fois, elle baissait sa culotte mais pas le slip. A la troisième fessée, il avait droit au déculottage complet, la fessée étant suivie de la mise au piquet fesses nues !

Duca di Marte col

La maîtresse de CE2 fessait toujours ses élèves postérieur mis à nu, mais elle allongeait le puni sur ses genoux derrière son bureau de sorte que la classe avait « le son » mais ne voyait pas les fesses dénudées de leur camarade.

Celle qui distribuait le plus généreusement des fessées déculottées était la maîtresse de CP dont la lourde tâche d’apprendre à lire se cumulait avec la fonction de directrice. L’école maternelle étant facultative, bon nombre de nouveaux élèves mettaient les pieds en classe pour la première fois. Il convenait de les mettre d’entrée sur les bons rails et elle s’y employait sans faiblir. Elle pouvait facilement donner deux fessées dans la matinée, autant l’après-midi. Et parfois plus si elle surprenait un élève courir dans un couloir ou un autre qui avait le malheur d’être mis en pénitence dans le couloir derrière la porte de sa classe.

Pour lui, c’était l’assurance de la fessée séance tenante avant de le raccompagner dans sa classe et de déclarer à tous ses camarades qu’elle venait de le corriger d’une fessée déculottée. Et que si l’un d’entre eux avait envie de faire connaissance avec sa main, elle était encore bouillante ! Personne n’échappait à la fameuse fessée culotte baissée de la directrice car elle baissait systématiquement la culotte et le slip des punis et les laissait mijoter de longues minutes au piquet fesses nues après la fessée. On en voyait en pénitence au milieu de la cour, se frotter les fesses en pleurant, oubliant qu’ils étaient presque nus.

Ayant évoqué la pratique de la fessée à l’école à cette époque, revenons maintenant dans les familles : il faut bien comprendre que lorsque des parents invitaient la maîtresse chez eux, ils avaient le sentiment d’avoir affaire, comme ils l’avaient eux-mêmes vécu dans leur jeunesse dans leur l’école et collège, à une personne expérimentée en matière de punition corporelle. Pour eux, punir leur enfant devant la maîtresse était un peu comme une sorte d’examen et ils devaient s’appliquer au mieux pour ne pas la décevoir en quelque sorte.

Fb_-Caught by Mom

J’ai très rarement vu un parent demander à son gamin de se déculotter tout seul… Je dirai qu’au moins 95% s’en chargeaient eux même. Le plus souvent la maman débutait par un déculottage en règle suivi par une fessée manuelle non moins traditionnelle avec le gamin couché en travers de ses genoux. Bien plus rares étaient celles qui préféraient tenir le môme debout contre elles en le ployant sous le bras. J’en ai également vu une fesser son jeune fils en le couchant sur le dos, jambes repliées, pieds à hauteur des oreilles.

Je n’ai jamais établi de statistiques sur l’usage du martinet ni sur l’âge de son emploi, mais c’était très variable selon les familles. Parfois, c’était la seule correction et il était appliqué sur les cuisses et les mollets en guise d’avertissement, mais le plus souvent il était employé en complément de la fessée manuelle. Dans de nombreuses familles, son usage était dévolu au père. Après la fessée manuelle de la mère, c’était lui qui poursuivait la correction au martinet… ou à la ceinture.

Là aussi, les positions étaient traditionnelles bien que plus variées : le puni debout mains sur la tête, prenant appui sur un meuble, un mur ou même sur le sol, penché mains aux mollets, couché avec un polochon glissé sous son ventre pour surélever ses fesses…

Un dimanche, alors que j’arrivais chez l’un de mes élèves, je faillis ne pas le reconnaitre à cause de son accoutrement. Je le savais fils unique, mais quand il m’eut ouvert la porte, j’eus un doute. On aurait dit une jeune fille. Pour le punir, sa mère lui avait noué deux rubans roses dans les cheveux pour lui faire des couettes. Il portait un chemisier rose à fronces et dentelles avec une minijupe assortie. Quand il me vit, il piqua un fard et balbutia quelques paroles de bienvenue. J’en fus fort troublée. Un peu plus tard, alors qu’il était assis sur l’un des fauteuils bas lors de l’apéritif, j’eus l’occasion d’apercevoir que la « jeune fille » de la maison portait également une jolie petite culotte rose ornée de dentelle des plus féminines !

