La fessée appliquée

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Tricher, c’est voler !

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Par Cathy

De la maternelle au brevet, j’ai fréquenté une école tenue par des sœurs. Contrairement à bien d’autres écoles religieuses où de sévères châtiments corporels pleuvaient, ici nous bénéficiions d’une discipline relativement douce et verges et martinet ne faisaient pas partie de l’arsenal éducatif.

Les petites de la maternelle et du primaire recevaient des fessées déculottées mais elles n’étaient pas bien méchantes et les sœurs s’attachaient plus à marquer l’esprit que le popotin de la punie et la fessée était plus destinée à la faire réfléchir qu’à lui faire mal. Ensuite, comme une maman aimante, la maîtresse prenait la gamine sur ses genoux, lui faisait promettre de se comporter comme une grande fille pour ne plus mériter de fessée et terminait toujours par un câlin.

Au collège, par contre, les fessées données au cours de l’année pouvaient se compter sur les doigts d’une main et il n’était pas rare en 4ème et en 3ème que l’année se passe sans qu’aucune fille n’en subisse les désagréments.

Dans ce contexte, Amis lecteurs, vous pourrez juger à sa juste valeur l’affront que j’ai subi à la fin de ma 4ème.

Pendant une composition, Sœur Marie m’a surprise à regarder la copie de ma voisine. Elle fondit sur moi en me traitant de « copieuse », me tira énergiquement de mon banc et, tenant mon coude d’une main et ma copie de l’autre, elle m’entraîna sur l’estrade. Je sentais que toutes les filles avaient les yeux braqués sur moi et j’étais morte de honte. Je me disais :

« Quelle cruche je fais ! Je la savais ma leçon et j’aurais bien pu faire mon devoir toute seule ! Je n’ai même pas vraiment copié, je voulais juste voir si Sophie avait trouvé comme moi ! Et puis après, comme elle avait de l’avance, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder ce qu’elle avait fait ! Ce n’est pas juste ! »

Arrivées sur l’estrade, me tenant toujours par le coude, la sœur posa ma feuille sur son bureau, se saisit de son gros crayon bleu et je la vois encore écrire sur mon devoir « 0, a copié !!!!! ». Eh oui ! Elle avait mis cinq points d’exclamation.

« Qu’est-ce que j’allais entendre à la maison quand je ferais signer mon devoir par Maman ! J’étais bonne pour la fessée, sûrement déculottée, peut-être même bien au martinet ou même à la badine et peut-être même devant ma petite sœur pour l’exemple. Dans quelle galère tu t’es mise ma pauvre fille, alors que tu la savais ta leçon ! »

J’étais encore dans mes pensées, quand je me sentis entraîner vers le coin de la classe, me faire mettre le nez contre le mur et entendre la sœur me dire :

« Tu resteras là en pénitence pendant que tes compagnes terminent leur composition. On s’expliquera à la récréation. Et gare à toi si tu bouges ! »

« Comment ! Une jeune-fille comme moi au piquet comme une gamine, quelle honte ! Je suis sûre que des « bonnes copines » se feront un plaisir de se moquer de moi! Et puis, on va s’expliquer, ce n’est pas la peine qu’elle se fatigue, je sais que ce n’est pas bien de tricher, mais je voulais juste vérifier… »

Je ruminais ma défense quand la cloche annonça la récréation. Les filles sortirent l’une après l’autre après avoir déposé leur devoir sur le bureau de la sœur et, dès que la porte fut fermée, avant même que je puisse ouvrir la bouche, Sœur Marie m’ordonna :

« Enlève ta jupe ! »

« Enlever ma jupe ! Pourquoi faire ? Elle ne va tout de même pas me donner la fessée ! »

Je restai interdite, sans bouger, aussi elle m’attrapa et dégrafa elle-même ma jupe avant de me l’ôter. Elle m’enleva toutes mes illusions en me confirmant qu’elle allait me donner une fessée. Une fessée en 4ème, ce serait la première de l’année dans la classe ! Pas question ! Sans réfléchir, je tentai de fuir et me retrouvai dans le couloir, le bas du corps revêtu de ma seule petite culotte, ne sachant où me réfugier.

Sœur Marie appela une autre maîtresse à la rescousse et il leur fut aisé de me rattraper et, me tenant fermement chacune par une main, de m’entraîner vers le bureau de la directrice. Quel succès en traversant la cour de récréation ! En petite culotte et menée manu militari vers le bureau de la supérieure, il ne fallait pas être devin pour connaître le sort qui m’attendait, car c’était elle qui officiait pour les exceptionnelles fessées magistrales.

Après que Sœur Marie lui eut raconté mon histoire, la Mère m’expliqua d’une voix douce et sans manifester le moindre signe de colère que « tricher, c’est  voler et donc que je serai fessée ».

