La fessée appliquée

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Souvenirs et autres anecdotes de fessées – suite 3

par Jean-Philippe

 Ruka

Pas volée cette fessée !

Il suffit de laisser l’esprit vagabonder dans le passé pour que les souvenirs reviennent à la mémoire. Il en est ainsi de l’une de ces fessées qui émaillèrent mon enfance puis mon adolescence.

J’avais 11 ans à cette époque et tous les jeudis, jour de pause scolaire, j’allais chez ma grand-mère qui tenait une parfumerie dans Paris. Julia, la gouvernante qui était au service de mes grands-parents depuis de nombreuses années m’accueillait toujours chaleureusement en m’embrassant. Cette femme d’une quarantaine d’années m’avait connu tout bébé.

Ce jour-là, elle m’avait laissé seul pour faire quelques courses pour le déjeuner. Quelle mauvaise idée me passa par la tête ? Je profitai de son absence pour fouiller dans ses affaires et, dans un tiroir de la cuisine, je découvris de l’argent dont plusieurs billets. J’en subtilisai un de 50 francs que je fourrai dans la poche de mon pantalon.

J’étais occupé à lire dans le salon, à la fois content et tracassé par mon larcin, lorsque de retour de courses, la gouvernante m’appela :

« Viens ici tout de suite Jean-Philippe ! »

Je fus surpris car d’habitude elle m’appelait par mon petit nom « Doudou ».

Je la rejoignis immédiatement.

« Dis-moi, tu n’aurais pas pris un billet de 50 francs dans mon tiroir ? »

« Mais non, Pia ! » (C’est le petit nom que je lui donnais depuis ma plus tendre enfance.)

« Tu es sûr ? »

Je me mis à rougir jusqu’aux oreilles. Et mon attitude ne la convainquit nullement de ma franchise. Elle s’approcha de moi et fouilla mes poches. Le fameux billet découvert, je me mis à pleurer. Elle me regarda sévèrement et commença par me faire la morale.

« Je suis très triste que tu aies fait ça et je devrais informer ta mamie mais je ne le ferai pas pour ne pas la chagriner. Seulement, tu mérites une punition et c’est moi qui vais te la donner. Je suis sûre qu’une fessée t’apprendra à ne plus voler ! »

Je me mis à pleurer encore plus fort ce qui n’attendrit pas du tout la gouvernante qui déjà, déboutonnait mon pantalon. Je n’opposai aucune résistance et mon vêtement fut baissé rapidement aux chevilles. Il en fut de même pour mon slip blanc. C’était la première fois qu’elle me donnait une fessée déculottée et j’ignorais si elle serait sévère ou non.

Elle s’assit et me prit sur ses genoux. La fessée commença. Des claques fortes dès le début qui retentirent sur mes petites pommes nues. Je ne tardai pas à crier et même à hurler :

« Arrête Pia ! »

Mais elle continua de plus belle jusqu’au moment où j’éclatai en sanglots.

Elle me releva et me reculotta tel le bébé que j’avais été puis le garçonnet quand j’eus grandi. Je ne m’étais pas attendu à une telle correction de sa part après avoir été tant choyé. J’avais une boule dans la gorge car j’avais pris conscience que je l’avais profondément déçue par mon attitude. Une fois reculotté, je lui demandai pardon et l’embrassai.

Elle me prit sur ses genoux pour me consoler et me dit :

« Ce sera notre secret. »

Ce fut l’unique fessée que je reçus de sa main.

Moralité : je n’étais nullement enclin à voler, mais je suis convaincu que la fessée a de vraies vertus pour ceux qui seraient tentés.

Illustr. : Ruka

 UnkA

Cuisante leçon de propreté

Adolescent, je redoutais bien plus le moment où l’on me déculottait pour me fesser que la fessée elle-même.

Il me revient à l’esprit un souvenir que je souhaiterais vous conter qui date de mon entrée dans l’adolescence. J’allais avoir 13 ans et, étant moins surveillé par ma mère, je commençais à me montrer négligent s’agissant de mon hygiène personnelle. Je me complaisais dans l’odeur de transpiration et il m’arrivait même de garder deux ou trois jours de suite les mêmes vêtements. Si ma mère le remarquait, elle m’envoyait immédiatement me laver.

Mais un jour, je crus bon de lui tenir tête. Inconscient que j’étais ! Ma provocation eut l’effet habituel et je n’eus pas à attendre. Sans un mot, elle me traîna à la salle de bains et se mit à me déshabiller entièrement sans que je puisse faire un geste.

