La fessée appliquée

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Une enfance sans martinet – « ou presque » – 1ère partie

UnkA 167

 

Par Hubert

Internaute assez récent, c’est avec étonnement et plaisir que j’ai découvert ce blog, et en particulier le récit « Une enfance sans martinet – 1&3 » et les témoignages qu’il suscite. Que de récits sur le martinet ! Avec étonnement, dis-je, parce que je croyais ce sujet tabou, honni. Avec plaisir, parce que je vois que je ne suis pas le seul à avoir, encore aujourd’hui, nostalgie, fascination et désir de cet instrument de discipline qu’était le martinet dans notre enfance.

Je suis né fin 1949 et j’ai vécu une enfance sans martinet (ou presque).

Fils unique, je ne devais être ni trop sage, ni trop turbulent, et si j’ai reçu quelques tapes sur les fesses, ce ne fut jamais en étant déculotté. Ma mère m’a parfois menacé d’acheter un martinet, mais n’est jamais passée à l’acte, malgré les conseils de ses amies (les mères de mes copains) ou de mon oncle et ma tante (les parents de mes deux cousins, Jacques d’un an plus jeune que moi et Julien de trois) qui disaient que « le martinet fait régner l’ordre à la maison ».

Il y en avait un chez tous mes copains, pendu, toujours en vue, dans les pièces communes (cuisine, séjour, vestibule d’entrée…) et lorsque je leur demandais ce que ça leur faisait quand ils le recevaient, ils me répondaient que j’étais chanceux de ne pas y goûter et qu’il valait mieux pour moi que ça continue comme ça.

Déjà fasciné par cet objet, dès que je le pouvais, à l’abri des regards de leurs parents ou des miens, j’en caressais les lanières, les prenant parfois à pleine main, faisant de même à la droguerie ou aux bazars des marchés. Lorsqu’ils étaient accrochés un peu haut, je leur donnais un coup de tête pour les faire bouger. Ainsi se déroula mon enfance sans martinet.

J’ai dit plus haut « presque sans martinet », car j’y ai tout de même goûté une fois. L’année de mes dix ans, pour les vacances d’été, je suis allé passer une semaine chez mon oncle (et parrain) et ma tante, qui avaient récemment emménagé dans une maison plus grande avec jardin. Il y avait chez eux deux martinets, ce que me fit immédiatement remarquer ma tante en me disant :

« Tu vois Hubert, ici ça marche droit; à la moindre incartade, tu auras droit au martinet ! »

L’un était posé sur un coin du buffet de la salle à manger, bien en vue. Toujours à portée de main de ma tante, il servait pour une punition immédiate lorsque mes cousins faisaient des « petites bêtises ». Leur mère le leur donnait, à la volée, sur les cuisses ou les mollets, sans plus de cérémonial.

L’autre martinet était pendu dans la salle de bains située à l’étage tout comme les chambres. Elle le réservait à une destination particulière. En effet, il y avait à la cuisine un tableau portant les prénoms de mes cousins. Lorsqu’ils commettaient une faute dite « grave » (jurons, insolence, désobéissance…), ma tante plaçait en face de leur prénom une, deux ou trois barres, c’était selon. Quand il y avait vingt barres, le martinet entrait en action, mais pas sur-le-champ.

Cela se passait dans la salle de bains entre 19 et 20 heures, lorsqu’ils allaient se doucher. Tous les jours avant de prendre leur douche, mes cousins devaient passer voir le tableau, et si l’un d’eux avait vingt barres ou plus, il devait le signaler à ma tante.

Lorsqu’il était nu, prêt à prendre sa douche, ma tante le faisait se tenir aux robinets, les fesses bien en arrière, et lui administrait avec le martinet autant de coups qu’il y avait de barres inscrites en face de son nom. Et gare à lui s’il avait oublié de regarder le tableau ! Ma tante qui, elle, n’oubliait jamais de le faire, lui administrait cinq cinglées supplémentaires pour sa négligence.

