La fessée appliquée

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Une bonne fessée, ça vous fait grandir un garçon

Nate 31-2

Par Edmée

Au carrefour de l’adolescence, il suffit parfois d’une bonne fessée pour passer de l’enfance à l’âge de raison.

Comme je devais rattraper une année de retard que je traînais pour raison de santé, j’intégrais une 5e dans un nouveau collège privé. Mes parents l’avaient choisi pour son excellente réputation : « les élèves y étaient bien tenus ».

A plus de 13 ans, j’étais dorénavant un « grand ». En une année, j’avais grandi et forci et présentais la corpulence et l’allure d’un jeune adolescent, les joues et le menton lisses en moins. Autant j’avais appréhendé la transition entre le primaire et le collège, autant j’abordais cette nouvelle rentrée d’un cœur léger armé de certitudes.

A présent j’étais sûr d’avoir passé l’âge des châtiments corporels comme il était de règle dans mon ancien collège. Adieu donc les formidables et douloureuses fessées déculottées dont notre directrice avait la spécialité et dont mon postérieur avait souvent goûté les cuisants délices en 6e !

Il me paraissait également évident que mes parents en tiendraient également compte pour remiser définitivement le martinet dans un coin du grenier, ma dernière correction remontant au retour des vacances d’été lorsque notre accompagnatrice, Mlle Alice, avait rendu compte à mes parents de mon comportement insupportable de forte tête. Mon pater avait dégainé le martinet et réglé sans délais le solde de mes désobéissances en présence de la jeune femme. Elle avait donc bien tenu ses promesses, la g… ! (Les mots prohibés valaient automatiquement une correction, que ce fût au collège ou à la maison).

Selon cette même logique illusoire, je crus naturellement pouvoir profiter de mon statut d’être supérieur et de fin stratège pour persuader Gabriel, un jeune camarade, de sauter quelques cours, ni vu ni connu que je t’embrouille. Joie de l’école buissonnière ! Étourdis que nous étions !

Notre journée avait été merveilleuse à musarder en ville. On s’exaltait de tout, on ne se lassait de rien : des regards surpris d’adultes sur deux jeunes en vadrouille au lieu d’être à l’école, les rues, un monde exclusif d’adultes, les magasins, tout paraissait sous un jour nouveau. Il y avait même un cinéma permanent avec une première séance à 10 heures du matin ! Quelle excitation !

Le lendemain matin, au rassemblement des classes, Mlle Clarisse, la Surveillante générale ou « surgé » comme nous l’appelions entre nous, en fait directrice adjointe, nous convoqua tous les deux à son bureau.

Je n’avais encore jamais eu affaire à elle, mais j’aurais dû me méfier de cette demoiselle dans la quarantaine, une belle femme au demeurant, mais nantie d’une sombre réputation qui valait bien celle de mon ancienne directrice. À peine étions-nous dans son bureau qu’elle nous obligea à ressortir puis à toquer de nouveau à la porte pour avoir oublié de la saluer en entrant et de la prier d’excuser notre impolitesse. Une mortifiante entrée en matière de très mauvais augure. De quoi redouter l’issue de la confrontation.

En ville la veille, l’uniforme de notre collège nous avait fait repérer. Des mères d’élèves nous avaient dénoncés et nos absences étaient dûment consignées dans le cahier d’appel. Ceci croisé avec cela, nous étions coincés.

Mené d’une voix calme mais glaciale, l’interrogatoire fut implacable. Aucune échappatoire… Pas de mots d’excuses de nos parents ? Évidemment, non ! Où avions-nous traîné la réputation du collège ? Qui avait eu cette mauvaise idée ?… Nous étions dans nos petits souliers…

Mon jeune complice, qui vacillait sous le feu des accusations lancées sous les apparences de questions, craqua, des larmes dans la voix.

Quand le regard pénétrant de cette dame fouilla ma conscience, l’assurance de mes 13 ans fondit comme neige au soleil. Mes fables étaient aussi dérisoires qu’inopérantes. Je perdais pied.

