La fessée appliquée

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Une bonne fessée, ça vous fait grandir un garçon

Nate 31-2

Par Edmée

Au carrefour de l’adolescence, il suffit parfois d’une bonne fessée pour passer de l’enfance à l’âge de raison.

Comme je devais rattraper une année de retard que je traînais pour raison de santé, j’intégrais une 5e dans un nouveau collège privé. Mes parents l’avaient choisi pour son excellente réputation : « les élèves y étaient bien tenus ».

A plus de 13 ans, j’étais dorénavant un « grand ». En une année, j’avais grandi et forci et présentais la corpulence et l’allure d’un jeune adolescent, les joues et le menton lisses en moins. Autant j’avais appréhendé la transition entre le primaire et le collège, autant j’abordais cette nouvelle rentrée d’un cœur léger armé de certitudes.

A présent j’étais sûr d’avoir passé l’âge des châtiments corporels comme il était de règle dans mon ancien collège. Adieu donc les formidables et douloureuses fessées déculottées dont notre directrice avait la spécialité et dont mon postérieur avait souvent goûté les cuisants délices en 6e !

Il me paraissait également évident que mes parents en tiendraient également compte pour remiser définitivement le martinet dans un coin du grenier, ma dernière correction remontant au retour des vacances d’été lorsque notre accompagnatrice, Mlle Alice, avait rendu compte à mes parents de mon comportement insupportable de forte tête. Mon pater avait dégainé le martinet et réglé sans délais le solde de mes désobéissances en présence de la jeune femme. Elle avait donc bien tenu ses promesses, la g… ! (Les mots prohibés valaient automatiquement une correction, que ce fût au collège ou à la maison).

Selon cette même logique illusoire, je crus naturellement pouvoir profiter de mon statut d’être supérieur et de fin stratège pour persuader Gabriel, un jeune camarade, de sauter quelques cours, ni vu ni connu que je t’embrouille. Joie de l’école buissonnière ! Étourdis que nous étions !

Notre journée avait été merveilleuse à musarder en ville. On s’exaltait de tout, on ne se lassait de rien : des regards surpris d’adultes sur deux jeunes en vadrouille au lieu d’être à l’école, les rues, un monde exclusif d’adultes, les magasins, tout paraissait sous un jour nouveau. Il y avait même un cinéma permanent avec une première séance à 10 heures du matin ! Quelle excitation !

Le lendemain matin, au rassemblement des classes, Mlle Clarisse, la Surveillante générale ou « surgé » comme nous l’appelions entre nous, en fait directrice adjointe, nous convoqua tous les deux à son bureau.

Je n’avais encore jamais eu affaire à elle, mais j’aurais dû me méfier de cette demoiselle dans la quarantaine, une belle femme au demeurant, mais nantie d’une sombre réputation qui valait bien celle de mon ancienne directrice. À peine étions-nous dans son bureau qu’elle nous obligea à ressortir puis à toquer de nouveau à la porte pour avoir oublié de la saluer en entrant et de la prier d’excuser notre impolitesse. Une mortifiante entrée en matière de très mauvais augure. De quoi redouter l’issue de la confrontation.

En ville la veille, l’uniforme de notre collège nous avait fait repérer. Des mères d’élèves nous avaient dénoncés et nos absences étaient dûment consignées dans le cahier d’appel. Ceci croisé avec cela, nous étions coincés.

Mené d’une voix calme mais glaciale, l’interrogatoire fut implacable. Aucune échappatoire… Pas de mots d’excuses de nos parents ? Évidemment, non ! Où avions-nous traîné la réputation du collège ? Qui avait eu cette mauvaise idée ?… Nous étions dans nos petits souliers…

Mon jeune complice, qui vacillait sous le feu des accusations lancées sous les apparences de questions, craqua, des larmes dans la voix.

Quand le regard pénétrant de cette dame fouilla ma conscience, l’assurance de mes 13 ans fondit comme neige au soleil. Mes fables étaient aussi dérisoires qu’inopérantes. Je perdais pied.

Mon coéquipier dut le sentir. Apeuré, il me désigna soudain comme l’instigateur de notre escapade. Le coup de grâce !

Mlle Clarisse décrocha son téléphone. Nos parents respectifs confirmèrent leur ignorance et approuvèrent le châtiment sévère que leur proposait cette femme sans cœur.

Avions-nous bien entendu ? C’était impossible ! Oh, quelle honte !…

Mon camarade et moi échangeâmes un coup d’œil consterné. Non, pas ça ! Plus maintenant !… Je sentis mes lèvres et mon menton s’agiter nerveusement malgré moi comme chaque fois que je devais me préparer pour une fessée déculottée.