Unknw

Devant mon étonnement, sa mère m’expliqua très naturellement que lors d’une semaine en famille, sa belle-sœur lui avait montré qu’il lui était beaucoup plus facile de retrousser les jupes de ses filles pour les fesser que de défaire la culotte de son fils (les culottes de garçons étaient souvent maintenues par des bretelles). Elle lui avait proposé de lui donner une tenue que ses filles ne mettaient plus. L’essai fait au cours de leur séjour avait été concluant, cette tenue féminine étant très seyante pour son garçon, elle l’avait adoptée malgré la honte qu’il avait ressenti à être vêtue en fille comme ses cousines. Et comme elle estimait que la honte ne pouvait que renforcer l’efficacité de la fessée, elle avait pris l’habitude de le « féminiser » régulièrement… et particulièrement devant ses camarades chaque fois qu’il était puni.

Il faut dire qu’à l’époque, la dérision faisait partie des pénitences. Faire rire des élèves aux dépens d’un camarade coiffé d’un bonnet d’âne était usuel, de même qu’épingler une pancarte dans le dos d’un élève avec la mention écrite « Je suis un cancre ». Je n’ai pas vu de bonnet d’âne mais j’ai vu plus d’un gamin arborer une étiquette autour du cou ou épinglée dans le dos : « J’ai reçu la fessée car je suis un bourricot »…

Cela paraît un peu désuet, mais cela était !

La pénitence se concluait le plus souvent par une fessée puis la mise au piquet, debout ou à genoux, le puni en larmes exposant ses fesses nues toutes rouges, la maîtresse d’école satisfaite du rétablissement de la discipline dans sa classe.

RW 230

Je puis affirmer que ces punitions en famille avaient un effet bénéfique sur les enfants qui y assistaient. C’étaient bien les seuls à rester étrangement silencieux… soucieux de se faire oublier et n’osant surtout pas émettre une opinion et encore moins une critique, sachant qu’un jour ou l’autre ils pourraient être mis fesses nues, à la place du puni…

Je pourrais enchaîner les exemples aux exemples de ces méthodes familiales, mais à quelques détails près, ce ne serait que répétition.

Je consacrerai la suite de ce témoignage à mon expérience de répétitrice dans une famille.

Je vous ai parlé de la plus jeune enfant que j’ai vu punir et dans cette famille, j’ai assisté à la punition du plus âgé que je vous rapporterai.

à suivre…

Illustr. : 1) Ruka Duca – 2) Collegeboy – 3)Leah – 4)Euticus – 5) Duca di Marte col – 6) Fb_Caught by Mom – 6) Unknw – 7) RWpiquet 

 

 

