La fessée appliquée

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Une éducation dans les années 50 – chap 1

Likem Chubby

par Herbert1

Dans les années cinquante, pour l’immense majorité des parents, la fessée, à la main ou au martinet, parfois à la ceinture, allait de soi et ils auraient cru manquer à tous leurs devoirs s’ils n’avaient pas sévi, lorsqu’ils estimaient que c’était nécessaire, de cette façon-là. Les miens ne faisaient pas exception à la règle et c’est une punition à laquelle ils avaient systématiquement recours, quand ils considéraient que je l’avais méritée, persuadés que c’était pour mon bien, ce en quoi ils n’avaient pas forcément tort. Tout acte de désobéissance flagrante, tout mensonge avéré, toute dissimulation délibérée, tout bulletin scolaire calamiteux, surtout s’il était manifestement dû à la paresse, se payait comptant.

Parce qu’elle restait à la maison, c’était le plus souvent maman qui s’apercevait que j’avais transgressé des règles que je connaissais pourtant fort bien. C’était également à elle qu’on venait rapporter que j’avais commis telle ou telle sottise. C’était donc elle qui officiait généralement. Elle s’asseyait, m’attirait à elle, mes genoux contre les siens, prenait mes mains entre les siennes.

– Tu as encore menti, Herbert. Regarde-moi ! Tu as encore menti…

J’avais encore menti, oui. Pris sur le fait, je pouvais difficilement prétendre le contraire.

– Tu sais quelle peine ça nous fait, à ton père et à moi ?

Je savais, oui. J’étais désolé. Je demandais pardon.

– Tu sais… Et pourtant tu le fais quand même.

Je baissais la tête, honteux.

– Bon, mais il faut absolument qu’on parvienne à te corriger de cette mauvaise habitude. Non, tu ne crois pas ?

– Si !

– On va s’y employer. Alors, va le chercher…

Elle n’avait pas besoin de préciser de quoi il s’agissait.

C’était LE coussin. Un gros coussin de velours noir que je lui rapportais, tête basse, et qu’elle disposait en travers de ses genoux.

– Là ! Déculotte-toi !

J’obéissais. En étirant mes gestes au maximum. Pour retarder l’échéance, ne fût-ce que de quelques secondes.

Quand j’avais enfin le derrière à l’air, elle m’attirait à elle, me courbait en avant et me faisait prendre place sur ce maudit coussin. Elle appuyait fermement sa main gauche, pour me maintenir en place, au creux de mes reins et, de l’autre, elle tapait. Méthodiquement. Une fesse après l’autre. Vigoureusement. Ça durait cinq minutes. Ou dix. Ou vingt. Tout dépendait de la gravité de la faute que j’avais commise. Plus la correction se prolongeait, plus, évidemment, elle était douloureuse. Plus la cuisson se faisait insupportable. D’autant que l’intensité des coups ne faiblissait pas. Je gémissais. Je me cabrais. Quand c’était vraiment très long, je finissais presque toujours par crier, voire par pleurer. Je ne suppliais jamais. Je savais que c’était inutile. Que ça ne faisait qu’aggraver mon cas et que j’aurais alors eu droit à une ration supplémentaire.

 

Quand c’en était fini, elle m’envoyait remettre le coussin en place et m’expédiait dans ma chambre. Où je m’efforçais d’éviter à mon fessier brûlant quelque contact que ce soit avec quoi que ce soit. Où force m’était de reconnaître, si je voulais être honnête avec moi-même, qu’elle avait eu mille fois raison de me punir comme elle l’avait fait, puisque j’avais trahi sa confiance. Le seul coupable de ce qui m’était arrivé, c’était moi. Il n’y avait pas à avoir le moindre doute là-dessus.

Il se passait une heure. Ou deux. Ou trois. Parfois davantage. Et elle m’appelait. Elle finissait toujours par m’appeler. Je descendais. Je m’approchais. J’attendais.

– Eh bien ? Tu n’as rien à me dire ?

– Je te demande pardon.

– Tu ne recommenceras pas ? Tu me promets ?

Je promettais. Et j’étais fermement convaincu, sur le moment, que je saurais tenir ma promesse.

– Viens m’embrasser.

J’étais fou de joie. À nouveau en paix. Réconcilié avec elle. Et avec moi-même.

Jusqu’à ce que mes mauvais penchants reprennent le dessus.

 

Si ma mère ne procédait jamais elle-même à mon déculottage, mon père, lui, ne s’embarrassait pas de fioritures. S’il avait quoi que ce soit à me reprocher, il m’empoignait, me mettait en un tournemain les fesses à nu, me courbait en travers de sa jambe tendue et m’expédiait sur la croupe, à la volée, une vingtaine de claques retentissantes et particulièrement cuisantes. Et il en restait là. On n’en parlait plus.

 

Il n’est pas aujourd’hui facile, en 2020, de se faire une idée claire du climat qui régnait à l’époque. Dans la plupart des milieux, la fessée était omniprésente. Elle ne se dissimulait pas. Parfaitement admise, elle n’avait pas la moindre raison de le faire. Elle avait plutôt tendance, au contraire, à s’afficher ouvertement. Nombre de mes camarades portaient, sur les cuisses et les jambes, les stigmates boursouflés de cinglées récentes. Ce ne fut jamais mon cas : mes parents avaient à cœur de m’éviter cette épreuve et mes vêtements couvraient toujours les zones marquées. Dans certaines classes, les instituteurs n’hésitaient pas – je le savais – à administrer des fessées déculottées. Je n’eus jamais affaire à eux. Tant et si bien qu’à onze ans, j’avais ce privilège, sans doute rare alors, de n’avoir reçu que des fessées confidentielles. C’est le 18 juillet 1955 que, par ma faute, les choses ont radicalement changé.

