La fessée appliquée

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Une fessée salutaire

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Ou comment le goût de la fessée vient aux filles

Par Sophie S. 21

Je croyais que la fessée à l’école n’était plus d’actualité et même complètement interdite. Mais, comme beaucoup, je me suis trompée… 

J’en ai reçu une fameuse en 2003 alors que j’étais en 5ème dans un petit collège classé ZEP. J’avais alors 13 ans et à cet âge, comme beaucoup de préadolescents, j’étais vraiment indisciplinée. Tout ce qui m’importait, c’était de rigoler avec les copains. L’école, je n’aimais pas ça, d’ailleurs je n’y allais que pour m’amuser. 

L’année étant bien entamée, on avait eu le temps de se connaître et on s’entendait vraiment bien. Ce n’était pas la pire classe du collège, loin de là, et je peux même dire que nous étions des élèves « corrects ». Mais comme partout, il faut bien quelqu’un pour créer un peu de diversion et « amuser la galerie » et naturellement, cette personne c’était moi. 

Nous étions une bonne bande de copains et quand nous avons appris que notre professeur de français était enceinte et que nous allions avoir un remplaçant, nous avons décidé de le faire tourner en bourrique (on se demande parfois vraiment ce qui se passe dans la tête de jeunes collégiens !). Nos tours étaient bien ficelés et, dès le premier jour de notre nouveau prof M. Dupond, nous avons mis notre plan à exécution. Tout commença gentiment, et par exemple, lorsqu’il fit l’appel, nous répondions « présent » à un nom qui n’était pas le nôtre. Mais M. Dupond ne fut pas dupe de notre manœuvre et nous demanda de sortir nos carnets. Puis, il fit le tour de la classe pour contrôler photo et nom. Néanmoins, il commença le cours sans faire de réflexion. On était tous un peu déçus de son manque de réaction et le cours se déroula sans encombre. 

A partir de ce moment, je me suis dit que ce prof était un « gentil » et que j’allais pouvoir m’amuser. Les séances s’enchaînaient et je prenais un malin plaisir à inventer toutes les bêtises imaginables pour l’embêter. Et bien entendu, comme le faisaient tous les profs lorsqu’on dépassait les bornes, il nous faisait recopier des pages du livre, nous changeait de place ou nous sermonnait un peu, mais il n’eut jamais l’occasion de nous envoyer dans le couloir ou de nous distribuer des heures de colle car on ne faisait rien de vraiment méchant. Et en plus, je crois qu’il nous aimait bien, à nous comparer à certaines classes qu’il avait aussi. 

Un jour – je m’en souviens parfaitement, c’était un mardi – j’étais particulièrement remontée, car il m’était arrivé une petite mésaventure le matin même. J’avais été prise d’un fou rire pendant le cours en découvrant par terre une natte qu’une fille prénommée Ambre, qui mettait des rajouts dans ses cheveux, avait perdue. Quand je répondis à la prof, qui me demandait pourquoi je riais, parce qu’Ambre avait fait tomber ses cheveux, j’eus droit à une punition et un mot dans mon carnet pour insolence. Ce qui était parfaitement injuste ! 

Avant même de rentrer en classe, M. Dupond qui avait dû avoir vent de mon comportement du matin, me demanda de m’asseoir seule au premier rang. Pour tenir mon image et avec mon caractère têtu, je refusai et allai m’installer à ma place habituelle, dans le fond à côté de mon copain. Il me le redemanda plusieurs fois et je fus bien obligée de m’y résoudre lorsqu’il vint me chercher avec mes affaires pour m’installer au premier rang juste devant son bureau. 

Nous avions trois heures d’affilée de français (2h de cours et 1 h de TD en petit groupe), ce qui était très long pour moi. Les deux premières se passèrent difficilement et après la pause je profitai de notre petit nombre pour changer de place sans que le prof m’y autorise. 

