La fessée appliquée

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Un redoutable martinet

[Toma] 17-sans anim - N&B - Copie

Par Cambaceres

Depuis le redoublement de ma 6e, j’avais été habitué aux punitions au martinet surtout pour mes mauvaises notes en classe. Peu favorable au départ, ma mère s’y était convertie sur le tard. J’avais donc rejoint le long cortège d’enfants éduqués au martinet comme tant de copains du quartier et de camarades de classe avant moi.

Même si cela m’avait surpris sur le coup, ma mère avait eu parfaitement raison et je le méritais amplement tant il existait un fossé entre mes résultats scolaires et mes capacités. Cet objet éducatif tint toutes ses promesses m’amenant à un comportement impeccable et surtout m’obligeant à fournir un travail scolaire conséquent pour me hisser dans les meilleurs. Même si c’étaient mes cuisses qui chauffaient, le martinet m’avait vraiment remis la tête à l’endroit au moment où j’en avais besoin.

« C’est le fruit de ton travail, me félicita ma mère, et aussi des bons offices du martinet. »

Et elle avait raison. Ce fut pourquoi elle fixa à douze la note sous laquelle il m’était interdit de descendre sous peine de martinet dont elle codifia l’usage par une sorte de barème. Ma mère l’employait dans un contexte d’affection maternelle et chaque punition était suivie d’un moment de tendresse.

Ainsi, à une époque où il était fréquemment employé dans les familles, je m’étais convaincu que le martinet était nécessaire à mon éducation et indispensable à ma mère pour me corriger. En primaire, dans les premiers de classe, j’avais eu tendance à me montrer prétentieux et orgueilleux. Le martinet m’avait bien remis à ma place.

J’avais eu la chance de ne pas connaître la fessée comme beaucoup d’enfants mais de simples claques sur les cuisses. Aussi le martinet ne m’était-il administré que sur les cuisses laissées nues par les culottes courtes que je portais la plupart du temps.

En 4e, la dépression de ma mère l’avait amenée à se montrer moins exigeante et moins sévère. Cela m’avait déstabilisé d’autant plus que je ne comprenais pas bien pourquoi. Je ne me sentais pas du tout mature et j’avais besoin d’être cadré et discipliné. Je l’avouai à ma mère. Elle comprit mon état d’esprit et accepta de me reprendre en main selon ces méthodes qui avaient fait leurs preuves. Elle fut ravie de m’entendre dire que je ne porterais que des culottes très courtes jusqu’à la fin de ma 3e et nous convînmes ensemble que pour toute note inférieure à douze je serais corrigé au martinet réduit à seulement cinq lanières.

De fait tout se déroulait sans aucune dispute entre nous. En fonction de mes notes, je savais à l’avance ce qui m’attendait et allais décrocher d’office le martinet pour le présenter à ma mère accompagné du carnet hebdomadaire. Pas de reproches de la part de ma mère mais de simples regrets et je recevais stoïquement ma punition en comptant les coups.

Mon acceptation de sa discipline stricte, mes résultats scolaires et mon comportement faisaient la fierté de ma mère. Je savais qu’elle était ambitieuse pour moi et je me devais de la satisfaire. Il était donc naturel qu’elle me punisse pour mes insuffisances. J’offrais crânement mes cuisses à la discipline du martinet. Ma mère avait appris à le manier le mieux possible, bien conseillée par notre fidèle droguiste, fervente partisane de cet instrument d’éducation. Ma mère espaçait bien ses coups en les concentrant juste sous la lisière de la culotte courte, là où la peau est plus sensible et où le martinet produit le plus d’effet. C’est bien douloureux !

Mais c’est quand même le but si on veut qu’une punition soit « persuasive et dissuasive », selon les termes de la droguiste. Avec le temps, j’avais appris à le recevoir. Je calquais ma respiration sur le rythme des coups m’efforçant de ne pas trop bouger et de gémir le moins possible. Mais je n’arrivais pas toujours à me maîtriser, ce que comprenait ma mère qui évitait de me corriger à tour de bras. Je mettais un point d’honneur à ne pas pleurer, mais je terminais parfois une correction les larmes aux yeux. Cette attitude volontaire et digne face au martinet rendait également ma mère fière de moi.

Elle fut enchantée de ma classe de 4e. Je terminais deuxième malgré ma faiblesse en maths. Mais mes notes étaient excellentes en français et en histoire-géographie, bonnes en langues, en latin et en sciences. Elle était non seulement ravie de ces résultats mais aussi des punitions données pour y parvenir trouvant même qu’elles n’avaient pas été si nombreuses que ça.

Sans doute grisée par ces bons résultats, par mon volontarisme pour sa sévérité éducative et mon stoïcisme relatif durant les corrections, ma mère décida de passer à la vitesse supérieure pour la classe de 3e. Elle considérait celle-ci comme capitale pour l’orientation et le BEPC. Elle me signifia qu’elle se montrerait plus exigeante et plus stricte encore. Elle remonta à treize la note minimale à obtenir et durcit le barème de punitions. Je comprenais sa position car je mesurais bien les enjeux de cette classe. Tout comme ma mère qui voulait que je suive les traces de son frère, je visais une orientation en Seconde « A » littéraire. Dans cette optique elle veilla particulièrement à la préparation de la rentrée.

Cette année-là, elle n’avait ses vacances qu’en août (elle préférait juillet) et nous partîmes dans le Massif Central dans une petite maison louée à une amie de ma grand-mère. Ce n’était pas la première fois et nous y étions un peu connus. En vue de la rentrée scolaire, elle avait décidé de m’astreindre à un travail d’au moins une heure par jour en français, histoire-géographie et anglais. J’avais bien argumenté que j’étais bon dans ces matières et que ça ne servirait pas à grand chose. Mais elle passa outre.

« Une rentrée en 3e ça se prépare ! »

Et elle avait emporté dans les valises… le martinet qu’elle accrocha sur le côté de la cheminée. Là aussi avec les familiers du coin, il y eut quelques commentaires amusés.

« Ne vous inquiétez pas ; c’est surtout pour l’inciter à s’investir dans ses devoirs de vacances. »

Et on éclatait de rire. D’ailleurs la plupart en possédait un chez eux pour corriger leurs enfants. Il servit assez peu, pas plus de trois fois, quelques cinglées à la volée, mais sa présence était surtout symbolique.

essayage

Les culottes courtes continuaient à jouer leur rôle éducatif. Il est vrai que je ne possédais plus de pantalon long et que mes cuisses restaient nues en permanence. De tout temps ma mère avait aimé m’emmener dans les magasins pour essayer et choisir des culottes courtes. Elles étaient toujours le centre de mon habillement ; les autres vêtements n’étaient choisis qu’en fonction de celles-ci.

Cette rentrée-là ne dérogea pas à la tradition. Elle m’en achetait toujours à cette occasion et en mars à la fin de l’hiver. En 4e, elle avait inaugurait les « culottes courtes de Noël » grâce à son amie couturière qui savait où l’orienter.