 

On passait nos vacances, mes parents et moi, cette année-là, chez ma grand-mère maternelle. Qui était veuve. Il y avait aussi là mon oncle Jean et ma tante Renée avec leurs enfants, mes cousines Sophie et Zoé – âgées de huit et dix ans – et mon petit cousin Bruno qui n’avait que six ans. Comme j’étais l’aîné – et, qui plus est, un garçon – je jouais au chef de cette petite troupe. Je décidais des jeux, de qui ferait équipe avec qui, de l’endroit où on irait se baigner, de tout en fait. Et je m’enivrais d’un ascendant que personne ne cherchait à me contester vraiment.

Ce jour-là, donc, j’avais décrété que nous irions nous promener. Avec la bénédiction des adultes.

– Bon, mais n’allez pas trop loin. Et tu surveilles tes cousines, hein, Herbert !

Il y avait, à proximité, une maison abandonnée dans un état de délabrement avancé. Il nous était formellement interdit de nous en approcher. On nous l’avait à maintes reprises répété.

– C’est beaucoup trop dangereux. Vous entendez, les enfants ?

C’est pourtant là que j’ai mené tout droit mes cousines et mon cousin. Ma curiosité était depuis longtemps piquée au vif. Qu’est-ce qu’il pouvait bien y avoir là-dedans ? Un trésor, peut-être, qui sait ?

– On y rentre ?

Mes cousines se sont récriées.

– Ça va pas, non ? On n’a pas le droit.

– Qu’est-ce ça peut faire ? Ils sauront pas.

Elles n’ont rien voulu entendre. Et je m’y suis introduit accompagné de mon seul petit cousin qui, lui, me vouait une admiration telle qu’il m’aurait suivi jusqu’au bout du monde.

C’était plein de poussière. Le sol était jonché d’ardoises brisées, de planches, de débris de toute sorte. L’escalier qui menait à l’étage était coupé à mi-hauteur. On a un peu tout examiné. De-ci, de-là. Rien d’extraordinaire en fait. J’étais sur le point de sonner la retraite quand, derrière moi, s’est fait entendre un grand fracas. Bruno était passé à travers des lattes pourries du plancher. Il avait toutefois eu le réflexe d’écarter les bras, ce qui lui avait évité, retenu par des planches saines, d’être précipité dans la cave. Je l’ai extirpé de là comme j’ai pu.

– Bon, et allez, on s’en va…

Il a poussé un gémissement de douleur.

– Mon pied !

– Quoi, ton pied ?

Il s’était tordu la cheville dans l’aventure. Et c’est à cloche-pied, appuyé sur moi qu’il a fait sa réapparition à l’extérieur.

Zoé a aussitôt voulu aller chercher du secours. J’ai essayé de la retenir.

– Mais non, attends ! Ça va sûrement lui passer.

Elle n’a rien voulu savoir et, dix minutes plus tard, tout le monde était là. Mon oncle, ma tante, mes parents et ma grand-mère. Personne n’a fait la moindre attention à moi. Il n’y en avait que pour Bruno. Sur lequel tout le monde s’est penché et qu’on a fini par charger dans la voiture. Qu’on a emmené passer des radios à l’hôpital.

 

Je ne me faisais pas d’illusions. Je ne perdais rien pour attendre. L’orage allait éclater et il serait particulièrement violent. J’ai essayé de me faire oublier. Autant que faire se pouvait. Il y avait trois jours qu’on me demandait d’aller désherber les salades. J’ai filé au potager. Et je me suis mis au travail. Peut-être m’en tiendrait-on compte ? Peut-être cette preuve de bonne volonté effacerait-elle en partie ma faute ? Je n’y croyais pas vraiment. Je n’y croyais pas du tout, mais j’avais besoin de m’activer. Plus le temps passait et plus mon inquiétude grandissait. Si c’était grave pour Bruno… Alors là, si c’était grave…

C’est Zoé qui est venue me chercher.

– Il a quoi Bruno ?

– Je sais pas au juste. On l’a plâtré. Mais toi, par contre, je peux te dire que ça va chauffer pour ton matricule.

Je l’ai suivie, sans empressement.

Elle a poussé la porte.

– Le v’là ! Il était au jardin.

Tous les regards ont convergé vers moi. Tous. Ils étaient tous là. Immobiles. Silencieux. Réprobateurs.

– Viens ici, mon garçon ! m’ordonna papa depuis le canapé.

Je me suis docilement approché. Ce n’était vraiment pas le moment d’aggraver mon cas.

– Plus près !

Plus près. Tout près. Il m’a posé les mains sur les hanches. Une de chaque côté.

– Inutile, j’imagine, que je te précise pour quelle raison tu vas être puni.

J’ai fait signe que non. Non. Ce n’était pas la peine.

– Dans ces conditions…

Et il m’a déculotté. Il a tout descendu, d’un coup sec – short et slip – jusqu’en bas. Sur les chevilles. Et, derrière moi, il y avait mes cousines. Et Bruno. Et ma tante. Et mon oncle. Tous derrière moi, les yeux posés sur mes fesses nues.

