La fessée appliquée

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Une enfance sans martinet… Suite : « Et comment je l’ai enfin gagné ! » – Anne

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Par Anne

Étant enfant, comme beaucoup d’entre vous, je recevais la fessée qui, en général, m’était administrée de la main de ma mère. Je la recevais fréquemment car j’étais assez désobéissante et insolente et, dans les années 70-75, les parents ne toléraient pas beaucoup ce genre de comportement. Non seulement c’était amplement  mérité, mais en plus cela aurait dû être parfois puni d’une correction beaucoup plus sévère, notamment avec un martinet, comme en recevaient la plupart de mes copines.

Chez toutes les amies de Maman, le martinet régnait en maître, et cela m’impressionnait beaucoup. J’ignore pourquoi, mais il m’arrivait, comme Sophie dans un commentaire récent, d’imaginer son entrée à la maison. Je me demandais pourquoi il n’y en avait pas chez nous  mais chez les autres alors que mes copines, qui n’étaient pas plus turbulentes que moi, étaient régulièrement fouettées pour leur désobéissance. Elles aimaient me raconter, non sans une certaine fierté, les méfaits qui leur valaient ces corrections au martinet, et cela me questionnait. Étais-je donc si différente d’elles ? D’une certaine façon, je les enviais me sentant un peu comme une petite fille fragile que l’on voulait épargner.

Il me plairait de vous narrer  une anecdote qui est restée gravée dans ma mémoire et qui m’a beaucoup troublée, et à la suite de laquelle j’ai souhaité secrètement l’arrivée du martinet, pour pouvoir enfin ressembler à mes copines.

C’était l’année de mes 10 ans. Ma meilleure camarade de classe, Florence, venait jouer chez moi de temps en temps, mais je n’étais encore jamais allée chez elle. A cette époque où je recevais la fessée à la main, déculottée ou non, Florence me racontait parfois que sa mère lui avait donné une sévère fessée au martinet pour une quelconque bêtise et j’avais le sentiment  qu’il régnait une discipline de fer chez elle.

Un jour, alors que j’étais  invitée chez elle pour la première fois, je fis la connaissance de Nicole, sa maman. C’était une élégante jeune femme d’apparence frêle et pleine de douceur. Florence était très excitée et très fière de me faire découvrir sa chambre et toutes ses affaires personnelles. Son excitation était telle qu’elle en criait parfois très fort au point que sa mère  vint à plusieurs reprises la prier d’une voix douce  mais ferme de se calmer. La dernière fois qu’elle entra dans la chambre, il y avait un changement de ton dans cette voix, comme une nuance de menace qui m’impressionna mais dont Florence sembla ne tenir aucun  compte.

A l’heure du goûter, sa mère nous appela. Entrant dans la cuisine, j’eus aussitôt un sursaut. Un martinet pendait accroché à un mur bien en vue. Il était impossible de ne pas être effrayé à la vue de son manche en bois patiné et ses longues lanières de cuir brun pendant dans le vide. Florence, malgré les remontrances de sa mère continuait à s’agiter, à parler fort et à faire son intéressante, dirait-on. Dans son excitation, elle renversa la carafe de jus de fruits qui se répandit sur la table. La réaction de Florence me surprit. Elle se figea net, cessant de remuer et de parler, seuls ses yeux  reflétant de la frayeur. 

Je vis alors sa mère bondir sur elle, l’attraper par un bras tout en lui disant d’un ton très calme mais sévère :

- Florence, cela fait un bon moment que je te répète de te calmer! Puisque cela n’a pas suffit, je suis certaine qu’une bonne fessée va le faire ! 

Avec une force que ne laissait pas soupçonner son apparente fragilité, elle entraîna sa fille au milieu de la cuisine. Affolée, Florence se mit à la supplier.

- Oh non ! Maman, s’il te plaît ! Non !… 

Pressentant la suite, je regardai les yeux écarquillés de curiosité.

Sa mère, sans se soucier des supplications de Florence pas plus que de ma présence, décrocha le martinet. Puis, après avoir courbé ma copine sous son bras, elle lui retroussa sa petite jupe, la déculotta et lui appliqua une série de  coups de martinet.