Comme pour me vexer et me faire honte, après avoir ôté mon slip, elle me signifia mon manque de propreté en le jetant exprès dans la petite poubelle. Nu comme j’étais et enfant redevenu, elle me courba sous son bras et me fessa sévèrement tout en me raisonnant, assortissant ses claques de remontrances tout aussi mortifiantes du genre « puisque tu es aussi sale qu’un enfant de deux ans, si tu continues à te comporter ainsi, je te mettrai une couche pour ne pas salir tes sous-vêtements ».

Les claques cessèrent, mais ma punition n’était pas terminée pour autant car elle me fit entrer dans la baignoire et me lava elle-même de la tête aux pieds comme si j’étais encore un petit garçon, mais… avec un gant de crin !

Mes parties sensibles y eurent droit comme le reste, et je ne vous dis pas l’horreur que c’est !

La leçon fut entendue. Depuis ce jour-là, comme elle m’avait à l’œil et guère tenté par une nouvelle fessée, je me contraignais à me laver régulièrement !

Bien entendu, adolescence ou pas, je continuais à recevoir encore de belles et sévères fessées déculottées jusqu’à mes 15 ans. Ce n’était plus à cause d’une hygiène déplorable mais de mes impertinences et de mes désobéissances.

Néanmoins, je redoutais toujours le moment honteux du déculottage surtout lorsque ma fessée avait lieu en public.

Illustr. : UnkA

 Ran-su

Émeline fessée en cours de gym

Lorsque j’avais 15 ans, ma mère, professeur de gym dans un lycée de filles, me fessa devant mon lycée à la sortie des cours et ce devant mes camarades et ma petite copine Émeline qui était justement élève dans le lycée où ma mère enseignait.

Un an auparavant, Émeline avait reçu une fessée en cours de gym pour insolence. Voici les faits tels qu’elle me les a racontés.

Elle était en 3ème et avait 14 ans comme moi. Elle était assez rebelle et n’hésitait pas à répondre de façon brutale à ses professeurs. Seulement avec ma mère, c’était une autre paire de manches.

Ce jour-là, Émeline ne voulant pas effectuer un exercice à la barre fixe comme toutes ses camarades, ma mère lui ordonna :

« Va te mettre au coin, les mains sur la tête, jeune fille ! »

Émeline partit en murmurant :

« Elle me fait chier celle-là ! »

Manque de chance, ma mère avait l’oreille fine. Elle fondit sur Émeline qui continuait à râler. Surprise de voir ma mère juste derrière elle, elle rougit et se figea sur place.

« Te rends-tu compte de ce que tu viens de dire ? » lui fit observer ma mère.

Émeline la regarda bouche bée, comme pétrifiée de frayeur et regrettant sûrement son imprudence connaissant l’intransigeance de sa professeur question tenue et discipline.

« Tu te tais ! Apparemment tu ne t’en rends pas compte, mais je vais te donner une fessée dont tu vas te souvenir ! Et séance tenante devant toutes tes camarades ! Tu sauras pour toujours qu’une insolence ne se pardonne pas ! »

Ma mère saisit le short d’Émeline qu’elle baissa d’un coup à ses pieds puis, s’emparant de l’élastique de sa petite culotte blanche elle lui fit suivre le même trajet, laissant la demoiselle fesses nues.

L’instant de surprise passé, elle réalisa qu’elle n’échapperait pas à une fessée déculottée en public. Elle se mit à pleurer et à supplier mais sans succès. La faute était trop grave.

Ma mère la courba sous son bras et de sa main libre commença à claquer le derrière dénudé de ma petite copine. Émeline se mit à hurler et ses cris résonnèrent dans tout le gymnase. La fessée s’intensifiant, la gamine gigota tant et plus pour échapper aux claques, mais ma mère la tenait fermement et bloquait toute tentative.

Soudain Émeline, le souffle coupé éclata en sanglots et… fit pipi sur son professeur !

Cet incident inattendu persuada ma mère de relâcher l’insolente non sans lui avoir ôté son short et sa petite culotte mouillés puis de l’envoyer au coin, mains sur la tête.

Émeline se souviendra longtemps de cette fessée en cours de gym et elle ne fut pas surprise lorsque l’année suivante, ma mère me fit subir le même châtiment devant elle et mes copains.

Illustr. : Ran-su

 Unkwn

Encore une gamine fessée au parc

Comme je l’ai indiqué dans « Une gamine insolente fessée au parc », dès que j’ai été en âge de rester seul à la maison, j’allais tous les jeudis déjeuner chez mes grands-parents qui habitaient en face d’un parc.