Le soir de mon arrivée, ma tante me fit remarquer qu’elle avait rajouté mon prénom sur le tableau. Quelle délicieuse attention !

Le martinet de la salle de bains servait aussi lorsque mes cousins chahutaient dans leur chambre.

Le troisième jour de mon séjour, il faisait très chaud et nous n’étions vêtus que d’un short. L’envie nous prit, à tous les trois, d’aller visiter la cave en passant par le soupirail destiné à la livraison du charbon. Ayant roulé sur le charbon, nous sommes ressortis de la cave tout noirs en riant.

Nous ayant vus par la fenêtre, ma tante sortit en poussant des grands cris, le martinet à la main. Elle le posa sur la table du jardin et nous fit ôter nos shorts et slips. Elle nous fit un premier décrassage avec le tuyau d’arrosage (l’eau était tiède) puis nous aligna côte à côte, les mains sur la table. Elle prit le martinet et nous dit :

« Ça vous a fait rire d’être noirs, ça vous fera moins rire quand vous aurez les fesses comme un champ de coquelicots ! »

Elle passa derrière nous, et soudain, je ressentis quelque chose comme des pincements multiples sur mes fesses. Les lanières de cuir venaient pour la première fois de s’abattre sur mon postérieur. Elle avait commencé par moi et continua son œuvre un petit moment, et quand elle s’arrêta et passa à mon cousin, je me relevai et me retournai. C’est alors que je reçus un violent coup de martinet sur le devant des cuisses qui laissa de belles zébrures, et ma tante me dit : 

« Remets-toi en place, Hubert ! Ici, c’est moi qui décide de la fin d’une punition ! »

Et l’étrange sarabande continua, allant de l’un à l’autre, maniant son martinet avec dextérité, tantôt sur les fesses tantôt sur les cuisses. Je ne sais combien de coups nous avons reçus, mais cela dura au moins dix minutes, (une éternité me sembla-t-il, mais n’étions-nous pas trois à le recevoir ?), avant qu’elle ne s’arrête et nous dise de nous relever.

J’avais l’impression d’avoir le feu aux fesses, je ressentais une chaleur intense, des picotements plein les cuisses, une sensation de morsures et de pincements partout où les lanières du martinet s’étaient abattues. A voir le postérieur de mes cousins, je m’imaginais le mien meurtri et rouge écarlate.

Elle nous laissa un grand moment dans le jardin, nus, puis nous envoya chacun à notre tour prendre la douche, où nous avons encore reçu vingt coups de martinet chacun, cinq sur chaque fesse et cinq sur chaque cuisse, et ce n’était pas des caresses.

Telle était la méthode « éducative » de ma tante !

Tel fut mon baptême du martinet, et la seule et unique fois dans mon enfance que j’y ai goûté, mais de quelle façon !

Après cette mémorable séance éducative, mon séjour se termina sans avoir renouvelé l’expérience du martinet. Ce fut loin d’être le cas de mes cousins qui eurent droit chacun à une séance dans la salle de bains. Il faut dire qu’ils avaient des barres d’avance sur moi !

Mon oncle et ma tante me ramenèrent chez mes parents où mes deux cousins devaient à leur tour passer une semaine. Après les congratulations d’usage autour d’une boisson, ma mère demanda si mon séjour s’était bien passé. Ma tante, toute fière d’elle, lui répondit sans ambages :

« Hubert a fait la connaissance du martinet, ça l’a remis d’aplomb ! Il faut que tu t’en procures un pour son plus grand bien. D’ailleurs j’en ai mis un dans la valise des enfants, tu pourras t’entraîner. Surtout n’hésite pas à en faire bon usage. »

Et ma mère, sans doute pour ne pas la décevoir, de lui répondre :

 « Tu as bien fait, je vais y songer ».