Mon coéquipier dut le sentir. Apeuré, il me désigna soudain comme l’instigateur de notre escapade. Le coup de grâce !

Mlle Clarisse décrocha son téléphone. Nos parents respectifs confirmèrent leur ignorance et approuvèrent le châtiment sévère que leur proposait cette femme sans cœur.

Avions-nous bien entendu ? C’était impossible ! Oh, quelle honte !…

Mon camarade et moi échangeâmes un coup d’œil consterné. Non, pas ça ! Plus maintenant !… Je sentis mes lèvres et mon menton s’agiter nerveusement malgré moi comme chaque fois que je devais me préparer pour une fessée déculottée.

L’adjointe nous avait annoncé posément l’infâme punition de sa même voix glaciale et détachée comme s’il se fût agi d’une simple formalité. Instinctivement je tournai la tête du côté de la porte, mais mon rêve d’évasion tourna court : mes jambes avaient tourné en pâte de guimauve !

Unkn mod pant down

Incapable de se retenir, mon jeune voisin se mit à hoqueter des sanglots qui s’amplifièrent quand la Surveillante générale se leva et le poussa jusqu’à une lourde chaise en bois massif où elle s’assit. À son ordre, je restai sur place, mes mains croisées au-dessus de ma tête en attendant mon tour.

Médusé, la bouche sèche, je regardais Gabriel se laisser déculotter. Il était debout et immobile faisant face à sa fesseuse, ses bras ballants le long de ses jambes tandis qu’elle déboutonnait la braguette puis faisait rapidement glisser culotte et slip en dessous des genoux. Il n’eut pas même un geste de défense pour protéger sa pudeur et quelques larmes coulèrent sur ses joues quand la peau blanche et satinée de ses fesses entièrement dénudées se mit à resplendir dans la lumière ambiante du bureau.

L’instant d’après, elles élevaient leurs rondeurs saillantes sur l’une des cuisses croisée par-dessus l’autre de l’adjointe sous le meilleur angle possible pour une fessée dans les règles de l’art dans cette posture.

Saisi de stupeur, je me rendais compte que sa culotte courte cachait une paire de fesses d’une rotondité et d’un volume insoupçonnables dont les formes potelées et fermes s’évasaient le long d’un profond sillon médian.

Le bruit familier des claques d’une main percutant la peau nue parvint à mes oreilles avec une netteté cruelle et, au fur et à mesure qu’elles tombaient sur les joues tendres du garçon, ses jambes remuaient à la façon d’une grenouille.

La fessée devait être douloureuse car peu après une première série, la voix de Gabriel se fêla par intermittence en de petits coassements qui recouvrirent le gazouillis de ses gémissements.

Gabriel se mit à ruer de toutes ses jambes exposant à la faveur d’écarts intempestifs de son entrejambe ce qu’une jeune fille pudique ne saurait voir sans rougir mais qu’une demoiselle rompue de longue date à l’exercice contemplait dans un complet détachement.

Sous les assauts répétés de la main de Mlle Clarisse, la croupe rondelette à la peau blanche et veloutée de gamin impubère se couvrait rapidement d’un fard du plus bel incarnat. Des reins à la naissance des cuisses, les deux grosses joues fessières sévèrement claquées rutilaient comme une cape de torero.

J’eus soudain l’impression que l’étoffe de ma culotte courte devenait transparente et qu’elle rétrécissait à coller sur mes propres rondeurs.

Ce qui se passait sous mes yeux me paraissait impossible. Pourtant je ne rêvais pas. C’était bien Gabriel ! Fasciné, j’assistais aux effets prodigieux d’une fessée sur un autre que moi. En moins de deux minutes, il semblait regretter et demander pardon pour tout ce qu’il avait pu faire dans sa jeune existence. Hoquetant à gros sanglots, il suppliait la surgé d’arrêter. Peine perdue ! Cette femme était comme sourde et sa main continuait à s’abattre à la même cadence impitoyable, faisant bondir la petite croupe rouge sous la déferlante de claques retentissantes.