Lorsqu’il faisait beau, je partais plus tôt de la maison et attendais l’heure du repas en lisant un livre ou en apprenant mes leçons sur un banc dans une allée ombragée.

Je devais avoir 16 ans quand je vis passer devant moi, une nounou qui venait régulièrement avec sa fille d’une douzaine d’années et les enfants qu’elle gardait : à cette époque un bébé d’environ un an en poussette et une petite fille de deux ou trois ans qui marchait en tenant la poussette.

Ce jour-là, sa fille la suivait à quelques mètres en ronchonnant. Il y avait à coup sûr de l’orage dans l’air ! J’en eus confirmation quand sa mère se retourna en lui disant :

« Arrête de faire ta mauvaise tête, je ne changerai pas d’avis !… Dépêche-toi ! Il est tard et il faut que je fasse manger les petits. »

La gamine rétorqua immédiatement :

« J’en ai marre, y en a que pour les petits ! Tu me saoules avec tes marmots ! »

Soudain, sa mère lâcha la poussette, recommanda à la petite fille qui la tenait de ne pas bouger et fondit sur sa gamine qui n’eut pas le temps de déguerpir.

Et là, tout alla très vite. Elle saisit sa fille et l’amena vers le banc en face du mien. J’étais aux premières loges pour assister au spectacle qui se préparait ! La gamine trépignait et supplia sa mère :

« Non M’man pas la fessée !… Pas devant tout le monde ! »

C’était peine perdue ! Sa maman saisit son short et sa petite culotte et les baissa à ses chevilles dévoilant ainsi un joli petit popotin bien rond qui ne pouvait faire naître d’autre envie que de le claquer et comme j’en ai eu confirmation quelques instants plus tard, elle ne s’en priva pas !

La gamine était rouge comme une pivoine et se tortillait dans tous les sens, espérant échapper aux mains de sa génitrice, mais une claque virulente sur les fesses la dissuada de continuer à gigoter. La mère la bascula sur ses genoux et lui administra une magistrale fessée qui me rappela curieusement celle que je reçus au même âge par une maman dans un square.

La gamine n’opposait plus aucune résistance sous les claques maternelles et fondit rapidement en larmes. Quand ses joues du bas furent aussi rouges que celles du haut, sa maman la releva et remonta sa culotte et son short. La petite, toujours en pleurs, passa sa main sous son short et sa petite culotte pour masser son petit derrière bien malmené.

Sa mère se leva à son tour et dit :

« On a perdu assez de temps à cause de ton mauvais caractère et ton insolence ! Maintenant on rentre ! Donne la main à Françoise et marche à son pas. Moi, je pars en avant avec la poussette et on se retrouve à la maison. »

Illustr. : Unkwn

 

Neville Moore

La fessée fait toujours partie de ma vie

Autant que je me souvienne, j’ai reçu ma première vraie fessée à l’âge de 9 ans et aujourd’hui j’en reçois toujours à 66 ans. C’est pourquoi je puis dire que depuis mon enfance la fessée fait bel et bien partie de ma vie.

La compagne avec qui je vis depuis plus de quatre ans a deux enfants, une fille de 16 ans et un garçon de 11 ans et elle dit souvent à qui veut l’entendre :

« Je n’ai pas deux enfants à la maison, mais trois ! »

Je dois dire qu’elle a de bonnes raisons de ne pas m’épargner les fessées qu’il lui arrive parfois de leur délivrer car qui est le plus gamin des trois ?…

C’est bien moi !

Ce qu’elle me reproche le plus, ce sont mes bouderies et mes caprices entêtés ou bien mes mensonges qu’elle punit avec une tendre sévérité.

Tout récemment encore, exaspérée par mon comportement puéril, elle m’a fessé pour lui avoir menti et surtout pour lui avoir tenu tête. Et ma fessée s’est déroulée selon la coutume des fessées que l’on donne aux enfants.

Elle m’a ordonné de m’approcher et m’a déculotté, pantalon et slip aux chevilles. La sachant très irritée, je ne lui ai opposé aucune résistance. Je savais qu’il valait mieux pour moi de lui obéir en vitesse. Puis, elle m’a allongé sur ses genoux et, une fois que je fus bien calé, mes fesses nues à portée de sa main, la fessée a démarré. Et pas une simple fessée, je vous assure ! C’était si douloureux que j’ai perdu le nombre de claques mais elle a bien dû chauffer mes fesses durant cinq bonnes minutes !