Cette année-là, après m’être astreint à l’essayage fastidieux des culottes courtes de ma penderie, ce fut assez fièrement que je l’accompagnai acheter des culottes neuves. Ma mère aimait prendre son temps pour choisir. Lors des essayages, elle vérifiait toujours si elles étaient bien ajustées à la taille et si elles étaient suffisamment courtes en les tirant par le bas devant un miroir. Il les fallait bien sûr dégageant mes cuisses aux 3/4. Comme à son habitude, ma mère ne manqua pas de me faire rougir par ses commentaires :

« Avec ces modèles, ses belles cuisses sont bien mises en valeur… et c’est plus pratique pour le martinet s’il ne travaille pas bien ! »

Ce qui faisait sourire la vendeuse qui n’oubliait pas de jeter un coup d’œil sur mes cuisses.

Ma mère m’avait prévenu pour le martinet. Devant moi, elle avait demandé à la droguiste s’il était possible d’avoir un martinet avec seulement cinq lanières mais plus épaisses.

« Je peux m’arranger » avait promis celle-ci.

« Je trouve que tu es très habitué à ton martinet ; même avec seulement cinq lanières, il n’a pas l’air de te faire si mal que ça et tu le supportes fort bien. Pour la 3e j’ai commandé à la droguiste un martinet plus sérieux, plus éducatif encore.»

Et je dus aller seul l’acheter en faisant des courses. La droguiste m’accueillit avec un grand sourire. Elle savait ce que je venais chercher. Revenant de l’arrière boutique, elle me présenta mon nouveau martinet. Il m’impressionna tout de suite. Si le manche chêne foncé restait identique, il était désormais prolongé par cinq grosses lanières marron épaisses et carrées. En l’étalant sur le comptoir, elle m’en montra la souplesse. Je restai interloqué !

« Ce n’est pas un article fantaisie, dit-elle. C’est un « martinet spécial d’éducation » à cinq lanières. Un ami cordonnier les fabrique à ma demande pour mes « bons » clients ; et comme ta maman l’emploie surtout pour tes résultats scolaires, elle en fera un usage régulier et justifié. Comme tu le vois, avec ses lanières, il est tout à fait adapté aux cuisses d’un garçon de ton âge. »

Et le pire, c’était son prix modique ! Quels parents « martinet » s’en seraient passés à ce prix-là ?

martinet 5 lanièresMa mère, elle-même, trouva ce martinet fort redoutable. Elle l’avait commandé sans le voir et elle n’était pas déçue. Elle le tenait en main et me rappelait ses exigences pour la 3e.

« Tu as l’air un peu effrayé par ce nouveau martinet. Je te comprends ; il est très différent du précédent. Mais justement je voulais un martinet qui te fasse plus d’effet que l’ancien. Pour ne pas te surprendre à l’occasion d’une punition, faisons connaissance tout de suite. Approche ! »

Oui ! J’avais bien compris. Ma mère était d’avis de faire un petit essai tout de suite, histoire de voir ce qu’était capable de produire sur mes cuisses ce fameux martinet. Moi, je n’étais guère pressé de faire sa connaissance. Maman davantage mais elle se tenait du bon côté du manche, et c’était moi, enfin mes cuisses, qui mesureraient sa capacité. Ses épaisses lanières marron m’avaient l’air assez méchantes. J’aurais pu prendre mes jambes à mon cou et fuir, mais après ? Et puis jusque-là j’étais en harmonie avec la sévérité de ma mère. Alors si mon instinct me disait de reculer, ma raison me poussait à m’approcher de ces lanières qui m’électrisaient.

Dès que je fus à sa portée, ma mère m’en balança trois ou quatre coups. J’avais grimacé et le dernier me tira un petit « aïe ! ». Ma mère m’ordonna de ne pas toucher à mes cuisses ; elle voulait absolument constater les « dégâts ». Elle n’avait pas mis beaucoup de force dans sa fouettée mais je l’avais quand même bien sentie. Des traces roses s’étaient déjà imprimées sur la peau.

« Il est tout à fait adapté à la situation » conclut-elle après cette expérience. Et elle ajouta :

« Tu auras intérêt à me ramener de bons résultats car il m’a l’air très persuasif et je ne manquerai pas de l’employer. »

Ma mère tint parole. Durant le premier trimestre, ce martinet neuf ne chôma pas. Il servit tous les samedis après-midi à la lecture du bulletin hebdomadaire. Ma faiblesse en maths n’y était pas pour rien. Certaines semaines il était aussi utilisé lors d’une récitation de leçon ou quand ma mère vérifiait si je n’avais pas fait trop de fautes d’orthographe dans des exercices.

Lors des deux ou trois premières corrections avec ce martinet, je repris mes vieux réflexes d’avec mon premier martinet : « danser », gémir, pleurer, sous la rude morsure des lanières. Et le pire, c’était qu’il laissait des traces plus larges et plus durablement visibles. Et j’essuyais donc la deuxième punition : les moqueries et railleries de quelques camarades de classe.

Ma mère s’en rendit compte et elle modéra ses corrections, les rendant plus supportables. Elle avait elle-même été surprise par l’efficacité du nouveau martinet et n’avait pas assez mesuré sa capacité douloureuse et sa puissance de marquage.

En l’absence de ma mère, il m’arriva deux ou trois fois de décrocher le martinet, de le tenir fermement, de parcourir les lanières de mes doigts, d’en apprécier l’épaisseur et la longueur qui les faisait s’enrouler autour de mes cuisses et déclencher une forte douleur. Oui ! Plus que les précédents, ce martinet m’inspirait une véritable crainte et du respect ; crainte pour la douleur vive qu’il procurait et la honte des zébrures qu’il laissait, respect parce qu’il symbolisait parfaitement l’autorité de ma mère sur moi. Rien qu’en observant ce robuste martinet, il m’arrivait de penser :

« Ta mère a le droit de te punir et elle a besoin de ce martinet. »

Même pour ce martinet neuf, jamais il ne me serait venu à l’idée de lui contester ce droit. « Les corrections, avec ou sans martinet, éduquent » entendait-on ; c’était dans les mentalités de l’époque, produit de siècles de traditions, et moi, malgré mes 14 ans, je comprenais ce principe et j’y adhérais.

En décembre, ma mère rencontra mes professeurs à l’occasion d’une réunion de parents. Mon prof. de maths y parada, imbu de sa personne et de son savoir. Ma mère comprit qu’il n’y aurait rien à attendre d’un enseignant ne sachant pas se mettre au niveau des élèves. Elle décida donc de ramener ses exigences pour les maths à dix et le coefficient de cette matière à un. Elle-même, bien qu’excellente en calcul, n’y avait jamais compris grand-chose. Son frère avait été bon en maths mais trouvait cela « emmerdant » et finalement « peu utile dans la vie vu la manière dont elles sont enseignées ». D’ailleurs quand ma mère lui en avait parlé, il avait répondu :

« En maths, j’ai tout oublié ; elles ne font pas partie de la Culture avec un grand C. »

Enfin la décision de ma mère permit au martinet de connaître quelques samedis de repos. Mais pour les autres matières, ses exigences restaient intactes et le martinet m’attendait à la moindre défaillance, surtout pour les matières littéraires.

