La fessée appliquée

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Un bulletin qui laisse des traces

Duca di Marte 69mod

par Daniel

Cette aventure commence par une soirée comme j’en ai connu quelques-unes dans ma jeunesse. Ce genre de soirée où mon anxiété atteignait un paroxysme même si j’en connaissais à l’avance l’inévitable dénouement. Cette fois, mon angoisse était due à mon bulletin de notes que la maîtresse nous avait distribué peu avant l’heure de la sortie. Si elle m’avait donné oralement un avant-goût de son contenu, sa lecture me ratatina sur ma chaise.

Les notes n’étaient pas désastreuses en elles-mêmes, mais les commentaires qui les accompagnaient étaient bien loin d’être complaisants. La plupart des remarques pointaient un certain dilettantisme, défaut que ma mère me reprochait de manière récurrente. Il faut dire qu’à cette époque obtenir une bonne note ne me coûtait que peu d’efforts et comme je comprenais plutôt rapidement ce que l’on m’enseignait, j’avais une tendance prononcée à relâcher mon attention.

Ainsi les commentaires de ce bulletin pouvaient se résumer à « pourrait bien mieux faire s’il se décidait à travailler ».

Une certaine paresse compensée par ma facilité à apprendre ne fut pas rédhibitoire pour ma scolarité ; cependant ma mère ne l’entendait absolument pas de cette oreille. Si je devais établir une hiérarchie des causes qui me valurent ses pires fessées, l’insuffisance en matière de résultats scolaires ferait incontestablement partie du podium.

Ma mère ne plaisantait absolument jamais avec mon bulletin de notes. Mère célibataire, elle m’élevait seule et s’impliquait énormément dans mes études. A ses yeux, de mauvais résultats scolaires ou une plainte sur mon comportement signifiaient un échec personnel et, au-delà, une mise en cause de son statut de parent seul. (En effet, cette situation était mal vue par la société de l’époque).

Avec ce bulletin que je devais rapporter signé le lendemain, je savais que je pouvais me préparer à une de ces « bonnes fessées » dont ma mère avait le secret (fessées que j’ai décrites dans « Des pantoufles bien douloureuses »). En lisant les commentaires les moins élogieux, l’image de ma mère, mine sévère, retirant sa pantoufle s’imprimait dans mon cerveau en guise d’anticipation.

En rentrant de l’école accompagné par ma baby-sitter, j’échafaudais tous les scénarios possibles et imaginables afin d’échapper à l’inexorable sentence maternelle. Je me surpris même à prier que mon derrière se change en pierre avant que ma mère ne rentre à la maison. Bien entendu mon souhait ne fut pas exaucé, aussi me préparai-je à recevoir une correction retentissante. Ma baby-sitter me fit remarquer d’ailleurs que j’étais bien calme ce soir-là.

Quand ma mère rentra, je la jouais profil bas jusqu’à ce que la baby-sitter nous quitte pour la soirée. Ce n’était pas le meilleur calcul, ma mère préférant apprendre les mauvaises nouvelles le plus tôt possible, mais quitte à être vigoureusement fessé, je préférais que cela se produise sans que ma baby-sitter y assiste. Après tout il n’était pas nécessaire de rajouter une dose d’humiliation à la « bonne fessée » qui m’attendait…

Alors que Maman s’affairait aux fourneaux pour préparer le dîner, je pris mon courage à deux mains et lui montrai le fameux bulletin. Sa réaction ne se fit pas attendre. J’encaissai alors une solide réprimande qui se termina par un « nous en reparlerons sérieusement après ta douche ».

