La fessée appliquée

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Une éducation dans les années 50 – chap 3

Une éducation dans les années 50

par Herbert1

J’étais passé haut la main en cinquième. Mes résultats étaient plus qu’honorables. J’avais tout, par ailleurs, de l’enfant sage. On n’avait rien à me reprocher. Pas de mensonges avérés. Pas d’insolences caractérisées. Mes professeurs étaient contents de moi. Mes parents aussi. Ils soupiraient.

‒ Pourvu que ça dure !

Madame Morlier, avec qui Maman continuait à entretenir des rapports suivis, était convaincue du contraire.

‒ Il cache son jeu, c’est tout, mais le jour où ça va le reprendre…

Je ne cachais pas mon jeu, non. J’étais au contraire fermement décidé à rester dans les clous. Autant que faire se pouvait. D’abord et avant tout parce que j’avais une peur panique de ce martinet à manche rouge suspendu dans l’entrée avec lequel je n’avais pas encore eu l’occasion de faire plus ample connaissance. J’avais voulu, un jour que j’étais seul à la maison, le tester sur ma cuisse. Pour voir. Pour me faire une idée. Je n’avais pas cinglé bien fort. J’avais pourtant eu mal. Et je n’osais pas imaginer ce qu’on pouvait ressentir quand les lanières s’abattaient sur le derrière avec force et à toute volée. Ce devait être absolument épouvantable. Ce que m’avait confirmé Marc, un camarade de classe, qui s’était laissé aller aux confidences un matin, sur le chemin de l’école.

‒ T’as même pas idée de comment ça fait mal ! Ça te brûle que c’en est une horreur. Et puis longtemps ça te dure…

De quoi me dissuader d’aller tenter le diable.

Il y avait encore autre chose pour m’inciter à la plus extrême prudence : j’étais en effet convaincu que, si je devais un jour tâter du martinet, Maman n’aurait rien de plus pressé que d’aller aussitôt mettre cette Madame Morlier au courant de ce qui s’était passé. Pour avoir son aval. Et se faire complimenter.

‒ Vous avez bien fait. Quand je vous disais qu’il n’y a pas d’autre solution avec lui !

Et j’aurais alors nécessairement eu droit, de la part de cette femme qui se mêlait, selon moi, de ce qui ne la regardait pas et que je détestais de tout mon cœur, à toutes sortes de réflexions qui se seraient voulues délibérément humiliantes. J’appréhendais d’être alors incapable de m’empêcher de sortir de mes gonds et de lui répondre avec insolence. J’étais en effet depuis tout récemment assez fréquemment en proie à des bouffées de colère dont je parvenais le plus souvent à réfréner le cours, mais qui m’avaient débordé à deux ou trois reprises, au grand mécontentement de mes parents. Ces accès de fureur que je regrettais aussitôt ne m’avaient pas encore valu de fessée, non, mais un avertissement sans la moindre ambiguïté.

‒ Tâche de te contrôler, mon garçon, parce que la prochaine fois…

La perspective d’être incapable de me maîtriser face aux invectives de cette Madame Morlier, ce qui aurait très vraisemblablement amené Maman à tenir sa promesse devant elle, m’épouvantait littéralement. Raison de plus pour ne pas m’exposer, à la maison, à une correction au martinet qui aurait pu avoir de si funestes conséquences.

Et ce n’était pas tout. Il y avait aussi Armance. Armance qui avait révélé à mes copains, un jeudi après-midi de l’année précédente, que j’avais reçu une mémorable fessée devant mes cousines. Et Armance était, dans ce domaine, une véritable experte. Elle s’était fait de la fessée, une spécialité : il ne s’en donnait pas une, à des kilomètres à la ronde, dont elle ne soit capable de nous faire un compte-rendu circonstancié. Assise sur le petit muret du jardin de la mairie contre lequel elle battait des jambes, rejetant en arrière son éternelle mèche rebelle, elle racontait. Elle racontait interminablement.

‒ Vous savez, Étienne, le fils du boulanger… Il s’en est pris une sacrée, mardi ! Tous les voisins ont entendu. Il braillait, mais il braillait ! Apparemment qu’il avait piqué dans la caisse. Et puis pas une petite somme, hein !

Elle passait à Lucile.

‒ Oh, alors elle ! C’est tout le temps qu’elle y attrape. Même qu’elle ait quatorze ans. Elle a le feu au cul, qu’ils disent ses parents. Et c’est devant sa copine qu’ils lui ont fait en plus dimanche dernier. Et les fesses à l’air.