Mike 20

Tandis que je voyais mon camarade se trémousser de douleur, je tentais de repousser la pensée que, dans un instant, ce serait mon tour. Un sentiment d’une incroyable lâcheté s’empara de moi : que Gabriel reçoive la fessée, c’était normal à son âge ! Mais moi ? C’était injuste ! Elle se prenait pour qui cette femme ? Et de quel droit ?…

J’en étais à ce débat intime lorsque, rompant avec la régularité de la cadence, quelques claques explosives d’une vigueur exceptionnelle provoquèrent un flot de larmes, marquant la fin de la fessée.

En fait je ne voulais pas m’avouer que cette démonstration de sévérité dont Mlle Clarisse était capable, avait brisé mes défenses. J’étais redevenu le garçonnet de 6e se préparant à recevoir sa fessée. Du coup, je me mis à redouter cette femme d’autant plus impressionnante qu’elle était demeurée totalement impassible en administrant cette formidable fessée.

Une fois remis debout et tout à sa douleur, Gabriel parut ignorer le lieu où l’on était et jusqu’à la notion des événements. Sa culotte et son slip tirebouchonnant autour de ses chevilles, d’un geste machinal il essuyait ses larmes et frictionnait ses fesses endolories sans avoir la moindre conscience qu’il exposait la nudité ses jeunes attributs. La surgé le laissa-là et me fit signe d’avancer.

Avais-je un autre choix ? La fascination qu’avait exercée sur moi la fessée de Gabriel se prolongea. Comme hypnotisé par Kaa à la façon de Mowgli, je m’avançai vers elle comme un somnambule. Quand je fus debout contre ses genoux, elle m’obligea à la regarder droit dans les yeux pour me sermonner, m’engloutissant dans ma honte.

« Compte tenu de mon âge, que n’ai-je eu la fierté de me sentir plus responsable que n’importe quel autre de mes camarades de ma classe ? Est-ce que je ne m’étais pas rendu compte que eux, bien plus jeunes que moi, n’ont pas eu la stupidité de se comporter comme moi ? N’avais-pas eu au moins à cœur de respecter mon camarade au lieu de l’entraîner lâchement dans cette grave désobéissance ? Et mes parents étaient entièrement d’accord avec elle : j’étais impardonnable ! Je devais être puni ! C’est pourquoi elle allait devoir m’administrer une fessée !… et une fessée encore plus sévère que celle de mon camarade !… une fessée dont je me souviendrai durant tout le reste de ma scolarité ! »

Et elle tint parole.

P.M. Davies 115

Je restai tout aussi passif quand elle commença à dégrafer ma ceinture, puis à déboutonner ma braguette pour me déculotter. Mains sur la tête, je fermais simplement les yeux en me sentant rougir. D’un coup, les mains expertes de cette femme me faisaient refluer des mois en arrière…

La détermination, l’énergie et l’autorité qu’elle dégageait me transportaient ailleurs que dans ce bureau. Ce n’était plus une femme qui se tenait devant moi mais, à l’instar d’un médecin, d’une infirmière, ou simplement d’une mère, la Surveillante générale personnifiant l’Autorité. J’avais du mal à me l’avouer, mais elle me faisait peur. A sa façon implacable de fesser Gabriel, je savais que j’aurais mal à ne plus pouvoir lui résister.

Sans forces, j’étais en proie à une agitation confuse : j’enrageais de m’être fait prendre bêtement comme un gamin et je me désespérais d’injustice d’en être puni et, qui plus est, de l’être par un châtiment corporel dont je m’estimais dorénavant exempt du haut de mes 13 ans révolus.

Fortes de leur expertise, les mains de Mlle Clarisse eurent tôt fait de baisser ma culotte puis mon slip. J’eus un sursaut lorsque la ceinture élastique du slip franchit mon pénis. Dans le silence que seuls quelques hoquets de Gabriel venaient encore troubler, je sentis soudain de l’air frais chatouiller mes fesses et mon entrejambe.

