La fessée appliquée

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Souvenirs d’une maîtresse d’école

Punch(1920) 2

 

Par Martine

La fessée à l’école. Mise au point d’une institutrice

Je lis cet excellent blog pratiquement depuis ses débuts et je n’ai sauté ni un récit ni même un commentaire et j’aurais pu écrire depuis bien longtemps car, si je suis aujourd’hui retraitée, j’ai exercé pendant trente huit années le noble métier d’institutrice et je peux dire que des fessées j’en ai donné des centaines et des centaines !

Pour autant, si je n’ai jamais jugé bon d’en raconter une seule ici c’est qu’à l’époque l’usage de la fessée en classe était aussi courant que banal et son usage était aussi habituel à l’école qu’en famille et je n’ai pas personnellement gardé de souvenirs d’une fessée en particulier qui aurait pu être différente des autres.

J’ai exercé presque toute ma vie dans la même école primaire de la même petite ville et comme cela se faisait à l’époque je remplissais les fonctions de directrice et de secrétaire de mairie donc j’ai connu l’essentiel des familles et souvent sur au moins deux générations et, autre tradition de l’époque, j’ai souvent été invitée au repas dominical dans les familles ce qui m’a souvent permis d’assister à des punitions bien plus sévères que celles qui étaient données à l’école car beaucoup de parents voulaient prouver à l’enseignante qu’ils savaient comment se faire respecter de leur progéniture !

Cette proximité m’a d’ailleurs permis de donner régulièrement des leçons particulières à des élèves qui avaient des difficultés dans la poursuite de leurs études et par la même occasion de fesser des postérieurs qui avaient quitté l’école primaire depuis plusieurs années.

Si j’ai décidé d’écrire aujourd’hui c’est que j’ai été choquée par « La mauvaise blague », un récit publié par Georges qui raconte une mauvaise blague  faite à son institutrice à qui il avait installé une plume « pique-cul » sur la chaise. La maîtresse avait décidé que cette mauvaise blague méritait une punition.

Toshi 62

Je partage bien cet avis sauf qu’à mon sens la punition va plus loin que la tradition en usage ! Personnellement, lorsqu’un élève méritait d’être puni, sa première fessée était donnée sur le fond du short et les cuisses. En cas de récidive, c’était « la déculottée » sur l’estrade, short et slip baissés jusqu’aux chevilles, puis la mise au piquet cul nu.

Néanmoins, s’il était admis de montrer les fesses du puni, on ne montrait « que » les fesses ! Quand Georges précise que sa maîtresse noue les pans de sa chemise en hauteur pour le faire s’exhiber nu de face à la classe pour exposer « ses attributs » aux autres élèves, il me semble que l’on quitte le cadre de la punition « normale » !?

Le fait qu’elle lui ait confisqué ses habits pour le raccompagner chez lui cul nu dans les rues me semble encore bien plus rocambolesque. Alors !? Georges a t il voulu impressionner ses lecteurs et a t il inventé ces détails ? D’autres que lui ont ils subi de tels traitements ? A l’école ou dans d’autres circonstances ?

Personnellement, j’ai évidemment beaucoup discuté de ce sujet durant ma carrière avec d’autres enseignantes : à l’époque une large proportion utilisait la fessée déculottée devant la classe et, comme je l’ai dit, il était d’usage de montrer les fesses rougies du puni, toutes ses fesses mais rien que ses fesses.

Je n’ai jamais eu connaissance de la moindre enseignante qui ait utilisé l’exhibition du sexe de ses élèves comme moyen de punition et même si la fessée était théoriquement interdite par la Loi depuis bien longtemps, son usage était largement toléré et son efficacité n’était pas à prouver ni même remise en question. Par contre, je pense qu’une enseignante ayant utilisé les méthodes décrites par Georges aurait subi des sanctions de ses supérieurs !? Non ?

J’en appelle donc aux témoignages. Certains ou certaines ont-ils connu de telles exhibitions volontaires avant ou après une fessée ? Pensez vous que Georges a dit la vérité ou qu’il a exagéré ? Il nous le dira peut-être lui-même.