Elle arrivait même à glaner des informations sur ce qui se passait dans les tréfonds de l’internat de l’institution Sainte-Marie.

‒ Il y a trois filles qui s’en sont ramassé une par les sœurs lundi. À deux heures du matin. Elles fumaient en cachette dans les toilettes du dortoir.

Je craignais Armance comme la peste. Que j’y aie à nouveau droit, que Maman s’en ouvre à cette Madame Morlier et Armance finirait forcément par être au courant. Elle n’aurait alors rien de plus pressé, j’en étais persuadé, que d’en informer mes copains. En ma présence, qui plus est, comme elle l’avait déjà fait. Aussi, si je ne voulais pas m’exposer à cette redoutable épreuve, le mieux que j’avais à faire, c’était à l’évidence de me tenir à carreau. Autant que faire se pouvait.

À force d’être ensemble en classe, d’avoir des débats passionnés sur le Tour de France et toutes sortes d’autres sujets, nous avions fini, Lucien et moi, par devenir amis. Mes parents n’y voyaient aucun inconvénient. Bien au contraire : ils estimaient qu’il avait une excellente influence sur moi. Nous faisions donc presque tous les soirs nos devoirs ensemble. Chez lui. Nous discutions aussi beaucoup. Et nous tournions de plus en plus souvent, au fur et à mesure que nous avancions en âge, autour de tout ce qui concernait la sexualité.

Si nous savions, grosso modo, de quoi il retournait, nous nous posions néanmoins une foule de questions auxquelles nous étions bien incapables d’apporter des réponses satisfaisantes. L’anatomie des femmes éveillait de plus en plus notre curiosité. Nous nous efforcions de la satisfaire dans les pages du petit Larousse ou dans celles d’un livre d’art que Lucien avait subtilisé dans la bibliothèque de son père et qui soulevait, en réalité, beaucoup plus d’interrogations qu’il n’apportait de réponses.

Et puis il y a eu ce jour-là. Nous venions d’en terminer avec notre devoir de Mathématiques. Nous étions en train de nous pencher, une fois de plus, sur les mystères de la féminité quand il a brusquement pris une mine de conspirateur.

‒ Tu diras rien ?

‒ Non. À propos de quoi ?

‒ C’est vrai ? Tu me le jures ?

J’ai juré. Et il a sorti, de sous son oreiller, un hebdomadaire dont je me suis aussitôt mis à tourner fébrilement les pages. Des dessins. Beaucoup de dessins. Rien de très explicite : la censure sévissait alors avec force. Mais ces jeunes femmes à la lippe gourmande, à l’allure délurée, aux seins généreux qui semblaient me considérer personnellement d’un œil engageant et prometteur ont immédiatement déclenché en moi un phénoménal tumulte intérieur.

‒ T’as eu ça où ?

Il n’a pas voulu me répondre.

‒ Qu’est-ce ça peut faire où je l’ai eu ?

La gorge sèche, le cœur battant, j’ai demandé.

‒ Tu me le prêtes ?

‒ T’y fais gaffe alors…

Et je l’ai emporté, dissimulé tout au fond de mon cartable.

J’ai passé la soirée à l’explorer de fond en comble. À lire des témoignages, ou prétendus tels, qui embrasaient mon imagination. À me couler dans des récits où de belles jeunes femmes s’offraient complaisamment à qui voulait bien d’elles. Et à éprouver d’invraisemblables sensations qui me mettaient le cerveau en feu.

Nous avons pris ensemble, cet hebdomadaire et moi, notre vitesse de croisière. Lucien se le procurait, j’ignorais toujours comment, le lisait et me le prêtait aussitôt après, ce qui avait généralement lieu le mercredi.

De crainte d’être dérangé, de crainte d’être surpris, je patientais jusqu’au soir. J’attendais que mes parents soient couchés, je me mettais au lit et je l’ouvrais, les mains tremblantes. Avec quelle volupté j’en découvrais alors chaque article ! Avec quel bonheur j’y revenais encore et encore le lendemain et tous les jours d’après ! Quel crève-cœur c’était que de devoir le lui rendre au début de la semaine suivante !

