La fessée appliquée

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Un étrange sourire

Manao

par Pierre S.

A l’automne 1985, je faisais ma rentrée en grande section de maternelle, dans une école de la banlieue bordelaise. Mon institutrice, Mme L., me fut immédiatement sympathique. Grande, toujours très soigneuse de sa tenue, elle joignait à cette stricte apparence une grande attention aux propos de ses élèves et une indiscutable bienveillance.

Elle me gratifia très tôt du surnom de « pêcheur de lune » pour ma précoce capacité à manier la langue et inventer des histoires. Toutefois, mes camarades et moi réalisèrent très vite que bienveillance ne signifiait pas laxisme et que notre maîtresse était parfaitement capable de maintenir la discipline dans la classe.

En dépit de la révolution de 1968 et de l’évolution des mœurs consécutives à la « révolution sexuelle », nous autres enfants n’étions pas pour autant étrangers aux châtiments corporels et nos maîtresses précédentes n’avaient pas hésité à nous administrer les fessées promises après moult avertissements.

Toutefois, celles-ci ne se bornaient guère qu’à quelques claques administrées par-dessus le pantalon ou la jupe pour nous faire comprendre qu’il existait des limites à ne pas dépasser. Ces punitions faisant écho à celles que je recevais à la maison par mon père sous la forme de coups de pied aux fesses ou de gifles, je n’avais guère conscience qu’il pût exister une autre forme de discipline, plus stricte et plus sereine à la fois, impliquant des punitions plus construites et administrées dans le calme d’une conscience sûre de son bon droit, jusqu’à ce jour où…

Nous étions à la veille des vacances de la Toussaint et la maîtresse nous avait assigné quelques tâches à effectuer par groupes de trois ou quatre élèves. Nous nous efforcions de travailler dans le calme lorsque j’entendis dans mon dos les pleurs d’une fille. Je me retournais par réflexe et avant de comprendre ce qu’il se passait, la maîtresse s’était dirigée droit vers les deux filles, Eugénie et Delphine, qui étaient assises à ses côtés.

« Je vous ai vu toutes les deux ! » s’écria-t-elle.

Mme L. empoigna Eugénie par les aisselles, la souleva comme une plume, puis la déposa sur son pupitre, toute décontenancée. Elle en fit de même avec Delphine.

Toute la classe agitée de rumeurs durant l’intermède se figea d’un coup dans le silence quand les mains de la maîtresse s’attaquèrent au pantalon de Delphine. Elle en fit glisser la fermeture et abattit d’un coup le vêtement jusqu’aux chevilles. Delphine apparut alors toute menue dans une ravissante petite culotte de coton blanc. Eugénie connut le même sort et bientôt nous vîmes deux fillettes plantées côte à côte comme des chandelles, pantalons bas et en petites culottes, leurs visages rouges de confusion…

Euzinha

Sans attendre, Mme L. glissa ses doigts sous la ceinture de la culotte d’Eugénie et l’abaissa. C’est à cet instant que mon univers bascula. J’avais sous mes yeux ahuris une superbe paire de fesses nues dont les rondeurs et la blancheur semblaient appeler naturellement… les claques.

Pris au dépourvu, mon camarade et ami Thomas qui était assis à côté de moi se mit à ricaner, mais moi j’étais bien trop stupéfait et ému pour me joindre à ses moqueries. J’étais tant absorbé par l’aspect théâtral de la scène qu’il m’était impossible d’exprimer à voix haute quelque sentiment que ce fût. Le temps de réaliser ce qui était en train de se passer, Delphine était elle-aussi déculottée, livrant à mes yeux un gracieux popotin encore mieux fait pour une main vengeresse.

Les deux fessées furent fermes mais rapides, et limitées à une dizaine de claques sur chacun des postérieurs. Toutefois, la cuisson fut suffisante pour que les larmes commencent à couler sur des visages cramoisis de honte. Delphine et Eugénie furent reposées sur le sol de la classe où elles durent se reculotter elles-mêmes.

« Et que ce soit une leçon pour tous ! » proclama la maîtresse à l’adresse de toute la classe.

Je l’observais, troublé par cette forme inédite de respect dont je n’avais guère à l’époque qu’une conscience diffuse. Je vis paraître sur ses lèvres un sourire discret, à la fois doux et moqueur, alors même qu’elle ordonnait à chacun de reprendre son travail.