Maintenant que j’ai fait part de mon expérience, si certain(e)s ont des questions à me poser, il va sans dire que j’y répondrai avec plaisir.

 

Illustr. : 1) Punch 1920 – 2) Toshi

67 commentaires »

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  1. mark saniez dit :

    Certes, à l’école primaire les institutrices étaient peut-être sévères encore dans les années 70, mais avec elles « on apprenait » et si ça ne rentrait pas on restait 1 h en plus au soir. De plus, surtout en primaire, c’est-à-dire – jusqu’à nos 14 ans, garçons et filles devaient porter des blouses en nylon et culottes courtes pour les garçons, jupes plissées pour les filles, bérets pour les deux. Les institutrices elles-mêmes adoptaient sans exception de longues blouses blanches, souvent en nylon, ce qui avec les chignons leur donnaient un air particulier de sévérité. Et ce qui souvent renforçait cet air était un martinet posé bien en évidence en hauteur sur leurs bureaux.
    Bien entendu, elles avaient reçu de nos parents l’autorisation de nous fesser avec le martinet. Si l’on était mis en retenue le soir, on pouvait aussi recevoir la fessée et on avait droit à une autre belle fouettée au martinet de la maman en rentrant à la maison.
    Si les retenues se répétaient trop souvent, en plus du martinet, pour nous les garçons, maman tondaient nos cheveux à ras. Bref, c’était la norme à l’époque, mais avec le recul je trouve qu’on apprenait mieux et qu’on avait plus de respect qu’aujourd’hui et qu’on réussissait bien dans la vie par la suite. Comme quoi un minimum de discipline n’a jamais fait de mal à personne. Quant à aujourd’hui, je préfère ne pas en parler… Franchement j’estime qu’autrefois nos parents et nos anciennes institutrices nous ont inculqué de bonnes choses !

  2. carmen gloser dit :

    D’abord notre mère nous a éduqués, mon frère et moi, au martinet. Nous le recevions principalement sur nos fesses si nous lui désobéissions. Elle nous faisait porter en en permanence en blouses en nylon qui pouvaient être de couleur bordeaux ou orange et de préférence boutonnées sue le côté jusqu’en haut du cou.
    Notre mère travaillait dans une grande usine textile avec d’autres membres de sa famille qui tous avaient l’habitude de revêtir également des blouses en nylon mais de couleur jaune et qui, très longues, tombaient jusque sur leurs grosse chaussures en cuir. Elles coiffaient leur tête d’un béret noir.
    Du coup, notre mère exigeait de nous voir en blouse, béret vissé sur la tête, même à la maison. Rien ne changeait pour nos sorties… et surtout pas le martinet qui était embarqué dans la voiture au cas où… et dont elle se servait largement sur nos fesses qu’il y ait du monde ou non.
    Elle nous avait mis tous les deux dans une école privée qui tenait à ce que les élèves soient en uniforme, jupes plissées à larges bretelles pour les filles et culottes courtes avec bretelles à boutons et pattes de cuir (bien tendues) pour les garçons.
    Blouse, ceintures et bretelles à défaire c’était embêtant quand on allait aux toilettes aussi dès qu’on en sortait il fallait demander à une enseignante ou à une surveillante qu’elle nous remettre nos bretelles, et tendues au maximum pour bien remonter la culotte comme l’ordonnait notre mère !
    Nous les garçons avions les cheveux coupés court, presque ras, comme le voulait la mode à l’époque. De retour de l’école en fin de journée, les devoirs faits, nous avions la permission d’aller jouer dans un petit square près de la maison. Les mères envoyaient souvent leurs filles pour nous surveiller, dont une de 17 ou 18 ans qui savaient manier le martinet. Je puis dire qu’au milieu des années 70 nous n’étions pas en manque de fessées au martinet !
    Dans l’usine textile où l’on fabriquait les tissus en nylon, le personnel pouvait en acheter pour pas cher. Notre mère en profitait pour confectionner des chemises de nuit à la place des pyjamas, des chemises en nylon blanc à boutons noirs et charlotte du même tissu pour la nuit.
    Les jours de congé, mon frère et moi restions à traîner en chemise de nuit dans la matinée, ce qui était agréable d’un côté, mais qui arrangeait notre mère qui n’avait qu’à trousser nos chemises pour fouetter nos fesses nues à coups de martinet !
    Et des martinets, il n’en manquait pas à la maison. Il y en avait un dans la cuisine, un autre dans un couloir et un autre à l’étage dans notre chambre. Et pas question d’y toucher sauf quand notre mère nous demandait d’aller le décrocher et de lui apporter pour nous donner la fessée.