Je pris au moins deux fois plus de temps que d’habitude pour me laver et, lorsque je regagnais ma chambre, ma mère m’attendait assise sur mon lit arborant une expression des plus sévères. Deux détails ne me laissaient pas de doute sur la suite des événements : mon bulletin reposait sur mon lit à sa gauche et elle n’avait plus que sa pantoufle gauche aux pieds, la droite trônant bien en évidence en travers de ses cuisses. Je me figeai l’espace d’un instant mais je fus vite ramené sur terre lorsqu’elle m’apostropha :

« Daniel ce bulletin est une honte ! Je ne m’escrime pas à travailler toute la journée pour quelqu’un qui va finir en bon à rien. Tu sais très bien que je n’admettrai jamais ce genre de carnet de notes et que j’ai horreur de la paresse. Maintenant il est temps que tes fesses paient le prix de ta fainéantise, alors baisse ton pyjama ! »

Des larmes montèrent immédiatement à yeux et je tentai désespérément de balbutier des excuses mais elle me coupa dans mes explications avec un ton froidement autoritaire :

« Tu sais Daniel, je pourrais très bien décider de te fouetter avec ma cravache plutôt que de te donner une bonne fessée. Alors dépêche-toi de faire ce que je te demande ! » 

Elle faisait en effet de l’équitation et malheureusement son équipement comportait bien sûr une cravache. Fort heureusement, je n’y ai goûté qu’une seule fois et bien plus tard, la plupart du temps l’usage la cravache demeurait à l’état de menace. Mais, connaissant sa sévérité, je pris, comme toujours, cette menace très au sérieux et finis par me déculotter.

Duca di Marte 16mod

Elle s’empara alors du chausson posé sur ses cuisses en m’indiquant que je devais m’y installer. Mes fesses me picotaient d’avance lorsque je me penchai en travers de ses genoux. Elle accéléra la fin du mouvement en m’appuyant sur le dos de son bras gauche. Une fois qu’elle m’eut bien ajusté à portée de son bras droit, elle déplia le bulletin sur mon lit pour que nous puissions le lire simultanément.

Je sentis soudain la semelle froide de la pantoufle entrer en contact avec mon postérieur. Elle lut alors à voix haute le premier reproche inscrit sur mon bulletin et me gronda de nouveau vertement. Je n’eus pas le loisir de répondre puisqu’à la fin de son propos, elle abattit férocement sa mule sur mes fesses nues une bonne vingtaine de fois.

Maman marqua une nouvelle pause pour lire la seconde observation qui sembla la mettre encore plus en colère. Mon derrière en subit instantanément les conséquences par une volée de coups de chausson encore plus sévère que la précédente. Elle s’attaqua au troisième commentaire réprobateur et, à nouveau, me fessa énergiquement avec sa pantoufle.

Je ne saurais dire combien de fois ce manège se répéta, tant j’étais concentré à essayer de résorber la douleur qui me brûlait littéralement les fesses ; cependant je dus bien rester cinq minutes courbé sur les genoux maternels. Une fois qu’elle me considéra suffisamment fessé, elle me remit sur pieds et signa mon bulletin. J’eus droit par la suite à un dîner express dans une ambiance de cathédrale et au cours duquel j’eus bien de la peine à rester assis.

Pour parachever ma punition, Maman m’envoya me coucher une heure plus tôt que d’habitude. Avant de me coucher, je jetai un coup d’œil à mon postérieur en l’observant dans un miroir. Je fus presque tétanisé par sa couleur écarlate et sentis des larmes monter de nouveau à mes yeux. Je m’allongeai précautionneusement sur le ventre dans mon lit ne rabattant ma couverture pas plus haut qu’à mi-cuisses.

Toutes ces émotions firent en sorte que le sommeil me gagna rapidement. Je dormis ainsi sur le ventre jusqu’à mon réveil le lendemain matin !

 Illustr  : Duca di Marte

 

11 commentaires »

  1. Chris B dit :

    C’est monnaie courante que par la faute du bulletin de notes, plus d’un enfant a eu le postérieur qui a chauffé quand les parents ont vu les moyennes, et les appréciations.

    Moi aussi mes fesses ont chauffé. Plusieurs de mes camarades aussi, et pas qu’un peu d’après les résumés le lendemain matin.
    Et les filles n’étaient pas exemptées aussi d’avoir une cuisson également par leur parent.