L’adjointe nous avait annoncé posément l’infâme punition de sa même voix glaciale et détachée comme s’il se fût agi d’une simple formalité. Instinctivement je tournai la tête du côté de la porte, mais mon rêve d’évasion tourna court : mes jambes avaient tourné en pâte de guimauve !

Unkn mod pant down

Incapable de se retenir, mon jeune voisin se mit à hoqueter des sanglots qui s’amplifièrent quand la Surveillante générale se leva et le poussa jusqu’à une lourde chaise en bois massif où elle s’assit. À son ordre, je restai sur place, mes mains croisées au-dessus de ma tête en attendant mon tour.

Médusé, la bouche sèche, je regardais Gabriel se laisser déculotter. Il était debout et immobile faisant face à sa fesseuse, ses bras ballants le long de ses jambes tandis qu’elle déboutonnait la braguette puis faisait rapidement glisser culotte et slip en dessous des genoux. Il n’eut pas même un geste de défense pour protéger sa pudeur et quelques larmes coulèrent sur ses joues quand la peau blanche et satinée de ses fesses entièrement dénudées se mit à resplendir dans la lumière ambiante du bureau.

L’instant d’après, elles élevaient leurs rondeurs saillantes sur l’une des cuisses croisée par-dessus l’autre de l’adjointe sous le meilleur angle possible pour une fessée dans les règles de l’art dans cette posture.

Saisi de stupeur, je me rendais compte que sa culotte courte cachait une paire de fesses d’une rotondité et d’un volume insoupçonnables dont les formes potelées et fermes s’évasaient le long d’un profond sillon médian.

Le bruit familier des claques d’une main percutant la peau nue parvint à mes oreilles avec une netteté cruelle et, au fur et à mesure qu’elles tombaient sur les joues tendres du garçon, ses jambes remuaient à la façon d’une grenouille.

La fessée devait être douloureuse car peu après une première série, la voix de Gabriel se fêla par intermittence en de petits coassements qui recouvrirent le gazouillis de ses gémissements.

Gabriel se mit à ruer de toutes ses jambes exposant à la faveur d’écarts intempestifs de son entrejambe ce qu’une jeune fille pudique ne saurait voir sans rougir mais qu’une demoiselle rompue de longue date à l’exercice contemplait dans un complet détachement.

Sous les assauts répétés de la main de Mlle Clarisse, la croupe rondelette à la peau blanche et veloutée de gamin impubère se couvrait rapidement d’un fard du plus bel incarnat. Des reins à la naissance des cuisses, les deux grosses joues fessières sévèrement claquées rutilaient comme une cape de torero.

J’eus soudain l’impression que l’étoffe de ma culotte courte devenait transparente et qu’elle rétrécissait à coller sur mes propres rondeurs.

Ce qui se passait sous mes yeux me paraissait impossible. Pourtant je ne rêvais pas. C’était bien Gabriel ! Fasciné, j’assistais aux effets prodigieux d’une fessée sur un autre que moi. En moins de deux minutes, il semblait regretter et demander pardon pour tout ce qu’il avait pu faire dans sa jeune existence. Hoquetant à gros sanglots, il suppliait la surgé d’arrêter. Peine perdue ! Cette femme était comme sourde et sa main continuait à s’abattre à la même cadence impitoyable, faisant bondir la petite croupe rouge sous la déferlante de claques retentissantes.

Mike 20

Tandis que je voyais mon camarade se trémousser de douleur, je tentais de repousser la pensée que, dans un instant, ce serait mon tour. Un sentiment d’une incroyable lâcheté s’empara de moi : que Gabriel reçoive la fessée, c’était normal à son âge ! Mais moi ? C’était injuste ! Elle se prenait pour qui cette femme ? Et de quel droit ?…

J’en étais à ce débat intime lorsque, rompant avec la régularité de la cadence, quelques claques explosives d’une vigueur exceptionnelle provoquèrent un flot de larmes, marquant la fin de la fessée.

En fait je ne voulais pas m’avouer que cette démonstration de sévérité dont Mlle Clarisse était capable, avait brisé mes défenses. J’étais redevenu le garçonnet de 6e se préparant à recevoir sa fessée. Du coup, je me mis à redouter cette femme d’autant plus impressionnante qu’elle était demeurée totalement impassible en administrant cette formidable fessée.