Le sang battait dans mes tempes, très impressionnée que j’étais par ce que je découvrais. Je voyais les lanières de cuir lécher aussi bien les mollets et les cuisses que les fesses mises à nu. J’entendais les claquements du cuir, secs quand les extrémités des lanières léchaient les mollets, plus mous quand elles se déployaient de toute leur longueur pour mordre les fesses.  Il suffit d’une douzaine de cinglées pour couvrir la peau blanche des jambes et des fesses de ma copine de fines zébrures rouges.

Durant sa correction, Florence n’avait cessé de crier et de  demander pardon jusqu’à ce que sa mère, qui avait gardé tout son calme malgré ses efforts pour fouetter sa fille,  relâche son étreinte et dépose le martinet  sur la table de la cuisine.

Florence finit par sécher quelques larmes et nous  goutâmes dans le calme retrouvé, le martinet étalant ses lanières juste sous nos yeux. Sans doute vexée d’avoir été sévèrement corrigée devant moi, elle se taisait tandis que sa  mère menait la conversation. Me félicitant pour ma bonne tenue, elle m’interrogea sur la façon dont procédait ma mère quand elle devait me punir. Je lui dis sincèrement que je recevais parfois la fessée mais pas le martinet parce que nous n’en avions pas chez nous.

La révélation parut l’étonner. Elle reprit le martinet sur la table et l’agita devant moi, disant d’un air convaincu.

- Eh bien, ça marche ici, vois-tu ! Le martinet, Florence en reçoit assez souvent et son frère Denis, qui a plus de 12 ans encore plus ! C’est indispensable avec des enfants de votre âge ! 

Ce soir là, je rentrais chez moi toute remuée par la scène que j’avais vécue chez ma copine J’étais partagée entre la peur de cet instrument et l’envie d’être corrigée comme elle afin d’être son égale.

Quand nos mères devinrent amies, je me demandais quelle influence allait avoir la maman de Florence sur la mienne.  Allaient-elles ensemble aborder le sujet de l’éducation et… du martinet ?  Maman appréciait beaucoup les idées de Nicole d’autant plus que Florence était toujours calme et très affable quand elle venait chez nous.

Un beau jour, alors que je venais de protester suite à un refus, ma mère déclara :

- Florence est une fille vraiment bien élevée…  Les méthodes de sa maman sont remarquables ! 

Peu de temps après, j’eus la mauvaise idée de mal répondre à Maman qui me menaça aussitôt  d’une fessée devant Florence et sa mère qui, choquée par mon comportement,  lança une remarque.

- Chère amie, je crois que ta fille vient de dépasser les bornes et que le martinet serait beaucoup plus efficace qu’une simple fessée à la main ! Si c’était Florence, elle serait culotte bas à pleurer avec une bonne fessée au martinet !

Ma mère fronça les sourcils l’instant d’une réflexion puis déclara :

- En effet, Nicole, tu as tout à fait  raison !

Là, je ressentis tout à coup une très forte émotion. Florence me regarda en souriant, et je compris que le martinet allait faire son apparition sans tarder à la maison !

Voilà, chers amis, comment je me mis à souhaiter secrètement d’être punie comme mes copines et comment mon vœu fut exaucé. Mon insolence m’avait enfin fait gagner mon martinet ! 

Illust. : Colber

27 commentaires »

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  1. philippe dit :

    Dans ma région (Belgique), le martinet était peu utilisé. J’ai reçu gamin quelques fessée à la main, mais rien de grave.

    Le martinet par contre, mes voisins en avaient un; nous partagions une cour commune et j’ai vu souvent les marques sur les cuisses des copains! Aussi, j’ai parfois entendu le bruit que ça fait…

    Une seule fois, on s’est fait attraper par la voisine (ses deux enfants et moi) et j’ai donc « goûté » au martinet…
    Ma mère était pas très heureuse de l’apprendre; mais bon, c’était mérité a-t-elle dit….et ça m’apprendrait!

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