Il m’a brusquement fait basculer en travers de ses genoux. Il m’y a calé. Et il a tapé. Une fesse après l’autre. J’ai tout de suite compris que ce serait long. Très long. Et très éprouvant. D’abord, parce qu’il s’était assis. Ce qu’il ne faisait jamais d’habitude. Et, ensuite, parce qu’il a retenu ses premiers coups. Un peu comme s’il voulait commencer par préparer le terrain, le sensibiliser à ce qui allait suivre. Je ne m’étais pas trompé. L’intensité et la rapidité des coups ont progressivement augmenté. Ça s’est mis à me cuire. À me brûler. De plus en plus. J’avais pris, au moment où il m’avait renversé en travers de ses genoux, la ferme résolution, en mon for intérieur, de rester aussi digne que possible. De ne pas me donner en spectacle. Je m’en suis montré parfaitement incapable. La douleur était trop vive. Insoutenable. Et ça durait. Ça s’éternisait. J’ai gémi. J’ai crié. J’ai pleuré. J’ai gigoté. J’ai battu lamentablement des jambes. J’ai supplié. Qu’il arrête ! Que ça s’arrête ! Il ne l’a fait que plus tard, beaucoup plus tard, quand il a jugé, lui, que c’était suffisant.

– Là ! Tu files dans ta chambre ! Et tu n’en redescends pas tant qu’on ne t’y a pas autorisé…

Ma chambre, oui. Tout de suite. Sans me rhabiller. Sans prendre la peine de ramasser mes vêtements. Fuir. Le plus vite possible. Mettre fin à tout ça. Dans ma précipitation, complètement désorienté par ce qui venait de se passer, je n’ai pas pris la direction de l’escalier, mais celle du banc où se trouvaient mes cousines. J’ai brusquement réalisé mon erreur et fait demi-tour en toute hâte, ivre de confusion, le visage aussi rouge que l’était mon derrière.

RW

Là-haut, je me suis jeté à plat ventre sur mon lit. Secoué de sanglots. Sanglots de douleur, oui, bien sûr – mon derrière n’était plus qu’un gigantesque et inextinguible brasier – mais surtout sanglots d’une honte incommensurable. Honte de ce que j’avais fait. Honte d’avoir désobéi. Honte d’avoir stupidement mis mon petit cousin en danger. Honte d’avoir mérité ce qui m’était arrivé, mais honte surtout de ce que cette correction infamante m’ait été infligée devant mes cousines. Mes cousines qui ne m’avaient jamais vu nu. Que je n’avais jamais vues nues. Nous avions toujours fait séparément notre toilette. Nous nous dissimulions pour changer de maillot. On nous avait enseigné – et nous l’avions parfaitement intégré – qu’on ne se montrait pas. Cela ne se faisait pas. C’était coupable et indécent. Et voilà que, brusquement, ces principes inaltérables n’avaient, en ce qui me concernait, plus cours. Ma faute était si grave qu’elle justifiait qu’on les mette momentanément entre parenthèses, qu’on m’impose une mortification telle qu’à l’avenir je ne voudrais pour rien au monde, pensait-on sans doute, m’y trouver à nouveau exposé et que je n’aurais dès lors d’autre solution que de filer droit. Et d’obéir.

 

Je m’en voulais. Comme je m’en voulais ! De m’être aussi inconsidérément mis dans une situation qui m’avait fait encourir les foudres familiales, oui, bien sûr, mais surtout d’avoir stupidement, de moi-même, donné davantage de relief et d’ampleur encore à mon humiliation en me dirigeant malencontreusement tout droit sur mes cousines, quand je m’étais relevé, et en leur offrant le spectacle de ce que je tenais précisément par-dessus tout à leur dissimuler. Ce moment-là, je me le repassais encore et encore. En boucle. Et je venais constamment buter sur la fraction de seconde où, me rendant soudain compte que je faisais fausse route, j’avais croisé leurs regards. Il me semblait y avoir lu de l’amusement, un très vif intérêt, de la satisfaction, voire même, chez Sophie, de la jubilation. À tort ou à raison ? J’avais beau me faire revivre interminablement la scène, je n’arrivais pas à déterminer si c’était ce que j’avais vraiment vu dans leurs yeux ou si je l’avais purement et simplement imaginé.

 

Tard dans la soirée, grand-mère m’a monté du pain et du jambon. C’était grand-mère. Et pas maman.

– Elle m’en veut ?

– Tu voudrais tout de même pas qu’elle vienne te féliciter ?

Elle a jeté un coup d’œil sur mon derrière. A esquissé une grimace.

– J’espère qu’au moins ça te servira de leçon.

Et elle m’a abandonné à mon sort.

 

Le lendemain, quand j’ai enfin été autorisé à descendre, c’est elle, maman, qui m’attendait au pied de l’escalier, le visage dur, sévère.

Je n’étais pas encore absous.

– Puisque tu as gâché les vacances de ton cousin, puisque tu le contrains à l’immobilité, eh bien tu vas lui tenir compagnie. Jusqu’à ce qu’il soit complètement rétabli et puisse reprendre une activité normale.

Et j’en ai été quitte pour, près de huit jours durant, une indigeste cure de petits chevaux, de jeu de l’oie et de bataille.

 

Je n’avais pourtant pas encore bu le calice jusqu’à la lie. Parce que, quand les vacances ont enfin repris leur cours habituel, maman m’a solennellement mis en garde. Devant tout le monde.

– Puisque tu t’avères incapable, à ton âge, de te comporter de façon raisonnable, c’est désormais Zoé, quand vous serez à l’extérieur, qui sera responsable de toi. Tu lui obéiras comme à moi-même. C’est bien compris ?

C’était compris, oui.

Dans les yeux de ma cousine, il y avait une petite lueur de triomphe.