Ce châtiment, si différent des claques administrées au hasard des humeurs auxquelles j’étais accoutumé, ne cessa d’occuper mes pensées. J’étais partagé entre deux tendances : celle du petit garçon curieux et comblé par la découverte du sexe opposé et celle du petit rêveur qui aurait bien aimé livrer ses petites fesses aux mains de la maîtresse comme il l’avait vue faire un peu plus tôt avec Delphine et d’Eugénie.

Peu après la rentrée, nous étions tous assis en tailleur sur le tapis situé au centre de la classe et sur lequel nous nous retrouvions pour raconter nos aventures quotidiennes et nous exercer au maniement du langage. Un camarade ayant évoqué une situation où il était difficile d’avouer la vérité à ses parents de peur d’une sanction, la maîtresse manifesta sa compréhension puis, ayant laissé apparaître ce même sourire qui m’avait tant turlupiné, se tourna vers Delphine.

« Et toi, Delphine, as-tu avoué à tes parents que tu avais reçu la fessée ? »

« Non Maîtresse » répondit celle-ci en baissant la tête.

Mme L. fut clémente et n’insista pas.

« Et toi Eugénie ? »

« Oui Maîtresse… »

« Et qu’ont dit tes parents ? »

« Euh… Je ne me souviens plus » répondit Eugénie rouge comme un coquelicot.

Je pouvais à peine respirer tant j’étais ému par ces échanges entre la maîtresse et mes petites camarades. Mes yeux fixés sur le visage carmin de Delphine, qui avait sans aucun doute le plus de peine à revivre ce moment si vexant de sa jeune vie, je me remémorais les scènes de leur fessée.

La confusion qui se peignait sur son joli minois était contagieuse et je ne pouvais m’empêcher d’en être touché au point que, peu après dans la cour de récréation, je me hasardais à quelques moqueries, dans le seul but de voir reparaître le rouge de la honte sur son joli visage car il me rappelait la rougeur de ses fesses quelque temps auparavant.

J’aurais sans doute mérité de recevoir moi-même une fessée similaire pour ces actes peu charitables, mais ma discrétion dans mes actes et ma réputation générale de « bon élève » valurent à ce mauvais comportement de passer inaperçu.

Les semaines et les mois passèrent. Mme L., qui n’était pas un bourreau, ne donna plus que quelques fessées à des garçons turbulents qui ne me laissèrent qu’un souvenir très vague et ne purent remplacer dans mon esprit les images de Delphine et d’Eugénie punies. Une fois, cependant, je fus envoyé au coin avec mon meilleur ami Gabriel pour chahut. Commençant à trouver le temps long, nous eûmes l’idée d’un concours de grimaces en catimini pour nous divertir.

La maîtresse qui était assise non loin de nous, murmura :

« Pierre, si tu continues, je te donne une fessée devant tout le monde ! »

Paniqué, je jetai des regards à l’entour, mais personne ne semblait avoir entendu la menace. Je me calmai aussitôt, prenant sans le savoir une décision que je devais regretter tout le reste de ma vie, ayant laissé passer la chance de vivre cette expérience que je n’ai plus que rêvée : celle de recevoir, en public, une bonne fessée cul nu.

Nelson1977

L’hiver arriva. Sans doute excités par le manque d’occasion de se dépenser en récréation du fait du mauvais temps, nous commencions à nous dissiper lorsque j’entendis Mme L. dire d’une voix calme mais ferme :

« Delphine, tu fais trop de bruit. Viens donc te mettre à côté de moi pour te calmer. »

A côté de son bureau était disposé un petit pupitre vide qui servait de coin de pénitence pour accueillir les écoliers indisciplinés le temps qu’ils redeviennent sages. Mais ce jour-là, Delphine ne jugeât pas bon d’obéir. Elle resta à sa place et, circonstances aggravantes, se fâcha avec sa voisine en criant en pleine classe.

Sans même relever la tête de son bureau, la maîtresse interpela l’élève désobéissante.

« Delphine, je t’avais dit de te mettre à côté de moi… »

Un grand silence se fit. Delphine était figée sur sa chaise lorsque notre maîtresse se leva avec ce même sourire que je connaissais bien.

« Viens ici recevoir ta claque… »

Elle va lui donner une gifle, pensai-je, n’ayant jamais associé ce mot qu’à une tape sur les joues.

Apeurée, Delphine s’était levée et placée devant son bureau. La classe étant disposée en U autour de l’institutrice, nous avions tous une vue directe sur son dos.

Nous la vîmes se diriger vers la récalcitrante, le visage sévère, s’accroupir devant la fillette, glisser ses mains sous le pull, défaire la fermeture éclair du pantalon. En un clin d’œil et pour la seconde fois, pantalon et petite culotte aux chevilles, Delphine se retrouva fesses nues devant toute la classe.