14 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Martine. D’abord merci pour ce témoignage, d’autant plus important qu’il est fondé sur votre expérience d’enseignante dans les années 50/60. Moi-même je suis allé à l’école dans ces années-là Comme je l’ai souvent écrit, le « puritanisme de mon petit village interdisait les châtiments corporels à l’école. Pour autant les enseignants étaient respecté par les élèves et les parents les consultaient quand ils en ressentaient la nécessité. Du coup, je n’ai connu ni fessée « scolaire » ni le « rituel de la fessée de fin de semaine ».
    En effet, nos parents étaient tenus quotidiennement au courant de notre comportement par le biais d’un « carnet de correspondance ». Or, pour moi, tout « signalement négatif » signifiait au mieux une sévère fessée paternelle et le plus souvent, à une bonne fouettée au martinet. Non, loin de la « maltraitance », c’était au contraire, c’était pour moi une étape importante dans le processus de l’adolescence qui a pour but de nous élever en vue de l’âge adulte. C’est d’ailleurs pourquoi, moi aussi, j’acceptais intérieurement ces châtiments, y compris les plus sévères. Mes parents m’expliquaient toujours la raison de la correction. Je ne ressentais donc pas d’injustice dans ces châtiments. Du reste une fois « payé ma dette », tout était fini : je retrouvais la chaleur morale de l’affection dont mes parents ne manquaient pas de m’entourer. Alors oui, les enseignants étaient respectés, et il n’y avait guère d’incivilités qu’aujourd’hui. Heureuse époque ! Quand on voit ce qui ce passe aujourd’hui, on regrette (moi du moins) ce temps où nous n’étions pas « maltraités », mais bien « éduqués tant par la fessée que par le martinet. Encore merci Martine pour ce beau témoignages que beaucoup d’éducateurs et de parents, éblouis par l’Enfant Roi », passent en fait à côté de ce qui leur serait le plus utile: des châtiments corporels, donnés avec tact et mesure. Respectueusement. CLAUDE

  2. Maurice dit :

    Mon témoignage concerne la fessée à l’école. On vit en ce moment une situation qui dépasse l’imaginable. Membre d’une association de loisirs, il y a eu dans cette dernière des différends entre deux femmes (respectivement 67 et 69 ans). L’une d’elles a été directrice de l’école privée de la ville (celle ci n’existe plus) et l’autre a su qu’elle n’avait pas dénoncé en son temps une de ses institutrices qui donnait des fessées. De ce fait, nous sommes aujourd’hui confrontés à de terribles séances de chantage qui vont jusqu’à la demande de décision de l’association afin d’éviter que « ça se sache » et ces dernières souhaiteraient même accuser l’institutrice. Avec des parents d’enfants fessés qui ont eu un penchant pour l’alcool, ça part dans tous les sens. Juste un fait amusant…

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour Maurice. A travers votre commentaire, on constate une fois de plus les ravages des préjugés actuels sur les châtiments corporels. Même si je n’ai jamais reçu de fessée à l’école, la maison j’ai bien souvent connu non seulement la fessée mais aussi le martinet. Certes les temps ont changé mais de là à la situation que vous nous décrivez (chantage et dissimulation induits par les dits préjugés), il y a un pas et même un grand pas ! Triste époque ! Cordialement. CLAUDE

  4. Rémi dit :

    Bonjour;
    Merci de nous faire part de vos souvenirs que je trouve bien détaillés.
    Au plaisir de lire la suite.

    Cordialement
    Rémi

  5. Marco dit :

    Bonjour Martine,
    Ces témoignages étaient attendus. Merci de les avoir envoyés en réponse aux nombreuses questions posées dans ce blog suite à votre commentaire dans un récent récit (celui de Floriant – le consensus entre sa mère et son institutrice sur la fessée).
    A titre personnel, je comprends mieux votre rôle de Directrice qui doit montrer et afficher une autorité inflexible en sanctionnant sévèrement les élèves dissipés. L’aperçu du nombre de fessées données en une carrière entière me donne toutefois le vertige.
    Quand vous parlez de vos collègues, elles semblent toutes aussi redoutables que vous, même si l’une gradue la sévérité de la fessée en ne déculottant entièrement qu’à la 2e récidive, ou l’autre qui cache les fesses nues derrière son bureau, on sent qu’elles savent se faire respecter. Vous étiez vous-même « à bonne école » en voyant agir la maîtresse-directrice du CP.
    Elle mettait du cœur à l’ouvrage. Nul doute, chacun savait à quoi s’attendre dans son établissement : le rouge de la douleur et de la honte !
    Vous parlez de la difficulté à maintenir courbé sous le bras et à baisser la culotte d’un l’élève qui tente de résister. En effet, bien qu’étant résigné au sort imminent qui l’attend, et parfois annoncé des jours à l’avance, le puni peut toujours se braquer au moment crucial du déculottage.
    (Même si des parents lui ont fait porter des vêtements « exprès pour » censés réduire cette résistance et accroître l’efficacité de la punition – mais quels sont ces vêtements précisément ?). Pour ma part, je reconnais que l’un des moments les plus durs à obéir était celui-là.
    Il m’a fallu beaucoup « d’entraînement » avant d’accepter le déculottage, et là encore, une fois grand, lorsque mes parents voulaient eux même me déculotter pour me fesser, j’avais encore quelques réflexes de protection difficiles à réprimer. En revanche, je trouve que féminiser un garçon sous prétexte de faciliter son déculottage est une pratique déplorable, la fessée étant suffisante en elle-même, me semble-t-il. Une exception peut-être : un garçon écossais en kilt !

