La fessée appliquée

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Souvenirs d’une maîtresse d’école – 3

Murlo col

par Martine

Une amie m’avait adressée à des parents qui souhaitaient faire donner des cours particuliers à leur fils durant l’été. C’était un garçon d’une quinzaine d’années qui venait de rater son brevet pour la deuxième fois (Cet examen aujourd’hui oublié était le minimum requis pour que son père puisse le faire entrer dans l’armée comme lui).

Les parents m’avaient invitée à prendre le thé chez eux pour faire connaissance et discuter des modalités de mes interventions auprès de leur fils.

La famille résidait au « Château ». En fait, un ancien petit manoir dont chacun des côtés était flanqué d’une tour. Je savais que le père, militaire de carrière, s’honorait d’un vague titre de noblesse et les commerçants disaient que sa femme n’était « pas commode ». Je n’en savais guère plus car leurs enfants étaient scolarisés dans un pensionnat religieux et que, ne rentrant que tous les trimestres chez eux, on ne les voyait jamais en ville.

Je fus accueillie par la maîtresse de maison et ses deux filles dont la plus jeune devait avoir une douzaine d’années et son aînée peut-être deux ans de plus. Elles me saluèrent poliment d’une révérence en saisissant les deux pans de leur jupe plissée bleu marine étonnamment courte pour un uniforme scolaire : elle découvrait non seulement leurs genoux mais pratiquement tout le haut de leurs cuisses d’une manière peu pudique, dois-je dire.

Leur mère, qui avait suivi mon regard et mon expression interloquée, me confirma dans un sourire :

« Oui, je raccourcis ces vieilles jupes d’uniforme exprès quand mes filles sont à la maison. Cette longueur s’avère fort pratique » dit-elle d’une façon évasive tandis que son aînée piquait un fard.

Pratique, mais en quoi ?… J’étais intriguée.

Leur mère me proposa alors de m’asseoir dans un petit salon, ses deux filles s’éclipsant pour préparer le thé. Elle mit à profit cet instant pour m’exposer sa demande et me faire préciser mes conditions. Nous tombâmes d’accord en tous points. Comme elle m’aiguillait sur la rigueur de mes méthodes dont on lui avait parlé avec beaucoup de bien, je la rassurais immédiatement sur cet aspect. Si telle était leur volonté, je ne voyais aucun inconvénient à la mettre en œuvre avec son fils si besoin était.

Mise en confiance, elle me révéla alors leur conception de l’autorité parentale et de l’éducation nécessaire pour vivre décemment en société. C’est pourquoi cette année, devant la médiocrité de ses résultats et sa tendance à la paresse, ils avaient mis leur fils en pension dans un établissement privé connu pour la fermeté de sa discipline à laquelle les châtiments corporels n’étaient pas étrangers, exactement comme chez eux.

« Du reste, vous étiez étonnée de l’absence de Damian à juste titre. Si je ne vous ai pas encore présentés, c’est parce que son père l’a mis en pénitence au cachot après lui avoir donné une correction. »

Elle guetta ma réaction et à mon long signe d’approbation, je lui fis entendre que cela me convenait. 

« Parfait ! Je comprends tout à fait, chère Madame. »

A cet instant, les deux filles entrèrent, l’aînée portant un plateau chargé d’un nécessaire à thé, la plus jeune lui emboîtant le pas avec la théière. Elle ne vit pas la jambe que sa jeune sœur avança en manière de croc-en-jambe et s’étala dans un fracas de vaisselle brisée.

La mère devint livide.

« Oh !… Seigneur !… Le service de Limoges de Grand-mère ! Quelle maladroite tu fais ! »

Bruce Morgan

Elle se rua sur sa grande fille qui finissait juste de se relever. J’entendis claquer une retentissante paire de gifles.

« Ramasse les morceaux et va te mettre au piquet ! On règlera çà tout à l’heure ! »

« Mais Mère, ce n’est pas moi ! C’est elle ! » cria-t-elle en pleurs en désignant sa jeune sœur qui feignit un air ahuri la bouche en O.

« On verra ça ! Je vais chercher un autre service. » 

Je vis la jeune traîtresse sourire hypocritement en regardant sa grande sœur s’accroupir pour ramasser les débris tandis que leur mère était partie.