Mais une fois déculotté et à demi nu, c’est une bouffée de chaleur que la honte propulsa sur mon visage, non pas d’être honteusement et physiquement nu comme je l’aurais été face au regard neutre d’un médecin, mais mentalement mis à nu de mes coupables bêtises qui me valaient à présent ce honteux châtiment.

J’attendis avec impatience quelle m’affale sur ses cuisses comme elle l’avait fait pour Gabriel pour lui dissimuler mon ventre, mais elle choisit une autre position mieux adaptée à ma corpulence. S’étant levée de sa chaise, elle m’empoigna par les épaules, me fit pivoter sur moi-même puis me courba de force contre sa hanche d’un bras enroulé autour de ma taille.

Depuis longtemps, mes forces m’avaient quitté et elle n’eut rien d’autre à faire pour me disposer. J’eus simplement conscience que ma croupe déployait sa nudité sous l’angle le plus propice à la trajectoire de son bras. Une contraction de sa main plaquée sous mon ventre m’indiqua que la fessée commençait. Comme d’habitude ma volonté se tendit, prévenant la douleur à venir.

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Une première claque percuta violemment une fesse. Une autre suivit, mais sur l’autre fesse. Et une cadence régulière s’installa, chacune de mes fesses tressautant à chaque puissante, détonante et virulente claquée, un même intervalle de quelques secondes entre chacune.

Elle avait une manière à elle de fesser très efficace, autrement dit très douloureuse. Sa main à la fois leste et lourde frappait à toute volée et par en dessous le bas de ma croupe en une sorte de revers remontant, la claque visant avec précision ces portions les plus charnues et les plus souples que permettait ma posture courbée. C’était bref mais cela pinçait abominablement, avec un bruit retentissant d’explosion suivie d’une fulgurance pénétrante de douleur. Dieu que ça faisait mal !

Je me cabrais pour résister à la brûlure qui commençait à se propager dans tout mon fessier, mais aussitôt une forte pression de sa paume sur mon pubis m’obligeait à rehausser de nouveau ma croupe qui retentissait aussitôt d’une nouvelle et formidable claquée. Imparable !

Maintes et maintes fois sa main nue se leva et s’abattit, claquant une fesse puis l’autre à me couper la respiration ! La fessée s’éternisait et je me rendis compte avec horreur que des larmes commençaient à perler dans mes yeux tandis que mes gémissements répondaient aux douloureuses claquées.

La sévérité de cette femme était hors du commun. Il était évident qu’elle me fessait avec une vigueur plus soutenue que pour Gabriel. Un vestige d’amour-propre m’empêchait de me débattre, indigne aveu de faiblesse en présence de mon jeune camarade. Je me laissai corriger et pourtant, la douleur menaçait à tout instant de la supplier et d’éclater en sanglots.

La chaleur torride et pénétrante qui avait envahi tout mon fessier se propageait maintenant dans mon ventre en ondes successives et concentriques comme les ronds qui s’élargissent autour d’un caillou tombé dans l’eau.

Quand je crus que mes fesses chauffées à blanc allaient entrer en fusion. J’étais près de craquer, quand Mlle Clarisse les délaissa soudain mais pour une nouvelle tactique de correction tout aussi douloureuse : mes cuisses ! Pas le temps de souffler. De formidables claquées les mirent rapidement au diapason de mes fesses avant qu’elle ne relâche son étreinte et me redresse. Dégoulinant de larmes, je me mis à sautiller sur place en frottant ma croupe brûlante.

Je crus en avoir fini mais à travers mes larmes, je la vis se diriger vers son bureau et en extraire un martinet !

« Je vous avais averti que votre punition serait plus sévère que celle de votre camarade ! »

Sur ce, elle se baissa, saisit ma culotte et mon slip, les rabaissa jusqu’à mes chevilles, entravant ainsi mes pieds pour m’empêcher de bouger.