Une fois remis debout et tout à sa douleur, Gabriel parut ignorer le lieu où l’on était et jusqu’à la notion des événements. Sa culotte et son slip tirebouchonnant autour de ses chevilles, d’un geste machinal il essuyait ses larmes et frictionnait ses fesses endolories sans avoir la moindre conscience qu’il exposait la nudité ses jeunes attributs. La surgé le laissa-là et me fit signe d’avancer.

Avais-je un autre choix ? La fascination qu’avait exercée sur moi la fessée de Gabriel se prolongea. Comme hypnotisé par Kaa à la façon de Mowgli, je m’avançai vers elle comme un somnambule. Quand je fus debout contre ses genoux, elle m’obligea à la regarder droit dans les yeux pour me sermonner, m’engloutissant dans ma honte.

« Compte tenu de mon âge, que n’ai-je eu la fierté de me sentir plus responsable que n’importe quel autre de mes camarades de ma classe ? Est-ce que je ne m’étais pas rendu compte que eux, bien plus jeunes que moi, n’ont pas eu la stupidité de se comporter comme moi ? N’avais-pas eu au moins à cœur de respecter mon camarade au lieu de l’entraîner lâchement dans cette grave désobéissance ? Et mes parents étaient entièrement d’accord avec elle : j’étais impardonnable ! Je devais être puni ! C’est pourquoi elle allait devoir m’administrer une fessée !… et une fessée encore plus sévère que celle de mon camarade !… une fessée dont je me souviendrai durant tout le reste de ma scolarité ! »

Et elle tint parole.

P.M. Davies 115

Je restai tout aussi passif quand elle commença à dégrafer ma ceinture, puis à déboutonner ma braguette pour me déculotter. Mains sur la tête, je fermais simplement les yeux en me sentant rougir. D’un coup, les mains expertes de cette femme me faisaient refluer des mois en arrière…

La détermination, l’énergie et l’autorité qu’elle dégageait me transportaient ailleurs que dans ce bureau. Ce n’était plus une femme qui se tenait devant moi mais, à l’instar d’un médecin, d’une infirmière, ou simplement d’une mère, la Surveillante générale personnifiant l’Autorité. J’avais du mal à me l’avouer, mais elle me faisait peur. A sa façon implacable de fesser Gabriel, je savais que j’aurais mal à ne plus pouvoir lui résister.

Sans forces, j’étais en proie à une agitation confuse : j’enrageais de m’être fait prendre bêtement comme un gamin et je me désespérais d’injustice d’en être puni et, qui plus est, de l’être par un châtiment corporel dont je m’estimais dorénavant exempt du haut de mes 13 ans révolus.

Fortes de leur expertise, les mains de Mlle Clarisse eurent tôt fait de baisser ma culotte puis mon slip. J’eus un sursaut lorsque la ceinture élastique du slip franchit mon pénis. Dans le silence que seuls quelques hoquets de Gabriel venaient encore troubler, je sentis soudain de l’air frais chatouiller mes fesses et mon entrejambe.

Mais une fois déculotté et à demi nu, c’est une bouffée de chaleur que la honte propulsa sur mon visage, non pas d’être honteusement et physiquement nu comme je l’aurais été face au regard neutre d’un médecin, mais mentalement mis à nu de mes coupables bêtises qui me valaient à présent ce honteux châtiment.

J’attendis avec impatience quelle m’affale sur ses cuisses comme elle l’avait fait pour Gabriel pour lui dissimuler mon ventre, mais elle choisit une autre position mieux adaptée à ma corpulence. S’étant levée de sa chaise, elle m’empoigna par les épaules, me fit pivoter sur moi-même puis me courba de force contre sa hanche d’un bras enroulé autour de ma taille.

Depuis longtemps, mes forces m’avaient quitté et elle n’eut rien d’autre à faire pour me disposer. J’eus simplement conscience que ma croupe déployait sa nudité sous l’angle le plus propice à la trajectoire de son bras. Une contraction de sa main plaquée sous mon ventre m’indiqua que la fessée commençait. Comme d’habitude ma volonté se tendit, prévenant la douleur à venir.

Unkn 826

Une première claque percuta violemment une fesse. Une autre suivit, mais sur l’autre fesse. Et une cadence régulière s’installa, chacune de mes fesses tressautant à chaque puissante, détonante et virulente claquée, un même intervalle de quelques secondes entre chacune.