A la maison, la plupart des visiteurs savaient pourquoi nous avions un martinet et n’ignoraient pas que j’avais moi-même demandé le maintien de cette discipline sévère. Cependant ce nouveau modèle de martinet attira parfois des commentaires et des interrogations. Ma mère se justifiait :

« Il est d’accord pour être puni avec un martinet à cinq lanières… Il est en 3e, c’est un martinet plus adapté à son âge et à l’importance de sa classe. »

Je confirmais toujours que j’y étais habitué et que j’avais besoin de cette discipline, et les rares réticences tombaient. Un de mes camarades de classe venait de temps en temps. Il était au courant pour le martinet et avait aperçu les anciens. Cependant quand il vit ce nouveau martinet, il pâlit littéralement. Il avait treize ans, était aussi petit que moi et arborait souvent une culotte courte. Il disait être corrigé à la main chez lui. Ma mère l’avait vu changer de couleur en découvrant ce martinet ; elle le rassura :

« Ne crains rien ; si tu fais une bêtise, je ne vais pas te punir avec. Et tu le sais bien, il ne sert que pour les résultats scolaires d’Eric, et il est d’accord pour être puni ainsi. »

Pour dissiper tout malentendu, ma mère lui expliqua que ça ne posait aucun problème entre nous, sans cri ni dispute. Seulement nous nous étions mis d’accord sur des règles strictes et elles s’appliquaient. Mon copain comprit mais m’avoua après qu’il n’aurait pas aimé être à ma place. En tout cas il évita soigneusement d’en parler à ses parents quelquefois que ça leur aurait donné des idées.

Ce fut l’un des inconvénients de mon adolescence, sachant que j’étais puni au martinet, certains camarades préféraient éviter la maison. Par contre, ils venaient volontiers avec moi chez ma grand-mère car il y avait un terrain de sport derrière.

Au fil des semaines, j’appris à connaître ce nouveau martinet. Grâce à la modération de ma mère, je réussis à retrouver un peu de mon stoïcisme. Souvent mon bon niveau scolaire réduisait les punitions à quelques cinglées car à l’exception des maths j’atteignais la moyenne dans toutes les matières.

Malheureusement pour moi (ou heureusement, selon le point de vue), ce robuste martinet ne servit pas que pour les résultats scolaires. Il me disciplina aussi !

Lors du redoublement de me 6e, j’avais reçu plusieurs fois le martinet pour me discipliner à la maison : retard, chambre non rangée, écart de langage, impolitesse… Pour ces comportements fautifs, là aussi le martinet fut radical et mon comportement devint exemplaire. Avec l’âge, à 14 ans, j’avais tendance à m’enhardir davantage et il m’arriva de déraper par deux fois en répondant à ma mère et en usant d’un vocabulaire inapproprié.

« Tu te rends comptes du ton sur lequel tu me parles ? »

Non, je ne m’en étais pas rendu compte, justement. Et après la remarque de ma mère, je restai bouche bée, surpris par mon propre comportement.

« Tu ne penses pas que cela mérite une punition ? »

Mon accès de fièvre était retombé ; je l’admis d’un hochement de tête. C’était mérité.

« Il y a longtemps que ça ne t’était pas arrivé. Je croyais que tu parvenais désormais à te maîtriser. Mais ce n’est pas une excuse », avait dit ma mère martinet en main.

Ce jour-là, elle ne me ménagea pas. Je reçus une bonne trentaine de coups de martinet sur les cuisses. Ma mère y mit tout son cœur et me fit « danser » sur place ; je finis en larmes. Le martinet avait bien marqué mes cuisses qui en gardèrent les traces durant quatre ou cinq jours. Je ne pus même pas me les frotter car un piquet d’une demi-heure mains sur la tête me fut aussitôt imposé. Et le martinet resta sur la table. Et comble de malchance, on sonna. A sa voix je reconnus une voisine qui demandait un petit service à ma mère. Elle me découvrit dans ma position inconfortable et honteuse.

« Vous avez dû punir votre garçon au martinet ; ses cuisses sont bien rougies. »

« Oui, il m’a manqué de respect. C’est extrêmement rare mais maintenant il sait ce que ça coûte. »

« Vous avez bien fait ! Et avec un martinet comme le vôtre, je ne crois pas qu’il recommencera de sitôt. »

Je ne vis pas la voisine. Je n’osai pas tourner la tête. En un quart d’heure, le petit problème qu’elle avait fut réglé par ma mère et quand elle partit j’étais toujours au piquet mains sur la tête.

Puis ma mère me délivra. Tête basse, yeux rougis, je bredouillai un « pardon Maman ». Son visage se détendit. Elle m’attira contre elle, m’embrassa puis frictionna doucement mes cuisses. J’étais pardonné.

La seconde fois arriva environ deux mois plus tard. Pas très content d’une note en anglais qui me vaudrait quelques coups de martinet (onze à un devoir) lors d’un prochain bulletin, je m’emportai en l’expliquant à ma mère, et dans mon élan je gratifiai l’enseignante du qualificatif de « salope » !

« Dis donc ! Qu’est-ce que c’est que ce langage ? Je ne t’ai pas appris à t’exprimer ainsi. C’est un langage ordurier qui n’a pas cours ici ! Et tu n’aurais pas intérêt à l’employer devant moi en public ! »

Certes la professeur n’était pas présente mais pour ma mère c’était quand même de l’irrespect. Je me repris vite.

« Excuse-moi ! Les mots ont dépassé ma pensée. ».

Mais ma mère demeurait impassible, le regard glacial.

« Tu vas me punir ? » demandais-je en hésitant.

« C’est le moins que je puisse faire, non ! Ce que tu as dit est inadmissible ! Et cela mérite une bonne correction ! »

Je n’avais rien à ajouter pour ma défense. Plaider les circonstances atténuantes puisque je ne l’avais pas dit devant la prof. ? Même pas ! Ma mère avait raison ; j’avais le droit de le penser mais certainement pas de le dire devant elle. Je me levai et allai décrocher le martinet.

« Vas-y, donne-moi le martinet ; il est là pour ça non ? » dis-je en lui tendant l’instrument.

51ff2c_89515177ded44 piquet

Je reçus une nouvelle fois une trentaine de coups de martinet, un peu moins vigoureux que la fois précédente mais qui me firent trépigner et me tirèrent quelques gémissements. Puis ce fut à nouveau une demi-heure de piquet et des zébrures durant trois jours. Comme quoi il faut bien tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de dire une bêtise.

Ainsi sur le plan disciplinaire, le martinet me fut infligé plusieurs fois en 6e (5 je crois), aucunement en 5e et en 4e, mais deux mémorables fois en 3e avec ce douloureux et très marquant martinet à cinq lanières épaisses. Et après tout la plupart des enfants et des adolescents le recevaient pour des motifs comme ceux-là. Pour être tout à fait honnête, si ma mère s’était munie d’un martinet dès mon entrée en primaire, comme c’était souvent le cas pour bien des enfants, les motifs de l’employer n’auraient pas manqué, des bêtises et des écarts de langage qui ne furent en fait sanctionnés que par des remontrances ou des claques sur les cuisses.