Bien évidemment, il le remarqua aussitôt et me renvoya à la place qu’il m’avait attribuée. Il nous donna des exercices à faire, mais au lieu de travailler, je me retournais pour bavarder avec mes camarades. Lorsque le prof passa dans les rangs et vit que je n’avais même pas ouvert mon cahier, il se fâcha un peu et m’envoya faire l’exercice au tableau. Je vis là une belle occasion de me donner en spectacle et commençai à écrire n’importe quoi. M. Dupond m’interrompit très vite et me dit avec des yeux rieurs : 

« Je ne sais pas ce que tu as aujourd’hui, mais tu te comportes comme une vraie gamine. Il est inutile que je te donne une punition car de toute façon tu vas continuer tes sottises. Je ne vois qu’une seule chose pour te calmer. » 

Il me prit par la main et m’emmena dans un coin en m’ordonnant de rester là sans bouger, nez contre le mur. 

Cela entraîna un grand fou rire dans la classe tandis que je rougissais de honte d’être ainsi mise au piquet comme une enfant. Ce n’est vraiment pas banal de punir ainsi une élève de 5ème. Voyant la réaction des autres, le prof fut content de lui et continua à se moquer de moi : 

« Même ma fille qui a 7 ans, je ne suis plus obligé de la punir comme ça » remarqua-t-il avant de me laisser. 

Je restai un moment immobile mais je finis par me retourner et, bien sûr, il m’ordonna de regarder le mur. Ce petit manège se répéta quatre ou cinq fois, puis il m’oublia (du moins l’ai-je cru) et j’en profitai pour me retourner et parler avec un camarade qui était tout proche. Je lui proposai même un chewing-gum tout en en prenant un moi-même, sachant bien que c’était interdit. Le prof me surprit et vint à moi pour me les confisquer. Et de nouveau, il me fit remettre nez au mur en m’avertissant : 

« Cette fois, tu ne bouges plus ou ça va barder ! » 

Mais comme il prononçait cette phrase sur un ton qui était plus amusé que sévère, je me mis à rire et lui rétorquai dans l’hilarité générale : 

« Ca va barder ! Ca veut dire quoi ? Ca ne fait pas partie de mon vocabulaire ! » 

M. Dupond, qui semblait un peu dépassé par les événements, continua son tour de classe sans répliquer. Il dut encore revenir vers moi plusieurs fois pour me remettre en position, puis se lassa : 

« Bon ! Maintenant ça suffit ! Tu restes comme tu es, tu mets tes mains derrière le dos, tu regardes le mur et tu ne bouges plus. C’est clair ? » 

Et je ne pus m’empêcher de faire un bon mot que je regrettai une seconde plus tard en entendant le nouveau fou rire du public qu’il déclencha : 

« Non, moi c’est Sophie ! » 

« Ah ! Tu continues à te comporter comme une gamine ! A bêtise de gamine, punition de gamine ! » 

Je ne comprenais pas bien où il voulait en venir mais pendant qu’il me tenait d’une main, il prit de l’autre la chaise qui se trouvait derrière son bureau et la plaça au milieu de l’estrade en me demandant tout guilleret : 

« Tu sais ce qu’il va se passer ? ». 

Je commençai à sentir mes joues rougir, mais je ne voulais pas comprendre ce qui m’attendait. Dans la classe, le rire se faisait de plus en plus bruyant et on entendait par ci par là des « oh non, il ne va pas faire ça ! », « il n’a pas le droit ! », « elle va s’en prendre une »… 

M. Dupond s’assit, me regarda et me dit tout en me tirant à lui : 

« Ma petite, je pense que tu ne l’as pas volée. Tu n’as pas dû en recevoir souvent et je crois que celle-là va te faire le plus grand bien ! »  

J’essayai bien de me débattre, mais il était plus fort que moi et je me retrouvai allongée sur ses genoux complètement perdue et hébétée. Je ne réalisai pas encore ce qui m’arrivait. J’étais dépassée par la situation car je n’avais pas voulu le voir. Je continuai à me débattre et les rires firent place au silence. La classe était comme figée et je sentais tous les regards fixés sur moi. Il aurait pu s’arrêter là car, dès cet instant, je fus certaine que plus jamais je n’oserais faire quoi que ce soit de répréhensible. Je continuais désespérément à croire qu’il allait me relâcher et je l’implorai : 

« C’est bon j’ai compris, Monsieur ! C’était pour rire ! Arrêtez, c’est pas sérieux ! S’il vous plaît, lâchez-moi. Je ne le ferai plus ! S’il vous plaît… » 