Au plaisir que j’éprouvais à séjourner longuement avec ces jeunes femmes de papier, à me repaître de leurs aventures, était toutefois venu peu à peu se superposer, de plus en plus insistant, un sentiment de profond mal être qui me corrodait en profondeur. C’était mal ce que je faisais là. C’était mal d’éprouver de l’intérêt pour ce genre de choses. Et je le savais tout au fond de moi-même. La preuve : je me cachais. Je dissimulais. C’était de l’ordre du mensonge. Et le mensonge c’était ce que mes parents, et tout particulièrement ma mère, abhorraient par-dessus tout. J’étais en faute. Et terrorisé à l’idée qu’ils puissent me percer à jour. Mais aussi, je souffrais. Je souffrais de ne plus être en harmonie avec ce qu’ils attendaient de moi. Ce qui m’entretenait dans un climat permanent d’agitation fébrile, fait de culpabilité, d’appréhension et de mécontentement de moi-même.

Quand Lucien m’a annoncé, un soir de mai, que la source était tarie, qu’il ne pourrait plus désormais se procurer ces hebdomadaires.

‒ Désolé, vieux !

J’en ai éprouvé tout à la fois une profonde déception et un intense soulagement. Qui fut de très courte durée. Certes, je ne risquais plus d’être découvert, certes j’avais retrouvé une certaine forme de tranquillité intérieure, mais il me fallait toutefois bien admettre que mes amies d’hebdomadaire me manquaient. Énormément. Elles me manquaient tellement que j’allais régulièrement rôder du côté du kiosque de la gare pour jeter un coup d’œil, juste un coup d’œil, à celle qui trônait, chaque semaine, sur la couverture. En rêvant douloureusement à toutes les autres qui m’attendaient à l’intérieur et que je ne verrais jamais. Aussi, un jour, n’y ai-je pas tenu : d’un air dégagé, le plus dégagé possible, d’une main je me suis emparé du numéro qui venait de sortir et, de l’autre, j’ai tendu, sans la regarder, ma monnaie à la marchande qui s’est mise à hurler, d’un ton scandalisé.

‒ Ah, non, mon garçon, non ! C’est pas pour toi, ça ! C’est pas de ton âge.

Je me suis enfui, écarlate, du plus vite que j’ai pu.

Là, j’étais grillé, mais ailleurs ? Et j’ai écumé tous les dépôts de presse des environs, essentiellement ceux tenus par des hommes dont je supposais qu’ils pourraient, eux, se montrer moins sourcilleux. Mais, au dernier moment, je renonçais. Je finissais toujours par renoncer. Je ne voulais pas courir le risque de me faire une nouvelle fois sévèrement rabrouer.

Et puis, un jour, l’occasion… Du fin fond de la réserve, quelqu’un m’a crié.

‒ Une minute ! J’arrive…

J’étais seul dans la boutique. Une impulsion soudaine. À laquelle je n’ai pas su résister. Je me suis emparé, le cœur battant, de la revue tant convoitée et, sans même prendre le temps de l’enfouir dans mon cartable, j’ai filé vers la porte où je me suis trouvé nez à nez avec la patronne qui, à mon air, a tout de suite compris de quoi il retournait. Elle m’a fermement repoussé à l’intérieur.

‒ Il a payé, le gamin ?

Une tête hirsute aux cheveux gris est apparue.

‒ Il a pas payé, non !

Et le cauchemar a commencé. Il a fallu que je donne l’adresse de mes parents.

‒ À moins que tu ne préfères qu’on appelle les gendarmes…

Leur numéro de téléphone.

‒ On va voir ça avec eux. Toi, tu files à l’école !

J’ai passé la journée l’angoisse chevillée au corps. Le martinet ! J’allais y avoir droit. Et, vu la gravité de la faute que j’avais commise, Maman ne me ménagerait certainement pas. J’avais le cœur au bord des lèvres. Pas le martinet. Non, pas le martinet. J’allais m’enfuir. Loin. Là où on ne me retrouverait pas. Ou bien plutôt j’allais supplier à genoux ma mère : qu’elle me punisse, oui ! Je l’avais mérité. Mais comme avant. Une fessée à la main. Aussi longue qu’elle voudrait. Aussi forte qu’elle voudrait. Mais pas le martinet ! Non, pas le martinet.

Elle m’attendait à la sortie des cours, ce qu’elle ne faisait jamais d’habitude. Elle m’a ouvert la portière de la voiture sans un mot, le visage dur, fermé et m’a ramené à la maison sans m’adresser une seule fois la parole.

‒ Va me le chercher !

Elle n’a pas eu besoin de préciser de quoi il s’agissait. Ce n’était pas, cette fois, le fameux coussin.

Je le lui ai rapporté. Tendu.

