La fessée appliquée

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Une grève contre la fessée … cuisamment payée

manif UK (1972) bis

Par Madeleine

Voici un petit point d’histoire en relation avec les châtiments corporels administrés dans les collèges et les lycées jusque dans les années 70 en Angleterre….

Ce n’est pas a proprement parlé un témoignage mais une anecdote qui m’a paru intéressante.

Le 17 Mai 1972 à lieu à Londres une grande manifestation de collégiens et de lycéens protestant contre le port de l’uniforme mais surtout l’emploi des châtiments corporels dans les établissements scolaires c’est la Schools’ Action Union Strike. Surprenant tout le monde, plusieurs milliers de collégiens et lycéens descendent dans la rue et occupent une partie de Hyde Park.

Ce mouvement durera plusieurs jours et aboutira quelques mois plus tard à l’abolition (au moins dans les textes) des châtiments corporels dans les écoles publiques. Cependant certaines institutions ne l’entendent pas de cette oreille et la Maida Vale High School of Girls veut rétablir rapidement l’ordre. Considérée comme la meneuse de la grève dans cette institution Sarah Siddon, 15 ans, va le payer cher.

Paula 10det1col

Le 19 Mai après avis du conseil de discipline, Sarah est condamnée à  être « disciplinée ». Juste avant le déjeuner, la directrice administre à Sarah un humiliante fessée « culotte baissée » devant tout le collège réuni…. chaque cause à ses martyrs !

 

Illust. 1 – Manif UK 1972

Illust. 2 Paula Meadows

12 commentaires »

  1. Rémi dit :

    Bonjour et bonne année à toutes et tous !

    Une petite question me turlupine, Madeleine comment avez vous connaissance de ces événements et notamment pour la punition infligée à la lycéenne Sarah Siddon ?

    La photo de la manif de 1972 est-elle unique?, en tout cas elle est « émouvante ».
    Rémi

    • Madeleine dit :

      Bonjour…
      Et bien non, il y a de nombreuses photos de cette (ou plutôt de ces manifestations) qui a fait pas mal de bruit à l’époque ! Pour la petite histoire l’affaire fut traitée par la déléguée à l’éducation du gourvenement d’Edouard Heath, une certaine Margaret Thatcher !
      En ce qui concerne la punition de Sarah, j’ai une amie qui a asssité a l’époque à cette punition…
      Celles et ceux qui sont intéressés opar cette anedocte, n’hésitez pas à me contacter.

      • Louis dit :

        Bonjour Madeleine.

        Meilleurs voeux pour 2014.

        Je suis très intéressé par cette anecdote, vécue par ton amie. Alors, raconte…

        Bisous.

        Louis3901

        • Madeleine dit :

          Et bien, concernant le déroulement de la punition voici ce que m’a raconté mon amie.
          En fait la punition de Sarah s’est déroulée devant toutes les déléguées de classe du collège, des plus jeunes au plus âgées. Mon amie en faisait partie et avait même participé à la manifestation.
          Du reste, la grève ne portait pas seulement sur la suppression des châtiments corporels, mais sur un malaise encore plus profond. Ceci est une autre histoire.
          La punition de Sarah apparut comme particulièrement révoltante aux autres élèves, non pour être la meneuse de cette grève (ce qu’elle le revendiquait), mais pour être la seule à être sanctionnée. Annoncé la veille, la punition eut lieu dans la matinée dans la salle du conseil. Les déléguées étaient déjà dans la salle quand la directrice et Sarah y pénétrèrent…
          Sarah essayait de faire bonne figure. Tout se passa relativement vite. La directrice prit la parole pour rappeler les faits et le châtiment corporel exigé par le conseil de discipline : une fessée en public « on the bare bottom » administrée par la directrice en personne.
          Sarah ne chercha pas a échapper à son sort. Elle ôta son blazer et se présenta en face de la directrice. Quand cette femme commença à retrousser le pan de la jupe, toutes les déléguées de classe se retournèrent ostensiblement pour ne pas voir la scène.
          Durant toute la fessée, le bruit des claques sur la chair nue fut ponctuée par des « Courage Sarah ! ».
          D’après mon amie, la fessée ne dura pas longtemps, la directrice comprenant rapidement qu’elle était plus que contre productive… Ce fut certainement l’une des dernières fessées publiques administrées, les châtiments corporels disparaissant officiellement quelques mois après la grève.
          Madeleine

      • Emilie dit :

        Meilleurs voeux pour 2014 Madeleine !
        Moi aussi je suis intéressée par cette anecdote.
        Raconte s’il te plaît…

        Bisous,
        Emilie.

