La fessée appliquée

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Une fessée pour rien

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Par Kristeen

Je m’appelle Kristeen, je suis écossaise et réside en France depuis l’âge de 9 ans. Je suis entrée au cours moyen 2 (CM2 ) en pleine année scolaire. Bien sûr, à cette époque, je ne maitrisais pas le français et ne connaissais que quelques mots. Pas facile de suivre un programme scolaire traditionnel dans ces conditions.

En Écosse, j’étais dans une école pour enfants dits surdoués, mais en arrivant en France, on me mit dans un établissement normal, sans se douter que je ne parlais pas cette langue.

Me retrouvant dans une classe mixte, ça n’a pas été facile. Je n’avais aucune base de la langue française et je ne savais donc ni le parler ni l’écrire. L’instituteur me paraissait très gentil. J’eus de la chance car il savait l’anglais, ce qui m’aida pendant un bon moment. Il s’aperçut que je maîtrisais déjà la division et d’autres choses en maths. J’avais au moins le niveau élève de cinquième. Cependant, je n’arrivais pas à écrire correctement et avais tendance à écrire en phonétique, ce qui a fini par agacer mon instituteur.

Il ne fallait pas le chercher car soit il distribuait une bonne gifle, soit il flanquait de terribles fessées et les élèves du cours moyen 1 et 2 (il y avait les deux) le craignaient. J’ai été témoin de quelques-unes de ces fessées-là. Tantôt il frappait les fesses par-dessus le slip ou la culotte du fautif, tantôt et en fonction des faits, il lui arrivait de le déculotter. Et là, un spectacle terrifiant était au rendez-vous !

Il couchait le ou la punie sur ses genoux, fesses tournées du côté de la classe. A chaque fessée déculottée, le silence était imposé et on n’entendait alors plus que les bruits des claques, des pleurs et des cris. Si un élève riait, il avait lui aussi sa part plus des lignes à copier.

La conversation avec mes camarades était quasi impossible et certains élèves se montraient méchants et jaloux. Un certain Nicolas, mon plus proche voisin, n’arrêtait pas de faire l’intéressant et il m’embêtait souvent. C’est à cause de lui que mon instituteur me donna une correction devant tous les élèves.

La matinée avait été houleuse et deux camarades ont reçu. L’instituteur était agacé. Ce fameux Nicolas, ce jour-là, portait un pantalon marron clair. Pendant la leçon (que je ne comprenais généralement pas quand c’était en oral) il m’emprunta un de mes crayons feutre, le noir,  qui ne part pas au lavage. J’essayais de suivre le cours de grammaire et d’orthographe et ne regardais pas ce que faisait Nicolas. J’aurais mieux fait, peut-être… En quelques minutes, le joli pantalon marron de Nicolas se retrouva zébré de traits noirs un peu partout. Nicolas avait joliment réussit son coup !

Je ne sais pas ce qui lui a pris ce jour-là. Il a attendu que l’encre sèche bien et il s’est levé d’un bon puis il est allé vers l’instituteur pour lui signaler qu’on avait causé l’irréparable sur son pantalon, et bien sûr, il m’accusa.

Je n’ai pas compris ce qu’il a dit à l’instituteur mais celui-ci est devenu rouge de colère. En un éclair, il regarda dans ma trousse et trouva le fameux feutre noir que Nicolas avait reposé démuni de son capuchon. Inutile de dire que l’instituteur crut Nicolas sur parole et de plus, tout m’accusait. Il me posa une question et malgré mes dénégations « rien fait, comprends pas… », il me traita de « menteuse » et prononça le mot « fessée magistrale ».

Je n’eus aucun recours et d’un trait, il me saisit, souleva ma jupe, baissa ma petite culotte et me cria dessus avant de m’administrer une puissante et cuisante série de claques sur mon derrière nu. Je ne résistai pas longtemps et finis par sangloter haut et fort. Les claques se succédaient à des rythmes différents,  mais pas en puissance. Plus il frappait, plus je criais. Puis il remonta ma culotte et m’assit de force au fond de la classe.

Pendant le restant du cours, je ne fis que pleurer. Mes fesses me faisaient affreusement mal. Mes lacunes en français m’interdisaient à cette époque de me défendre et de comprendre dans quel univers j’allais devoir évoluer. Je venais de recevoir ma toute première fessée en public. Je me sentais humiliée et étais très malheureuse. Ce jour-là personne ne rit car le maitre avait déjà fessé deux  élèves avant moi.

Lorsque la cloche libéra les élèves pour la pause-déjeuner, l’instituteur s’aperçut que je n’étais pas sortie. Il dut comprendre qu’il n’y était pas allé de main morte pour quelque chose que je n’avais pas fait. Il me releva doucement, leva mon visage et me demanda dans la langue de Shakespeare si j’avais barbouillé le pantalon de Nicolas avec ce feutre ?