Unkn -  mod

Puis elle me fit courber sur l’envers du dossier de la chaise, mes mains en appui sur l’assise. Cette fois, j’eus peur de céder à la douleur : le martinet que j’avais entraperçu était l’un de ces anciens modèles dont le manche en bois joliment chantourné et patiné par l’usage et les longues lanières de cuir de couleur fauve laissaient présager de cuisantes cinglées sur ma peau nue.

Le martinet chuinta dans l’air une vingtaine de fois… Elle me fouetta avec la même détermination que pour la fessée à la main, lançant son martinet sur mes fesses, ses cinglées privilégiant mes cuisses.

« Vous deux, remontez vos culottes et retournez en classe ! »

J’eus du mal à remonter mon slip et ma culotte tant la peau brûlante de mes fesses était irritée. Quelques instants plus tard, avant de frapper à la porte de notre classe, je voulus rabaisser autant que possible les bords de ma culotte courte. Mais rien à faire ! Elle était trop courte. J’eus beau tirer sur l’étoffe, je ne réussis à gagner qu’un ou deux centimètres vite reperdus quand je me redressai.

Rentrant la tête dans mes épaules, je pénétrai dans la classe plongée dans un lourd silence. Gabriel et moi étions attendus. Cependant, je fus le seul point de mire de tous les élèves. Tous les regards convergèrent sur l’envers de mes cuisses. Les coups de martinet s’y imprimaient dans un entrelacs de zébrures rougeâtres qui resplendissaient en rouge vif sur ma peau blanche, stigmates honteux de la correction au martinet dont les cuisses de mon complice étaient visiblement indemnes.

Je passai le reste de la matinée à me morfondre à mon pupitre sans oser regarder mes voisins et baissant les yeux sous le regard de la professeur qui faisait cours ce matin-là. De toute évidence, elle avait été informée. A la récréation de 10 heures, je me réfugiai dans un coin de la cour évitant les élèves de 3e qui, à ma connaissance, échappaient définitivement aux châtiments corporels.

A midi, au lieu de prendre le tram pour rentrer chez moi, je fis un détour hors de l’itinéraire habituel, hanté par la pensée que des gens me reconnaissent et devinent que j’avais reçu une correction à l’école.

Restait la réaction de ma mère avant celle de mon père le soir. Je redoutais sa colère et une nouvelle fessée au martinet à la clef.

Churchward 188m2

Un feu de braises continuait à couver sous ma culotte et j’avais le cœur lourd d’appréhension. Je mis toutes les forces que donnent la peur et la conscience d’avoir mal agi pour la persuader que la Surveillante générale m’avait fait comprendre la leçon. Ma mère accepta mes excuses, me sermonna quant à mon inconscience, se félicita de l’esprit de décision de Mlle Clarisse et… le martinet resta suspendu à son crochet dans le placard à balais.

Le retour au collège l’après-midi ne fut pas glorieux. Les preuves de ma fessée s’étaient estompées, mais nullement la nouvelle de nos péripéties matinales. Il nous fallut surtout satisfaire la curiosité des nouveaux qui, comme moi, comprirent que l’année qui s’ouvrait ne serait pas semée de pétales de roses.

Le restant de l’année, je restai prudemment en retrait de Mlle Clarisse car il me semblait que je demeurais constamment sous son regard vigilant. Je m’efforçais de me rendre aussi invisible que possible de peur d’avoir affaire de nouveau à elle. J’eus simplement la maigre consolation de voir cinq de mes camarades réapparaître parmi nous les yeux humides et les mines fermées après leur excursion dans son bureau. Je ne fus donc pas le seul à mériter la fessée déculottée.

Ce fut ma seule année dans ce collège, un déménagement m’obligeant à mon grand soulagement à en changer. Je savais que même les 4e n’étaient pas exempts des cuisantes attentions du martinet de notre surgé.

…/…

Il avait suffi d’une seule fessée de la main de cette femme qui n’était pas ma mère, une fessée mémorable au moment où j’en avais le plus besoin à la croisée de l’enfance et de l’adolescence pour grandir et mûrir.