Le martinet de ma tante resta au fond de la valise toute la semaine. L’année suivante, c’est avec appréhension que je retournai chez mes cousins. Le décor était le même : le martinet de la salle de bains; l’autre voyageant entre le buffet, la table, le canapé, ou ailleurs, mais toujours à portée de main de ma tante; le tableau aussi, avec ses barres, était toujours là.

Ce séjour se passa sans douleur pour mes fesses ou mes cuisses, peut-être parce que nous avions grandi ou que nous étions plus sages, la peur du martinet aidant, ou peut-être aussi que ma tante était devenue moins sévère, sous l’influence de mon oncle, le frère de ma mère, qui était un gentil « nounours ».

Ensuite, je suis entré en 6è au lycée, j’étais devenu un « grand ». Ainsi se termina mon enfance. Et une enfance heureuse « malgré le martinet » de ma tante.

 (à suivre)

Illustr. : Unka

8 commentaires »

  1. Lascombes dit :

    Je n’ai connu que les fessées à la main et je ne le regrette pas. Tout ustensile (martinet ou tout autre objet ) représente pour moi de la maltraitance et même j’y vois un côté sado-maso. Seule la main maternelle ou celle d’une autre personne, comme le fut celle de mon institutrice ou bien une autre maman, claqua mon derrière
    « Qui aime bien chatie bien ». La main représente à la fois l’affection et la punition.

    • Paladin dit :

      Mes parents suivaient une logique inverse : « la main, s’est fait pour soutenir, pas pour punir »…

      Je ne dis pas que je n’ai jamais reçu de fessées à l’occasion, mais la règle était quand même d’utiliser un instrument alors que la main restait l’exception.

    • chris B dit :

      Bonjour Lascombes,
      Comme beaucoup de lecteurs du blog, en effet l’emploi des mots « sadomaso » pour comparer des parents qui fessent avec un instrument, c’est un peu du n’importe quoi !
      Des sadomasos aiment jouer aux fesseurs et fessée pour le plaisir d’avoir mal jusqu’à un certain degré de douleur. Je ne pense pas que les parents aiment fesser leur progéniture avec un instrument pour le plaisir ! C’est seulement parce que cette forme de punition fait de l’effet en provoquant la crainte de recommencer une bêtise pour quelques heures ou plus tandis que d’autres punitions n’ont pas une telle efficacité.
      Quant aux enfants fessés, ils n’étaient pas joyeux de les recevoir comme les adultes des jeux sado-maso. Faut pas tout mélanger ! C’est comme les gens qui disent que fesser cul nu c’est pervers, c’est pédophile et tout le reste dans des forums sur le web. Il faudrait que les gens utilisent les mots en parfaite connaissance de leur signification au lieu de dire d’horribles choses aussi fausses.
      Cordialement.

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Lascombes. Je respecte votre opinion. Mais ne généralisez pas. C’est vrai le martinet peut être utilisé dans des jeux érotique. Mais, par ailleurs il est aussi un redoutable et très efficace moyen de correction. Je l’ai reçu assez souvent, et même jusqu’à un âge avancé pour vous dire qu’il m’inspirait non du désir mais de la crainte. Quant à la maltraitance que vous évoquez, c’est potentiellement un danger si on en use exagérément. Mais il ne faut pas pour autant diaboliser ce moyen de correction. Je ne suis pas du tout traumatisé par les corrections que j’ai reçues parce qu’elles étaient donnée avec tact et mesure. Merci de votre commentaire qui m’a permis de faire cette mise au point. Cordialement. CLAUDE.

  3. Roger dit :

    Vous lisant, Lascombes, j’ai souri… il galège l’ami, me suis-dit. Parents, et enseignants, assouvir leurs bas instincts dans une partouze sado-maso avec leurs enfants ! Confusion plutôt bizarroïde… Laissons les adultes à leurs jeux érotiques et préoccupons-nous de préparer nos enfants à leur vie d’adulte en leur donnant le goût d’apprendre et le sens de l’ordre et de la discipline. Ici le martinet et la fessée partagent la juste place, une place qu’ils n’auraient jamais du perdre, vous ne croyez pas ?