 Ma défense fut quasi inaudible car à l’instant où je ressentis un peu de tendresse, j’éclatai  de nouveau en sanglot. Il me prit contre lui et me consola longuement. Il avait compris la malice de ce vilain Nicolas et me demanda d’oublier cet « incident ». Ce fut difficile à oublier. Il fallut un mois pour que Nicolas reconnaisse qu’il avait agit par pure vengeance. Je lui en ai longtemps voulu.

Nota : 

Cette fessée-là fut la première et la dernière de la part de cet instituteur. Je ne sais pas combien de claques il me donna mais je pense qu’une bonne trentaine s’impose. Il était très furieux et employait des termes que je ne comprenais pas. Je dus pleurer au bout de la quatrième ou cinquième. Je savais que cet instituteur était très sévère et ne tolérait aucune bêtise. J’avais déjà vu plusieurs fois des camarades se faire fesser et lorsque cela arrivait, c’était toujours sur les fesses nues. Les claques étaient réellement très fortes et très douloureuses et peu de camarades les supportaient. On n’allait pas au piquet, mais le maitre nous rhabillait et nous mettait au fond de la classe.

5 commentaires »

  1. LEROY dit :

    Par paul

    En octobr 1959 mon cousin et moi-même avions 12 ans et comme chaque année nous allions nous inscrire dans notre club de sport, mais cette année mon cousin avait décidé de s’incrire avec sa soeur aux cours de danse classique,le problème est que mon oncle ne serait pas d’accord ancien rugbyman il souhaitait
    que son fils pratique aussi ce sport,mais pour mon cousin comme sa mére il n’en était elle ne voulait pas que son beau petit garçon revienne d’un match avec le nez cassé ou les oreilles aplaties comme des crêpes.
    Mon oncle était gentil mais dans le genre gros ours et bourru d’une taille de 1.90 pour 110kg sans compter sur des mains de géant toujours prétent à donner des fessés.
    Le jour fatidique du premier cours étant arrivé, ma tante et ma cousine avaient eu l’idée de génie d’habiller mon cousin en fille avec les vêtements de ma cousine. Il mit donc la jupe de sa soeur et le blouson avec capuche ma tante lui dit : ainsi vêtu en fille tes copains de classe ne pourront pas te reconnaître et ils te prendront pour une copine de ta soeur.
    Tout se passa sans encombre à l’aller, mais hélas au retour une voiture stopa à hauteur des deux enfants
    Dans la voiture mon oncle. Sa surprise fut grande quand il se rendit compte que la petite fille qui était avec ma cousine était son fils!
    Il fit monter ses deux enfants et dit nous allons régler cela à la maison,de retour mon oncle dit
    mais que fait tu habillé en fille? ((mais pap je suis allé prendre des cours de danse en fille pour ne pas étre reconnu par mes copains de classe et en plus tu n’était pas en d’accord pour que je pratique cette actvité). Pas question ,reprit mon oncle la danse classique est pour les filles pas pour les garçons.
    Sur ce, mon oncle lui dit : et bien nous allons faire la danse des fessées ! Il le prit d’une main le posa sur ses genoux releva la jupe et baissa sa culotte afin d’avoir les fesses à sa portée et sa grosse main fessa la fesse gauche puis la fesse droite et cela pendant un temps trop long pour mon pauvre cousin qui e pouvait plus poser ses petites fesses sur un siége.
    A ce moment précis ma tante rentra dans la piéce et fut trés furieuse envers mon oncle une discution entre l’oncle et la tante fit rage ,elle pris mon cousin dans ses bras et le consola.
    Pour mon cousin tout rentra dans l’ordre, 4 jours sans aller à l’école et fit de la danse classique. sans aller a l’école et

  2. Bernard dit :

    Kristeen, vous avez dû ressentir une grande frustration de ne pas pouvoir vous justifier et ensuite de recevoir cette fessée imméritée ; étant d’origine écossaise, pouvez-vous nous faire part de votre expérience des chatiments corporels dans votre pays, à l’époque où ils étaient d’usage normal dans les écoles? avez-vous été punie ou certaines de vos amies avec la tawsee ?