Je peux l’affirmer, compte tenu des pratiques de l’époque, j’aurais mérité le martinet bien avant le redoublement de ma 6e. Ma mère n’y était guère favorable et elle en a repoussé l’échéance justement parce que j’étais un excellent élève en primaire. Et plus d’une fois, recevant le martinet pour des notes insuffisantes, je me suis dit :

« Ça rattrape les fois où tu l’aurais mérité plus jeune. »

Ces deux usages correctionnels du martinet pour des fautes disciplinaires à la maison me furent salutaires, je dois le reconnaître. Même si le martinet n’avait pas servi pour cela depuis la 6e, la sévère correction pour manque de respect envers ma mère avait désinhibé celle-ci et je sentais bien qu’elle l’aurait employé au moindre écart. Avec elle, il ne fallait pas traîner à obéir et la menace du martinet planait.

Comme tous les adolescents de cet âge, je fus quelques fois limite, et elle n’aurait pas eu tort de me corriger davantage pour mon comportement. Mais il servait déjà bien pour m’élever à un bon niveau scolaire ; sans doute trouva-t-elle alors que ça suffisait. Mais j’admets qu’elle remplit parfaitement sa mission éducative en me « disciplinant » au martinet pour cet écart de langage privé sur ma professeur d’anglais.

Ce robuste martinet qui s’occupait de mes cuisses depuis mon entrée en 3e était appelé « martinet d’éducation » par la droguiste et par ma mère. Avec le recul, je dois reconnaître que ces deux sévères corrections furent vraiment éducatives, sans doute les plus éducatives que j’ai reçues. Et elles me firent grand bien ! A chaque fois je dus exhiber des cuisses bien marquées et j’en eus beaucoup plus honte que pour toutes celles liées à mes résultats scolaires. La crainte de ce terrible martinet manié avec une efficacité très persuasive par ma mère m’apprit à me maîtriser et à contrôler mon langage ; et cela aussi c’est le rôle de l’éducation parentale.

Le lendemain de chacune de ces deux mémorables corrections, je dus accompagner ma mère faire des courses dans le quartier. Commerçants et clients eurent tout le loisir d’admirer les traces rouges qui ornaient mes cuisses et, en cas de commentaire, ma mère leur expliquait le manque de respect qui en était la cause. J’étais rouge de honte, restais tête baissée et n’en menais pas large. Bien entendu un passage chez la droguiste s’imposait. Celle-ci fut immédiatement attirée par les rougeurs de mes cuisses.

« J’ai dû le discipliner pour son manque de respect » justifia d’entrée ma mère.

« Vous savez, le martinet sert d’abord pour ça, et c’était indispensable. L’irrespect, l’impolitesse doivent entraîner d’office le martinet. En tout cas le résultat est spectaculaire. C’est bien fait pour lui », ajouta la droguiste.

« Ce martinet est vraiment éducatif ; je vous remercie de me l’avoir conseillé. Après une telle correction, j’espère bien qu’il a compris la leçon et ne recommencera pas. »

Je demeurais totalement mutique, ne sachant où me mettre. D’autres mamans présentes approuvèrent. L’une d’elles était accompagnée de ses deux enfants et je les entendais rire. La honte faisait partie de la punition, je le savais d’avance, mais là fut sans doute l’un des moments les plus honteux de ma vie. Et au fond de moi, ce n’était pas à ma mère que j’en voulais mais à moi-même ! Ce fut à coup sûr la correction la plus éducative jamais reçue et la leçon d’humilité qui suivit fut très marquante.

Au collège, peu d’élèves de 3e restaient en culottes courtes et on ne manqua pas de me poser des questions sur le motif de cette punition. J’en dis le moins possible et tentai de faire bonne figure, mais c’était difficile. En étude, je partageais le bureau avec un garçon d’une autre classe prénommé Gilles. Plus grand que moi et un peu plus âgé, il était très gentil, serviable, jamais moqueur. Je pus en mesurer l’étendue. Il était scout et avait l’habitude des culottes courtes en velours mais il les mettait très peu en classe. Cependant tant que mes cuisses portèrent les stigmates de la correction, il vint vêtu d’une de ses culottes courtes bleu marine de scout par solidarité. Au surveillant qui s’était approché en souriant, il avait répondu :

« Je n’allais tout de même pas le laisser seul dans cette tenue. »

A ces mots, le surveillant le gratifia d’une tape amicale sur l’épaule.

Un copain de la classe de Gilles l’imita ainsi qu’un élève de ma classe dans laquelle nous n’étions plus que trois les cuisses à l’air. Gilles était un chic type respecté de tous les élèves. Je n’étais pas scout mais j’ai toujours gardé une certaine admiration pour leur état d’esprit et leur sens de la camaraderie.

Cette année-là, ma mère avait bien décidé de ne me laisser aucun répit, même durant les petites vacances scolaires. Ma sévère correction pour manque de respect envers ma mère s’était produite fin novembre. Etait-ce les effets de celle-ci ? Pendant les vacances de Noël, ma mère me soumit à des devoirs de vacances, une à deux heures de travail certains jours ; et j’avais intérêt à ne pas les négliger car pour ceux-ci elle fixait la barre assez haut.

Mais rapidement arriva le bulletin trimestriel. J’obtenais bien treize de moyenne générale. Cela aurait pu satisfaire ma mère. Mais elle pointa les matières où je me situais en-dessous de ce treize fatidique : 8 en maths, 12 en anglais, 11 en dessin et 12 en musique. Elle m’expliqua que ces insuffisances méritaient une punition au martinet, et heureusement qu’elle avait ramené ses exigences à dix pour les maths.

Prêt pour le martinet

La sentence tomba : 10 coups pour les maths, 10 coups pour l’anglais et 15 coups pour le dessin et la musique. Je ne protestai pas. Elle m’avait bien indiqué qu’elle exigeait treize dans toutes les matières. Que ce fut les vacances de Noël n’y changeait rien ! Et elle programma trois corrections étalées sur l’ensemble de la période.

Il était dit que le martinet ne devait pas prendre de vacances non plus. Ce fut avec courage et résignation qu’à trois reprises je présentai mes cuisses à la discipline de ce vigoureux martinet. Ma mère le mania à chaque fois avec autorité et conviction. Sa détermination semblait totale. Mais elle ne prononça pas une parole blessante ; elle restait imperturbable et sereine lorsqu’elle me corrigeait, et après elle retrouvait ses élans de tendresse. Cependant je mis toute ma fierté et mon cran pour subir stoïquement ces trois corrections, serrant les dents et ravalant mes larmes.

Ma mère choisit justement le lendemain d’une de ces corrections pour m’emmener acheter « les culottes courtes de Noël » comme l’année précédente. Son amie couturière lui avait conseillé de retourner dans le même magasin ; les propriétaires stockaient en réserve certains invendus et elle savait qu’on y trouvait des culottes courtes. Bien sûr, la dame qui nous servit remarqua mes zébrures.

« Noël n’empêche pas les punitions, précisa ma mère. Quand il le faut ses cuisses ont rendez-vous avec le martinet. ».

« C’est vrai qu’à cet âge-là, un martinet est bien utile ; et vous avez raison, les culottes courtes leur rappellent qu’ils ne sont que des enfants » renchérit la commerçante.

« Le martinet l’éduque fort bien, et en montrer les marques sur ses cuisses participe à son éducation » ajouta ma mère.

La dame approuva totalement. Nous sortîmes avec deux nouvelles culottes courtes en velours.

Même à partir du deuxième trimestre, rares furent les semaines où ce solide martinet n’entra pas en service, ne fut-ce que pour rectifier de quelques cinglées une leçon mal apprise ou quelques étourderies orthographiques dans des exercices.