Au début, un peu surpris par la vigueur de sa main, j’avais serré les dents pour ne pas crier et risquer ainsi que les enfants m’entendent depuis leurs chambres et surgissent au salon pour me voir ainsi corrigé par leur maman. Cette fessée-là me parut interminable et la vigueur de son bras inépuisable. Au fur et à mesure, au lieu de s’adoucir, ses claques devenaient de plus en plus virulentes et, à la fin de la fessée, la respiration coupée, faisant fi de ma prudence, je m’égosillais jusqu’à éclater en sanglots.

Ma compagne me releva et je pus frotter mon derrière brûlant de ses claques tout en continuant à sangloter comme un petit garçon fessé. J’avoue que je n’étais pas fier d’être dans cet état, debout devant elle pantalon bas, les fesses et le ventre à l’air dévoilant ma virilité.

Puis elle remonta elle-même mon slip et reboutonna mon pantalon tout en me sermonnant.

« File te débarbouiller, tu n’es pas beau à voir ! »

Je ne fis pas prier, ce d’autant que ses enfants pointaient le nez dans le salon. Je pris peur. Avaient-ils entendu quelque chose ? Je m’enfuis discrètement du salon et je pus entendre ma compagne satisfaire leur curiosité.

« Jean Philippe s’est montré odieux avec moi, c’est pourquoi j’ai dû lui donner une fessée tout comme vous lorsque vous le méritez. »

C’est la première fois que ses enfants eurent vent de mes corrections et j’eus ensuite du mal à ne pas me sentir confus en leur présence car je craignais qu’ils ne fussent surpris voire choqués. Par la suite, les fessées s’enchaînant, ils n’y firent plus guère attention en comprenant qu’elle me punissait comme eux par amour.

Il y a deux choses que j’apprécie chez ma compagne, la première c’est qu’elle ne diffère jamais une punition. Quand je lui déplais, et disons-le quand je lui désobéis, la fessée déculottée a lieu séance tenante et il arrive même parfois en présence de ses amies. Enfin, ma fessée administrée, elle me pardonne volontiers, oublie tout et peut être très câline envers moi.

Illustr. : Neville Moore

 

 

23 commentaires »

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  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Jean Philippe. Oui, comme vous dites : » la fessée a du bon pour ceux qui seraient tentés d’y revenir ». S’agissant d’un vol, vous avez grandement raison. Lisez mon récit : »Deux corrections pour un vol et un mensonge » et vous comprendrez pourquoi je vous approuve. Vous dites : »la fessée fait partie de ma vie ». Ce n’est pas moi qui vous contredirai. Là encore, lisez mon récit : »Ma règle de vie, le rachat de mes faites par le fouet ». Voilà cher Jean Philippe les émotions que votre brillant récit, remarquablement illustré, fait surgir des souvenirs enfouis sous plus d’un demi-siècle de vie. Bien chaleureusement. CLAUDE.

  2. Chloé dit :

    Bonjour Jean-Philippe,
    Magnifique témoignage d’anecdotes qui me ravissent! J’admire votre compagne donc je connais le prénom et qui est de la même génération que moi, avec des enfants du même âges que les miens! Et qui n’hésite pas à les punir, quand ils le méritent, tout comme vous!
    Amitiés
    Chloé

  3. Jean Philippe dit :

    Bonjour à Chloé et Claude,
    Merci pour vos commentaires respectifs. OUI ! je l’admets, la fessée fait partie de ma vie. Cela fait 57 ans que je la reçois et je ne pense pas que cela s’arrête à l’aube de l’année 2020.
    Vous ne vous trompez pas Chloé s’agissant de ma compagne. Elle est de votre génération et sévit autant que vous avec ses enfants. Jean Philippe, à 66 ans, est le plus sévèrement puni et n’a pas intérêt à se rebeller lorsque sa compagne le déculotte pour lui donner une fessée ; sinon, c’est double ration !
    Claude, contrairement à vous, je n’ai jamais connu le martinet et ne souhaite pas y goûter. Je préfère amplement être fessé par la main experte de ma chère compagne.
    Amitiés.
    Jean Philippe

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Jean Philippe. Vous avez bien raison de ne pas vouloir « goûter » au martinet. Si moi-même y ai recours, c’est dans un esprit de mortification et de pénitence et de purification. Pardonnez ce qui vous paraîtra peut-être une « excentricité »! Bonne fin d’année Claude.