  4. cambaceres dit :

    En découvrant ces commentaires, je trouve que Lascombes exagère un peu. Je n’ai pas connu comme lui les fessées déculottées mais, comme Claude, une éducation où le martinet tint sa place. Le martinet n’était nullement un « obscur objet du désir » mais bien un instrument courant d’éducation pour les enfants. Tant qu’il m’était épargné, il attirait ma curiosité, mais aussi une certaine crainte car je voyais les dégâts qu’il pouvait faire sur mes copains. Dès que j’y eus goûté pour la première fois, je compris ma douleur et la crainte s’installa vraiment. Il s’avéra redoutable et efficace pour me discipliner et surtout pour m’inciter à travailler de mon mieux en classe. Le martinet devint l’unique objet de punition pour moi. A l’inverse, la main de ma mère était celle qui me consolait après une correction. Je me soumis docilement, sans protester, à la discipline du martinet de ma mère, ce qui, allié à son efficacité, l’encouragea sans doute à continuer. Il était tellement répandu à l’époque que je ne me suis jamais considéré comme maltraité. Le martinet était certes douloureux, mais c’est tout de même le but recherché, et laissait des traces gênantes sur mes cuisses. Toujours employé avec modération dans un cadre affectueux, il apparaissait à mes yeux comme une punition acceptable. Je n’ai jamais remis en cause son usage par ma mère. Je comprenais qu’elle ne voulait que mon bien et tant qu’elle a jugé qu’il pouvait toujours jouer un rôle éducatif avec moi, j’ai accepté ses punitions même à seize ans passés en classe de première. Et je ne l’ai jamais considéré comme un instrument « érotique ».

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Cambacérès. Je suis heureux de cette mise au point. Moi non plus je n’ai jamais considéré le Martinet comme un objet érotique et pour cause ! Je le craignais trop, et n’ai jamais eu le courage de le demander comme vous. Cordialement. CLAUDE.

    • Jackie dit :

      « La main représente à la fois l’affection et la punition » écrit Lascombes. En effet, la punition est un soutien à l’enfant, Paladin, et la fessée à main nue reste affective de par le contact charnel, dans un cadre familial ou de grande proximité, même peut-être dans un cadre scolaire.
      Le contact froid et impersonnel du martinet sur le postérieur, n’a plus ce caractère affectif qui permet à l’enfant de mieux supporter la punition et de se sentir rassuré.
      Cependant, le martinet comme intermédiaire chez le préado et l’ado peut aussi leur permettre de s’affirmer, de s’affranchir en « quittant le giron », de devenir « grands ». Fesser encore à main nue ces grands de 13 ans et plus, n’est-ce pas s’opposer à leur évolution, chercher à les garder dans leur dépendance de petits garçons ?
      Je me souviens de garçons de mes classes de 6e, 5e et même de 4e, qui exhibaient fièrement leurs cuisses striées par le martinet à la maison, les comparaient entre eux, en parlaient librement – ce qui ne veut pas dire qu’ils y trouvaient plaisir – alors que ceux dont je savais qu’ils recevaient toujours la fessée déculottée à la main cul nu sur les genoux se taisaient d’un air gêné.
      Alors, s’il faut prendre parti entre fessée à la main ou martinet, je dirais simplement que ça dépend de l’âge et de la maturité affective du ou de la punie.
      Quant au risque de violence, je ne dirais pas que le martinet en est automatiquement la cause. Mais attention : le contact de la main de tout adulte normalement constitué de petites fesses déjà bien rougies par vos soins finit bien par tempérer les ardeurs : pas de risques d’abus !
      Dans ma jeunesse, le temps de guerre et de l’immédiat après-guerre, les enseignants et moniteurs de patronages et colonies de vacances étaient investis automatiquement du droit et du devoir de punition manuelle. (Sauf indication contraire des parents, ce qui était exceptionnel.) Mais l’usage du martinet était plus rare, hors la famille.

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