La fessée appliquée

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Une grosse bêtise

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par Martin

Au début des années nonante, j’intégrais un pensionnat privé mixte dans la banlieue londonienne. Mes parents, très pris professionnellement à l’époque, me proposèrent l’internat. Ceci m’angoissa beaucoup, n’ayant jamais été séparés d’eux. Mes craintes s’estompèrent très vite en faisant la connaissance de mes trois camarades de chambrée, Tom, Matt et Sean, qui m’accueillirent avec sympathie. Ils devinrent rapidement mes meilleurs amis.

Nous étions trois beaux adolescents, ce qu’on appelait à l’époque « de bons petits gars ». Nos résultats scolaires étaient très bons, et bien que malicieux et farceurs, nous n’avions pas une once de méchanceté en nous. Oh ! bien entendu, nous fîmes quelques bêtises qui nous valurent tantôt des punitions écrites, des heures de colle ou encore des privations d’activités de soirée à l’internat, mais rien de bien grave.

Cependant, les châtiments corporels étaient encore au règlement, mais ils étaient  employés d’une manière quasi exceptionnelle et confidentielle, si bien qu’ils ne faisaient pas partie de notre quotidien et que les rares étudiants qui y étaient soumis se gardaient bien de s’en vanter. Notre école comptait des professeurs et éducateurs de qualité, attentifs et attentionnés, soucieux tant de notre apprentissage que de notre bien-être.

Cette année-là, une nouvelle professeur d’anglais fit chavirer tous les cœurs des jeunes mâles que nous étions alors. C’était un joli brin de fille, âgée tout au plus d’une trentaine d’années, de longs cheveux auburn bouclés et d’immenses yeux verts. A notre plus grande joie, Madame Olssenn fut désignée titulaire de notre classe. Très exigeante quant au travail à fournir et à la discipline, elle était cependant d’une gentillesse incomparable et d’une écoute de qualité bien utile pour des ados en perpétuel questionnement. Une relation de confiance s’était très vite instaurée et nous la respections beaucoup.

Et c’est à son cours, par une journée ensoleillée de mai, que je commis ma plus grosse bêtise. Nous avions eu sport en tout début de journée et nous terminions la matinée avec elle. Le rugby nous avait quelque peu excités et nous avions beaucoup de mal à nous concentrer. J’étais assis à côté de Tom alors que Matt et Sean occupaient le banc juste devant nous. Depuis le début du cours, nous nous taquinions sans cesse tous les quatre, comme seuls les étudiants peuvent le faire. Sean était lui carrément intenable et n’arrêtait pas de se retourner pour griffonner ma feuille. Je serais donc obligé de la recopier car il m’était impossible de la ranger ainsi dans mon classeur que notre professeur vérifiait et corrigeait fréquemment.

Madame Olssenn le réprimanda et l’envoya au tableau pour un exercice qu’il réussit toutefois à la perfection bien qu’il n’ait pas  écouté la consigne. Elle le félicita, mais nous interpella quand-même, une pointe d’agacement dans la voix, nous invitant de nous concentrer sur notre  leçon, puis elle renvoya Sean à sa place. Et là, je ne sais ce qui me prit, mais au moment où Sean allait s’asseoir devant moi, je poussais sa chaise avec mon pied, histoire de le narguer et de lui faire payer le recopiage que j’allais devoir faire. Sean, s’affaissa et s’écrasa littéralement sur mon bureau, sa tête heurtant violemment l’arrête en bois. Immédiatement, du sang jaillit et, consterné par ce que je voyais, je me rendis compte trop tardivement des conséquences de mon geste insensé.

Madame Olssenn accourut avec un linge propre, le lui appliqua sur la plaie et l’emmena à l’infirmerie. Elle me permit de les accompagner et, tandis que l’infirmière s’occupait de mon ami, je restais seul avec ma professeur préférée. Elle me dévisagea sans aménité.  Jamais je ne lui avais vu un regard aussi noir. Elle fulminait de colère.

Elle m’ordonna de me présenter en fin de journée à son bureau, me signifiant qu’elle aurait le regrettable devoir de m’administrer un sévère châtiment corporel et que je ne serais quitte qu’en repartant mes fesses convenablement  rougies et endolories. C’était la première fois que j’étais puni de la sorte, néanmoins la menace me toucha peu sur l’instant, trop occupé que j’étais à m’inquiéter pour Sean et à me morfondre dans un profond sentiment de culpabilité et de remords jamais connu jusque là. Madame Olssenn me planta là et retourna en classe après m’avoir vivement conseillé d’être à l’heure à notre rendez-vous. 