  4. Chloé dit :

    Bonjour Jean-Philippe,
    Je félicite votre compagne qui sait se faire respecter, autant par ses enfants que par vous-même, c’est un femme admirable que j’apprécirais volontiers d’avoir pour amie! L’ennui serait pour votre fessier, qui aurait une autre main experte en matière de claquées!
    Amitiés
    Chloé

  5. Lili dit :

    Bonjour Jean-Philippe
    Merci pour votre témoignage. Sa lecture, celle de vos commentaires à tous et votre texte en référence, Claude, m’ont fait réfléchir à une question particulière. Je vais essayer d’exprimer ce sentiment.
    Indépendamment de toute connotation d’ordre érotique ou sexuelle. Dissocions chaque espace !
    Je voulais parler de ces états de plénitude, de paix, qui résultent du moment où l’on s’abandonne à quelqu’un. Celui où l’on donne le pouvoir à une personne d’agir sur soi, de décider de son sort, d’évaluer la justesse de ses actes.
    C’est une alliance fragile qui repose sur une absolue notion de confiance. On sait que la personne investie de ce pouvoir n’en fera pas un usage excessif. La réponse doit être adaptée, mesurée, avec la finalité, toujours, d’élever vers le meilleur, de pousser vers un changement d’état, de ramener à sa propre ligne de conduite que l’on s’était fixée et dont on avait dévié, un instant.
    Et quand l’alchimie est là, la peur disparaît, les défenses tombent. Il y a juste l’acceptation, le vécu de l’instant, une mise à nu, loin des questions d’égo, des apparences que l’on se donne, des justifications que l’on se trouve, des circonstances externes. Un état de plénitude, un moment où on se sent entier, une parenthèse dans le temps.
    Et quelle paix, aussi, de savoir qu’on peut mener sa barque en pleine tempête, il y aura toujours une lueur pour nous ramener au rivage.
    Alors j’en parle, mais je ne l’ai pas connu, cet état, seulement approché ! Dans un contexte différent mais pas si lointain. Celui du combat, des arts martiaux. Transposons ! Une figure d’autorité, un apprentissage qui tient lieu d’éducation pour ses valeurs sous-jacentes, un ressenti physique, un espace où l’erreur est permise mais généralement sanctionnée immédiatement, une réponse « tangible » à tout écart…
    Lorsque j’allais combattre contre la personne qui m’enseignait, je tremblais de peur. Être à la hauteur, parvenir à mobiliser ses compétences, la crainte de la douleur, le regard des autres autour… Et puis un déclic. L’acceptation, l’abandon, le choix de confier son destin à une personne aimée et respectée, en sachant qu’elle œuvrera pour mon bien. La peur s’envolait, je pouvais être moi-même et agir.
    A bientôt, merci pour vos écrits
    Lili

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Lili,
      Merci pour votre remarquable commentaire. Vous avez découvert dans mes récits, et par-delà votre propre expérience, ce sentiment d’abandon face à la personne qui nous corrige (pour moi) et celle que l’on combat (pour vous).
      Dès ma première fessée à 9 ans, j’ai ressenti immédiatement que ma faute m’interdisait de me rebeller et j’ai laissé ma génitrice me corriger sachant que c’était pour mon bien. Il en fut de même pour les fessées suivantes que m’ont octroyées mes institutrices, d’autres mamans que la mienne pour mon comportement inacceptable.
      Aujourd’hui, je ressens toujours cette impression d’abandon, de soumission vis-à-vis de ma compagne qui sait parfaitement me remettre dans le droit chemin, même si cette méthode peut paraître curieuse pour certains. Cette fessée déculottée, je l’accepte, la revendique du haut de mes 66 ans.
      Je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2020
      Cordialement
      Jean Philippe

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Lili. Voilà un commentaire digne d’attention, profond et mesuré. Vous me faites l’honneur de faire référence à quelques modestes récits que j’ai confiés à ce Blog. De la part d’une « plume « comme vous, cela me touche profondément.
      Bonne Année à Vous et à tous les contributeurs de ce Blog.
      CLAUDE.