Ma classe de 3e fut incontestablement une année « martinet » ! Ma mère ne se priva pas de l’employer en fonction de mes résultats. Elle était ravie d’avoir à sa disposition un solide martinet éducatif et ne manquait pas d’en vanter les mérites. Et l’usage de ce martinet à des fins disciplinaires pour sanctionner impolitesse et écart de langage m’obligea à nouveau à soigner mon comportement. Certes le martinet ne m’avait pas été épargné mais là j’en avais vraiment besoin. L’ombre de ce redoutable martinet plana sur toute ma 3e tant pour mes résultats scolaires que pour me discipliner.

Je croyais qu’à la fin de ma 3e j’en aurais fini avec le martinet. Grosse erreur ! Je fus le premier à réclamer son retour après mes premiers et calamiteux résultats en français en Seconde. Il connut aussi une belle prolongation avec l’enseignante qui me donnait des cours particuliers de lettres classiques. Son efficacité fut telle que ma professeur m’offrit le frère jumeau de ce martinet pour la Saint Nicolas. Et celui-là connut à son tour une belle carrière tant pour mon travail durant ses cours que pour me « discipliner ». 

23 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Merci pour ce long et minutieux récit, toujours écrit dans une langue très épurée. Nous découvrons donc un 2° Cambaceres. Certes le premier, non négligeable, puisqu’il s’agit de vos résultats scolaires, a continué à voir le martinet faire son office de « soutien scolaire». Toujours à la fois consenti et donné dans un climat d’affection. «Ta mère a le droit de te punir elle a besoin de ce martinet ». Et même pendant les vacances ! Quel courage ! Il est vrai qu’elle était AMBITIEUSE pour vous (comme ce fut le cas pour moi) et cela valait bien quelques bonnes fouettées stimulantes. Elle a même eu le mérite, (comme mes parents) de vous faire donner des cours de soutien. Là, vous avez connu le martinet de votre tutrice de français, comme moi la cravache de ma (trop) belle préceptrice d’ allemand ! Et ces rudes corrections que vous avez reçues ont fait que votre mère (comme la mienne) fut FIÈRE de vous. Mais ensuite nous découvrons un Cambaceres inconnu jusqu’ici : l’adolescent (14 ans).
    Et là, le martinet devint ÉDUCATIF. A raison de 30 coups de martinet sur les cuisses, et pas avec n’importe quel martinet, un redoutable « martinet éducatif » à 5 lanières… Le mien en avait 6; je comprends donc ce que vous avez subi. Vous dites même « un martinet spécial d’éducation ». Il faut reconnaître que votre comportement le méritait : prétentieux, orgueilleux, insolent, impoli, chambre non rangée, retards, etc. Autant de fautes qui impliquaient une correction » persuasive et dissuasive ».
    Et encore une fois, en HARMONIE avec votre mère, vous avez reconnu ce « besoin d’être cadré discipliné ». Vous avez même eu un courage, que je n’aurais pas eu, celui de demander le maintien de cette discipline sévère, mais il est vrai que les résultats furent au rendez-vous puisque, dites-vous : « mon comportement devint exemplaire». Et , ce faisant, votre mère vous embrassa. Ce qui est dans la logique d’une bonne éducation, à savoir, à la fois sévère et aimante.
    En lisant ce récit, je suis ému. Moralement je partage vos sentiments, mais j’aurais eu moins de courage que vous pour demander d’être fouetté, car je craignais beaucoup le martinet et j’étais moins stoïque que vous.
    Merci d’avoir bien voulu nous révéler un aspect nouveau de votre personnalité, en cohérence avec ce que nous savions déjà. Mais je ne serais pas surpris que ce « moment de vie » ne soit pas le dernier et que, je l’espère, vous offrirez à vos humbles lecteurs quelque nouveaux aspects intimes de votre personnalité. Très chaleureusement. CLAUDE.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Claude,
      Ce récit est en effet plus personnel et me présente sous un jour moins glorieux. Sous l »excellent élève de primaire que j’étais se cachait aussi un gamin prétentieux et orgueilleux qui aurait sans doute mérité plus d’une fois de bonnes raclées. Finalement celles-ci vinrent avec le redoublement de ma 6e et l’apparition du martinet. Outre son usage pour mes résultats scolaires, ma mère s’en servit également plusieurs fois pour me « discipliner » à la maison et ce fut vraiment radical ; mon comportement changea rapidement et devint exemplaire au point que durant près de trois ans elle n’eut plus à me punir pour celui-ci.
      Mais de la 6e à la 3e, l’enfant était devenu un adolescent plutôt bon élève (sauf en maths) et mon enthousiasme débordant en oubliait parfois le sens des convenances. Ce fut dans ces conditions que j’en vins à ces excès de langage, notamment envers ma mère. Et ce fut la correction la plus rude que je pris avec ce redoutable martinet à cinq lanières dont les marques s’imprimèrent sur mes cuisses durablement. Je ne l’avais vraiment pas volée et elle vint à point pour me rappeler qu’une tête bien faite doit absolument maîtriser son comportement et son langage. Ce martinet « éducatif » avait parfaitement rempli sa mission « éducative » en me disciplinant pour mes écarts de langage. Je retins la leçon et je ne manquai jamais plus de respect à ma mère.
      La seconde correction me surprit davantage car je n’avais pas insulté directement ma professeur d’anglais. Mais pour ma mère il existait une différence entre le « penser » et le « dire ». Et elle avait raison ; je n’avais pas à employer cette expression devant elle, mon propos était abject. Je l’ai bien compris. Ces deux corrections étaient tout à fait fondées, admises par moi, bien cuisantes et totalement éducatives. Et ma mère avait eu tout à fait raison de bien marquer mes cuisses avec son martinet ; en exhiber les zébrures fut ces deux fois-là particulièrement humiliant pour moi mais ô combien éducatif car les motifs en étaient disciplinaires et inavouables.
      L’adolescence est une période difficile à vivre non seulement pour les jeunes eux-mêmes mais aussi pour leur entourage. Alors oui, il faut se montrer compréhensif avec eux mais en même temps leur baliser le chemin de limites à ne pas dépasser. Ma mère, avec les méthodes de cette époque, son martinet, m’a rappelé à l’ordre ces deux fois où je les avais franchies de façon inadmissible.
      Oui, Claude, je le reconnais, il le faut parfois et vous avez parfaitement raison. On ne s’en porte pas plus mal ni vous ni moi.
      Aujourd’hui, où notre société n’a plus de boussole, recherche ses valeurs oubliées à force de les avoir vues bafouées même par ceux qui nous dirigent (et les invectives de la récente campagne électorale sont hélas navrants et significatifs), guider les adolescents apparaît de plus en plus difficile tant pour les parents que pour les enseignants. Il faut se montrer humble, attentif, à l’écoute, savoir dialoguer pour les aider à prendre la bonne route et la rectifier si nécessaire, et j’en oubliais l’essentiel, qu’ils se sentent aimer et valoriser. Vaste programme ! Mais c’est le cap à tenir.
      Bien amicalement.
      Cambaceres