 

Être placé sous la tutelle d’une fille et, une fille plus jeune que moi qui plus est, une fille sur laquelle j’avais exercé jusque-là, avec la bénédiction des adultes, une certaine emprise était, pour moi, quelque chose de profondément mortifiant. D’insoutenable. J’ai alors tenté, à plusieurs reprises, comme si de rien n’était, de reprendre les rênes de notre petit groupe, mais Zoé, toute fière de l’importance que son nouveau statut lui conférait, réagissait, chaque fois, avec une extrême détermination.

 

‒ C’est moi qui commande ! C’est ta mère qui l’a dit.

 

Et je devais rendre les armes, pris d’une fureur que je m’efforçais, sans toujours y parvenir, de dissimuler de mon mieux. Devoir lui obéir m’était si insupportable que j’ai fini tenté de me soustraire à son autorité. J’allais rester à la maison. J’allais lire.

Mais maman, qui me perçait à jour, ne l’entendait pas de cette oreille.

 

‒ Tu ne vas pas faire ta mauvaise tête en plus ! Allez, dépêche-toi d’aller retrouver tes cousins !

 

Et je le faisais. Je n’avais pas d’autre solution que de le faire, la mort dans l’âme.

Illustr. : 1) Likem Chubby – 2) RW

43 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Herbert1,
    Ce n’est pas sans une profonde émotion que je lis votre récit. Le style, la qualité des illustrations et surtout la « morale » en font un chef d’œuvre d’éducation. Désobéissance, mensonge, paresse, mauvais résultats scolaires qui en découlent : »se payaient au prix fort »! Et cette sévère éducation, loin de la renier vous l’approuvez : « Elle (votre mère)-avait1000 fois raison »! J’avais « trahi sa confiance »;et la 2°partie de votre récit l’illustre admirablement. Mais ensuite vous vous sentiez en paix avec vous-même et avec celui ou celle qui vous avait corrigé. Même la honte d’avoir dû « exhiber » vos parties intimes devant votre cousine, ce qui vous rendait « coupable et indécent »,vous l’acceptez comme faisant partie d’un juste châtiment. Et pour finir, vous faites un aveu réaliste et auquel je souscris : » Jusque à ce que mes mauvais penchants prennent le dessus ». Bien chaleureusement un lecteur ému,
    CLAUDE

    • Herbert1 dit :

      Bonjour, Claude,
      Et merci de votre si chaleureux commentaire. C’est une forme d’éducation qui n’a plus, c’est le moins qu’on puisse dire, la cote aujourd’hui et qui, pourtant, se révélait efficace. Je n’ai jamais réellement contesté le bien-fondé des fessées qui m’étaient administrées (la seule fois où je l’ai fait, beaucoup plus tard, je m’en suis amèrement repenti et j’ai fini par rendre les armes). Je savais que, même si elles étaient douloureuses et pour mes fesses et pour mon amour-propre, elles étaient méritées. Et c’est sans doute ce dont j’avais le plus honte. Je me jurais bien de ne plus recommencer, de ne plus m’y exposer. Sans y parvenir toujours. Pour ma plus grande mortification. D’autant que je savais, tout au fond de moi-même, qu’il fallait impérativement, dans mon propre intérêt, que je me débarrasse des mauvais penchants qui me les valaient. Et au fond, de tous les sentiments contradictoires qui m’habitaient en ces circonstances, le « mieux installé », même s’il m’arrivait parfois de le nier farouchement, c’était, paradoxalement, de la reconnaissance. Ma mère prenait soin de moi. Elle ne me laissait pas livré à moi-même.
      Amicalement
      Herbert1

      • Roger dit :

        Bonjour Herbert1
        Au train où notre société régresse et se délite sous nos yeux, voilà des propos réconfortants qui sonnent juste. Espérons que la suite de vos souvenirs en entretienne la flamme. Merci beaucoup.

        • Herbert1 dit :

          Bonjour Roger,
          Mes souvenirs sont une entreprise au long cours. Espérons qu’ils ne lasseront personne.
          Quant à l’état de notre société, je ne peux qu’être d’accord avec vous.
          Amicalement.
          Herbert1

        • Julie dit :

          Bonjour Roger,
          En effet, le laxisme et les enfants-rois règnent en maîtres sur notre société. Plus de limites, plus de devoirs, que des droits. Comment y arriver avec ça ?
          Tout est fait pour que ça se passe mal. Où se trouve le respect envers les professeurs, les policiers, etc. Certains faits ont gommé tout ça. Et c’est dommage, car c’était la base de notre société, qui va à vau-l’eau.
          Amitiés.
          Julie

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Herbert 1.Votre réponse fait resurgir en moi des émotions enfouies sous des décennies de vie adulte :j’y retrouve tout ce qui a fait mon éducation. Moi aussi je me « jurais » de ne plus recommencer,sans y croire vraiment ! Les passions adolescentes sont si puissantes qu’il leur faut une sévère mortification pour,sinon les « dompter »-(souvent presque impossible à cet âge)-au moins à les « tempérer »! Chez moi, c’est le martinet qui a tenu ce rôle et fouetté mes fesses et mes cuisses nues jusque à l’âge de 19 ans. Mais moi aussi je savais que cette sévère éducation m’était donnée dans mon propre intérêt; c’est pourquoi je ne la renie pas ! Et ce d’autant plus que l’affection de mes parents était égale à leur sévérité. Merci cher ami de m’avoir ému encore une fois! Amicalement. CLAUDE.