  2. Alain C. dit :

    il n’y a vraiment que les Anglais pour savoir prendre en main les fesses féminines « rebelles » !!!
    god save spanking !!!

  3. Chris B dit :

    Avez-vous su la réaction des parents de Sarah suite à la grève de leur fille et à sa punition ?

    • Madeleine dit :

      Bonjour..
      Il faut se replacer dans le contexte de l’époque. L’évolution de la société, tant sur le plan des mœurs que sur le plan général, allait à une vitesse difficilement imaginable de nos jours. Différents mondes se télescopaient.
      Le collège de Sarah était un collège « huppé » de la banlieue londonienne avec des familles plutôt bien établies dans le vieux système anglais. L’annonce de la grève fut ressentie par bon nombre de familles comme un véritable séisme et je pense que les parents de Sarah n’apprécièrent guère son rôle prépondérant dans le collège. D’après mon amie, dont les parents connaissaient bien la famille de Sarah, la plus grande crainte était un renvoi de cet établissement qui aurait été perçu comme une sorte de bannissement d’une certaine société. Alors et dans ce contexte, la « discipline » administrée à Sarah apparut comme un moindre mal même si sa mère essaya d’intervenir pour que ce châtiment corporel ne soit pas administré devant témoins..

      Madeleine

  4. CLAUDE dit :

    Je me félicite que les meneurs séditieux aient été dûment châtiés! Qui fait la loi ? Les enfants, les adolescents ou les parents et les éducateurs ? Dommage d’ailleurs que de nos jours cela ne soit plus possible:on en voit les résultats: laxisme,insolence,voire drogue et violence! Quel beau résultat pour nos méthodes »modernes » d’éducation!

  5. cambaceres dit :

    Ce petit texte m’était passé au-dessus de la tête. Il est cependant intéressant du point de vue des mentalités britanniques. En effet, à l’inverse de la France, les châtiments corporels étaient tout à fait autorisés par la « common law ». Dans les établissements publics et plus encore privés, ces punitions étaient codifiées dans le règlement intérieur et connues des parents et des élèves ; ils savaient à quoi s’en tenir. Chaque établissement tenait un livre des punitions, le « punishment book », dans lequel étaient mentionnés les dates, les noms des élèves, le motif de la punition et le nombre de coups.
    Les motifs disciplinaires étaient les plus courants mais aussi la mauvaise tenue de l’uniforme scolaire et parfois aussi les résultats insuffisants. Les parents en étaient souvent avertis par écrit. Certains d’entre eux choisissaient l’établissement en fonction justement de la sévérité disciplinaire et des exigences scolaires ; il pouvait arriver que des parents fissent des recommandations de sévérité à la direction notamment en matière de résultats. La « cane » était l’instrument le plus courant appliqué sur la paume des mains ou sur les fesses mais on utilisait aussi le strap et le tawse d’origine écossaise qui s’est peu à peu répandu dans tout le Royaume-Uni.
    Normalement la direction était chargée d’infliger ces châtiments, mais dans la pratique la mission était souvent déléguée à des préfets. Ces méthodes éducatives se sont étendues dans tous les pays du Commonwealth. Des auteurs comme Dickens ou Churchill en ont témoigné. La date de cette manifestation, 1972, est intéressante sur le plan chronologique. En effet en 1969, le film « If » évoque la vie dans un établissement scolaire anglais montrant des scènes de « caning » ; il se termine par une révolte d’élèves assez sanglante. En 1970, le film obtient la palme d’or à Cannes, ce qui lui donne un retentissement plus important. A-t-il influencé les mentalités au point d’aboutir à cette manifestation ? Peut-être ! En tout cas si les jeunes filles qui manifestent sur la photo sont habillés dans leur uniforme scolaire, on peut se demander s’il n’a pas été conçu pour faciliter l’application des châtiments corporels.
    Les lois britanniques ont banni les châtiments corporels des règlements des établissements scolaires. L’éducation des jeunes britanniques s’en portent-elle mieux ? Je n’en ai pas l’impression car, comme en France, beaucoup d’établissements connaissent des problèmes de discipline, des incivilités et des violences. Et des voix s’élèvent, certes non majoritaires, pour rétablir une forme de châtiments corporels.
    En France, la loi n’autorisait pas ces pratiques même si des établissements, surtout privés, les employaient avec l’accord des parents. Il est à noter qu’en 1972 la fessée et le martinet sont encore couramment pratiqués dans les familles françaises, approuvés par la société et le plus souvent acceptés par les adolescents qui les subissent, conscients qu’il s’agit là d’une manifestation de l’autorité parentale.