Elle s’assit sur une chaise au milieu de la pièce et m’appela en face d’elle. J’étais terrorisée et je connus le pire moment de ma courte existence quand elle m’ordonna :

« Baisse ta culotte, tu sais bien que je donne toujours les fessées déculottées ! »

Rouge comme une pivoine, je lui obéis. Quand ma culotte fut à mes genoux, elle m’appela à côté d’elle (je vous laisse à imaginer ma démarche en canard !), la baissa jusqu’à terre et me la fit enjamber. Comble de l’humiliation, j’aurais voulu mourir quand je me retrouvai nue de la taille aux mollets devant les trois sœurs que leur perpétuel sourire n’avait pas quittées. Elle m’attira en travers de ses genoux et commença à me fesser, fesses cuisses, cuisses fesses avec une énergie que je n’aurais jamais soupçonné chez cette femme qui me faisait plus penser à une « grand-mère gâteaux » qu’à une fesseuse émérite. Comme quoi il ne faut pas se fier à l’apparence !

Quand elle estima que j’avais eu mon compte, elle me fit me relever et je dus entendre à nouveau sa leçon de morale avant de pouvoir remettre ma culotte et de retraverser la cour, toujours avec mon escorte, mais cette fois avec des cuisses dont la couleur ne laissait aucun doute sur le traitement qui m’avait été réservé.

Et comme je l’avais prévu, le soir j’eus droit à un nouveau sermon, celui-là de Maman suivi d’une bonne fessée au martinet et bien sûr devant ma petite sœur. J’étais presque heureuse qu’elle m’ait épargné la badine !

Quelle journée ! Et pourtant je la connaissais ma leçon !

Inutile de vous dire que par la suite je mettais des œillères pour ne pas être tentée de jeter un œil sur la copie de ma voisine !

Illustration : Rebecca

5 commentaires »

  1. loulou dit :

    Ah! quel beau récit !
    En avez-vous d autres à nous proposer??
    Merci beaucoup

  2. Benedicte dit :

    Bonjour Cathy, moi aussi je suis allée étant jeune dans une institution tenue par des soeurs; la discipline y était très voisine de chez toi. Jusqu’ à la 6ème, il s’agissait de retroussage rapide de jupe (le pantalon étant formellement interdit) et, selon la faute et la soeur, c’était quelques bonnes claques sur les cuisses qui cuisaient bien et qui montraient à toutes les élèves notre punition récente, ou alors des claques sur les fesses dénudées ou non.
    Puis, à partir de la 6ème, ce n’était plus que des claques sur les cuisses (la pudeur étant là), mais cette fois-ci bien cuisantes et marquantes!! Nous avions aussi des professeurs femmes du civil qui étaient très sévères, et je me souviens d’une qui clamait partout qu’elle avait trois filles et que pour elle le martinet était un instrument indispensable pour les faire obéir! Elle a réussi à convaincre de nombreuses mères hésitantes à se munir d’un martinet pour corriger leurs enfants! Pour mon cas, ce n’était pas la peine : un martinet bien visible de tous était déjà en fonction à la maison et ma mère n’hésitait pas à s’en servir si besoin était !!
    Et bien sûr, une faute comme la vôtre m’aurait valu une “superbe “correction au martinet!!!

  3. Labradorinfo dit :

    Lorsque j’étais au collège, la tricherie lors d’un devoir en classe entrainait un zéro sur 20 et des heures de colle.Et pour moi les heures de colle donnaient lieu à la maison à une fessée au martinet cul nu ou tout nu selon le motif des heures de colle.La fessée était suivie d’une mise au coin avec les mains sur la tête.

    • Chris B dit :

      Bonjour Labradorinfo,
      En avez eu beaucoup des heures de retenues ? Quels étaient les motifs de celles-ci ? Vous avez raconté très brièvement que vous étiez fessé cul nu ou tout nu au martinet. Mais pouvez vous raconter avec détails l’annonce de la retenue aux parents, vos impressions à recevoir la fessée, le déroulement, nombre de coups selon le motif, et la durée de la mise au coin ?
      Cordialement

      • Labradorinfo dit :

        Bonjour et désolé pour cette réponse un peu tardive.
        Les bulletins de colle arrivait par courrier à la maison et lorsque je rentrais à midi la maison, mes parents me disaient que le soir en rentrant je recevrais une fessée déculottée avec le martinet au milieu du salon. Avant la fessée il fallait que j’enlève mon pantalon et mon slip, mon pull et ma chemise et rester en tee shirt dans le salon et que je mette mes mains sur la tête en attendant la fessée. Pour la fessée, je devais me pencher en avant et m’appuyer sur la table. Et je recevais le martinet sur les fesses jusqu’à qu’elles soient très rouges, il n’ y avait pas de nombres de coups de martinet annoncés à l’avance. La fessée terminée je devais enlever mon tee shirt et aller me mettre au coin tout nu les mains sur la tête jusqu’à l’heure du repas.Avant le repas je devais me mettre en pyjama et après le repas je devais aller prendre ma douche et ensuite c’était au lit.

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