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour Carmen gloser. Je vois que vous avez, vous et votre frère, été élevés « à la dure! », c’est à dire au martinet. De plus, bien que d’origine modeste, votre mère a fait les sacrifices nécessaires pour vous permettre d’étudier dans une institution privée. Il est donc bien normal que le martinet soit omniprésent chez vous : un dans la cuisine, un dans un couloir et un dans votre chambre. Et bien sûr, le martinet était du voyage quand vous partiez en dehors de la maison, vacances notamment, WE peut-être? Votre frère avait les cheveux courts, ce qui est quand même mieux que les tignasses des « hippies » des années soixante. Vos jeux, autorisés si vous aviez fait vos devoirs, étaient surveillés par des jeunes filles qui étaient autorisées à user du martinet si vous étiez trop turbulents. Chez vous, la désobéissance, c’était le martinet assuré. Quelle enviable éducation avez-vous reçue, votre frère et vous ! Malheureusement, aujourd’hui, ces méthodes d’éducation, qui, si j’en juge par ce que vous avez écrit, ne vous ont pas traumatisés : vous me paraissez parfaitement équilibrés, votre frère et vous puisque vous les évoquez sans aigreur, celles-ci, ne sont plus au goût du jour ! Pire elles sont stigmatisées et même visées par la loi, sous prétexte de « maltraitance » ! Et quand on en voit le résultat : violence, drogue, sexe à tout va (je dis « à tout va » parce que je ne suis pas puritain: il faut bien que jeunesse se passe! Mais sans excès) on se demande ce qui peut bien se passer dans la tête de nos soi-disant éducateurs. De nos jours ce sont les personnes censées détenir une autorité qui sont menacées… C’est le monde à l’envers! Nous sommes une minorité à penser que le retour de ces bonnes vieilles méthodes est urgent ! Espérons, en cette période de « vœux », que la nouvelle année apportera des éducateurs moins obtus et plus ouverts, même modérément à un retour, (fût-il discret) à ces dites méthodes. En attendant, je vous remercie pour le commentaire très intéressant que vous nous livrez, et je vous souhaite, à vous et à tous ceux qui vous sont chers de bonnes fêtes de fin d’année. Cordialement. CLAUDE.

  4. Florianne dit :

    Le martinet m’a toujours paru excessif. Je sais qu’une de mes copines ainsi que des garçons y avaient droit à la maison, ou à la ceinture. A la maison, c’était toujours à la main, et de la part des institutrices aussi. A vrai dire, c’était surtout le déculottage qui impressionnait, quel que soit l’âge.

    • CLAUDE dit :

      Bonsoir Florianne. Je comprends que le martinet vous ait toujours paru excessif. Mais nous n’avions pas le choix et de plus c’était dans les mœurs. Quant au déculottage, je partage votre avis: impressionnant, et très humiliant quel que soit l’âge. Cordialement.
      CLAUDE.

    • Bénedicte dit :

      Bonjour Florianne, vous devez être beaucoup plus jeune que moi car à mon époque, pas si lointaine que cela, très rares étaient les foyers sans martinet pour discipliner sa progéniture ! Et ils servaient ces martinets !
      Le déculottage est certes impressionnant, mais je vous assure que de sortir les cuisses bien rougies visibles de tous, ce n’est pas mal non plus question humiliation : tout le monde peut savoir que vous venez d’être bien fouettée ! Et de plus les cuisses sont plus sensibles que les fesses, croyez en ma vieille expérience. Bonne fin d’année à vous.