  2. greg1982 dit :

    ça pour être monnaie courante c’est monnaie courante ! Mon postérieur a chauffé plus d’une fois pour de mauvais bulletins. C’était valable pour mes frères et aussi ma soeur.

  3. didier dit :

    Cela arrivait durant les années soixante dix -quatre vingt. L’arrivé du bulletin mensuel,ou trimestriel, pouvait engendrer des récompenses, mais parfois des punitions mémorables. Les récompenses me concernant étaient rares, mais je craignais l’arrivée des bulletins trimestriels. En effet, sur un mois, j’arrivais à me contenir sur mon comportement et à faire les efforts nécessaires, sur de courtes périodes. Mais le trimestre était long, et mon comportement apportait souvent des mises en retenues et devoirs supplémentaires. De plus,je décrochais sur le travail à faire parfois. Quand arrivait décembre, ou mars, il était fréquent, du moins durant trois années entre 13 et 16 ans, que j’aperçoive le martinet sur le bureau du salon,quand je rentrais. Ma mère, puis ma tante, étaient adeptes de cet instrument. Mon père,lui rien qu’avec ses mains, cela était suffisant, voire plus agréable ou moins douloureux. Un fois, en décembre 1979, ma mère ne prit pas le martinet, mais une rallonge de câble électrique, suite à plusieurs remontrances sur la tenue de ma chambre et au bulletin qui était assez mauvais, j’étais classé 31 sur 35,avec 6.75 de moyenne. Ce fut l’une des plus difficiles corrections que je reçus de ma vie. Mes fesses, mais aussi cuisses,furent fortement marquées, et je fus dispensé de sport et gymnastique durant trois semaines. A partir de là, j’évitais de répondre et faisais de mon mieux, pour obtenir les 13 de moyenne,le restant de ces années-là.

    • chris B dit :

      Au bout des 3 semaines de dispenses de sport, les marques avaient-elles totalement disparu ?
      Vos copains ont-ils su que c’était à cause d’un câble ?

      • didier dit :

        Non, mes copains n’ont pas su que cela avait été fait avec une rallonge électrique, sauf un, habitué de la maison, qui avait déjà vu celui-ci suspendu à côté du martinet. En revanche, les marques visibles l’étaient encore sur les fesses. Quant aux cuisses, cela était devenu quasi invisible.

    • minishort dit :

      Ahlala !… la brûlure de la rallonge électrique !…
      Ce fut la sanction suprême à laquelle j’ai dû me soumettre lorsque le patience de ma mère avait atteint ses limites. Cette punition était le plus souvent la conséquence de désobéissances, choses que ma mère ne pouvait tolérer ! La fessée et le martinet venant quant à eux « compenser » mes mauvaises notes ou incivilités. Mais je craignais donc, par-dessus tout, la sévérité du câble électrique, garant de bonnes souffrances*, et de marques prononcées…
      Je me rappelle aussi la colère de ma mère lorsqu’un jour elle retrouva le martinet familial amputé de quelques lanières; ma soeur où l’un de mes frère (je ne sus jamais qui d’entre-eux avait pratiqué ce « sabotage ») avait sans doute penser ainsi amoindrir la vocation punitive de cet instrument. Las ! c’était sans compter l’affront ainsi porté à l’autorité maternelle : celui-ci fut aussitôt compenser par le remplacement des lanières de cuir absentes par des longueurs équivalentes de fils électriques plats à deux brins…. Le temps que ma mère prit à faire ce « bricolage », fut pour nous le temps de la réflexion : il fallait que le/la coupable se dénonce, sinon nous aurions tous droit à ce nouveau châtiment !…
      Et comme personne ne le fit, c’est chacun à notre tour que nous fûmes punis…. Les lanières de fil électrique avait considérablement augmenté la sévérité du martinet, et cette raclée fut l’une des plus mémorables !

  4. greg1982 dit :

    tu sais Didier, ça n’arrivait pas que dans les années 70- 80. Plus tard dans les années 90 aussi.
    Meme debut des années 2000 pour les derniers de la fratrie.