Et je n’obtins pour toute réponse que : 

« Bon maintenant, tu arrêtes ! Ca suffit ou je te baisse ton pantalon. » 

Cette phrase me sidéra. C’était le summum ! Le fou rire reprit et je ne sus plus où me mettre. Je devais être rouge comme une tomate. A cet instant, alors que tout était brouillé dans ma tête, une petite claque s’abattit sur mon fessier. Sursaut et fou rire général. Puis, rapidement quelques autres avant qu’il ne me relâche. J’étais libre, bien sûr, mais horriblement mortifiée. Tout le monde était mort de rire, lui y compris… Enfin, M. Dupond me raccompagna dans le coin en précisant : 

« C’était juste une petite mise en garde, mais si jamais tu bouges d’un seul centimètre ou si tu ouvres la bouche, c’est une « vraie » que tu recevras alors ! Et je ne parle pas de toutes les autres que tu mérites et qui sont en sursis pour l’instant. » 

Je ne dis rien et gardai les yeux fixés sur mes chaussures jusqu’à la fin de l’heure qui fut très longue à venir. J’avais quand même le postérieur qui chauffait un peu, même si les claques avaient fait plus de bruit que de mal. Lorsque la sonnerie retentit, je me précipitai sur mon sac pour quitter la classe au plus vite et tout oublier. Mais M. Dupond m’arrêta dans mon élan en me fixant. 

« Qui t’a autorisée à sortir du coin ? » 

J’étais toute paniquée, la peur commença à s’emparer de moi quand j’entendis : 

« Je rigole ! Tu peux t’en aller, mais sache que si tu t’avises de perturber à nouveau mon cours, je saurai comment m’y prendre avec toi désormais… » 

Je n’osai rien répondre et je partis, toute penaude, retrouver mes copains qui n’avaient rien perdu de la scène et m’attendaient devant la porte, les uns pour se moquer, les autres pour compatir. Je les mis en garde : 

« Si ce qui s’est passé sort d’ici, vous le regretterez tous ! Compris ? » 

 Personne ne dit rien sur le coup mais, le lendemain, tout le collège était au courant. Et ma vie changea complètement ! 

Ce ne fut pas une fessée douloureuse, bien entendu, mais elle marqua durablement mon esprit et je pense aussi celui de mes camarades de classe qui y avaient assisté. 

Cette fessée a changé la petite « délin-chiante » – permettez-moi ce vilain jeu de mots ! – que j’étais et je remercie encore M. Dupond (qui ne resta pas longtemps puisqu’il effectuait juste un remplacement) d’avoir su m’arrêter au bon moment. C’est sûrement grâce à lui que, maintenant, je suis une jeune étudiante en licence. Après tout, sans cette gentille fessée, qui sait comment j’aurais tourné ? 

Mais si un jour je le croise dans la rue, je crois que mes joues changeront de couleur… 

Quoi qu’il en soit, il me semble que je serais prête à (re)faire n’importe quelle bêtise pour pouvoir me retrouver sur les genoux de quelqu’un et recevoir, qui sait… une vraie fessée ! 

Illust. Hegemann

15 commentaires »

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  1. nat dit :

    Très joli récit, Sophie et surtout fessée bien méritée.

    Comme quoi la fessée a du bon pour remettre les jeunes esprits à leur place et je suis tout à fait pour cette ancienne méthode que nous avons tous connue et qui nous a appris le respect, la politesse, l’obéissance… envers nos professeurs comme nos parents… La fessée faisait partie de notre éducation, comme les bonbons et les câlins dans notre vie de tous les jours, enfants ou adolescents. Faut-il le regretter ?

  2. louis dit :

    tres beau recit….
    et si ça avait été une vraie fessée??
    comment aurais tu réagis?

  3. Soso dit :

    Oui Nat, je crois aussi effectivement que cette fessée était méritée.

    Pour te répondre, Louis, je pense que je n’aurais pas pu faire grand-chose.
    Mais qu’appelle-t-on « vraie fessée » ? Déculotté ?
    Si oui, je lui en aurais voulu terriblement.
    L’après fessée aurait été encore plus terrible, vu les circonstances ! (époque, âge etc.…)
    Mais je l’aurais accepté, et je n’en aurais aussi rien dit à mes parents ou pire aux « forces de l’ordre ».