  5. carmen gloser dit :

    En réponse aux témoignages de Claude et Bénédicte, je ne peux qu’être d’accord avec leurs témoignages, car aussi loin que je m’en souvienne, moi non plus je n’ai jamais connu de maison sans martinet. Pendant quelques années, des martinets proposés à la vente étaient équipés de lanières en plastique et non plus en cuir. Même si elles étaient épaisses, nos mères se sont aperçues qu’ils faisaient que peu d’effet. Les martinets à solides à lanières en cuir, ceux qui striaient si bien nos fesses à tous, garçons et filles, ont vite retrouvé leur place à la maison !
    Tout comme le port de la blouse en nylon ainsi que le béret qui s’est généralisé. Il aurait été impensable qu’on sorte, que ce soit à l’école ou dans la rue ou dans la famille, sans sa blouse et son béret. Et en voyage, nos mères n’oubliaient pas de se munir de leur martinet avec elles dans la voiture, car même dans la famille elles nous corrigeaient avec devant tout le monde. Après une telle fessée, on restait tranquille assis sur notre chaise le postérieur cuisant! Et personne ne s’en mêlait : c’était nos mères qui nous fessaient un point c’est tout ! Parfois, on pouvait aussi le recevoir à l’école comme dans la mienne. Nos institutrices avaient eu l’approbation de nos mères. Elles pouvaient nous fesser devant toute la classe. Ensuite, à genoux sur l’estrade les mains sur la tête. Après ça on n’avait plus envie de refaire nos bêtises. Bien sûr, aujourd’hui il semblerait impensable qu’on soit discipliné de cette façon, mais avec le recul, nos mères et institutrices avaient-elles vraiment tort lorsqu’on voit comment se comportent la jeunesse de nos jours ? Je ne dis pas que tout était mieux avant, mais il y a des choses auxquelles on n’aurait pas dû toucher. Pour imager mon propos, c’est comme si on déréglait le moteur d’une voiture qui fonctionne bien ! Les grands discours de prétendus « spécialistes » ont remplacé le simple bon sens d’antan. Le pays va-t-il mieux pour autant ?…

  6. Laurent dit :

    Bonjour Carmen Gloser. Merci pour votre témoignage intéressant. Je reste cependant sur une interrogation: à quelle époque cela s’est-il passé? Vous parlez des années 1970, période de mon enfance/adolescence. Je suis donc un peu surpris. Je m’y reconnais dans port de la blouse, qui était obligatoire à l’école et au collège. Il n’y avait pas de couleur imposée, mais c’était un moyen de gommer les différences sociales entre riches et pauvres, notamment de ne pas humilier ces derniers en « cachant la misère ». Mais je n’ai jamais vu de jeunes porter de béret (sauf au service militaire), il s’agissait de nos grands-pères.
    Et concernant la coiffure, la mode était aux cheveux longs. Ce qui ne veut pas dire que tous les parents laissaient leurs fils la suivre. Chez nous en particulier, et nous n’étions pas les seuls, mon frère et moi devions les avoir courts, et les rares garçons aux cheveux tondus étaient raillés.
    Aussi je suis surpris de l’époque où vous situez vos propos.
    Mais peut-être vous ai-je mal compris! Au plaisir de vous lire, bien cordialement. Laurent

  7. jean marie dit :

    Je suis né en 1939 dans une famille de six enfants. Comme la plupart des mères, Maman avait un martinet. Nos culottes courtes et les jupettes des filles à peine recouvertes par notre blouse d’écolier (noire pour les uns, rose pour les autres) laissaient nos cuisses à l’air comme une invite aux morsures des lanières du martinet.
    Maman surveillait notre travail scolaire et son martinet nous incitait à bien travailler. Pour elle, l’école était une chance pour nous et elle était intraitable sur nos résultats. Sa vigilance nous a permis à tous les six de bien réussir notre scolarité et ensuite dans la vie.
    En cas de défaillance ou de mauvais comportement, nous étions fessés publiquement devant nos frères et sœurs jusqu’à 14 ans ; ensuite, elle nous corrigeait dans notre chambre. Elle nous punissait suivant un rite immuable : d’abord une leçon de morale nous expliquant la punition, après la mise au piquet et terminait toujours par un gros câlin.
    A l’école primaire comme au collège où j’étais pensionnaire, nous recevions aussi des fessées (à la main et au martinet) mais j’ai eu la chance d’avoir tout au long de ma scolarité des enseignants – surtout des femmes – superbes et qui savaient aimer leurs élèves.