        • Herbert1 dit :

          Bonjour, Claude,
          Il y a, à l’évidence, beaucoup d’analogies entre nos deux parcours. D’abord cette conviction, à laquelle on croit plus ou moins soi-même, qu’on ne recommencera pas.
          J’ai également tâté, tout comme vous, (je raconterai) du martinet. En alternance avec les fessées à la main. Et, a posteriori, je me dis aujourd’hui, avec le recul, que le choix de l’un ou l’autre des deux modes de sanction n’était absolument pas laissé au hasard. Il avait sa logique.
          Quant à l’âge, vous verrez que j’ai, moi aussi, été puni jusqu’à un âge avancé. Mais je ne veux pas anticiper.
          Amicalement.
          Herbert1

          • CLAUDE dit :

            Bonjour Herbert 1. Il y a urgence ! comme de nombreux autres lecteurs de votre si édifiant récit, je suis impatient de connaître la suite de vos expériences en matière d’éducation. Et ce d’autant plus que, si j’ai bien compris, le martinet en fait partie.Impatiemment et bien Amicalement. CLAUDE.

          • Herbert1 dit :

            Bonjour Claude,
            Et merci de votre impatience. La partie 2 est entre les mains d’Alain. À lui de juger du moment opportun pour la mettre en ligne, mais il vous faudra attendre malgré tout la partie 3 pour que le martinet fasse une apparition « convaincante »
            Amicalement.

  2. Jean Philippe dit :

    Bonjour Herbert1,
    Vous nous faites revivre notre jeunesse cher Herbert. Votre récit relate bien l’époque des années 50 et 60.
    Né en 1953, j’ai été fessé la première fois à 9 ans. C’était en octobre 1962 pour être précis. J’avais menti à Maman et ça, elle ne l’acceptait pas. Je me souviens parfaitement de cette première fessée. La façon dont elle me regardait et ses gestes surs pour me déculotter. J’étais tétanisé. La fessée fut magistrale à la hauteur de mon délit. A partir de ce jour-là , j’ai craint ma mère et ce jusqu’à mes 15 ans (dernière fessée ).
    Aujourd’hui, les rôles semblent se renverser. Ce serait plutôt les parents qui auraient peur de leurs enfants. A titre personnel, je peux vous assurer que ma compagne sait se faire respecter à la fois par ses enfants et… moi-même. La fessée règne encore et c’est très bien ainsi.
    Cordialement,
    Jean Philippe

    • Herbert1 dit :

      Bonjour Jean Philippe,
      Nous appartenons, à quelques années près, à la même génération. Nous ne pouvons donc que communier dans un certain climat.
      Vous vous souvenez avec précision de certaines dates. De la façon dont les choses se sont très précisément déroulées. C’est également mon cas. On peut se repasser le film bien des années après. Les couleurs en sont à peine ternies. C’est même bien souvent l’ensemble de la journée que je peux me remémorer avec ses couleurs, ses odeurs, ses particularités. Surtout si la fessée avait été annoncée et était attendue.
      Amicalement.
      Herbert1

      • Julie dit :

        Bonjour Herbert1,
        Selon mon expérience, la fessée à main nue ou aux instruments ne peut être qu’une question de gravité de la faute. Enfin, j’espère, car si tout est mis au même régime, la sanction ne veut plus rien dire et la personne punie ne sait plus faire la différence dans le rapport entre les degrés de gravité de sa faute et de sévérité de la punition. Remarquez, lorsqu’on ne commet pas de faute, la question ne se pose pas. Après tout, on a que ce que l’on mérite…
        Lorsque la fessée est annoncée à l’avance, il y a double peine. Tout d’abord, c’est l’angoisse qui monte petit à petit tout au long de la journée où on imagine tout, puis vient le moment fatidique où on se dit que peut-être on va y échapper et quand on réalise que rien ne pourra l’empêcher, on se sent pris au piège, incapable de s’en sortir. Et puis, la fessée en elle-même qui vient couronner le tout.
        Moment assez intimidant, tout de même.
        Amitiés.
        Julie.

        • Herbert1 dit :

          Bonjour, Julie,
          Incontestablement, le choix du mode opératoire était étroitement lié à la gravité de la faute, mais en même temps, en ce qui me concerne en tout cas, à sa nature. Plus j’avançais en âge et plus le recours à la fessée à la main était une façon de me dire : « Tu t’es comporté comme un enfant, tu es puni comme un enfant » Et si la fessée à la main était, en général, moins douloureuse que la punition au martinet, elle l’était par contre beaucoup plus pour l’amour-propre.
          Quant à l’épreuve de l’attente, elle était effectivement très angoissante au point que j’en arrivais paradoxalement à espérer parfois que la fessée interviendrait plus tôt que prévu pour en avoir fini avec elle. Pour en être débarrassé.
          Amicalement.
          Herbert1

        • Jean Philippe dit :

          Bonjour Julie,
          Ah ! l’attente de la fessée, quelle angoisse Comme vous le dites, il y a double peine.
          Lorsqu’entre 12 ans et 14 ans ou je me rebellais le plus, Maman me disait souvent : « Attends que ta soeur soit là, je vais te déculotter et tu vas recevoir une sévère fessée! » J’avais la gorge nouée plus à l’idée de voir surgir ma soeur que la fessée elle-même.
          Je suppliais maman de ne pas me déculotter, de me fesser par-dessus le pantalon. »Pas devant Christine, pas déculotté ! »
          Mais rien n’y changeait. Maman me disait : « Fessée promise, fessée cul nu ! »
          Amitiés
          Jean Philippe