  2. CLAUDE dit :

    Bonsoir Cambaceres. Vous êtes décidément bien sévère avec vous. Non, votre témoignage n’est pas « moins glorieux » pour vous ! Quel adolescent n’a pas été « un gamin prétentieux » ? Certes, » une tête bien faite doit maîtriser son comportement et son langage « comme vous dites. Et à notre époque, le martinet était là pour cela. Et je crois qu’on ferait bien de revenir à ces bonnes méthodes qui depuis la nuit des temps et dans le monde entier ont fait la preuve de leur efficacité. Mais, faute d’y avoir renoncé, depuis quelques décennies, ne soyons pas étonnés que notre société soit » sans boussole  » et que « les valeurs » soient oubliées. Pour ma part, je constate l’échec de ces méthodes prétendument modernes et totalement impuissantes à fixer les limites nécessaires à une jeunesse qui n’est pas pire que les autres mais qui n’est pas éduquée. Je ne partage pas votre optimisme sur la nécessité de dialoguer. Certes, c’est par là qu’il faut commencer. Mais si cette étape échoue, alors, pour moi, il faut sévir. Et, au risque de passer pour un infâme « sadique », je soutiens que le martinet serait bien utile pour restaurer l’autorité. Tel est mon point de vue. Cordialement. CLAUDE.

  3. Bénedicte dit :

    Bonjour à vous Cambaceres, merci pour vos récits si sincères et touchants et bonjour aussi à vous Claude,
    Si je suis assez d’accord avec vos réactions sur ce superbe récit plein de réalisme et de magnifiques louanges pour cet instrument qui m’est si cher, le MARTINET, je tiens à apporter mon opinion, si vous le permettez bien sûr !
    Pour la gamine que j’étais, le premier martinet (« mon » martinet) acheté en ma présence me semblait déjà très redoutable, et il le fut, déjà à la maison de par son exposition à tous les regards, puis dès sa première utilisation sur mes mollets et cuisses aisément accessibles aux lanières vu la courte longueur de ma jupe (même zone à fouetter que vous qui étiez en culottes courtes).
    Bien sûr je me suis habituée, il le fallait bien, à cette cuisson et à ses marques résiduelles. Ma mère me fouettait plus ou moins sévèrement selon la gravité la bêtise commise. La correction avait lieu sur-le-champ et, s’il y avait du monde à cet instant, c’était pire. Je devais aller chercher le martinet et le présenter humblement à ma mère en disant : »mère, veuillez me fouetter pour ma faute ». Bel exemple de dressage!
    Bien sûr, comme pour vous, toutes mes punitions étaient méritées et, après une séance au coin, j’étais pardonnée et consolée, mais j’avais quand même le feu aux cuisses !
    Au fil des années plusieurs martinets se sont succédé à la maison et tous étaient redoutables ! Même celui que ma marraine m’a offert pour Noel une année. Il avait des lanières roses « ça fait plus fille » disait-elle. Je vous assure que le cuir des lanières rose cingle autant que les noires!
    Par contre, avec mon mari nous aimons, en vacances aller acheter un martinet pour me corriger car je suis toujours aussi insolente et nous aimons faire cette emplette devant des gens inconnus et leur dire ce qui va m’arriver !
    Mon mari adore me faire piquer un fard dans ces moments chaud », et je ne déteste pas, bien au contraire ! Cela me rend toute chose et humide ! Mais que ces martinets sont ridiculement inoffensifs par rapport à ceux de ma jeunesse!
    Voilà quelques souvenirs que m’a fait évoquer votre récit ainsi que vos échanges de commentaires à tous deux,
    Bien à vous de Bénédicte

    • cambaceres dit :

      Bonjour Bénédicte,
      Merci pour vos remarques concernant les qualités de mes récits.
      Comme vous, le plus souvent, c’est moi qui allais décrocher le martinet. Comme à partir de la 4e, j’étais d’accord avec ce mode d’éducation, cela ne me choquait pas. L’objet était tellement courant dans les familles que ma mère ne fit aucun complexe à l’exposer bien en vue au salon.
      Par contre, les corrections au martinet étaient administrées en privé entre ma mère et moi. Il n’y eut qu’en seconde, avec l’enseignante me donnant des cours particuliers, que ma mère ou celle-ci l’employèrent en présence l’une de l’autre. Mais je n’ai jamais « dérapé » en public. Là, j’aurais sans doute pris une bonne paire de claques devant tout le monde en « hors-d’oeuvre » avant une consistante fouettée au martinet à la maison.
      Il faut dire qu’à l’époque nous étions fermement éduqués et n’y trouvions rien à redire.
      Bien amicalement.
      Cambaceres

  4. CLAUDE dit :

    Bonsoir Bénédicte. Non seulement vous avez le droit d’apporter votre opinion, mais elle nous (moi en tout cas) intéresse beaucoup. Vous avez dans un premier temps connu le martinet punitif que Cambaceres et moi-même (dans son sillage) avons évoqué largement jusqu’ici. Mais je ne suis pas naïf: le martinet peut aussi être un merveilleux outil… érotique! Et pourquoi pas, surtout, comme vous nous le décrivez si élégamment! Évidemment il faut fouetter moins fort, à moins d’être complètement « maso »,(ce que d’ailleurs je ne condamne pas),sinon ça fait très mal comme quand vous le receviez dans votre jeunesse. Cela dit, comme vous le dites, la qualité des « martinets » actuels est si mauvaise que vous ne risquez pas de pleurer quand votre mari vous « fouette ». Par contre, il peut vous faire honte, mais là aussi vous ne détestez pas. Amusez vous bien. Bises. CLAUDE.

  5. Jean-Marie dit :

    A cette époque, beaucoup de parents utilisaient le martinet pour discipliner leurs enfants. Mais il faut remarquer que cette maman qui chérissait son fils et voulait sa réussite, respectait sa pudeur en le corrigeant sur ses cuisses nues sans le déculotter.
    Pensionnaire jusqu’au Bac dans les années 55-60, les culottes courtes étaient obligatoires dans mon école et faisaient partie de l’uniforme. Par contre, nous étions déculottés pour être fouettés au martinet ou recevoir de grandes claques sur nos fesses et nos cuisses nues.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Jean-Marie,
      Effectivement, je n’ai pas le souvenir de « fessées déculottées » durant ma petite enfance. Comme je jouais beaucoup, y compris par terre, ma mère a trouvé plus simple de m’habiller en culotte courte ou en short, tenues très fréquentes des garçons dans les années « soixante ».
      De ce fait, en cas de bêtise ou de désobéissance, elle avait vite fait de m’administrer quelques claques sur les cuisses nues. Quand le martinet est apparu à la maison, il n’a fait que remplacer sa main ; et les lanières s’appliquaient aisément sur les cuisses nues.
      Mais vous avez raison, je l’ai entendue dire elle-même qu’elle ne déculottait pas par pudeur et que de toute façon le martinet était très efficace sur les cuisses.
      Cependant, la honte de la punition s’apercevait beaucoup plus facilement sur des cuisses laissées nues par les culottes courtes.
      Bien amicalement.
      Cambaceres

      • Bénedicte dit :

        Bonjour à vous Jean-Marie et Cambaceres,
        ma mère était comme celle de Cambaceres, elle ne m’a jamais donné de fessée et encore moins étant déculottée, ceci par pudeur, mais comme mes jupettes étaient très courtes cela lui permettait aussi de me les claquer, d’abord à la main, puis vint le temps du martinet !
        Par contre, elle n’hésitait pas à me rougir les cuisses au dehors si je commettais une bêtise et je finissais la sortie cuisses bien rouges et moi pleurnichant !
        De même, elle ne faisait pas mystère de l’utilisation du martinet pour me discipliner et tout le monde savait que la petite Bénédicte goûtait au martinet.
        D’où deux raisons de provoquer ma honte : la présence du martinet et les « cuissées » dehors; il est à noter que ma petite culotte « Petit Bateau », seule culotte du moment, n’était jamais visible lors de mes recadrages!
        Pour être tout à fait honnête, j’ai reçu quelques vraies fessées chez ma tante qui refusait de faire usage du martinet, et je peux vous dire que pour cuire ça cuisait bien!
        Bien sûr, à la maison, toutes mes punitions finissaient par une séance de coin avant le pardon maternel plein de tendresse.
        Bises de Bénédicte.