    • Laurent dit :

      Bonjour Jean-Marie,
      J’accède tout à fait à votre avis concernant l’internat. J’ai eu à subir l’acharnement (aujourd’hui on dirait harcèlement) d’un surgé, un malade frustré de l’armée après l’Algérie, qui mettait un point d’honneur à personnaliser ses attaques contre chaque interne lors de son passage au lycée. De surcroît violent, capable de casser la figure à quelqu’un sans laisser de traces. J’aurais préféré des enseignants qui donnent la fessée de temps en temps, mais qui aiment leurs élèves, plutôt que de subir ce sale type. Mais j’ai su lui réserver ma vengeance.

      • Edmée dit :

        Laurent et Cambaceres ont raison : ce genre de foutraques qui confondent punition, voire fessées, avec brutalités et grossièretés se mettent hors-jeu. Ce sont des imposteurs et des nuisibles qui n’ont rien à faire dans l’enseignement ni ailleurs en tant qu’éducateurs.

  8. Cambaceres dit :

    Bonjour Laurent,
    Je comprends tout à fait votre colère vis-à-vis de ce « surgé » d’internat. Je ne sais pas ce que fut votre vengeance, mais aujourd’hui ce type de comportement relèverait de la justice. Enfant, j’avais un camarade de quartier qui avait été un temps pensionnaire dans un internat en Belgique tenu par des soeurs qui utilisaient le martinet pour un « oui ou pour un non ». Ses récits nous terrifiaient les enfants du quartier et moi. Ceci dit, mon camarade n’était pas à une bêtise près et chez lui il goûta plus d’une fois à la ceinture paternelle. Externe d’une institution privée, je n’ai pas connu ce type d’excès moi-même, mais j’avais des camarades qui pouvaient être des têtes de Turc. Il m’est arrivé de protester contre certaines punitions injustes subies par l’un ou l’autre. Et plusieurs fois cela s’avéra payant. En 3e, nous avions un prof.de maths imbuvable qui prenait plaisir à envoyer les élèves au tableau et à les humilier allant jusqu’à menacer de sanctions ceux qui n’arrivaient pas à résoudre ses équations. Un camarade craqua au tableau et lui adressa un « quel con ! » bien sonore. Il fut exclu du cours et mis à pied trois jours. Plus tard en récréation, j’ai dit à mes camarades que nous avions été lâches et que nous aurions dû tous sortir.
    L’ayant de nouveau en terminale « A » où il remplaça au pied levé une enseignante malade, je constatai qu’il recommençait son manège surtout avec les filles. Nous n’étions que six garçons dans la classe. Le premier qui fut envoyé au tableau lui lança : « je préfère sortir tout de suite ; vous êtes trop con ! ». J’ai alors pris la parole sur un ton de procureur : « Jusqu’ici, vous ne nous avez rien montré sinon votre capacité à vous moquer des élèves ; nous attendons que vous fassiez réellement cours pour voir votre capacité à faire comprendre des rudiments de mathématiques à des littéraires. » Le professeur principal et le responsable de division eurent l’intelligence de jouer les médiateurs pour calmer le jeu car déjà une pétition circulait pour le Rectorat. L’enseignant dut revoir sa pratique et il n’y eut aucune sanction. Comme quoi résister contre les impostures peut s’avérer payant. Et je continue aujourd’hui en tant qu’enseignant mais en me basant sur les règles de droit, ce qui m’est facile ayant exercé dans les tribunaux. D’accord pour éduquer, mais intelligemment !
    Cordialement.
    Cambaceres

    • Laurent dit :

      Bonjour Cambaceres, merci pour ce mot de compréhension. J’étais très démuni, d’une part on ne portait pas plainte à tout bout de champ à l’époque, et en tant que mineur cela m’était impossible, et d’autre part mes parents avaient pour principe d’accorder une confiance aveugle aux enseignants. Je n’avais donc aucune défense possible, aussi il se croyait tout permis à mon égard. Mais vicieux, il attendait que les internes qu’il persécutait viennent ensuite lui manger dans la main. J’ai été le seul à m’y refuser, ayant décidé dans ma tête de 16 ans de ne plus lui adresser la parole. Je m’y suis tenu, je l’ai ignoré et traité par le mépris, tout en lui faisant sa réputation auprès des copains, de ses collègues CPE et des profs. Ceci l’a vexé profondément, je l’ai donc atteint.