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Jean Philippe et Herbrt1.
      En effet Herbert vous nous faites revire notre jeunesse, comme l’écrit si justement jean Philippe. Mais tout cela se passait en effet dans les années 50/60. Impossible actuellement, sauf à être stigmatisé pour actes de « maltraitance »! Faut-il le déplorer ? Pour moi, oui, assurément. Mais autres temps, autres mœurs. De nos jours, la fessée est plus un jeu érotique qu’un châtiment. Je n’ai rien contre, mais pour moi la fessée ne peut être que punitive. Je vous invite à lire mon récit : »Le rachat de mes fautes par le fouet »- (confidences de Claude- et vous serez fixés sur mon opinion ! Bien amicalement à tous les deux. CLAUDE

      • Jean Philippe dit :

        Bonjour Claude,
        J’ai cette chance aujourd’hui de connaître avec ma compagne la fessée punitive et la fessée érotique. Je vous assure que la première option vaut largement les fessées que je recevais étant enfant. Je m’empresse de lire votre récit  » le rachat de ma faute par le fouet » quoique je ne sois pas friand des fessées au martinet. Je n’en ai reçu qu’une par une amie de ma compagne et n’en ai pas gardé un bon souvenir, préférant de loin la fessée à la main surtout de la gent féminine.
        Amicalement.
        Jean Philippe

      • Herbert1 dit :

        Bonjour Claude,
        Voilà un sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire. Sans doute, le balancier ne cessant jamais d’aller et venir, reviendra-t-on un jour, forcé par la nécessité, à des méthodes qui ont fait leurs preuves.
        Je lirais très volontiers vos récits, mais je ne les trouve pas dans le menu alphabétique déroulant. Ni à « Le rachat… ni à « Confidences »
        Amicalement.
        Herbert1

  3. Julie dit :

    Bonjour Herbert1,
    Ce texte est un bon témoignage de l’éducation dans les années 50. Il est intéressant de connaître les différentes méthodes d’éducation au travers des générations. Entre cette époque et aujourd’hui, on passe du tout au tout, sans que personne n’y trouve rien à redire. C’était autre chose, mieux, je ne sais pas, mais autre chose en tout cas.
    Des principes de base pour la vie en société ne doivent pas être bafoués. Le mensonge et l’obéissance comptent parmi ceux-là.
    En ce qui concerne le « chef » d’équipe, c’est une bien piètre prestation… Et une fessée reçue devant les « filles » a dû faire mal pour votre ego, cher Herbert1…
    En tant que femme, je suis contente que Zoé soit devenue responsable de cette petite bande. Une petite revanche sur les hommes, comme quoi, nous aussi, nous pouvons assumer cette fonction avec beaucoup plus de réussite. Nous sommes plus posées et respectueuses des consignes. Ce qui fait que pour cet exemple, Zoé s’en est sûrement bien sortie dans son nouveau rôle de responsable.
    Amitiés.
    Julie.

    • Herbert1 dit :

      Bonjour, Julie,
      Une destitution effectivement méritée. Parce qu’on m’avait jugé digne d’être investi d’une part d’autorité parentale et, au lieu de me comporter de façon responsable, comme je l’aurais dû, c’est moi qui ai poussé mes cousins à enfreindre les règles. Avec les résultats que l’on sait.
      Le plus mortifiant, c’est qu’on était justifié à ne plus me faire confiance. Je ne pouvais pas ne pas l’admettre.
      Zoé ne pouvait ne pas se sentir valorisée de se voir attribuer le rôle qui m’avait été jusque-là imparti. Parce qu’elle était plus jeune que moi et qu’elle était une fille et que j’étais un garçon. J’ai longuement rêvé de la voir commettre une erreur qui lui aurait fait perdre à son tour ses prérogatives. Il n’en a rien été. Elle « jouait » juste. Ce qui me faisait enrager. Quant à la fessée que j’avais reçue devant elle (et sa sœur) elle n’y a jamais fait, quelques rares sous-entendus mis à part, réellement allusion. Elle était constamment implicitement là entre nous.
      Amicalement.
      Herbert1

  4. Florian dit :

    Bonjour Herbert1,
    A quelques années d’écart, notre éducation fut similaire, j’étais plutôt sur la fin. J’ai hâte de lire la suite ! je vais relire avant de commenter plus avant.

    • Herbert1 dit :

      Bonjour, Florian,

      Merci de votre passage. Je lirai votre commentaire avec intérêt.
      À bientôt.
      Amicalement.
      Herbert1

  5. celine1978 dit :

    Bonjour Herbert,
    Votre fessée de vacances, on peut dire que vous l’aviez vraiment cherchée. En sachant que braver un petit interdit nous conduisait directement au travers des cuisses de nos parents, je n’ose même pas imaginer ce qui me serait arrivée avec un interdit comme celui ci :)
    Je ne suis pas des années 50, mais des années 80, et j’ai aussi connu les vacances en famille avec les cousins et cousines. Et il était très régulier que les enfants finissent les fesses rouges à l’air au piquet. Autant les filles que les garçons d’ailleurs chez nous. Et je dirais même autant des fessées individuelles que collectives.
    C’est d’ailleurs lors de ses fessées d’été que j’ai découvert que nous n’étions pas tous égaux lorsque nous recevions nos fessées. Chez nous par exemple, pour les petites bêtises, nous recevions 1 claque par année de vie sur la culotte (10 ans = 10 claques) pour les autres bêtises ça passait à 2 claques par année mais sur les fesses nues (donc 10 ans = 20 claques).
    Avec une tante, c’était toujours déculottée et elle donnait les claques à une vitesse très rapide. Ça ne durait pas long, mais je pense qu’elle donnait facilement de 50 à 60 claques.
    Le pire c’était un oncle qui donnait la fessée en retirant complètement les habits du bas, puis couchait les punis dos contre le canapé et lui relevait les jambes comme pour changer une couche et il insistait bien en disant que c’était un comportement de bébé. Je l’ai testée à 11 ans avec une cousine de 13 ans c’est terriblement gênant !