Dans ces minutes de douleur et de honte, ma conscience s’éleva d’un degré vers la maturité et l’âge de raison.

Mieux que n’importe quel sermon, de sa main implacable Mlle Clarisse m’avait indiqué le chemin à suivre et encouragé mes efforts à y rester.

Aujourd’hui, je suis sûr d’une chose : cette fessée m’affranchit définitivement de mon enfance et me fit entrer de plain-pied dans l’adolescence.

Comme quoi, une fessée administrée à bon escient et au bon moment peut avoir un effet très positif et particulièrement chez un garçon !

Illustr. : 1) Nates – 2) Unkn mod pant down – 3) Mike – 4) PM Davies – 5) Unknw – 6) Unkw mod – 7) Churward

 

 

 

 

20 commentaires »

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  1. Marco dit :

    Bonjour Edmée,
    cruelle désillusion, vos 13ans ne vous protègent pas et vous continuez à bénéficier du régime fessée.
    D’ailleurs persister à porter des culottes courtes, qui plus est dans un collège privé strict, quoi de plus naturel finalement pour justifier ce genre de châtiment ?
    Vous êtes considéré comme un grand cependant. La preuve ? On ne vous fesse plus « à la maman » mais debout courbé sous le bras, grande preuve d’émancipation. Mais jusqu’à quel âge ces fessées ont-elles duré ?
    Marco

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmée. Ah l’école buissonnière! La meilleure de toutes: pas de leçons, pas de devoirs et encore moins d’examens! Evidemment, il vaut mieux dans ce cas ne pas trop se faire remarquer, et votre uniforme de collégien n’avait évidemment pas cette qualité. Mais au bout du compte, pas de frustration : outre la balade, vous avez eu la joie de recevoir une bonne fessée, et au martinet! De quoi vous plaignez vous ? Combien de vos prédécesseurs, comme moi qui sont d’incorrigibles adeptes du martinet vous envient ? Enfin, en fantasme évidemment… Amicalement. CLAUDE.

  3. Rémi dit :

    Bonjour Edmée,
    A 13 ans, j’étais loin d’être à l’abri de la fessée et du martinet quand cela s’avérait nécessaire (la dernière reçue le fût à 16 ans); toutefois les fessées scolaires se sont arrêtées avec la fin de l’école primaire.
    Quand j’en recevais c’était de mes parents ou comme je l’ai raconté précédemment d’une monitrice au patronage.
    Au collège public les professeurs n’appliquaient plus ce type de punition même si les élèves, filles et garçons, redoutaient d’y être encore soumis.
    A ce propos je me rappelle lors de mon arrivée en 6ème que des rumeurs circulaient sur une professeur de français qui, paraît-il n’hésitait pas à y recourir.
    La cinquantaine, grande, des cheveux gris coiffé en chignon elle en imposait avec sa blouse grise !
    La peur de la fessée fonctionnait donc au début des années 70 et nous nous comportions en enfants sages avec elle.
    Edmée vous étiez inscrit dans un collège privé et c’est sûrement pour cela que vous avez continué à « bénéficier » de ce régime.
    Comme Marco, je suis curieux de savoir si cette fessée fût la dernière ou si vous avez connu d’autres punitions à l’adolescence ?
    Cordialement Rémi