‒ Et maintenant tu te déshabilles !

Je l’ai fait, aussi vite que j’ai pu. Pas question de la mécontenter davantage. Je l’ai fait. Le bas.

‒ Tout ! T’enlèves tout.

Le reste aussi. Nu. Nu comme un ver.

Elle m’a fait agenouiller devant une chaise qu’elle avait tirée au beau milieu du séjour, me pencher en avant, prendre appui avec les avant-bras sur son assise et elle a cinglé. Le premier coup m’a arraché un hurlement. D’autres ont aussitôt suivi. Sur les fesses. Sur le haut des cuisses. Sur les reins. Sur le dos. Oh, oui, ça faisait mal, oui ! Que ça faisait mal ! Ça brûlait. Ça mordait. Ça rentrait dans la peau. Sous la peau. J’ai éperdument crié. Je me suis agrippé des deux mains, à les briser, aux barreaux de la chaise. Dix coups. Douze coups. Peut-être quinze.

Elle s’est brusquement arrêtée.

‒ Un voleur ! Mon fils ! Un voleur !

Elle a poussé un profond soupir.

‒ Et ces horreurs qu’il y avait là-dedans ! Ces horreurs ! Non, mais tu n’as pas honte ?

Et elle a repris de plus belle. Encore une dizaine de cinglées qui m’ont laissé prostré, brisé de douleur et de remords.

Insomniac

Elle m’avait abandonné là, devant la chaise. J’y suis resté, sanglotant, une bonne dizaine de minutes avant de regagner ma chambre où je me suis jeté à plat ventre sur mon lit. Mon derrière était un véritable brasier. « Ça battait là-dedans, mais ça battait comme des dizaines de cœurs à l’unisson !

 Dans ma tête aussi ça battait obstinément. Un mot. Voleur ! Voleur ! J’étais un voleur. Et j’avais honte. Comment j’avais honte ! Et comment elle avait eu raison, ma mère ! Cette punition, je l’avais méritée. Oh, combien je l’avais méritée. Voleur !

Je me suis rhabillé tant bien que mal en étouffant force gémissements et je suis redescendu. Il fallait absolument que je lui parle. Il fallait absolument qu’elle m’absolve.

Elle était dans la cuisine.

‒ Maman…

‒ Oui ?

‒ Je te demande pardon.

Elle a levé la tête.

‒ Ah, tu peux !

‒ Je suis désolé. Je le ferai plus.

‒ J’espère bien ! Manquerait plus que ça !

‒ Non, je le ferai plus. Je te promets.

‒ On veut le meilleur pour toi, Herbert. Alors si on te punit, c’est pour ton bien.

J’ai baissé la tête.

‒ Je sais, oui !

Elle m’a embrassé.

‒ Allez, on n’en parle plus. Va vite faire tes devoirs.

Illustr. : 1) Unknw martinet   - 2) Insomniac

15 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Herbert1. Voilà donc l’arrivée du martinet dans votre vie d’ »adolescent en chaleur » ! Quel adolescent n’a pas un jour, au péril de ses fesses, cherché à découvrir dans des magazines érotiques ces « anatomies féminines » bien excitantes ? Moi le premier ! Hélas cette langue de vipère qu’était Armance a dû prendre plaisir a faire connaître vos déboires ! Sans parler de l’odieuse Mme Morlier ! Mais, comme vous le dites, nous étions coupables et le châtiment était juste. Dans mon petit village puritain une telle inconduite ne pouvait qu’être châtiée que par une sévère fouettée. Nous avons donc été corrigés parce que nous avions commis un acte, jugé, à l’époque, comme contraire aux « bonnes mœurs »! Quelle différence avec aujourd’hui ! Mais pour tout vous dire, je crois que on est passé d’un extrême à l’autre. Et si j’avais à choisir, j’opterais pour l’éducation que nous avons reçue. Amicalement et solidairement. CLAUDE.

    • Herbert1 dit :

      Bonjour, Claude,

      Sans doute ce comportement était-il alors très fréquent, sous une forme ou sous une autre. Il pouvait même dans certains cas, nous le verrons par la suite, s’intensifier et prendre de l’ampleur. Devenir même la plaque tournante autour de laquelle tout s’organise. Ou se désorganise. Mais je crois que, dans le cas présent, le vol a aussi son importance et constitue l’un des motifs essentiels de la punition.
      Amicalement.
      Herbert1

      • Julie dit :

        Bonjour Herbert1,
        Et bien voilà une bien mauvaise habitude que de voler. Par contre, de passer à la caisse avec ce type de journal était plus de vexant vis-à-vis du « qu’en dira t-on ? « .
        Le plus difficile là-dedans a été de se faire prendre et de l’opinion des siens sur son acte ! Ça, c’est compliqué à endurer, car il y a toujours un petit quelque chose qui reste après coup, même si le tout est pardonné. L’honneur n’est plus si sauf qu’avant. J’en sais quelque chose…
        Amitiés.
        Julie.