    • Julie dit :

      Bonjour Céline1978,
      Avec les jambes relevées, ça devait être particulièrement vexant pour une jeune fille, car là, tout apparaissait et était mis en évidence pour les spectateurs.
      L’humiliation était plus insupportable que la fessée en elle-même…
      Amitiés.
      Julie

      • celine1978 dit :

        Bonjour Julie,
        Il est évident que dans cette position une fille montre tout ce qu’on ne montre pas habituellement. Pour moi, le côté bébé de cette position a été largement plus vexant que le fait qu’on puisse voir mon sexe. Après à 11 ans je n’avais pas encore commencé ma puberté (avec les changements qui y sont liés). Il faudrait que je demande à ma cousine si cela était plus gênant pour elle qui avait déjà 13 ans. Et il faut penser aussi aux garçons qui eux montrent toujours tout.

    • Herbert1 dit :

      Bonjour, Céline,
      Cherchée ? Oui et non. C’est surtout que je suivais mon idée. Qui me trottait dans la tête depuis un certain temps. Qu’est-ce qu’il pouvait bien y avoir dans cette maison ? Plus rien d’autre ne comptait. L’accident du petit cousin m’a ramené sur terre. Vous avez, vous aussi, de votre côté, vos souvenirs. Curieux, ce barème en fonction de l’âge, mais au moins on savait à quoi s’attendre.
      Vous avez testé, en fin de compte, plusieurs modes opératoires. Peut-être avez-vous proposé des récits de ce que vous avez vécu sur ce blog ? Si c’est le cas, j’aimerais bien que vous m’en indiquiez les titres, que je puisse les lire.
      Herbert1

      • Julie dit :

        Bonjour Herbert1,
        Sur ce point, je pense que nous nous ressemblons énormément. Nous savions que nous étions en faute, mais lorsque nous avions une idée en tête, alors nous allions au bout de notre démarche et l’idée même de la punition était reléguée au second plan, étant couverte par l’idée de faire ce que nous avions vraiment envie de faire.
        Etant adolescente, j’étais aussi dans ce schéma d’esprit.
        Amitiés.
        Julie.

        • Herbert1 dit :

          Bonjour, Julie,

          En effet, Il y avait, pour moi aussi, un investissement total dans le moment présent. L’idée de la punition pouvait rester latente, au second plan, de manière presque abstraite. À moins que ne prédomine, certaines fois, celle que les probabilités pour que je sois surpris étaient extrêmement réduites. Ça valait le coup de courir le risque. C’est même, d’une certaine façon, à bien y réfléchir, un peu plus compliqué que ça : il y avait certaines situations où j’allais faire preuve d’une extrême prudence pour, l’expérience aidant, ne pas me trouver exposé à recevoir une nouvelle fois une retentissante fessée et d’autres où rien, absolument rien, n’était capable de m’arrêter.
          Amicalement.
          Herbert1

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Céline1978,
      Tout comme vous, j’ai connu cette différence de traitement. Autant j’étais fessé cul nu en public , autant ma petite soeur , espiègle , ne recevait jamais de châtiment. Lorsque j’étais corrigé à la maison, c’était toujours en présence de ma soeur.
      Le pire se produisit le jour de mon échec au brevet ou après avoir été fessé devant mon lycée, Maman me déculotta et me fessa à nouveau devant ma petite soeur agée de 11 ans en rentrant à la maison puis je fus mis au coin, mains sur la tète , toujours sous le regard moqueur de ma soeur.
      Amicalement
      Jean Philippe

      • Herbert1 dit :

        Bonjour, Jean-Philippe,

        Cette différence de traitement est en effet particulièrement vexante, surtout sachant que votre sœur, plus jeune, pouvait se permettre de faire ce que bon lui semblait en toute impunité. Elle pouvait d’autant plus se permettre d’être moqueuse à votre égard que personne n’allait le lui reprocher. Peut-être même y était-elle tacitement encouragée et considérait-on que la honte que vous alliez en éprouver contribuerait à vous remettre dans les clous.
        Amicalement.
        Herbert1

        • Jean Philippe dit :

          Bonsoir Herbert1,

          Vous avez parfaitement raison. A 15 ans, j’ai pris conscience que je ne pouvais plus être corrigé ainsi. Dès que Maman me relevait après m’avoir fessé, je restais cul nu, montrant mon intimité et ça , c’était vraiment humiliant. Maman après m’avoir fait la morale me reculottait enfin tel un tout petit. Vous pouvez imaginer la satisfaction de ma petite soeur qui allait sur ses 12 ans.
          Amicalement,
          Jean Philippe

      • celine1978 dit :

        Bonjour, alors je peux clairement dire qu’au sein de la fratrie, nous étions tous égaux face aux fessées. Filles ou garçons étions logé à la même enseigne. Je disais surtout qu’entre enfant de famille différente, la définition de la « fessée » l’est tout autant et la manière de l’exécuter également.
        Ne serait-ce que de la donner en public ou non. Une copine en a reçu un jour une grosse sur ses fesses nue devant tout le groupe d’amis.
        Mes parents, eux, la donnaient uniquement « en famille » donc devant mon frère ou ma soeur ou des cousin(e)s. Ils ne se gênaient pas pour annoncer devant du monde, que nous allions recevoir la fessée à la maison. C’est quand même moins vexant que les copains sachent que je vais recevoir la fessée plutôt qu’ils voient mes fesses rougir.
        Un jour, nous parlions fessée avec une maman d’enfants de l’âge des miens. Pour elle, la fessée ce n’était qu’une claque donnée par-dessus le pantalon. Elle a été surprise quand elle appris que pour moi c’était une dizaine de claques sur les fesses préalablement déculottées.