      • Cambaceres dit :

        Bonjour Laurent,
        Je ne suis pas de ces profs qui oublient qu’ils ont été élèves auparavant. Au contraire, les excès du système dont j’ai été le témoin m’ont marqué et je me suis efforcé d’être différent de ce que j’avais connu. Comme tous les profs, il m’est aussi arrivé de commettre des erreurs, mais les reconnaître vis-à-vis des élèves, et s’en excuser est une force et non pas une faiblesse.
        Bien sûr qu’il existe des incivilités et du harcèlement dans les établissements scolaires de la part des élèves entre eux ! Mais il ne faut pas se voiler la face, elles sont aussi le fait du système scolaire lui-même qui génère de l’injustice au quotidien sans s’en rendre compte parce que certains personnels pensent qu’ils ont tous les droits.
        Il m’arrive souvent de défendre des élèves face à l’arbitraire (c’est-à-dire face à l’absence de droit) car ceci n’est que de la violence institutionnelle.
        Nous avons connu une éducation stricte et sévère, mais la mienne ne se pratiquait pas sans une certaine justice ce qui explique que je l’acceptais. Cependant, quand j’intervenais pour défendre un camarade injustement puni (et qui aurait pris parfois une sacrée raclée chez lui), ma mère m’approuvait. Il n’existe pas d’éducation vraie sans justice.
        Aujourd’hui encore, collègues et élèves savent qu’ils peuvent compter sur moi dès lors qu’ils m’expliquent leurs problèmes avec sincérité.
        Amicalement,
        Cambaceres

        • Laurent dit :

          Bonjour Cambacéres, merci pour votre attitude. Elle est d’ailleurs caractéristique d’une évolution. A partir des années 70, les surgés n’ont plus voulu jouer ce rôle de père fouettard cruel et détesté, ils ont voulu rompre avec cette image répressive et se voir reconnaître des missions d’animation socio-éducative. Mais cet imbécile frustré avait un besoin de nuire. Le mépris a été pour moi le moyen de l’atteindre. Mais je crois que je ne lui pardonnerai jamais. Bien à vous, Laurent

  9. Christian dit :

    En ce qui me concerne, j’ai connu une jeune maîtresse en CP plutôt sévère. Pour moi, elle l’était car adepte de la fessée. Toutes les maîtresses ne l’étaient pas, mais la punition était néanmoins répandue, nous étions dans la fin des années 60, début 70. Il lui était arrivé quelques fois dans l’année de donner quelques bonnes déculottées devant la classe dans un silence religieux car pas un d’entre nous n’avait envie de se retrouver à la place du puni. Seules, résonnaient les claques sur les fesses et les pleurs du pauvre garçon, qui arrivaient très vite, une fois la culotte baissée. Ses fessées étaient brèves, mais redoutables et redoutées, et l’aspect « théâtral » qui les accompagnait, faisait sa petite impression. Je suis toujours frappé du décalage entre avant et maintenant. Aujourd’hui, ces scènes seraient inconcevables, mais à cette époque, la question de la fessée ne se posait pas et je suppose que pour beaucoup d’institutrices, c’était quasi banal, dans l’ordre des choses…