    Voilà les quelques observations que m’ont inspirées votre 1re mise au point.
    Cordialement
    marco

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Marco. Tout comme vous je suis indigné que l’on puisse « féminiser » un garçon, -(sous prétexte de faciliter son déculottage!)-car ce n’est pas une correction, c’est une inadmissible humiliation! La fessée surtout accompagnée du martinet, me semble un châtiment bien suffisant! Et même pour les Écossais! Sauf l’humour…Cordialement. CLAUDE.

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Marco,
      Quel dommage que la fessée ne soit plus administrée dans les écoles aujourd’hui car la méthode de Martine et ses collègues seraient efficaces face aux chenapans qui perturbent la classe de nos jours.
      Je me souviens d’une certaine Mme B. qui faisait la classe de CE2 en 1962 dans mon école. Elle était redoutable pour déculotter et fesser ses élèves.
      J’en ai fait les frais et, croyez-moi, lorsqu’elle me saisissait j’étais tétanisé ! Selon son habitude, elle m’amenait sur l’estrade et face à mes camarades baissait mon pantalon et mon slip en un rien de temps et me basculait sur ses genoux pour me fesser sévèrement.
      Mme B. représentait l’autorité avec un grand A et en début d’année tous les élèves redoutaient de passer dans sa classe dans car ils l’avaient vue distribuer des fessées en récréation.

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Marco. Votre commentaire est très riche de sens, et sur la forme il est très précis. Il y a un seul point qui me gêne. Mais c’est là une opinion strictement personnelle: je ne partage pas votre regret que les châtiments corporels ne soient plus permis à l’école, et cela pour deux raisons. D’abord c’est impossible vu le comportement de certains parents eux-mêmes qui n’hésitent pas à menacer,-(voire agresser physiquement des enseignants!)-au Royaume de « L’enfant Roi ». Mais, plus généralement, je suis heurté par l’humiliation, même d’une simple fessée en public. Et pourtant des fessées j’en ai reçu ! Et même de bonnes fouettées au martinet sur mes fesses et mes cuisses nues ! Mais cela se produisait dans le cadre d’une éducation familiale. Mes parents, ma mère en premier, tenaient à me faire connaître le pourquoi du châtiment que mon père allait me donner. Mes parents étaient très sévères. Les fessées de mon père très vigoureuses, sans parler des coups de martinet, jamais moins de 20 que je recevais en pleurs, mais sans broncher. Car après avoir été corrigé, je retrouvais ma place au sein de ce chaleureux foyer familial. Et cette éducation a porté ses fruits. Non seulement elle m’a appris à me comporter en adulte responsable dans la vie en société, mais elle m’a aussi permis de poursuivre des études jusqu’à l’enseignement supérieur. Car oui Marco, j’ai été fouetté jusqu’à l âge de 19 ans, la majorité à l’époque étant à 21 ans. Cela vous surprendra voire même m’attirera les moqueries de certains lecteurs, au nombre desquels vous ne serez pas j’éspère. Amicalement. CLAUDE.