        • Herbert1 dit :

          Bonjour, Julie.
          Il est vrai que voler est un comportement pour le moins répréhensible. À ma décharge, je dois dire que c’était la toute première fois et que ce fut aussi la toute dernière. Ce n’était pas un acte vers lequel j’étais spontanément porté, mais l’envie de ce magazine était plus forte que tout et a fait sauter tous les garde-fous. C’est une expérience qui s’est malheureusement répétée. Pas en ce qui concerne le vol, non, mais en ce qui concerne ce besoin viscéral de voir ce que je n’avais pas à voir. Reste qu’en ce qui concerne ce cas précis, vous avez raison, la mortification était double : il y avait le vol, oui, mais il y avait aussi l’intérêt, que je n’aurais pas dû avoir, pour ce que j’avais volé.
          Amicalement.
          Herbert1

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Herbert1. En effet,le fait que vous ayez tenté de voler un de ces magazines érotiques n’a pu que aggraver votre cas.Pour autant dans votre récit votre mère parle de la honte qu’elle avait de savoir que vous aviez tenté de voler non pas un quelconque magazine,mais bien un magazine érotique.Et à cette époque là on ne badinait pas avec la morale! D’autant plus,du moins pour moi ,que nos parents avaient une morale très rigide en matière se sexualité!Amicalement.CLAUDE.

        • Herbert1 dit :

          Bonjour, Claude,
          En fait, en l’occurrence, les deux (vol et intérêt « érotique ») sont étroitement imbriqués. C’est même ce second volet qui, au fil du temps, va devenir prépondérant puisque, comme je le dis à Julie, il n’y a plus eu de vol. Par contre, mon intérêt pour « l’érotisme » et les différentes composantes qu’il peut revêtir n’a fait que se développer dans un contexte où, la pression religieuse aidant, c’était extrêmement mal vu. D’où les complications de toute sorte qui s’en sont suivi pour moi.
          Amicalement.
          Herbert1

          • Julie dit :

            Bonjour Herbert1,
            Je dois dire que je comprends ce besoin d’intérêt érotique, surtout à l’adolescence. C’est la période où hormones sont en pleine activité. Les filles ne sont pas en reste, même si l’équivalent féminin de ce genre de magazines n’est pas en rayon dans les maisons de la presse !
            Amitiés.
            Julie.

          • CLAUDE dit :

            Bonjour Herbert1. Le fait que vous n’avez plus volé de magazines érotiques est déjà un résultat très positif de la sévère correction au martinet que votre mère vous a donnée.Comme pour vous, chez moi le contexte religieux a beaucoup contribué à ce que ce genre de lecture était plus que mal vu, intolérable ! Et combien de fouettées ces faiblesse m’ont valu ? D’innombrables! Néanmoins, mon intérêt pour l’érotisme n’en a pas diminué pour autant,tout comme pour vous. Vous en voulez une preuve ? Lisez mon récit: »Mes premiers émois au feu du martinet ». Si vous consentez à lire ce modeste récit,j’aimerais beaucoup savoir ce qu’il vous inspire. Amicalement. CLAUDE.

  2. Herbert1 dit :

    Bonjour, Julie,

    Sans doute, vous avez raison, l’équivalent de ce magazine n’est pas en vente dans les maisons de presse. Mais aujourd’hui une fille un tant soit peu curieuse va trouver le moyen de satisfaire sa curiosité sur Internet. Mais à l’époque Internet n’existait pas. Et les mentalités n’étaient pas les mêmes. « Une femme honnête n’a pas de plaisir » chantait Jean Ferrat. Ce n’était pas qu’une figure de style. Le plaisir féminin, dans les années cinquante, était généralement très mal perçu. Si on pouvait concevoir chez un garçon un intérêt pour la chose, un intérêt d’ailleurs à combattre, chez une fille ce ne pouvait guère être que le fait d’une détraquée. Que de femmes alors n’ont jamais éprouvé d’orgasme par peur d’en avoir un et de passer pour des moins que rien. Les choses ont, Dieu merci, changé.
    Amicalement.
    Herbert1