    • Marco dit :

      Bonsoir Céline,
      Votre réponse à Herbert m’a intrigué et j’en conclus avec toutes les variantes que vous exposez que la maxime « Vérité en deçà, erreur au-delà » (des Pyrénées) s’applique bien.
      Le pire ou le clou en la performance est en effet la méthode de votre oncle.
      J’y ai assisté au détriment de mon frère, sur un lit, donnée par maman , c’était un peu improvisé au départ mais ça a fini les jambes bien repliées rabattues sur la poitrine et, bien que l’aîné, j’ai longtemps craint qu’elle ne m’applique un jours la même technique.
      J’ai fait connaissance avec cette méthode, jeune ado, chez des amis de la famille. C’était très déstabilisant. Pourriez-vous nous raconter votre expérience en la matière ?
      Cordialement,
      marco

  6. celine1978 dit :

    Bonjour Herbert,
    Oui, le retour sur terre a dû être instantané ! Avez-vous directement pensé que vous auriez une fessée ? Chez nous, nous espérions jusqu’au dernier moment que nous pouvions y échapper ;)
    Mes parents jouaient aussi sur le barème pour nous faire comprendre que nous grandissions et qu’il était tant de ne plus faire de bêtises. Et c’est drôle, car la première fois que j’ai dû donner une fessée à mes enfants, je me souviens bien de m’être posé posant la question de combien de claques fallait-l donner. Du coup par la suite après discussion avec mon mari nous avons adopter le même barème.
    Je n’ai pour l’instant donné qu’un seul récit d’une fessée reçu avec mon cousin lors d’une fête de famille. Elle s’appelle « Fessée en duo »

    • CLAUDE dit :

      Bonjour celine1978. Je ne retrouve pas sur ce blog votre récit : »Fessée en duo ». C’est dommage car j’apprécie beaucoup votre réponse à HERBERT. De plus vous êtes une des rares mamans aujourd’hui qui ne recule pas pour donner une fessée à ses enfants. Ce qui n’empêche pas au contraire de les aimer beaucoup. Une correction ne porte ses fruits que si elle est juste et est accompagnée, après la fessée méritée, d’une marque d’affection. Bien Amicalement. CLAUDE.

    • Herbert1 dit :

      Bonjour, Céline,

      Pour moi, le côté infantilisation passait par l’utilisation ou non du martinet. La fessée à la main était plus vexante : c’était me traiter comme un enfant. La correction, quant à elle, était plus douloureuse. Et vous avez raison : les garçons montrent forcément TOUT : ils n’ont pas le choix. Ce qui, devant des filles, est particulièrement vexant. J’en sais quelque chose.
      Amicalement.
      Herbert1

    • celine1978 dit :

      Bonjour,
      Je ne donne plus de fessées, mes enfants sont maintenant trop grands. Et oui, la fessée se terminais toujours par un câlin chez nous. Après un petit moment au coin pour réfléchir à ce qui s’est passé.
      J’espère n’avoir donné que des fessée méritées. Mais en discutant avec mes enfants je crois que cela était bien le cas.

  7. Marco dit :

    Bonsoir Herbert,
    quel beau récit captivant ! Je m’y suis cru ! Enfin presque car « de vot’ temps » c’était encore plus dur que du mien. Pardon de vous vieillir ainsi, mais quelle rigueur paternelle ! Bah c’était justifié et vous n’étiez pas pris au dépourvu. Évidemment je n’aurais pas aimé être la vedette de cette réunion de famille, mais j’en ai connu sous d’autres variantes certaines racontées ici, dont une dans une maison abandonnée, délabrée, tout comme vous, mais je suivais le meneur : « Etés à la campagne – La maison abandonnée et les fessées aux orties ».
    Aventure qui s’est soldée par une fessée aux orties. Ah les « spécialités régionales » !
    Cordialement

    marco

  8. Marco dit :

    Bonsoir Herbert,
    finir sous la coupe d’une fille, après une telle épuisante journée c’est très insupportable et je comprends votre ressentiment. C’est encore plus préoccupant si d’aventure elles usurpent leur pouvoir conféré en voulant elles-mêmes appliquer la sanction si vous franchissez la ligne.
    Est ce arrivé ?

    marco

    • Herbert1 dit :

      Bonjour, Marco.
      Absolument pas, non. C’était quelque chose de parfaitement inconcevable. Elle aurait outrepassé ses droits. Qu’elle décide des jeux et des activités, oui. Qu’elle exerce une surveillance constante et tatillonne, encore oui. Mais qu’elle se substitue à ses parents ou aux miens pour décider d’une sanction ou, pire encore, l’administrer elle-même, c’était hors de question. C’est elle alors qui se serait exposée à être sévèrement punie.
      Amicalement.
      Herbert1

  9. CLAUDE dit :

    Bonjour Herbert. Je relis votre récit avec un plaisir non dissimulé. Pas un plaisir de voyeur indigne! Avec simplement le plaisir de retrouver des émotions lointaines mais toujours vivaces .Amicalement .CLAUDE;

    • Herbert1 dit :

      Bonjour Claude,
      Je comprends parfaitement dans quelle perspective vous pouvez être amené à relire ce récit. Il m’arrive, à moi aussi, de rencontrer des textes qui éveillent des échos-souvenirs en moi. Une suite est bien évidemment prévue. J’espère ne pas la faire trop longuement attendre.
      Amicalement.
      Herbert1

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