De retour, elle promit à ses filles une bonne fessée pour la coupable, éventuellement suivie d’une sanction plus sévère s’il s’avérait qu’elle avait menti. Elle envoya sa cadette au piquet dans un autre coin du salon puis sans plus s’occuper de ses filles, mon hôtesse me parla de son fils aîné qui n’allait plus tarder.

De fait, j’entendis toquer à la porte du salon. Je vis alors un « presque » jeune homme de 15 ans s’avancer timidement vers nous et me saluer d’une inclinaison de la tête et d’un « Bonjour Madame ».

Unkn mod

Comme ses sœurs, il était vêtu d’une culotte d’uniforme d’école en drap dont on avait également raccourci les lisières à hauteur de l’aine, si bien que je pouvais apercevoir des zébrures rouges qui ressortaient de dessous l’étoffe et couraient sur tout le pourtour de ses cuisses.

Son visage fin exprimait déjà une gêne intense face à moi et il rougit violemment à la question brutale de sa mère.

« Damian, tu as une fois de plus mécontenté ton père qui a dû te punir. Ta future répétitrice aimerait entendre ce que tu as reçu tout à l’heure. Va ! »

Je trouvai la question abominablement gênante face à l’étrangère que j’étais, mais je le scrutai attendant sa réponse. Visiblement il eut le plus grand mal à formuler une réponse et se composer un air. Aux mouvements de sa gorge, je vis qu’il déglutissait péniblement, ouvrant la bouche et la refermant sans cesse sans qu’une parole n’en sorte.

« Nous t’attendons ! » s’impatienta sa mère.

« Euh… Père… euh… le fouet, Mère ! » lâcha-t-il dans un souffle.

« J’espère qu’il s’écoulera du temps avant une nouvelle séance. Sache que ta répétitrice a toute latitude pour te corriger de la même manière que tes professeurs au collège si elle estime que tu le mérites, et de la façon qui lui plaira. »

Les leçons débutèrent dès le lundi suivant.

Je pus admirer les cuisses encore zébrées de la cadette, stigmates d’une fessée au martinet particulièrement sévère. Sa mère m’informa qu’elle avait avoué son forfait et qu’elle en avait été punie d’une fessée déculottée en présence de toute la famille et que tous avaient été informés à sa grande honte qu’elle allait être privée de sa petite culotte durant tout le week-end. Elle me précisa qu’elle avait voulu ainsi faire un exemple et que tous puissent apprécier la façon dont elle punissait les menteuses. Compte tenu de la longueur de sa jupe, j’ai pu supposer sans risque de me tromper que personne ne put ignorer ce qu’il y avait sous sa jupe !

Alex mod

Les progrès de Damian furent lents mais soutenus par nombre de fessées qu’il me fallut lui administrer.

Je n’avais jamais eu l’occasion de fesser un garçon de cet âge, et si la surface de son postérieur était plus ample que celle d’élèves plus jeunes que lui, ma méthode restait la même. Pour sa première fessée, j’eus la satisfaction de constater qu’il ne s’opposait pas à ma volonté. Tout au contraire, il continua à m’obéir quand je commençai à dégrafer sa culotte courte pour la lui baisser. Quand sa culotte fut sur ses talons, et demi nu devant moi, sa réaction fut imperceptible, tout au plus ses joues prirent-elles la couleur rutilante d’une tomate bien mûre avant que je ne leur assortisse des mêmes rougeurs celles qu’il me présentait une fois que je l’eus allongé sur mes genoux.

Parfois, il m’arrivait, quand cela s’avérait nécessaire, de demander à sa mère de le punir à ma place. Je savais que Damian redoutait la sévérité de sa mère. Et pour cause… Elle venait alors munie de son martinet, instrument que je n’avais jamais utilisé. Elle le faisait s’agenouiller sur un fauteuil, les fesses nues bien tendues, et j’avais droit à une démonstration magistrale !

Elle faisait preuve d’une habilité redoutable en le fouettant. Les lanières de cuir tombaient de façon aléatoire aussi bien sur une fesse que sur l’intérieur d’une cuisse extirpant vite des larmes de repentir.

David A. Crouch

L’été suivant je fus rappelée au « Château ». Après son brevet Damian avait intégré l’Ecole des mousses. Ses parents, contents de mes services, me proposèrent de prendre en charge leurs deux filles pendant les vacances et leurs cousins venus en vacances chez eux.