Elle avait une manière à elle de fesser très efficace, autrement dit très douloureuse. Sa main à la fois leste et lourde frappait à toute volée et par en dessous le bas de ma croupe en une sorte de revers remontant, la claque visant avec précision ces portions les plus charnues et les plus souples que permettait ma posture courbée. C’était bref mais cela pinçait abominablement, avec un bruit retentissant d’explosion suivie d’une fulgurance pénétrante de douleur. Dieu que ça faisait mal !

Je me cabrais pour résister à la brûlure qui commençait à se propager dans tout mon fessier, mais aussitôt une forte pression de sa paume sur mon pubis m’obligeait à rehausser de nouveau ma croupe qui retentissait aussitôt d’une nouvelle et formidable claquée. Imparable !

Maintes et maintes fois sa main nue se leva et s’abattit, claquant une fesse puis l’autre à me couper la respiration ! La fessée s’éternisait et je me rendis compte avec horreur que des larmes commençaient à perler dans mes yeux tandis que mes gémissements répondaient aux douloureuses claquées.

La sévérité de cette femme était hors du commun. Il était évident qu’elle me fessait avec une vigueur plus soutenue que pour Gabriel. Un vestige d’amour-propre m’empêchait de me débattre, indigne aveu de faiblesse en présence de mon jeune camarade. Je me laissai corriger et pourtant, la douleur menaçait à tout instant de la supplier et d’éclater en sanglots.

La chaleur torride et pénétrante qui avait envahi tout mon fessier se propageait maintenant dans mon ventre en ondes successives et concentriques comme les ronds qui s’élargissent autour d’un caillou tombé dans l’eau.

Quand je crus que mes fesses chauffées à blanc allaient entrer en fusion. J’étais près de craquer, quand Mlle Clarisse les délaissa soudain mais pour une nouvelle tactique de correction tout aussi douloureuse : mes cuisses ! Pas le temps de souffler. De formidables claquées les mirent rapidement au diapason de mes fesses avant qu’elle ne relâche son étreinte et me redresse. Dégoulinant de larmes, je me mis à sautiller sur place en frottant ma croupe brûlante.

Je crus en avoir fini mais à travers mes larmes, je la vis se diriger vers son bureau et en extraire un martinet !

« Je vous avais averti que votre punition serait plus sévère que celle de votre camarade ! »

Sur ce, elle se baissa, saisit ma culotte et mon slip, les rabaissa jusqu’à mes chevilles, entravant ainsi mes pieds pour m’empêcher de bouger.

Unkn -  mod

Puis elle me fit courber sur l’envers du dossier de la chaise, mes mains en appui sur l’assise. Cette fois, j’eus peur de céder à la douleur : le martinet que j’avais entraperçu était l’un de ces anciens modèles dont le manche en bois joliment chantourné et patiné par l’usage et les longues lanières de cuir de couleur fauve laissaient présager de cuisantes cinglées sur ma peau nue.

Le martinet chuinta dans l’air une vingtaine de fois… Elle me fouetta avec la même détermination que pour la fessée à la main, lançant son martinet sur mes fesses, ses cinglées privilégiant mes cuisses.

« Vous deux, remontez vos culottes et retournez en classe ! »

J’eus du mal à remonter mon slip et ma culotte tant la peau brûlante de mes fesses était irritée. Quelques instants plus tard, avant de frapper à la porte de notre classe, je voulus rabaisser autant que possible les bords de ma culotte courte. Mais rien à faire ! Elle était trop courte. J’eus beau tirer sur l’étoffe, je ne réussis à gagner qu’un ou deux centimètres vite reperdus quand je me redressai.

Rentrant la tête dans mes épaules, je pénétrai dans la classe plongée dans un lourd silence. Gabriel et moi étions attendus. Cependant, je fus le seul point de mire de tous les élèves. Tous les regards convergèrent sur l’envers de mes cuisses. Les coups de martinet s’y imprimaient dans un entrelacs de zébrures rougeâtres qui resplendissaient en rouge vif sur ma peau blanche, stigmates honteux de la correction au martinet dont les cuisses de mon complice étaient visiblement indemnes.

Je passai le reste de la matinée à me morfondre à mon pupitre sans oser regarder mes voisins et baissant les yeux sous le regard de la professeur qui faisait cours ce matin-là. De toute évidence, elle avait été informée. A la récréation de 10 heures, je me réfugiai dans un coin de la cour évitant les élèves de 3e qui, à ma connaissance, échappaient définitivement aux châtiments corporels.

A midi, au lieu de prendre le tram pour rentrer chez moi, je fis un détour hors de l’itinéraire habituel, hanté par la pensée que des gens me reconnaissent et devinent que j’avais reçu une correction à l’école.