  4. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmee. Vous aviez donc 13 ans : »à la croisée de l’enfance et de adolescence » comme vous dites si bien. Vos parents vous avaient placé dans un collège privé où les élèves étaient »bien tenus ». Mais, trop sûr de vous, vous imaginiez avoir passé l’âge des châtiments corporels. Du coup, vous avez entraîné votre ami Gabriel à faire l’école buissonnière. Evidemment n’ayant pas ôté votre uniforme de collégien , vous n’êtes pas passés inaperçus ! Et bien sûr à votre retour, la surveillante générale, Mlle Clarisse, « à la sombre réputation », vous attendait de pied ferme. Avec l’accord de vos parents elle vous corrigea tous les deux. Gabriel qui avait été entraîné par vous écopa d’un sévère fessée qui n’épargna pas ses cuisses et qui le plongea dans la honte. Cet acte de repentir vaut pour moi quitus. Mais vous, le responsable qui aviez non seulement désobéi mais entraîné Gabriel à désobéir aussi, vous avez eu droit à un traitement… de faveur! Le Martinet en plus de la fessée. Et vous avez eu de la chance d’échapper à la double peine puisque,le Martinet resta dans le placard à balai à votre retour à la maison. Ce qui me touche, c’est la leçon que vous avez tirée de cette aventure. Cette correction que vous avez reçue : »au moment où j’en avais le plus grand besoin » dites-vous, vous a « aidé à grandir et mûrir ». Voilà une conclusion qui pourrait ouvrir les yeux à ceux qui vilipendent ces méthodes d’éducation, alors que, selon moi , nous en avons le plus grand besoin. Cordialement. CLAUDE.

  5. Edmée dit :

    Bonjour Claude,
    Si après tant d’années je reviens sur cet épisode avec cet intitulé ce n’est pas par hasard, pas plus que n’en fut la longévité de la fessée et du martinet à l’âge de l’adolescence. Mais il semble bien, ici dans ce blog, que ce soit le cas de pas mal de garçons, dont vous mon cher Louis ! Vous savez qu’une tête dure, un entêté qui se croit trop grand pour ses culottes courtes, a besoin parfois d’une façon instinctive de se mesurer aux limites, ne serait-ce que pour se rassurer sur leur présence. Il est évident que persuader mon jeune camarade Gabriel de me suivre dans ma recherche d’exploit était une manière de me grandir pour me donner du courage. Un faire-valoir en somme. À cette époque, mon âge me portait aux excès. « Il s’y croit ! ». Or Mlle Clarisse était à mes yeux, plus que les parents, une sorte de garde-frontière intransigeante que je craignais autant que mes camarades. Mais il me fallait la sonder en lui sautant par-dessus sa tête. Elle ne m’a pas loupé ! Et m’a permis de faire un premier pas vers la maturité. Avec le recul, je pense que la double fessée qu’elle me délivra fut moins sévère que l’impression éprouvée sur l’instant sous son bras et telle que je tente d’en restituer le souvenir. Aujourd’hui, je puis même reprocher à cette femme sa trop grande mansuétude pour l’insupportable petit M… que je devais être à ses yeux.

  6. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmee. D’abord merci pour votre réponse à mon récit.Comme toujours vous analysez avec pertinence les ressorts psychologiques de l’adolescence. »Mon âge me portait aux excès » dites vous. Comment ne pas vous approuver quand on a soi même défié à cet âge l’autorité! Comme vous le dites si bien: »une tête dure a besoin de FAÇON INSTINCTIVE de se mesurer aux limites ne serait-ce que pour SE RASSURER DE LEUR EXISTENCE ». Tout est dit dans cette phrase: l’instinct conduit au défi pour se rassurer. Mais, Mll Clarisse,plus que vos parents,vous servait de « garde frontière » et vous avez voulu LA TESTER. D’où votre fugue. Et la conclusion que vous tirez de cette regrettable aventure c’est que: »ce fut le premier pas vers votre maturité ». Voilà une leçon que beaucoup de parents et d’éducateurs pourraient méditer. Cordialement. CLAUDE

  7. herbert7500 dit :

    Bonjour Edmée,
    je suis nouveau sur ce blog et j’ai lu avec beaucoup d’admiration votre récit. Moi je n’ai eu que des gifles retentissantes en classe de la part d’un maître d’école aujourd’hui décédé et croyez-moi cela faisait très mal. Ma tête partait dans tous les sens. J’aurais aimé recevoir une bonne fessée même déculottée plutôt que ces paires de gifles, mais début des années 70 c’était ainsi,. Et souvent le pire c’est qu’une fessée m’attendait à mon retour à la maison. Avez vous eu d’autres fessés après ?…
    Bien amicalement,
    herbert 7500

    • CLAUDE dit :

      Bonjour herbert7500. Je suis d’accord: il est plus humiliant de recevoir une gifle qu’une fessée. D’autant plus que vous, vous aviez les deux! Cela me paraît injuste. Cordialement. CLAUDE.