Unkn (飲み助)

Mme L. se redressa, plaqua Delphine contre son propre corps et, passant son bras au-dessus d’elle, lui administra une fessée nettement plus forte que la précédente. Il y eut une bonne vingtaine de claques qui lui mirent le feu au derrière. Delphine fut courageuse, ne laissant échapper qu’une faible plainte pendant toute la durée de la fessée. Malgré tout, une fois reculottée et assise au pupitre de pénitence, elle ne put retenir ses larmes, ce qui lui valut une remarque de la maîtresse qui avait retrouvé son sourire.

« Oh ! Ce n’est pas la peine de pleurer. Tu l’as bien méritée cette fessée ! »

Cela ne l’empêcha pas d’embrasser Delphine à la fin de la classe pour lui faire comprendre que tout était pardonné. Pour moi qui n’avais pas perdu une miette de cette nouvelle scène, les images en restèrent gravées dans ma mémoire encore plus fortement que celle des fessées de Delphine et d’Eugénie. Elles le restèrent d’autant plus que, par la suite, je n’eus plus aucune maîtresse qui donnait la fessée (pour autant que l’on ne compte pas les tapes symboliques sur le fond du pantalon).

Une seule fois peut-être, mon institutrice de Ce2 en conflit avec une élève difficile s’écria :

« Nadège, je vais te donner la fessée cul nu, comme à la maternelle… »

Toute la classe se mit à rire sauf moi qui perdis ma respiration, espérant tant que la menace fût mise à exécution, ce qui ne fut pas le cas, hélas ! Les seules fessées dont je fus témoin par la suite dans d’autres contextes furent administrées à des garçons et le plus souvent par des hommes, ce qui me laissait assez indifférent.

Bien des années plus tard, alors que des camarades de Fac discutaient du sujet de la fessée (à l’occasion du sempiternel débat de son abolition, nous étions dans les années 2000-2001), ils me demandèrent mon avis et distrait, je laissai échapper que « la fessée était affaire de femmes ».

Sommé de m’expliquer, rouge de confusion et incapable de leur indiquer le contexte de cette phrase incongrue, je dus me réfugier derrière l’argument – très stupide, je le reconnais – que les femmes étant moins brutales que les hommes, elles avaient moins de chance de sombrer dans la maltraitance.

Mes camarades féminines montèrent aussitôt sur leurs grands chevaux, m’accusant de préjugés patriarcaux sur les femmes, et je dus passer les semaines suivantes à réparer une réputation sérieusement endommagée !

Je ne pouvais guère leur avouer que les fessées reçues par Delphine m’avaient à ce point fasciné que j’en avais écrit des histoires réunies sous le titre de « Contes cruels » où des femmes ressemblant trait pour trait à Mme L. reprenaient les rôles de la Fichini ou des marâtres des contes de Perrault pour donner la fessée à de modernes Sophie ou Cendrillon.

Cannibal Khan

Quant à Delphine, nous ne fûmes plus dans la même classe quoique fréquentions la même école primaire. A l’occasion des derniers jours de Cm2, alors que je m’apprêtais à partir pour un collège éloigné, elle se trouva avec moi dans un groupe d’élèves où nous évoquions nos années passées et nos institutrices. Un de nos camarades parla de sa maîtresse de grande section de maternelle dont il gardait un excellent souvenir et me demanda si la mienne avait été aussi gentille.

« Elle était très gentille mais aussi très sévère parfois » répondis-je.

Ils me demandèrent des explications que je leur refusai. Et c’est alors que Delphine se tourna vers moi, avec aux lèvres ce sourire que je reconnus instantanément.

« Et toi tu en profitais bien ! » me dit-elle.

Ce fut mon tour de rougir.

 

Illustr. 1) Manao – 2) Euzinha – 3) Nelson1977 – 4) Unkn (飲み助) – 5) Cannibal Khan

2 commentaires »

  1. Emilie dit :

    Merci Pierre pour cette belle histoire, j’adore ! As-tu reçu au moins une fessée fesses nues dans d’autres circonstances ?
    Bisous d’Emilie.

    • Pierre S dit :

      Bonjour Emilie,
      Je suis très heureux que cette histoire t’ait plu. Hélas non ! je n’ai jamais reçu cette fameuse fessée qui aurait pu me faire comprendre ce que mes 2 camarades avaient ressenti à ce moment-là. Mme L est d’ailleurs la seule personne que j’ai croisée qui donnait des fessées déculottées.
      Amicalement.
      Pierre

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