        • CLAUDE dit :

          Bonjour Bénédicte. Vous avez reçu une éducation parfaite : »à la maison, toutes mes punitions finissaient par une séance de coin avant le pardon maternel plein de tendresse ». Bien sûr, il ne devait pas être agréable de livrer vos cuisses zébrées par les lanières du martinet, à la vue de tous, voire aux quolibets des plus stupides. Remerciez votre mère et ses méthodes d’éducation. Votre mari, il me semble me souvenir, vous « corrige » parfois au martinet. Mais là, on n’est plus sur le même registre : l’amour a pris le pas sur la discipline. Si tel est bien le cas, n’hésitez pas à donner une deuxième vie au martinet maternel. Bises. CLAUDE.

          • Bénedicte dit :

            Bonjour Claude, oui je crois que j’ai reçu une éducation stricte et sévère mais comme pour vous et Cambacérès pleine de tendresse et tout cela était pour « être bien élevée » malgré quelques séances cuisantes !
            Je me vois mal dire « mère merci de m’avoir si souvent et sévèrement fouettée et d’avoir utilisé un solide et cuisant martinet pour cela ! »
            Par contre, comment avez-vous deviné? Le martinet maternel, Mon Martinet, vit bel et bien une nouvelle vie avec nous : mon chéri avant même notre mariage m’avait montré son idée de la discipline qu’il pensait voir dans notre maison en me fouettant oh très légèrement les cuisses ! Et ainsi avertie, je ne me suis pas sauvée en courant!
            Ce qui fait qu’un jour, sous prétexte de rangement j’ai retrouvé, facilement mon martinet (en fait je ne l’avais jamais perdu des yeux) et en riant j’ai demandé à ma mère si je pouvais l’emporter, et elle très sérieuse me l’a donné devant mon chéri en me disant ‘fais-en bon usage ma fille,tu sais qu’il cuit bien ». Et c’est toute rougissante mais ô combien excitée que je l’ai mis dans mon sac !
            Et il est le prélude fréquent à des moments très tendres entre nous!
            Bises de Bénédicte

  6. Laurent dit :

    Chère Bénédicte, il y a de ça quelques années, j’aurais eu du mal à vous comprendre, je vous aurais prise pour une femme battue. Mais avec l’expérience, je sais qu’il vaut mieux s’amuser entre époux comme vous le faîtes qu’une torture morale bien plus dangereuse.
    Et (est-ce féminin?), je vois ce qui se passe pour mes filles: ma petite était pliée de rire quand elle a reçu sa première fessée de la main de sa maman. Maintenant c’est ma grande qui a le fou rire quand je la fesse (garanti authentique !). Bien à vous Laurent

    • Bénedicte dit :

      Bonjour cher Laurent, merci pour le soin que vous prenez de ma petite personne, c’est très agréable!
      Mais je ne suis pas une femme battue, juste une femme tout à fait consentante et aimant être disciplinée si besoin; je m’explique: élevée très sévèrement pour devenir « une jeune fille de bonne famille «avec un bon martinet pour cela et personne n’était choqué à cette époque-là!
      Puis ,si vous lisez mon commentaire dans « Fessées entre filles », vous verrez que j’avais besoin et envie de cette éducation sévère, et c’est ainsi que j’ai adoré la façon dont mon petit ami du moment a mis fin à mon insolence vis à vis de lui: il a tout simplement décroché mon martinet pour un simulacre de punition; mais ca y était je me suis retrouvée toute éprise de lui; je n’aurais jamais osé demander une telle chose à un garçon, et lui il l’a fait !!Waouhhhhh!
      Et depuis cela dure toujours, moi consentante et lui punisseur, oh pas trop fort juste un jeu érotique entre nous. Bises de Bénédicte

    • Alexandre dit :

      Bonjour Laurent, c’est un vrai bonheur pour moi que de lire la seconde partie de votre commentaire. Vous et votre conjointe n’avez pas votre pareil pour administrer la fessée ! Je n’aurais pas imaginé même dans l’hypothèse la plus optimiste un résultat aussi satisfaisant pour vos filles, le déclenchement d’un fou rire. Des générations d’enfants vont être jaloux en vous lisant. Vos filles ont beaucoup de chance ! Du moins pour l’instant. Vous êtes en phase d’apprentissage, cette phase ne va peut-être pas durer ! Mais pourquoi ne durerait-elle pas compte tenu de vos excellents résultats ! La fessée n’est selon moi jamais aussi belle que lorsqu’elle ne traumatise pas ni ne blesse et est en outre parfaitement acceptée.
      Et justement cela me permet de rebondir sur les années collège vécues par Cambacérès. Le récit d’une partie de son enfance m’a captivé même si elle ne me convainc pas tout-à-fait. Une relation exceptionnelle, exclusive avec sa maman, d’une grande tendresse malgré des apparences de « maison de correction ». La maman, seule (père absent !) concentre à la fois toute son affection et toute son ambition sur son fils, affection qui de ce fait est très exigeante. Si ma propre Maman insistait pour que je travaille bien à l’école de manière à ce que je puisse mener une vie intéressante, elle n’a pas cru bon user d’arguments aussi convaincants que la Maman de Cambacérès! L’avenir de son fils était vraiment, mais vraiment, ce qu’il y avait de plus important pour elle; elle avait à sa disposition – croyait-elle pour y arriver- les récompenses et les punitions et elle a opté comme presque tout le monde à cette époque pour les punitions – et quelle punition, le martinet !- la punition la plus sévère administrée à un enfant même si à titre personnel j’éprouve une certaine fascination et un certain respect pour cet instrument hautement pédagogique , consciente malheureusement que la peur associée à la douleur du martinet bien appliqué serait bien plus à même de motiver son fils que les gentillesses, quelles qu’en soient leur nombre, qu’elle pourrait lui prodiguer. Et le résultat, prévisible, compte tenu de la méthode employée particulièrement rugueuse, est non seulement au rendez-vous mais dépasse les espérances de la mère et de son fils : les notes remontent de manière incroyable ! Mais est-ce vraiment une victoire ? Non, la victoire n’est qu’apparente puisque selon moi la fin ne saurait justifier tous les moyens et cette famille n’a d’ailleurs de cesse au fur et à mesure que les années passent d’augmenter la sévérité des punitions déjà très sévères au départ (on relève la note minimale à atteindre, on enlève un certain nombre de lanières au noble martinet …); ce qui n’avait pas lieu d’être, le fils étant déjà au moins aussi motivé si ce n’est plus que la mère pour améliorer ses résultats. Et le fils est non seulement complice (il adhère comme tous ceux qu’ils côtoient à l’esprit de l’époque) mais heureux d’être complice et là on verse dans le tragique à moins d’imaginer que nous sommes dans le cadre d’un jeu entre la mère et le fils et là dans ce cas j’applaudis des 2 mains et des 2 pieds! Plus j’y réfléchis Cambaceres, plus je suis persuadé que cette hypothèse est la bonne et cela me permet de faire le lien avec le rire des filles de Laurent pendant leur fessée. Parce que si je veux bien admettre que votre redoublement vous ait mortifié – notamment en constatant combien il avait rendu malheureuse votre chère maman – au point d’accepter d’être corrigé au martinet par elle pour toute note inférieure à la moyenne, je ne peux imaginer que vous ayez pu trouver normal et accepter sans réagir d’être infantilisé au collège par le port de culottes courtes – même si, j’en conviens avec vous, c’était plus dans l’air du temps – et d’exposer vos infortunes devant vos copains SAUF par bravade et jeu avec votre mère! Pour vos mauvais résultats, votre mère vous « condamnait » donc au martinet et à informer, par les marques honteuses que ce dernier laissait sur vos cuisses, vos compagnons de jeu que vous receviez le martinet : l’humiliation suprême! Comment voulez-vous que je crois qu’une mère aimante comme la vôtre ait pu manquer d’empathie à ce point en piétinant ainsi votre estime personnelle et votre confiance en soi, si importantes pourtant pour votre épanouissement ?