  8. Lascombes dit :

    Je crois qu’il est préférable de donner une fessée plutôt qu’une gifle car la gifle peut éventuellement toucher l’oreille et par conséquent le tympan et cela peut avoir des conséquences sur la santé. Un postérieur rougi par une bonne fessée n’aura aucune conséquence. Qu’en pensez vous ? Personnellement je n’ai reçu que la fessée et je n’ai aucune séquelle et croyez moi mon derrière était souvent rouge écarlate !

    • cambaceres dit :

      Bonjour Lascombes,
      je suis assez d’accord avec le fait qu’une gifle peut être dangereuse. je me souviens que chez une amie de ma mère un gamin reçut devant tout le monde une gifle retentissante qui fit valser ses lunettes. J’en avais reçu quelques fois, mais là ma mère convint que c’était à éviter d’autant que vers dix ans je dus moi aussi porter des lunettes. Souvent donnée d’instinct sous la colère, elle pouvait aussi blesser moralement.
      Je n’ai pas connu la « fessée » au sens propre, mais le martinet sur les cuisses nues donné avec modération, non à chaud, mais après réflexion, calmement selon des règles établies éducatives et acceptées. Cela n’eut aucune conséquence sur ma santé mais m’amena à me contrôler, à donner le meilleur de moi-même en classe et se révéla aussi une grande leçon d’humilité.

  9. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Je vais vous donner un exemple de la gravité que peut avoir une gifle. C’était en seconde dans les années soixante. J’avais choisi la filière la plus difficile : Lettres+sciences. Un jour où j’attendais, en rang par deux (Eh oui, aujourd’hui cela a changé !) l’entrée en classe, mon prof de Math m’a donné une gifle magistrale qui m’a d’autant plus traumatisé que je ne l’avais pas méritée. Impossible ensuite de me concentrer en classe et, au final, j’ai décidé de changer de filière : j’ai choisi Lettres seulement. Comme quoi une gifle est plus traumatisante qu’une fessée ! Je suis bien placé pour en parler car chez moi le Martinet ne chômait pas et les corrections, nombreuses, ne m’ont nullement « traumatisé »! Cordialement. CLAUDE

  10. Florianne dit :

    J’avoue que lorsque mes copines et moi-même, nous avons eu l’occasion de voir un garçon de 13 ans qui nous embêtait se faire déculotter au centre aéré devant toutes les filles nous a ravies à l’époque. Nous étions plus jeunes que lui (11-12) et cela m’a changé des fois où c’était moi qui recevait la fessée. Son visage effrayé quand la directrice lui a dit de baisser son short et son slip, son refus, et le moment où la directrice l’a attrapé et a commencé à lui faire glisser le short de long des cuisses sont restés dans les mémoires. Idem quand, bien coincé debout sous le bras de la directrice, le t-shirt remonté au milieu du dos, elle a commencé à lui baisser le slip et que nous avons vu ses petites fesses apparaître. Notre seul regret à l’époque : que la directrice lui ait permis de se reculotter, tant tout étions ravies de le voir les fesses à l’air tout penaud – lol !

    • Marco dit :

      Ah les filles, des méchantes ! Toujours un malin plaisir à espionner les garçons en mauvaise posture. Quelles spectatrices implacables pour ce déculottage total et de force ! Mais pour ce pauvre garçon affronter la directrice et ce public alors qu’il se croyait peut-être déjà un grand, à 13 ans, pour y subir les préparatifs et une punition vexatoire , ne croyez-vous pas que ça restera aussi dans sa mémoire ? Et vous auriez voulu que ça dure plus longtemps, qu’elle le laisse exposé après la correction? Oh les mauvaises filles ! Estimez-vous heureuses : il a eu les fesses à l’air au centre aéré, normal non ? lol

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