        • Marco dit :

          Aurais-je mal rédigé mon commentaire ? Ou mal relu ? Je ne comprends pas le reproche, mais il me semble que je ne prône pas le retour de la fessée publique à l’école d’aujourd’hui. J’ai simplement dit à Martine que je la comprenais mieux après sa mise au point ! Quoi qu’il en soit, en regardant en arrière, publique ou non, notre expérience de la fessée tendrait à prouver que cette éducation stricte avait du bon en voyant où nous sommes arrivés aujourd’hui.
          Comment réagissait-on à l’annonce d’une fessée ? Et moi-même en pareilles circonstances ?
          Même si parfois l’on s’y résignait en reconnaissant que l’on avait dépassé les bornes et dépassé les bornes et qu’il fallait en payer le prix sur nos fesses, à d’autres moments, la perspective de « se prendre » une fessée n’était pas acceptée pour de multiples raisons et l’on restait en opposition durant son déroulement et longtemps après, ce qui amoindrissait à terme les bienfaits de cette méthode de punition.
          Je me suis trouvé dans cette situation d’alternance de phases de mes 10-11ans jusqu’à la dernière correction.
          Que se passe-t-il actuellement ? Il me semble que l’on est en train de tourner la page de l’enfant-roi qui descend de son trône au vu de ce qui se passe dans certaines familles. J’ai entendu plusieurs adultes menacer clairement de jeunes enfants de fessée s’ils persistaient dans leurs caprices ou désobéissances.
          Ce n’est peut-être qu’un avertissement me direz-vous, mais je suis persuadé, qu’au-delà des de ces paroles, il ne restera pas « sans frais ».
          Cordialement
          marco

          • CLAUDE dit :

            Bonjour Marco. Dont acte ! Il s’agit d’un malentendu, car il n’était dans mon intention de vous faire quelque reproche que ce soit. Et ce d’autant plus que nos vues sur la fessée sont identiques. Vous parlez, dans certains cas de « résignation ». Pour ma part, je dirais plutôt « consentement ». La résignation est un acte passif, une soumission. Un consentement est l’acceptation consciente, après justification, de la correction par celui ou celle qui va la donner ou la faire donner. Je parle à partir de mon expérience. Je n’édicte pas un dogme ! A chacun son vécu. Par ailleurs, vous me mettez du baume au cœur en me laissant entrevoir que la page de « l’Enfant Roi », serait en voie d’être tournée. Votre témoignage est d’autant plus réconfortant qu’il s’appuie sur des événements vécus : fessées ou menace de fessées ! Certes nous sommes encore loin d’un retour aux châtiments corporels donnés avec tact et mesure; mais il faut un commencement à toute chose et c’est déjà beaucoup que de constater que la fessée est de moins en moins diabolisée en dépit du tintamarre fait autour d’elle. Merci donc cher Marco de cette excellente nouvelle et encore toutes mes excuses pour le malentendu. CLAUDE.

          • Jean Philippe dit :

            Bonsoir Marco,
            Donnant bénévolement des cours de soutien scolaire à domicile à des enfants de 9 ans (CE2) à 16 ans (1ere), je peux vous confirmer que certains parents sont adeptes de la fessée. Il m’est
            arrivé d’être présent lors d’une fessée qu’une maman a administré à sa fille s qui lui avait mal parlé.
            Je crois sincèrement qu’une prise de conscience a lieu dans certaines familles et que la fessée même symbolique a toujours la faveur de bien des parents.
            Bien dévoué,
            Jean Philippe