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Cambaceres. Heureux de vous retrouver sur ce blog que, me semble-t-il, vous aviez « déserté » quelque peu ! C’est d’autant plus regrettable que, comme toujours, vos commentaires sont élaborés avec finesse et conviction. De fait, en Angleterre, même aujourd’hui, les châtiments corporels ne sont pas diabolisés comme chez nous. Certes ils sont « officiellement interdits » dans les établissements scolaires. Mais qu’en est-il dans les familles ?
      Merci donc, cher Cambaceres pour ce brillant commentaire. CLAUDE.

      • cambaceres dit :

        Bonjour Claude,
        Je vous rassure Claude, les familles britanniques ont encore le droit de corriger leurs enfants en dépit des décisions des juridictions européennes. L’une des considérations pour lesquelles les Britanniques ont voté pour le « brexit », indépendamment des motifs économiques et politiques, c’est qu’ils en avaient assez que l’Europe décide à leur place de tout et n’importe quoi y compris de l’éducation de leurs enfants.
        En France, malgré l’interdiction de la fessée dans le code civil, bien des familles trouvent que l’État n’a pas à se mêler de leur vie privée, notamment dans la manière dont ils élèvent leurs enfants. Notre société, hélas, est plus violente, plus intolérante que celle dans laquelle nous avons été élevés ; et pas seulement dans les séries télévisées, réseaux sociaux, actualités ; les « faits divers » offrent aux enfants et adolescents son lot quotidien de tristes exemples de violences. Et on interdit aux parents de corriger leurs enfants par de petites violences légères sans danger bien loin de la maltraitance ! Nous marchons sur la tête !
        Vous Claude, beaucoup d’autres contributeurs du blog, moi-même, sommes d’une autre époque où les enfants et surtout les adolescents étaient éduqués plus sévèrement et la société s’en portait mieux avec moins de délinquance et les jeunes étaient bien formés pour affronter les vicissitudes de la vie. Aujourd’hui ?…
        Quand ma mère a décidé de passer au martinet pour me punir, j’ai trouvé cela tout à fait normal parce que mes copains le connaissaient depuis parfois trois ou quatre ans déjà, mais aussi parce que c’était tout à fait son droit. Bien plus tard, elle m’a dit que j’avais été « facile à élever et facile à corriger ». Elle avait été assez indulgente parce qu’il me semble qu’enfant il m’arrivait d’être colérique et capricieux et que j’aurais mérité le martinet bien avant mes onze ans.
        Elle m’avait bien expliqué les situations qui amèneraient une punition au martinet ; je savais à quoi m’en tenir et toutes les corrections étaient justifiées. Nous dialoguions beaucoup entre nous et je comprenais tout à fait ses exigences et sa sévérité. Avant l’arrivée du martinet, il m’inspirait crainte et curiosité. Après l’avoir plusieurs fois « expérimenté », la crainte dominait. Puis peu à peu, la peur du martinet disparut ; il ne m’inspirait plus que du respect et de l’humilité. Du respect parce qu’il ne servait qu’à me corriger quand je le méritais et qu’il donnait de bons résultats dans mon éducation ; de l’humilité parce que, portant en permanence des culottes courtes, chacun pouvait observer les traces du martinet après une correction, ce qui n’était pas glorieux pour un adolescent. À mes yeux, il était devenu une nécessité qui me stimulait pour améliorer mon comportement et me faire progresser en classe. Et je ne le regrette pas !

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