Entre-temps, ils avaient fait aménager une mini salle de classe avec tout le matériel nécessaire. La matinée était réservée aux études, et l’après-midi, je me transformais en gouvernante pour surveiller leurs jeux de plein air dans le parc. Bien sûr, tour à tour préceptrice ou gouvernante, je gardais les mêmes prérogatives pour discipliner tout ce petit monde. Et bien sûr, je dus recourir fréquemment aux « bonnes vieilles méthodes » et il ne se passait guère de jour sans que je sois obligée de dénuder et faire rougir un petit ou un gros joufflu !

Ran-su

Et cela étant, tous ceux qui ont connu l’expérience d’avoir été puni par la fessée connaissent la satisfaction de savoir qu’ils ont payé leur dette… Beaucoup certifieront que la fessée présentait – ou présente toujours – un avantage indéniable par rapport aux privations, aux heures de colle, aux sempiternelles leçons de morale, etc.

Une fois la fessée reçue, tout est oublié, tout est pardonné.

Illustr. : 1) Murlo col. – 2) Bruce Morgan – 3) Unkw martinet – 4) Alex mod – 5 ) David A. Crouch – 6) Ran-Su

27 commentaires »

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  1. Martine dit :

    Je voudrais rectifier un point, a l’attention de Daniel entre autres, car je n’ai jamais été considérée comme une maîtresse TRÈS sévère ! Je punissais comme tout le monde le faisait à l’époque… Toutes les familles ou presque utilisaient la fessée : il s’en donnait à la maison mais aussi dans la rue, dans les magasins, sur les plages et un peu partout ! J’aimais aller au Parc le jeudi et que ce soit près des balançoires ou vers le bac à sable il était fréquent de voir une maman flanquer une déculottée à son gamin ! Comme je l’ai écrit, je punissais les élèves turbulents et chahuteurs, mais ils étaient minoritaires et ne devaient pas représenter plus du quart de la classe… donc les 3/4 y échappaient ! J’ai connu des collègues qui se vantaient d’avoir puni au moins une fois dans l’année chacun de leurs élèves et cela n’a jamais été mon cas.

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Martine,
      Ce que vous énoncez dans votre message, je l’ai effectivement vécu dans les années 60 , puisque j’ai reçu de nombreuses fessées que ce soit à la maison, devant mon lycée ainsi qu’au square
      Durant ces années la fessée était monnaie courante et si je recevais une déculottée à l’école, Maman m’en donnait une autre en rentrant à la maison. Vous n’étiez pas plus sévère, chère Martine, que mon institutrice ou ma mère, enseignante elle aussi. C’était tout simplement pour notre bien et je crois qu’en 2018 la fessée manque énormément dans le milieu scolaire compte tenu du comportement de certains enfants.
      Cordialement
      Jean Philippe