  6. Jean Philippe dit :

    Bonjour Claude,
    J’approuve à 100% votre commentaire adressé à Marco. En effet, notre quotidien nous démontre le laxisme des parents et l’éloge de l’enfant Roi. Tout comme vous, j’ai reçu de nombreuses fessées à la maison ainsi qu’à l’école, mais jamais avec le martinet, toujours à main nue. Etant né en 1953, La fessée était monnaie courante à l’école et si mon institutrice me fessait, je recevais une seconde fessée par ma mère. Je reçus ma dernière fessée à 15 ans m’étant acheté une bonne conduite car je suis certain que Maman aurait continué à me corriger jusqu’à mes 20 ans si nécessaire.
    De votre côté, ce fut à 19 ans, et vous reconnaissez que vous les méritiez. Nous avons reçu, vous et moi, une éducation stricte et reconnaissons que c’était pour notre bien. Je suis outré aujourd’hui quand j’entends certains ados causer à la sortie du collège. Leur langage me fait froid dans le dos et j’hésite à les interpeller pour leur dire que si j’étais leur père je leur collerais une bonne fessée en public !
    Cordialement
    Jean Philippe

  7. CLAUDE dit :

    Bonjour jean Philippe. Je suis sensible à votre solidarité. Oui, nous avons reçu une bonne éducation. Certes ce n’était pas toujours agréable : fessée, avec ou sans martinet : ce n’est pas de la rigolade ! Mais c’est à ce prix que vous et moi avons réussi tant dans le domaine scolaire+universitaire, et dans notre comportement social. Hélas, le laxisme actuel est une forme de décadence ! Un « Bas-Empire » contemporain. Battons nous pour sortir de ce mythe de l’Enfant Roi! Très chaleureusement. CLAUDE.

  8. Roger dit :

    Les souvenirs de Martine me renvoient à ma classe de 8è. Nous avions une maîtresse entre deux âges (30-40 ?) pour qui – comme Martine si je lis bien – la fessée était le principe n° 1 de la discipline, de l’assiduité en classe et de la qualité des devoirs et leçons faits à la maison. Gare aux têtes en l’air, et plus encore, gare aux désobéissants et aux troublions ! Elle devait juger la fessée et son immédiateté pour corriger la faute commise supérieure aux heures de retenue ou aux lignes à recopier. Deux sortes de fessées nous guettaient. L’une avait lieu sur le devant de la classe et donné par-dessus la culotte. Elle courbait l’écolier fautif sous son bras, son postérieur pointé du côté de la classe et une rafale de claques époussetait le fond de sa culotte courte. (Elle ne claquait jamais nos cuisses nues.) Pour y être passé à diverses reprises, je puis dire que même si le fond de ma culotte se tendait sur mes fesses, l’étoffe amortissait les chocs. Du bruit, mais sourd et indolore. Il en était tout autrement avec la fessée après la classe. L’écolier fautif était averti qu’il devait rester en classe durant la récréation ou juste après la sonnerie de sortie. Inutile de se demander ce qui allait se passer quand il se retrouverait seul avec la maîtresse, une grande et mince femme nullement antipathique et calme en toutes choses. La fessée culotte baissée tout simplement, et plutôt sévère à voir la mine du puni au piquet si nous revenions de récréation. Je craignais d’en mériter une comme celle-là, mais j’ai échappé. Revenant à Martine à aux fessées dans les familles… J’avais deux camarades à qui elle avait donné des cours particuliers soit à domicile, soit chez eux. Ces deux garçons étaient des habitués du martinet, les instruments traînant sur une table de cuisine ou suspendus à un crochet comme n’importe quel ustensile de service. Ils me confièrent que la maîtresse pouvait les fesser à son gré et surtout, que les mères la réquisitionnaient pour régler un contentieux d’ordre familial ! Cette façon de faire particulière avait frappé mon imagination sans que je puis émettre un jugement quelconque, mais avec le recul je me demande si je n’étais pas partage entre la stupéfaction craintive et l’admiration. En définitive, je crois que la plupart d’entre nous préféraient la fessée, bref moment à passer plutôt que de se morfondre dans une classe d’études.

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