    • Lili dit :

      Merci, bonne année également ! Au plaisir d’échanger au fil des récits et des souvenirs de chacun,
      Amicalement,
      Lili

    • CLAUDE dit :

      Bonsoir Lili.
      Votre commentaire concerne deux situations qui sont à mon avis très différentes l’une de l’autre. Il y a, du moins pour certains, la dépendance rassurante des parents. Ce fut mon cas par bonheur, malgré leur sévérité. Ensuite, il y a la personne qui touche votre cœur. Dans ce dernier domaine il n’y a aucune règle car chacun est différent et trouve, ou pas parfois, celui ou celle qui le comprend. Ce dernier point est le plus difficile. Le premier n’est pas choisi, alors que ce dernier résulte d’un choix, parfois enflammé par les « délires » de l’Amour. Mais il n’y a rien de plus beau que l’Amour. Hélas, aujourd’hui notre monde est, à mes yeux, trop impulsif. D’où les séparations parfois traumatisantes. Certes, on ne choisit le monde dans lequel on vit, mais on peut tenter de se créer un « espace de vie protégé ». Comment ? Là est la question! Je crois que personne n’a la solution. Mais chacun peut avec ses qualité et ses défauts tenter de se créer ce « jardin secret ». C’est plus facile à dire qu’à faire, je le reconnais. Pourtant l’optimisme qui est un trait de mon caractère me pousse à croire que c’est possible. Il n’y a évidemment pas de « recettes » pour créer cet « Eden personnel ». C’est toute la difficulté ! Mais on ne perd rien à tenter sa chance. Ne voyez pas chère Lili dans ces lignes une « leçon de morale » que je serais bien le dernier à pouvoir vous donner! J’ai simplement réagi au magnifique commentaire au quel celui-ci répond. Bien chaleureusement. CLAUDE.

      • Lili dit :

        Bonsoir Claude
        Je vous rejoins sur la distinction que vous faites. Dans ma tête, le domaine de l’enfance et de l’éducation est à part, c’est un autre volet.
        À chaque récit, même s’il y a parfois des collisions, j’essaie de me dire : Bon, ok, de quoi parle-t-on ? Du champ de l’enfance, des méthodes d’éducation d’antan, de leurs résonances actuelles ? Du témoignage, du souvenir ? De la poursuite ou la découverte, à l’âge adulte, d’un mode de vie choisi et consenti, où les châtiments corporels trouvent leur place ? Du monde des fantasmes, de l’érotisme, du rêve, en lien avec la fessée et autres pratiques associées ?
        Lorsque j’écrivais plus haut, c’est dans une vision d’adulte, sans doute le deuxième volet. Parler de l’abandon à une personne non pas comme une forme de soumission pure et dure, mais justement – à mon regard – comme l’exercice d’une capacité de choisir. Donner des clés à un autre pour nous comprendre, nous aider à matérialiser notre propre volonté. C’est un sacré rôle ! Je ne sais pas trop comment le formuler et mon enthousiasme initial est un peu maladroit, en me relisant ! Pas de règle préétablie ou de recette miracle ! J’imagine que tout repose seulement sur une bonne dose de réciprocité, de confiance et d’amour.
        J’ai lu les récits de vos expériences, à Jean-Philippe et vous-même, qui m’ont semblé particulièrement lointaines, presque étranges, au reflet de ma propre vie ! J’ai cherché dans vos lignes un dénominateur commun, qu’est ce qui pouvait bien relier nos expériences ? Parler de l’abandon, d’une espèce de lâcher-prise m’est venu comme une évidence.
        Votre image de la quête d’un « Eden personnel » est sans doute la réponse à cette interrogation initiale, finalement, et elle me plaît bien. Comment chacun de nous bricole, crée, aménage, un espace de vie, une petite bulle, avec ses propres besoins et désirs. Trouver la bonne personne pour s’y glisser, l’agrandir et l’embellir est une chance !
        Je vous remercie pour votre vision et espère que nous aurons l’occasion d’échanger à nouveau. Ces « Eden personnel », nous en avons finalement, j’imagine, un tout petit aperçu à travers le partage de nos écrits.
        Bien à vous,
        Lili

        • CLAUDE dit :