  2. Noémie dit :

    Bonjour Martine et tous mes lecteurs,
    J’ai vécu une situation très proche de la vôtre l’été 1980, alors que je venais de terminer ma première année d’institutrice titulaire dans un CM2 d’une ville de la banlieue parisienne plutôt défavorisée.
    Depuis toute petite, je passais au moins une partie de mes grandes vacances chez ma grand-mère, veuve d’un officier de la Marine nationale, qui avait une maison dans un grand port militaire. Cette année-là, comme je voulais faire des économies pour m’acheter une voiture, j’ai passé la totalité de mes vacances chez elle. Elle était un membre influent et respecté de la communauté des épouses de marin et, dès mes 16 ans elle m’avait trouvé des heures de babysitting chez ses amies.
    Pour cette année-là, j’espérais bien avoir des élèves pour des révisions ou du rattrapage et j’avais emporté tous mes livres d’école.
    Quelques jours après mon arrivée, elle m’indiqua que l’épouse d’un capitaine de vaisseau, mère de quatre filles cherchait une institutrice pour les plus grandes : l’aînée qui allait rentrer en 3e et qui avait de grosses lacunes en français et deux jumelles qui rentraient en CM2 pour lesquelles la mère voulait qu’elles consolident leurs bases. Elles habitaient dans un village proche de la ville où je pouvais aller en vélo. Un rendez-vous fut pris pour le lendemain.
    Cette dame d’une petite quarantaine m’impressionna par sa classe, bien qu’elle fût dans une tenue décontractée (short délavé, débardeur et pieds nus). Elle m’emmena au salon, où surprise, un martinet était accroché à côté de la cheminée. Comme elle avait remarqué que je le fixais avec insistance, elle me dit en souriant :
    « Oui comme vous le voyez, j’ai un martinet, un vrai fait par le cordonnier et croyez-moi, il n’est pas là que pour faire joli ! Comme Madame votre grand-mère a dû vous le dire, nous autres épouses de marins souvent en mer plusieurs mois à la suite, devons suppléer à l’absence d’une autorité paternelle et être sévères si nous ne voulons pas être débordées par notre progéniture. »
    En réfléchissant, je me rappelai que dans pratiquement toutes les familles où j’avais fait du babysitting, il y avait un martinet mais il m’avait moins marquée car il était exposé de manière moins ostentatoire.
    Nous précisâmes les modalités de mes interventions (neuf heures et demie par semaine) et elle me proposa une rémunération supérieure à ce que je pensais demander. Elle me précisa que comme ses deux jumelles étaient très difficiles à reconnaître, elles porteraient leur blouse d’école où leur prénom était brodé. Elle m’emmena ensuite dans le jardin pour me présenter mes futures élèves qui se baignaient dans la piscine.
    « Sortez les filles que je vous présente à Mademoiselle Noémie qui vous fera travailler pendant ces vacances. »
    « Mais Maman, nous sommes nues ! » répondit l’aînée.
    « Peu importe, nous sommes entre filles ! Votre maîtresse pourra ainsi voir comment je punis les insolentes. »
    Elles obéirent aussitôt et les trois plus grandes s’enroulèrent dans leur serviette avant de nous rejoindre.
    « Virginie [c’était l’aînée], viens ici ! »
    Quand elle fut à nos côtés, sa mère remonta la serviette, découvrant ainsi de pauvres petites fesses zébrées et me dit en lui caressant le popotin :
    « Vous pouvez voir Mademoiselle que j’ai été gentille en épargnant les cuisses de cette petite impertinente. Si vous devez sévir, je vous demande de faire de même. En effet pendant les vacances, nous sommes envahis par la faune des campings et je veux éviter que des enfants mal élevés se moquent de mes filles si elles ont été punies. Je n’ai pas ce souci pendant l’année scolaire car la plupart des élèves (filles comme garçons) de l’école qu’elles fréquentent étant dirigés au martinet, il n’est pas rare de voir des cuisses zébrées. »
    Elle ajouta à l’intention de ses filles :
    « Dites-vous bien Mesdemoiselles que lorsque vous serez avec votre maîtresse, c’est pour travailler ! Elle a carte blanche pour vous vous punir si elle a des reproches à vous faire. »
    Je précisai alors que le premier jour, je les prendrai toutes les trois ensemble pour leur faire faire une dictée d’évaluation.
    Le lendemain, la véranda était transformée en salle de classe. Mes trois élèves qui se levèrent à notre arrivée, étaient d’un côté de la grande table. De l’autre, où était prévue ma place, outre papier et crayons, il y avait le martinet avec ses lanières repliées le long du manche.
    Avant de nous quitter, la mère me dit :
    « J’ai fait apporter le martinet car je ne connais rien de mieux pour activer lambines et paresseuses et calmer les dissipées ! »
    « Merci Madame mais j’espère que ces demoiselles seront raisonnables et que je n’aurai pas à m’en servir ! »
    Pendant mes quatre semaines d’intervention dans cette famille, je m’en suis servi deux fois pour Virginie qui avait tendance à bâcler les devoirs que je lui donnais à faire. En application de la règle « punie à l’école, punie à la maison », sa mère la re-fouetta le jour même devant ses petites sœurs, et plus sévèrement que moi.
    Je pense que mes interventions dans cette famille furent appréciées car la mère me rappela quatre années de suite et m’invita à dîner lors d’un séjour du Commandant pour que nous fassions connaissance.
    Cordialement,
    Noémie

    • lepicurien24100 dit :

      Très bien cette maman qui veille à donner une bonne éducation. Celle qui fut également la mienne. Merci

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour Martine. Merci pour ce brillant récit. Si la même discipline existait de nos jours, nous aurions moins d’incivilités comme nous le montre parfois l’actualité. Toutefois, je pense qu’en matière de châtiments corporels, il faut savoir les adapter aux circonstances. Fouetter un élève paresseux, insolent ou désobéissant paraît juste. Mais fouetter une adolescente qui a par mégarde brisé un objet, certes de valeur, ne, me paraît pas mériter un aussi sévère châtiment que celui que la coupable a reçu. Amicalement. CLAUDE.

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