  10. Marco dit :

    Re-bonjour ou bonsoir Madame Martine l’institutrice,
    je viens vous demander quelques éclaircissements sur votre commentaire au récit de Cambaceres « sévères cours particuliers -épisodes 1 et 2″ – j’essaierai de faire un copier-coller du commentaire au commentaire, que vous n’avez peut-être pas vu – Je rajoute ici quelques questions. Vous parlez de la Main instrument évident pour donner la fessée, qui s’avérerait supérieure et dispenserait de l’usage du martinet.
    (Si la nature nous l’a donnée, on pourrait en dire autant du verso de notre anatomie – je ne sais plus quel auteur disait : « dans son infinie bonté la Nature a placé chez l’un et l’autre sexe les Fesses pour y recevoir les corrections méritées ».)
    Au sujet de la main, vous dites qu’elle permet, je vous cite « de doser la force des claques, sentir la réaction des fesses et la chaleur de la peau ».
    Pourriez-vous me préciser à quelles réactions des fesses vous pensez ? et si ces réactions (lesquelles…) vous font modifier ou cesser la fessée ?
    Si j’ai bien compris, vous profitez de votre retraite pour aider les enfants de vos anciens élèves, ayant des lacunes au collège ou au lycée .Ils sont « à bonne école » pour connaître la dissuasion disciplinaire utilisée !
    Mais vos petits groupes d’élèves sont-ils mixtes ? En grandissant, la pudeur aidant, cela se comprend cette crainte à montrer ses fesses plus qu’à ressentir la douleur et vous semblez très à l’aise pour utiliser le levier de la honte.
    Toutefois je reste songeur à l’idée que dans ces années 2000, fût-ce en présence d’un public restreint, vous ayez pu continuer d’administrer de bonnes fessées déculottées, assez fréquemment semble-il….. Vous dites pour vous justifier qu’une claque sur un vêtement ne sert qu’à enlever la poussière – je pourrais vous dire, au risque d’être insolent, qu’un bon tape-tapis en osier aurait pu vous faciliter la tâche.
    Je préfère affirmer qu’en évitant de traverser plusieurs couches d’étoffes vous obtenez un résultat rapide et évitez un surcroît de travail – ce sont des économies d’énergies, dans le « circuit court » peau à peau.
    Bien travailler est en effet recommandé pour éviter de se retrouver dans une « situation embarrassante » comme vous le dites aussi. Je suis à nouveau à la fois songeur, étonné et admiratif à votre pouvoir de mettre en larmes un grand garçon de 14-15 ans juste en commençant à le déculotter. Je suppose qu’il a craqué nerveusement ou du fait qu’il n’y était pas habitué ou croyait en avoir passé l’âge.
    Votre insistance à les déculotter vous-même et debout doit bien déstabiliser, de même que de les faire s’allonger en travers vos genoux. Cela doit être très vexant de s’installer dans cette position devant ses camarades ! Ils perdent en effet leur statut, redeviennent des gosses.
    Une question encore : sont-ils parfois réticents ou rebelles ? Par ex. tentatives de retenir leurs vêtements ou de faire écran avec la main ? Vous supplient-ils avant ou pendant ? Et votre fessée est-elle « standard » ou modulez-vous la force et la quantité des claques en fonction de la faute ou de l’âge du puni ?
    En espérant ne pas vous avoir fait subir un interrogatoire je vous remercie d’avance pour vos réponses.

    Je rajoute ci-après mon précédent commentaire :
    Bonsoir Martine,
    Je partage tout à fait votre point de vue et votre « théorie » mais reste songeur vu l’âge des élèves potentiellement soumis lors de vos cours personnels. La fessée agit bien avant d’être donnée physiquement par son action psychologique car l’assaut fait à la pudeur constitue un premier choc que renforce son caractère public, même en petit comité (votre mini classe est-elle mixte ?) et sans doute accru aussi par le caractère infantilisant de votre prise en charge des préparatifs.
    La main offre une sécurité pour l’appliquer. En effet vous disposez du meilleur « capteur » pour apprécier ce que vous infligez (mais à quelles réactions des fesses faisiez-vous allusion ?). Cependant, de là à dire que celle-ci chauffe autant que le derrière qu’elle frappe me semble exagéré car dans ce cas une telle douleur à proportion dissuaderait de fesser manuellement. Disons qu’il y a un peu de « partage » peau à peau.
    L’autre intérêt de ce contact direct c’est aussi pour voir ce que l’on fait, et bien que certains rougissent plus vite que d’autres ou soient plus sensibles, on ne triche pas facilement sur le ressenti au regard du rougissement. N’est-ce pas Madame L’institutrice ?
    Cordialement, Marco

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