Restait la réaction de ma mère avant celle de mon père le soir. Je redoutais sa colère et une nouvelle fessée au martinet à la clef.

Churchward 188m2

Un feu de braises continuait à couver sous ma culotte et j’avais le cœur lourd d’appréhension. Je mis toutes les forces que donnent la peur et la conscience d’avoir mal agi pour la persuader que la Surveillante générale m’avait fait comprendre la leçon. Ma mère accepta mes excuses, me sermonna quant à mon inconscience, se félicita de l’esprit de décision de Mlle Clarisse et… le martinet resta suspendu à son crochet dans le placard à balais.

Le retour au collège l’après-midi ne fut pas glorieux. Les preuves de ma fessée s’étaient estompées, mais nullement la nouvelle de nos péripéties matinales. Il nous fallut surtout satisfaire la curiosité des nouveaux qui, comme moi, comprirent que l’année qui s’ouvrait ne serait pas semée de pétales de roses.

Le restant de l’année, je restai prudemment en retrait de Mlle Clarisse car il me semblait que je demeurais constamment sous son regard vigilant. Je m’efforçais de me rendre aussi invisible que possible de peur d’avoir affaire de nouveau à elle. J’eus simplement la maigre consolation de voir cinq de mes camarades réapparaître parmi nous les yeux humides et les mines fermées après leur excursion dans son bureau. Je ne fus donc pas le seul à mériter la fessée déculottée.

Ce fut ma seule année dans ce collège, un déménagement m’obligeant à mon grand soulagement à en changer. Je savais que même les 4e n’étaient pas exempts des cuisantes attentions du martinet de notre surgé.

…/…

Il avait suffi d’une seule fessée de la main de cette femme qui n’était pas ma mère, une fessée mémorable au moment où j’en avais le plus besoin à la croisée de l’enfance et de l’adolescence pour grandir et mûrir.

Dans ces minutes de douleur et de honte, ma conscience s’éleva d’un degré vers la maturité et l’âge de raison.

Mieux que n’importe quel sermon, de sa main implacable Mlle Clarisse m’avait indiqué le chemin à suivre et encouragé mes efforts à y rester.

Aujourd’hui, je suis sûr d’une chose : cette fessée m’affranchit de mon enfance et me fit entrer de plain-pied dans l’adolescence.

Comme quoi, une fessée administrée à bon escient et au bon moment peut avoir un effet très positif et particulièrement chez un garçon !

Illustr. : 1) Nates – 2) Unkn mod pant down – 3) Mike – 4) PM Davies – 5) Unknw – 6) Unkw mod – 7) Churward

 

 

 

 

20 commentaires »

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  1. Rémi dit :

    Bonsoir,
    En réponse à Floriane je comprends que vous et vos amies aient pu être ravies d’assister à la correction reçue par un garçon plus âgé. Moi-même je me souviens de m’être réjoui en regardant des fessées administrées à autrui (encore plus s’il s’agissait d’une fille)…
    Comme je l’ai raconté il y a quelque temps, j’ai également connu la situation inverse quand la monitrice du patronage m’a déculotté en plein air devant mes copines et copains.
    Tous étaient visiblement ravis du « spectacle » d’autant plus que je suis resté ensuite au piquet le temps que tout ce petit monde se change au vestiaire.
    Ils ont pu admirer mes fesses rougies à l’entrée et à la sortie car je ne fus autorisé à me rhabiller qu’après seulement.
    Cordialement, Rémi

  2. Roger dit :

    bonjour Rémi,
    Un choc même brutal peut accélérer le processus de mûrissement du blé en herbe. Edmée le prouve dans ce souvenir de collégien dont le titre même résume parfaitement l’état d’esprit d’un ado à la recherche de limites et le processus mental qui l’a conduit dans le bureau de la surveillante générale pour s’y faire donner une bonne fessée.
    L’école buissonnière est le type même de transgression puérile qui peut encore faire rêver un ado qui aimerait, mais ne sait pas comment, se débarrasser de ses culottes courtes !
    Finalement, Edmée a eu la chance de croiser le chemin de Mlle Gladys, une femme énergique, lucide et d’expérience. Depuis toutes ces années au contact de tant de collégiens, elle avait assurément acquis une bonne connaissance de la mentalité de ces garçons au seuil de la maturité et savait qu’une fessée substantielle était mieux appropriée qu’un sermon abstrait pour les aider à franchir le pas. Edmée n’a pas pu rédiger ce souvenir de jeunesse pour rien. Sera-t-il d’accord avec mon point de vue ? S’il veut bien répondre, bien sûr !
    Cordialement, Roger