  4. Emilie dit :

    Oh ! ma pauvre petite Soso…
    C’est vrai que tu l’as bien méritée cette fessée. Et je crois sincèrement que tu aurais mérité de la recevoir cul nu et un peu plus forte !!
    D’ailleurs c’est sûr que quelques années plus tôt, ça aurait été culotte baissée devant toute la classe et pan pan cul cul !!!…
    Depuis ce jour-là, as-tu reçu d’autres fessées ?
    Moi qui ai à peu près le même âge que toi, j’ai été souvent fessée…
    Bisous ma chère Soso.

  5. Soso dit :

    De fessées comme ça ? Non c’était ma première, seule et unique.
    Par la suite, et avec ce même prof, il m’est arrivé de recevoir une petite claque comme ça par-dessus le pantalon. Et ça eu comme effet de me calmer aussitôt !
    Sinon j’ai reçu des menaces venant d’autres profs qui avaient eu vent de la nouvelle…

    J’ai 2 sœurs et 1 frère et mes parents n’ont jamais appliqué cette méthode à la maison.

    Mais après cette épisode, ce sujet revenait de temps en temps dans les discussions avec mes copains qui eux en recevaient étant plus jeunes.

    Et toi Emilie, comment as-tu vécu tes fessées ?
    J’attends tes autres récits avec impatience…

  6. Emilie dit :

    Ma petite Soso,
    Oui, j’ai été souvent fessée par mes parents.
    Fessées culotte baissée, à mains nues ou à la badine, parfois aussi le martinet, mais pas très souvent !
    Je me souviens d’une fois où ma cousine, 7 ans de plus que moi était là et a assisté à ma fessée déculottée… la honte !!
    Bisous…

  7. Bernard dit :

    beau récit Sophie
    quand tu écris que tes parents n’employaient pas la fessée, on comprend ensuite mieux que tu te comportes comme tu le cites dans ton récit sans retenue ; tu as poussé le bouchon et le prof aurait bien pu accentuer ta fessée en t’assénant une série de claques plus marquées sur tes fesses

    Emilie, ton témoignage est quelque part rassurant:tous les parents, en particulier les tiens, n’ont heureusement pas démissionné de leur fonction essentielle d’éducateurs.Ainsi tes fesses ont par bonheur pu faire l’expérience cinglante du martinet et de la badine sur leur peau ; lequel craignais-tu le plus et ont-ils conservé ces instruments ?

    bises à toutes

  8. Emilie dit :

    Bernard,
    Ce que je craignais le plus, c’était la badine, ça cinglait les fesses de manière horrible !!
    Le martinet, c’était pas mal aussi, mais la force était répartie sur plusieurs lanières. Tandis que la badine, tout était sur une seule tige !!
    ça laissait des traces énormes sur mes fesses.
    OUI, mes parents ont gardé le martinet…
    Bisous.

  9. Bernard dit :

    Emilie, merci de nous faire partager ces agréables détails. On sent dans tes écrits une nostalgie palpable de tes contacts fessiers avec le martinet parental; sans doute celui-ci reste-t-il encore accroché chez eux et peut-être même sert-il actuellement pour tes frères et soeurs cadets si tu en as; t’arrive-t-il de le décrocher en étant seule ? Pour la badine, ton témoignage laisse facilement imaginer à quel point cette baguette devait sèchement s’incruster dans ta chair; ce devait assez dissuasif et tu devais beaucoup paniquer pendant les secondes qui précédaient les cinglades qui allaient tomber, de quoi te faire expier et ensuite bien dissuader de recommencer Et si tu nous parlais de cette fessée devant ta cousine ? Bises.

  10. greg dit :

    j’ai 30ans et moi aussi j’ai reçu beaucoup de fessées dans ma jeunesse j’usqua l’âge de 17ans pour la derniére. Je ne leur reproche absolument rien je suis fier de l’éducation que j’ai reçue. Ma mére me fessait souvent avec sasavate et mon pére plutôt une ceinture.

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