          Bonjour Lili. Votre commentaire me touche beaucoup; je n’en espérais pas tant ! Certes, j’ai fait mon possible pour vous permettre d’avoir avec moi des dialogues constructifs. Si mon « Jardin d’ Eden » vous a touché, j’en suis particulièrement heureux. De fait, c’est une vision d’adulte qui caractérise votre commentaire. Je m’en réjouis. Tout comme vous, je pense qu’un « abandon affectif » n’est pas une soumission mais bien une capacité de choisir. « Donner des clés à un autre pour vous comprendre » : je partage entièrement cette approche. Et aussi, ce qui est particulièrement important : »Nous aider à matérialiser notre propre volonté ».
          Pour moi ce « travail intime » se fait au départ à l’adolescence. Période qui, comme tout le monde le sait, est entre toutes délicate et déterminante. De fait, c’est aussi la période à laquelle on aspire à une certaine forme de liberté et d’autonomie. Cela, comme vous le dites avec lucidité, nécessite de  » « lâcher prise »; comme se libérer d’une tutelle soit parentale soit de compagnonnage. Mais ce but ne peut être atteint que s’il y a réciprocité. Pour autant, un tel abandon envers autrui, parent ou ami proche est-il une évidence ? Je serais sur ce point plus prudent que vous, sans pour autant vous donner une « leçon de morale » ! Bien sûr, nous n’appartenons pas à la même génération. Vous êtes une jeune femme, je suis un enfant du « Baby Boom » ! Merci chère Lili de bien vouloir échanger avec le « papy » que je suis ! Mon attention envers vos commentaires sera vigilante, car vos lignes font émerger en moi des émotions enfouies sous des décennies de vie adulte. C’est un grand honneur-(je dirais même bonheur!)- que vous me faites et m’apportez en partageant avec moi de tels échanges. Très chaleureusement à vous. CLAUDE.

          • Lili dit :

            Bonjour Claude,
            Merci pour votre réponse, qui me touche également. « L’évidence » dont vous soulevez la question avec une réserve bien naturelle, en y réfléchissant, il n’y a rien d’évident du tout, au contraire ! Je suis plutôt consciente de la part d’idéalisme de ce que j’avance. Une recherche d’absolu, une bonne dose d’enthousiasme, un peu de précipitation, un penchant vers l’optimisme, voilà ce qui me caractérise !
            Mais rien d’évident, oui, quand on parle de nature humaine, d’altérité. D’un point de vue personnel, déjà, savoir s’écouter, accepter nos propres désirs, faire fi des convenances, des jugements, des représentations et autres. Ensuite, trouver une personne digne de la confiance tout entière qu’on lui donne… Il y a du chemin !
            Mais tout est possible ! ;)
            Amicalement,
            Lili

  6. Marco dit :

    Bonjour Jean-Philippe,
    Merci pour ces anecdotes. Y a pas à dire, chaque protagoniste méritait sa fessée. Quelle maîtresse femme votre compagne ! Mais vous mériteriez encore deux autres fessées : l’une pour votre obstination à ne pas vouloir accepter le martinet si généreusement proposé par Claude, la seconde pour tout le tracas que vous causez fréquemment.
    Je vois un début d’année 2020 en fanfare
    Salutations amusées de marco

  7. Stéphanie dit :

    Comme pour vous, ma mère ne différait jamais les punitions. Elle se moquait qu’il y ait du monde ou non, et parlait suffisamment fort pour que je devienne le centre d’attention. Par exemple, un jour en vacances avant d’entrer dans un magasin, elle me dit, et heureusement sans passer à l’acte ce jour-là : « Tu veux que je te déculotte devant tout le monde ? » Ou bien un jour dans la cour de l’immeuble, pour avoir manqué de respect à une voisine, d’une voix forte « Alors là, tu vas y avoir droit, et devant tout le monde ! » Trois ou quatre plus jeunes que moi, la voisine en question et un couple à la fenêtre la virent de suite relever le bas de ma robe, faire glisser la petite culotte aux mollets, avant de me donner une sévère fessée. Ensuite, si j’avais pu, je me serais mise dans un trou de souris !

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Stéphanie,
      Votre commentaire résonne comme un écho en moi car ma mère utilisait les mêmes mots lorsqu’elle me menaçait d’une fessée. J’ai été très touché par votre récit « Stéphanie fessée à la supérette », car cela me rappelle la correction que j’ai reçue par ma mère dans la cour de notre immeuble lorsque j’avais 14 ans.
      Je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2020
      Amitiés
      Jean Philippe

      • Stéphanie dit :

        Bonjour Jean Philippe
        en effet il y a des hontes que l’on n’oublie pas. Et la supérette en fait partie. Je me revois encore sortir ainsi dans la rue jusqu’à la voiture, ma mère me tenant par le bras, mes fesses rouges avec pour tout vêtement mes sandales …

  8. Chloé dit :

    Bonjour Jean-Philippe,
    Je partage tout à fait les propos de ta réponse adressée à Lili ! J’ai reçu ma première déculottée de Maman à l’âge de 6 ans et en public pour lui avoir fait peur ce jour-là et celle-ci est restée gravée dans ma mémoire ! Il te suffit de lire mon témoignage… Tout comme toi, par la suite je n’ai jamais montré de rébellion pour les fessées que je méritais, sœurette non plus, ainsi que nos mouflets ! Même s’ils n’apprécient d’avoir le fesses rouges et cuisantes! Ils savent avant tout que nous les aimons.
    Amitiés
    Chloé et Stéphanie!