    • Julie dit :

      Bonjour Herbert1,
      Absolument. Nous voyons, ici, dans vos exemples que les femmes n’étaient pas logées à la même enseigne que les garçons.
      Cela a toujours été et quelques scories persistent même de nos jours, même si les mentalités ont évolué, bien heureusement. La femme devait être la garante d’une certaine forme de bienséance ce qui l’empêchait de faire ce que bon lui semblait, sous peine de la voir attribuer d’une réputation de détraquée.
      Bien souvent, nous-mêmes nous mettons des barrières (notre personnalité, notre éducation) qui nous restreignent dans nos choix.
      Désolée, c’est mon côté féministe qui ressort…
      Amitiés.
      Julie

      • Herbert1 dit :

        Bonjour, Julie
        Pour donner une idée du climat qui pouvait régner au début des années soixante, j’avais, en Terminale, une camarade dont j’avais remarqué que les livres qu’elle lisait avaient tous un certain nombre de pages agrafées (en haut, en bas et sur le côté). Comme je m’en étonnais, elle a fini par m’avouer que sa mère exigeait de lire avant elle tous les livres qu’elle lisait et qu’elle censurait ainsi tous les passages qui lui paraissaient inconvenants pour une jeune fille. En terminale ! Cela étant, elle allait lire, en librairie, les pages incriminées. Qui s’avéraient d’ailleurs bien décevantes. Toute une époque !
        Amicalement.
        Herbert1

  3. Herbert1 dit :

    Bonjour, Claude,

    On ne peut qu’avoir de l’intérêt pour ce qui est caché. Pour ce qui doit rester caché. Plus c’est interdit et plus ça a de la valeur. Plus c’est intéressant. Il y a, en plus de l’attrait de la découverte, celui du fruit défendu. Mais cela ne se faisait pas sans une certaine culpabilité. Une culpabilité qui faisait qu’en ce qui me concerne en tout cas la fessée, pour punir cette curiosité, curiosité qui, chez moi, n’a fait que croître avec le temps, me paraissait parfaitement justifiée.
    J’irai lire votre texte, bien sûr.
    Amicalement.
    Herbert1

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Herert1. De fait, plus une chose est cachée,et à plus forte raison interdite, plus son intérêt augmente. Et quand j’étais adolescent, je n’ai pas échappé à la règle, bien au contraire ! Et cela en dépit des sévères corrections que me valait souvent cette curiosité. Tout comme vous je me culpabilisais, mais cette culpabilité était submergée par la saveur du »fruit défendu »! Et tout comme pour vous,en dépit des châtiments auxquels je m’exposais, ce « fruit défendu » attisa cette coupable curiosité de manière croissante tout au long de mon adolescence .Merci de bien vouloir lire mon récit ! »Mes premier émois au feu du martinet. Amicalement.CLAUDE.

  4. Jean Philippe dit :

    Bonjour Herbert1
    Merci à vous de faire référence à Jean FERRAT , disparu il y a 10 ans (mars 2010). Ses chansons ont bercé ma jeunesse.
    « La femme est l’avenir de l’homme, aimer à perdre la raison, je vous aime… »
    J’ai eu la chance en 1970 de rencontrer une monitrice de colo qui m’a appris l’amour (j’avais 17 ans et elle 20).
    Je me souviens toujours de ses conseils : « donne du plaisir à ta partenaire avant de penser à ta propre jouissance ».
    J’ai toujours agi ainsi et aujourd’hui ma compagne me dit que je suis un magicien .
    Je m’arrête là car mes chevilles commencent à enfler !
    Cordialement
    Jean Philippe

    • Herbert1 dit :

      Bonjour Jean-Philippe,
      Jean Ferrat a également bercé la mienne, de jeunesse. Et tout particulièrement les poèmes d’Aragon mis en musique. D’autres aussi. Brassens, Ferré, Barbara, Nougaro. Pour ne citer que ceux-là. Beaucoup de leurs chansons sont indissociables de tel ou tel moment de mon existence. C’est ainsi, par exemple, que mai 68 est étroitement lié à « Nights in white satin » des Moody blues. C’est ainsi aussi que lorsque ces chanteurs décèdent on a le sentiment de perdre quelqu’un de sa famille. Je me souviens, par exemple, de l’endroit où je me trouvais et e ce que je faisais quand on a annoncé la mort de Jacques Brel.
      Amicalement.
      Herbert1

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