La fessée appliquée

Bienvenue sur mon blog

Une fessée publique et salutaire sur la plage

AnnSquare

par Lucia

Je suis née en 1952 en Belgique dans un milieu catholique pour lequel la fessée était la punition universelle pour les enfants et je suis redevable à ma mère d’avoir bénéficié d’une éducation relativement stricte. Elle était à la maison, toujours là, toujours disponible. Elle nous aimait d’un amour total, mais en ce temps-là « qui aime bien, châtie bien », aussi elle n’hésitait pas à nous fesser si nous désobéissions.

Des fessées que j’ai pu recevoir à cause de mes désobéissances, je me souviens particulièrement de l’une d’elles qui, je dois le dire, pour sévère qu’elle fût, me servit à tout jamais de leçon. L’été 60, je passais mes vacances sur la côte belge en nombreuse compagnie. En plus de mes parents, de mes frères et de ma sœur, il y avait mon cousin, mes cousines ainsi que des enfants d’amis de mes parents.

Mon cousin Luc était mon préféré. Nous avions tous les deux plus ou moins 9 ans et tout se passait très bien entre nous. Grâce à mon père qui m’avait appris très jeune, je nageais très bien, mais mon cousin n’avait pas eu cette chance. J’avais tendance à nager toujours un peu plus loin en mer, trop loin pour lui. De la plage, le maître-nageur nous fit signe de revenir, mais je fis comme si je n’avais pas vu ses signaux.

Soudain, j’aperçus mon père à côté de lui, l’air fâché. Oh là là !… Heureusement, Papa n’était pas sévère avec moi. Dans la tradition familiale, la fessée risquait surtout de venir de Maman. Mais elle était restée à la maison pour préparer les repas. Mon père me héla. Je devais rentrer immédiatement !

Je me dépêchais à brasses rapides et un peu angoissée mais pas trop, j’imaginais la suite des événements :

« Une fessée publique sur la plage ? Non, Papa est trop gentil, il ne va rien me faire sur la plage… Mais une fois à la maison, je suis bonne pour un bon sermon… et peut-être même pour une bonne fessée… sûrement déculottée… »

Eh bien, j’avais tout faux !

J’avais à peine mis le pied sur le sable que mon père m’apostropha :

« Tu veux que ton cousin se noie ? Pourquoi tu n’as-tu pas obéi au maître-nageur ? Et n’ose pas de mentir ! » insista-t-il.

« Je ne sais pas. » Je me sentais à la fois désolée et un peu gourde.

« Tu sais bien ce que nous faisons avec les enfants désobéissants. »

Lee Warner 1

Là sans attendre ma réponse, il m’empoigna à bras le corps, mit un genou à terre et m’étala sur l’autre jambe, mon petit postérieur saillant en l’air. C’est ainsi que je reçus sur la plage, par-dessus mon maillot de bain mouillé et collé à mes fesses, une dizaine de claques très fortes.

Je me mordis les lèvres pour ne pas crier et attirer le regard des voisins sur nous afin d’éviter trop d’humiliation, mais ça me faisait trop mal et je me mis à pleurer. Quand Papa cessa la fessée, mon postérieur était cuit à point. Il me remit debout et m’avertit que ce n’était qu’une toute petite fessée, si j’osai encore désobéir aux signaux des sauveteurs ce serait pire.

À cette époque, le seul risque pour un adulte qui administrait une fessée en public était d’être considéré comme trop sévère. Pour ma part, c’était moins d’avoir reçu une fessée sur la plage qui m’indignait mais que mon cousin qui était avec moi, n’en reçoive pas une aussi !

Mais le lendemain, j’appris que sa mère (qui est également ma marraine) avait été avertie par mon père de l’incident. Et pour mon cher Luc, ce fut une belle fessée déculottée qu’elle lui administra avec la palette de Jokari. Aïe ! j’ai plaint ses pauvres fesses !

Lee Warner 2

Ah ! le bon vieux temps ! Après tout, j’ai eu le luxe de grandir dans un nid douillet !

Nos parents, vieillis, nous ont avoué parfois qu’ils se sentaient un peu gênés de nous avoir élevés si sévèrement et de nous avoir infligé des punitions corporelles, dont la fessée déculottée et la pénitence au coin agenouillés sur le carrelage les genoux nus. Mais durant toutes ces années, de l’enfance à l’adolescence, nous nous sentions aimés et en sécurité. Et nous savions confusément que nous étions bien éduqués. Cela nous suffisait.

Enfant, j’étais contre la fessée, bien entendu ! Aujourd’hui, mère de quatre enfants, j’y suis un peu plus favorable, mais d’une façon modérée et seulement pour les cas trop graves. Il suffisait que je lance une petite menace :

« Tu vas finir au coin, tes fesses rouges » pour faire cesser ce qu’il fallait faire cesser.

Gorrev

Illustr. : 1) AnnSquare – 2,3) Lee Warner – 4) Gorrev

Un commentaire »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Lucia. Merci pour cet émouvant récit qui montre avec délicatesse et perspicacité l’efficacité des châtiment corporels donnés avec tact et mesure mais toujours dans un contexte familial chaleureux. Moi aussi mes parents étaient des catholiques fervents. Ils m’ont donc éduqué sévèrement. Étant un garçon, ils n’hésitaient pas parfois à me donner le martinet. Surtout parce que ils tenaient à ce que je maîtrise mes pulsions sexuelles, ce qui était très dur pour un adolescent ! Mais pour eux aussi, le martinet était le meilleur moyen de m’aider. Comme vous, aimé et en sécurité,j’ai été bien éduqué. Le martinet ne m’a pas « traumatisé »,loin de là ! N’en déplaise à ceux qui aujourd’hui le diabolisent ! Merci Lucia d’avoir fait resurgir en moi des émotions enfouies sous des décennies non d’oubli mais éloignées dans ma mémoire. Bien chaleureusement. CLAUDE.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

ldelange |
LE MAITRE DE VOS REVES .SM |
✽✽✽TEENS ✽✽✽ |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | unpas2plus
| Le bogoss
| momo1775