  9. Marco dit :

    Bonsoir Jean-Philippe,
    Vous allez me dire que je vous en veux… Ce n’est pas en principe le cas, mais vos souvenirs et anecdotes m’interrogent. Non pas au sujet des punitions dont vous avez été témoin, fort bien décrites, méritées, mesurées, mais au sujet… de vos nouveaux forfaits.
    Les voilà qui se surajoutent à la liste déjà longue de toutes vos bêtises dont vous avez offert la primeur dans vos précédents récits – que j’apprécie. Cependant, continuer à ces fessées revendiquer à votre âge actuel je trouve ça fort !
    La Providence vous a offert la chance de passer de mains en mains uniquement féminines. Ce soutien éducatif attentionné et prolongé de toutes ces femmes : maman, mères de copines, connaissances de square, membres de la famille, puis vos compagnes successives (j’en oublie peut-être, désolé) aurait dû finir par vous dissuader de mal agir (c’est le but affiché, n’est-ce pas ?)
    Or que faites-vous ? (que faisiez-vous plutôt ?). Vous persistez dans ces gamineries !
    Il doit y avoir un charme pour motiver ces fessées ou c’est à n’y rien comprendre !
    Vous en usez et abusé !
    Pour vous punir vraiment de vos effronteries, je préconiserai une petite recette : suppression des fessées à main nue vraiment trop douces, introduction du martinet et ou d’autres instruments claquants et cinglants, prolongements des corrections malgré les pleurs, rédaction d’une lettre de repentir et engagement à s’amender.
    Il me reste à vous souhaiter pour cette année que votre compagne ne croise pas les bras et ne fasse pas grève sur le tas !
    Sans rancune ?

    marco

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Marco,
      Désolé de vous contredire, mais le martinet n’est jamais apparu et n’apparaîtra jamais dans la façon de me punir. Vous avez lu attentivement mes récits et avez constaté effectivement que je n’ai reçu que des fessées de mains de la gent féminine. Ces mains n’ont pas toujours servi à me punir mais souvent à me caresser. Quoi de plus beau que des mains féminines !
      Vous avez surement lu  » Les Confessions  » de JJ-Rousseau. C’est un de mes livres de chevet. J’ai eu la chance de rencontrer des jeunes femmes comme Mlle Lambercier. J’en ai gardé des souvenirs plus que troublants comme cette jeune maman qui me fessa dans un square, à 13 ans. Elle était âgée d’une trentaine d’années.
      Et aujourd’hui, à 66 ans , je suis ravi que ma compagne de 43 ans rougisse mon vénérable derrière de sa si jolie petite main.
      Bien dévoué
      Jean Philippe

  10. Anne-Sophie dit :

    Bonjour Jean-Philippe et vous tous,
    Tout d’abord, bonne année et plein de petits bonheurs quotidiens !
    Tout à fait d’accord avec vous, que la fessée doit être correctrice d’un mauvais comportement mais aussi dissuasive,
    J’ai le souvenir de fessées reçues, déculottées ou non, devant la fratrie ou pas… peu importe mais, Misère ! Toute fessée reçue, je m’en souvenais et j’étais calmée pour un bon moment !
    J’use de la fessée avec mon p’ti bonhomme de tout juste 9 ans, avec ces mêmes convictions, je lui explique pourquoi afin qu’il comprenne et qu’il puisse porter leçon de son erreur et qu’il ne recommence pas. Cependant, je mets un point d’honneur à ce que le pardon soit valorisée et nous faisons un immense câlin et nous repartons ainsi de zéro.

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Anne Sophie,
      Je partage votre point de vue sur la façon de punir votre fils. Maman agissait de la même façon avec moi au même âge, 9 ans. J’étais averti que j’allais recevoir la fessée. Puis venait le moment de me consoler. J’ai toujours pensé que Maman me fessait pour mon bien, pour me faire comprendre qu’elle n’était pas ma copine et que je devais la respecter surtout dans la période de l’adolescence.
      Il a fallu attendre mes 15 ans pour que je comprenne enfin que la fessée n’était plus supportable. Je crois que Maman aurait continué à me fesser encore longtemps si je lui avais toujours répondu de façon insolente.
      Amitiés
      Jean Philippe

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