    • didier dit :

      je ne dis pas,que cela n’a pas perduré.
      Mais,je pense que ce genre de punition,ou de remise dans le droit chemin, fut moins fréquents ces vingt dernières années.

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Daniel. Ce qui me touche le plus dans votre beau récit c’est la franchise , la lucidité e t l’honnêteté.Vous ne contestez pas votre « dilettantisme » et vous reconnaissez que vous n’étiez pas un bourreau de travail; En miroir vous décrivez l’inquiétude de votre mère qui vous élevait seule et qui prenait comme un « échec personnel » la médiocrité de vos résultats et surtout que pour vos professeurs unanimes vous auriez « pu mieux faire ». La correction que vous avais reçue, à mes yeux s’imposait.Et votre mère vous a quand même évité la cravache, ce qui est autre chose qu’une simple fessée,même sévère,j’en parle en connaissance de cause! De plus en vous corrigeant votre mère faisait toujours référence aux reproches de vos enseignants. Pour moi vous avez eu de la chance d’avoir eu la mère que vous avez eu. Cordialement.CLAUDE.

  6. chris B dit :

    Revenons sur les bulletins…Les fessées reçues pour mauvais bulletins ne m’avaient absolument pas fait progresser pour les bulletins suivants. Et ceci même en ayant eu les fesses bien chauffées.
    Étant têtu, hors de question pour moi de mieux travailler sur des matières que je détestais ou les profs ou les deux.
    Et obliger un écolier à mieux travailler par des fessées ou des fouettées n’est pas bien indiqué quand celui-ci n’aime pas ou ne comprend pas certaines matières.
    C’est comme si les parents étaient obligés à faire quelque chose contre leur volonté. Le feraient-ils dans ce cas ? Non à mon avis.
    Alors pourquoi les parents nous fessent-ils avec tant de vigueur à notre époque de la sorte ?
    Je me rappelle des nombreux témoignages les lendemains des bulletins reçus par les camarades filles et garçons. Tous avaient eu droit pour la plupart à de bonnes fessées déculottées et le martinet ou autres.
    Sauf une courte poignée d’élèves dont les parents punissaient autrement par des privations avaient échappé à cela. Mais on pouvait se compter sur les doigts d’une main dans une classe de 24 élèves dans les années 1987 à 1990.
    Qui a des témoignages de fessées suite aux mauvais bulletins ?
    Cordialement

  7. chris B dit :

    Bonjour,
    Bulletin ou mauvaises notes… de quoi craindre la réaction des parents suite à cela. Et au collège, je me souviens qu’en 6e à l’attitude chagrinée d’une fille d’une autre classe que la mienne qu’elle avait dû avoir une très mauvaise note.
    A la sortie du sa classe, elle pleurait mais à chaudes larmes et ses copines essayaient de la réconforter dans le couloir. C’est à la récré que j’appris la raison de ses larmes en écoutant des grands de 3e la questionner. Elle expliquait en pleurant qu’en rentrant chez elle le soir elle allait recevoir une grosse fessée par sa mère et aussi le martinet. Toute la journée elle parut chagrinée et même les surveillantes ne pouvaient pas faire grand-chose pour la consoler.
    Je savais qu’on garde difficilement un bon souvenir d’une fessée, qu’elle soit donné à la main ou avec le martinet, mais tout de même, se mettre dans cet état ?
    J’ai revu cette fille quelques mois plus tard et j’ai deviné pourquoi elle était triste. Elle faisait des courses avec son jeune frère et sa mère, une femme grande et très corpulente, grosse aussi des bras et des jambes. Elle portait une robe tablier style paysan et ses cheveux ondulés donnait à son visage un air revêche désagréable.
    Et là j’ai imaginé la scène du fameux soir de la fessée, la fille allongée sur les grosses cuisses et les doigts épais frappant son derrière nu à grandes claques. Ceci dit, le martinet était encore utilisé il y a moins de 10 ans dans les familles.
    Cordialement

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