  3. kristeen dit :

    L’ecole ecosssais est different de l’ecole français. les enfants portent un uniforme qui change en fonction de l’etablissement.le reglement interieur est tres strict que se soit un ecole public ou private. Dans mon cas, avant de venir en France, j’etais dans un ecole private pour enfant dit surdoue. Mon niveau etait tres avance pour mon age. Dans cet ecole, tout betise faite etait sanctionne et ce durement en fonction de la gravite. L’eleve pouvait etre mis en retenu, prive de club et aussi etre envoye chez le HeadMaster (doyen). Le fait d’aller chez le headmaster, ça faisait perdre tous ses moyens, garçon ou fille.Le tawse ne se donnait pas en public dans cet ecole mais uniquement dans le bureau du headmaster et bien que cela ne se voyait pas, on entendait les cris et pleurs des eleves qui etaient ‘fouettes’. En fonction de l’age, le tawse se donnait ou sur le culotte ou sur les fesses nu.(je ne sais plus) Malgre tout, cela laisse des traces et la douleur est enorme. Plusieurs camarades ont reçu le tawse et ont toujours affirme que c’est pire qu’une fessee deculotee donnee a la main. Je commis un grosse betise dans cet ecole en me battant avec un autre camarade pour un raison oublie et cela n’a pas du tout plus au headmaster qui ne tolerait pas a ce que l’on manque de respect. De plus, j’avais deja eu droit a de simples rappels me valant des retenues. C’en fut trop pour le Headmaster et je reçus le pire correction de ma vie a 8 ans, a savoir une bonne dizaine de claques avec cet tawse. Inutile de dire que j’ai pleuré pratiquement de suite et ne pus m’assoir sans grimace pendant quelques jours. Mes parents ont ete mis au courant le jour meme et ont juge inutile de rajouter un punition supplementaire. Je n’ai jamais plus reçu le tawse jusqu’a mon depart pour la France.

    Voila de ce que je me souviens.
    PS – pas eu le temps de me relire. Tant pis pour les fautes…

  4. Bernard dit :

    Kristeen,
    votre témoignage est très intéressant; en France il est souvent fait allusion à l’Angleterre et les punitions à la cane, mais la pratique du tawse est sûrement moins connue des contributeurs et contributrices de ce blog ; votre description du tawse rappelle les effets produits par le martinet ne comportant plus que 2 à 4 lanières, pour ceux et celles qui l’ont connu, c’est à dire les petits garnements que nous étions à « déplumer » en cachette le martinet familial, grossière erreur que nous faisions en fait à l’époque puisque la douleur appliquée par l’instrument n’en devenait que plus intense !

  5. Laurent dit :

    Le récit de Kriteen me rappelle deux mauvais souvenirs: je n’étais pas amateur de fessées, sauf au travers des souvenirs de jeunesse induits par ce blog. Mais je les admettais dans la mesure où elles étaient généralement justifiées, en sanction d’une bêtise et pour nous éviter de les recommencer.
    Deux d’entre elles me sont toutefois restées en travers de la gorge car je les ai trouvées vraiment injustes :

    - En 5ème, j’avais à faire des exercices de maths. Nous faisions nos devoirs avec sérieux et application, sous la supervision des parents, et pour notre bien : nous avons réussi nos études qui nous donnent aujourd’hui de belles situations. Ce jour là, je fis donc les exercices demandés sur le livre. Mais j’oubliai bêtement, involontairement, un autre exercice qui se trouvait sur une fiche annexe.
    La prof de maths m’ayant interrogé, je lui présentai mon travail plein de confiance, elle me fit remarquer mon oubli, je tentai de m’excuser, en vain: elle inscrivit les faits dans le carnet de correspondance.
    Celui-ci étant évidemment lu journellement par mes parents, j’ai eu droit à la raclée. Je considérais que ce n’était pas volontaire de ma part, que je ne l’avais pas fait exprès, que j’avais fait tous mes devoir sauf ce malheureux petit exercice. Rien à faire. J’ai trouvé cette punition exagérée.

    - L’autre anecdote est plus amusante. Une nuit, je me lève pour aller au « petit coin ». Mais mon frangin, qui avait fait la même chose auparavant, avait décidé de finir la nuit allongé par terre en plein milieu de la chambre. C’était pour ne pas me réveiller s’il faisait du bruit en se recouchant, comme j’avais le sommeil léger et nos lits étaient voisins. Et moi, ne voulant pas non plus déranger, je n’allume pas la lumière pour ne pas le déranger. Bref, nous étions pleins de bonnes intentions. Mais comme on dit, l’enfer en est pavé.
    Car évidemment, dans le noir, je ne le vois pas, je me prends les pieds dedans, et je me casse la figure à moitié sur lui dans un grand bruit tandis qu’il se réveille en sursaut et en criant !
    Notre soeur dans sa chambre à côté, alertée par le boucan, se lève à son tour, vient voir, et nous trouve par terre à moitié enchevêtrés entrain de nous disputer. Elle nous sort : « Encore entrain de vous battre, les garçons ! »
    Le lendemain au petit déjeuner, la voila qui raconte sa version de l’histoire à ma mère qui, furieuse, nous passe un savon. Il est vrai que nous étions assez chahuteurs, ce qui la mettait hors d’elle. Ne voulant rien entendre de nos explications, elle nous ordonne de filer vers notre chambre, et nous y rejoint pour nous administrer une fessée chacun !
    Nous étions furieux contre notre soeur; à cause d’elle nous avions été punis injustement.

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