  7. CLAUDE dit :

    Bonsoir Bénédicte. C’est en vous lisant que j’ai appris vos « jeux de martinet » avec votre bienveillant mais vigilant époux. Poursuivez donc vos « ébats torrides » et félicitations de n’avoir jamais perdu de vue le martinet maternel. Bises CLAUDE.

    • Bénedicte dit :

      Bonjour Claude, oui bien sûr, cela reste un « jeu érotique «entre mon mari et moi et c’est toujours de façon consentie !
      Mais il n’en reste pas moins que les lanières me rougissent toujours les cuisses, parfois, il m’arrive d’être en manque! Mais oui !
      Bien sûr, je dois toujours, à la maison du moins, être en jupe mi cuisses maxi et pas de collants c’est interdit chez nous, afin, comme disait mère « que rien ne gêne les lanières du martinet ».
      Pour le martinet de mon enfance (enfin le dernier),je l’avais caché pour pouvoir aller le toucher quand cela me faisait trop envie donc je l’ai retrouvé très facilement ceci sur la demande de mon mari. Bises de Bénédicte

      • CLAUDE dit :

        Bonsoir Bénédicte . Si vous êtes « en manque » c’est que votre époux est à la hauteur de vos secrets désirs. Félicitations d’avoir caché à dessein le martinet de votre enfance. Votre tenue vestimentaire à la maison : »jupe mi cuisses maxi et pas de collants pour que rien ne gêne les lanières du martinet », témoignent d’une pratique érotique épanouie et partagée. Bises de CLAUDE.

  8. Nelly dit :

    Ce beau récit montre bien l’efficacité de ce bel instrument et de son utilisation, je dois dire que le barème qui m’était appliqué était fessée manuelle pour toutes notes entre 10 et 12, et martinet pour le notes inférieurs et 5 francs de récompense pour toute moyenne au-dessus de 16.
    Je n’ai pas eu souvent les 5 francs, mais bien plus souvent les fesses rouges.
    Toutes les corrections étaient suivies d’explications du pourquoi et, bien sûr, de l’aide de maman pour que je progresse et cela a été d’une réelle efficacité.
    Il y avait aussi la fessée pour toute remarque négative, comme manque de travail ou pour étourderie en classe et bavardage ce qui était souvent le cas.
    Bises

    • cambaceres dit :

      Bonjour Nelly,
      Je réponds tardivement à votre commentaire.
      Je vois que pour vos résultats un barème était aussi appliqué et que la note de douze était le minimum exigé tout comme pour moi. Vous passiez par une zone intermédiaire, la fessée manuelle entre 10 et 12, et en-dessous c’était le martinet.
      Pour moi pas d’intermédiaire, en-dessous de 12, c’était le martinet assuré, seul le nombre de coups variait en fonction de la note et du coefficient de la matière. Étant en culotte courte la plupart du temps, ma mère me l’appliquait exclusivement sur les cuisses et ça faisait drôlement mal ; et en plus les marques restaient visibles quelque temps, bonjour la honte !
      Plus jeune, je n’avais jamais été fessé, seulement quelques claques sur les cuisses nues. Quand vers mes onze ans, le martinet s’est imposé, elle a jugé qu’à cet âge il aurait impudique de corriger sur les fesses nues, et en plus on lui avait dit que le martinet était plus efficace sur les cuisses.
      Par contre, pas de récompense financière de ma mère qui trouvait qu’il était normal que je travaille bien. Ma grand-mère, parrain et marraine, oncles et tantes, n’hésitaient pas à me glisser la pièce ou un petit billet pour m’encourager. Et je n’ai jamais manqué de rien. Et, comme je l’ai écrit dans mes récits, tout cela se déroulait dans un climat de grande affection et une correction se terminait toujours par des baisers.

    • Bernard dit :

      Bonjour Nelly,
      avez-vous tenté parfois de dissimuler votre martinet maternel afin d’éviter quelques corrections ? ou d’arracher quelques lanières ?
      ah ces martinets de cordonnier faits sur mesure, qu’est ce qu’ils paraissaient impressionnants avec leur solides lanières et leur longueur ; qui en a connus ?

  9. CLAUDE dit :

    Bonjour Nelly. Je suis heureux pour vous de l’éducation que vous avez reçue. Sévérité+affection= efficacité du martinet. En outre, votre insolence (remarque négative), votre paresse (manque de travail+étourderie en classe, et bavardage), vous ont valu quelques bonnes corrections, indispensables pour lutter contre ces attitudes caractéristiques de l’adolescence. Vous avez reçu une excellente éducation dont vous pouvez remercier vos parents. Cordialement. CLAUDE.

  10. claude dit :

    Bonjour Cambaceres. Quelle humiliation que de devoir aller acheter le martinet pour vous faire fouetter! Je crois que pour moi cela aurait été encore plus mortifiant que de recevoir, comme beaucoup d’adolescents, une fessée cul nu en public ! J’admire en outre votre stoïcisme dans la manière avec laquelle, en plein accord avec votre mère, vous avez établi un « barème » de corrections et comment en outre, vous avez vous-même plus que consenti à son application, puisque vous êtes allé jusqu’a solliciter ces châtiments. Croyez bien cher Cambaceres que je redoutais, -(et redoute encore!)-le martinet pour faire quoi que ce soit pour le mériter. Excepté bien sur les fautes que je commets par laxisme dans le domaine très privé de mon explosive sensualité…Avec mes FELICITATIONS ! CLAUDE.

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