    • Edmée dit :

      Mon cher Roger vous avez du nez ! (sauf petite confusion : il s’agit de Mlle Clarisse et non pas Gladys !) Me relisant, je ne renie rien de mon récit et encore moins de ce souvenir. Cette journée d’escapade avait eu le goût aigre-doux de la transgression. Journée enchanteresse taraudée par la crainte. (Ah ! comme c’est bien d’être ici ! Mais qu’est-ce qu’on fait là à glandouiller sans but ?) Et puis passé l’enivrement des premières heures, vient le moment du malaise. (Et si on se faisait pincer ? Et si nos parents et Mlle Clarisse l’apprennent ? Qu’est-ce qu’on va déguster !)
      Je crois que ce ressenti – cocktail d’enthousiasme pour l’exploit et de crainte de la sanction – Mlle Clarisse en était assurément le premier ressort dans mon esprit. Je n’ignorais rien de la sévérité de cette femme ni de sa manière de punir les élèves et j’avais cherché à la défier, autrement dit, oui j’avais cherché la fessée et les limites qu’elle imposait. Je dus ma double ration de fessées à la volonté de mes parents mais aussi à ceux de Gabriel qui m’accusaient d’avoir entraîné leur fils. Après cette séance, l’idée même d’école buissonnière eut définitivement un goût insipide à ne plus jamais déguster. Oui, Roger, cette fessée m’a fait grandir d’un coup, en effet ! Cordialement, Edmée

      • Roger dit :

        Bonjour Edmée, merci pour le compliment ! Je n’ai pas eu autant de « flair » que ça car il est aisé de lire entre vos lignes. Je vous rejoins sur bien des points : il est regrettable que cette époque-ci n’ait plus le « nez » adéquat pour stipuler pourquoi on ne doit pas s’affranchir des bornes. Mais autant p… dans un violon ! Cordialement.

  3. chris B dit :

    Bonjour,
    C’est vrai qu’une fessée peut faire grandir en maturité, cela fut bien le cas pour Edmée qui n’a jamais recommencé à faire l’école buissonnière, mais pas d’autres bêtises certainement (?)…
    En revanche de nos jours, certains enfants mériteraient la fessée pour les faire grandir. En effet, lors du week-end du 17 et 18 décembre, ma mère me raconta un fait qui s’était passé dans une autre commune près de la nôtre au sujet d’un garçon de 9-10 ans qui avait fugué. Après s’était disputé avec son père à propos d’un jeu vidéo, le garçon en colère décida de quitter son domicile. Il prit le bus et alla dans un centre commercial extérieur à sa commune. Quelques heures après, il demanda à un vigile s’il pouvait téléphoner à sa mère. Le vigile eut l’idée de prévenir les parents et retint le gamin jusqu’à leur arrivée. L’histoire finit bien, mais les parents passèrent des heures très pénibles, ravagés d’inquiétude.
    Pour ma mère, la conclusion était toute simple : ce garçon aurait mérité d’avoir le cul tout rouge et pas de cadeaux de Noël. Ce qui me serait certainement arrivé si j’avais fugué. Il en fallut moins pour que des camarades, comme Edmée, se plaignent de leurs postérieurs fessés au rouge en guise de bienvenue à leur retour au domicile après quelques heures seulement d’une escapade sans autorisation.
    Je pense également que le caprice de ce gamin qui avait mis ses parents dans tous leurs états pour ne pas avoir eu gain de cause avec un jeu vidéo méritait plus qu’une bonne fessée ! Il aurait gagné d’un coup en maturité !

  4. Maurice dit :

    Floriane, comme vous êtes dure envers les garçons. Une fois, j’ai été fessé par une institutrice pour un croche-pied à un camarade. 2 filles qui m’aimaient bien sont venues me voir gentiment en me plaignant et même une en me caressant la joue. Elle m’a aussi dit que sa copine avait eu la larme à l’oeil pendant ma fessée, qui pourtant n’avait pas été si terrible.

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmée. Oui, une bonne fessée peut faire grandir un adolescent qui cherche ses limites en testant les réactions des adultes, comme vous le montrez si bien dans votre récit. Ayant grandi dans les années 50/60, où le Martinet n’était pas prohibé comme aujourd’hui, je peux vous assurer que les corrections que j’ai reçues m’ont aidé à mûrir. Cordialement. CLAUDE.

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