La porte de l’infirmerie s’ouvrit et on me fit entrer. Sean était allongé sur un lit, un gros bandage lui entourant la tête. Chagriné, je lui demandais de pardonner ma stupidité. Mon ami me sourit et, avec un humour bien à lui, il fit de son mieux pour dissiper mon mal-être. Je restai un moment à son chevet à bavarder, puis Sean s’apercevant que c’était l’heure du repas, m’invita à rejoindre nos camarades au réfectoire.

Matt et Tom me firent une place entre eux, comme pour me réconforter, mais je ne pus rien avaler et nous sortîmes dans la cour de récréation, nous réfugiant sur notre banc favori où nous refaisions tous les jours le monde tous les quatre. C’est là que je leur avouai mon pénible  rendez-vous avec  Mme Olssenn. En leur faisant cette confidence, je sentis alors ma peine s’accroître de la crainte du châtiment  à venir et des larmes me piquèrent les yeux.

Mes amis ne dirent rien, mais me tapotèrent doucement  les épaules et le dos. Tous deux étaient des anciens et, l’un comme l’autre, pour avoir fait l’expérience des châtiments corporels en usage dans ce pensionnat, tentèrent de me rassurer. Selon eux, ce n’était juste qu’un mauvais moment à passer, mais il était important que j’accepte mon sort sans me rebiffer après quoi j’oublierais bien vite.

L’après-midi, à mesure que se rapprochait l’heure fatale, je prenais davantage conscience de ce qui m’attendait de la part de Mme Olsenn. Une peur obsédante mêlée de honte s’empara de tout mon être. Les mots « fesses rougies et endolories » tournaient en boucle dans ma tête. Cette jeune femme était-elle capable de me faire réellement mal ? Allais-je tenir le coup ? Je n’arrivais pas à me concentrer sur mes devoirs et je gardais un œil sur l’horloge qui avançait à une vitesse folle.

A 19h, je frappai à la porte du bureau de Madame Olssenn. Elle m’invita à entrer et je la trouvai assise à son bureau, sur lequel étaient disposés un martinet avec de redoutables lanières de cuir, un «  tawse » d’un cuir épais et d’un lourd « paddle » de bois percé de plusieurs trous. C’était donc avec cette sorte d’instruments qu’elle allait me punir…

 Je sentis ma gorge se nouer et un énorme nœud me tordre l’estomac. Alors que je me dandinais d’un pied sur l’autre, avec un intérêt tout particulier pour les lacets de mes chaussures, elle me demanda de la regarder. D’une voix empreinte de colère, elle me clama toute sa déception quant à mon comportement, aux risques inconsidérés de mon geste et au manque de respect que j’avais pour son cours et pour elle. A ces paroles, mes yeux s’embuèrent de larmes, pleinement conscient de mes manquements. Elle me demanda si j’avais déjà été fessé ici à l’école. Je lui répondis par la négative et elle me dit que je n’y échapperais pas et qu’elle allait me punir de 15 coups de chacun des instruments, tous appliqués sur mes fesses nues. Je rougis brusquement jusqu’aux oreilles . A16 ans me déculotter devant une dame pour lui, présenter mon derrière nu ? J’étais en plein cauchemar…

Elle me donna alors la parole. Je lui exprimais de sincères regrets et lui demandai pardon. Je lui dis que, malgré la honte et la peur pour ce qui allait suivre, j’étais soulagé que ma bêtise n’ait pas de conséquences plus graves pour Sean.  A mes déclarations de repentir, Mme Olsenn hocha la tête et son regard s’adoucit, ce qui ne l’empêcha néanmoins pas de me remettre les trois instruments de correction et de m’ordonner de passer dans la pièce d’à côté pour me préparer.  Je devais me déculotter complètement et prendre position, c’est-à-dire me pencher sur le bureau, et l’attendre tout en réfléchissant à mes actes, le temps qu’elle termine les dernières corrections de copies.

Je me rendis dans cette pièce et déposai les instruments non sans les avoir bien touchés en frissonnant. J’imaginais l’impact qu’ils allaient bien vite avoir sur mes fesses nues. Je déboutonnai mon pantalon et l’enlevai ainsi que mon slip. Tout à coup, je me sentis tout petit malgré mon âge et la honte atteignit cette fois son paroxysme. J’allais donc montrer mes fesses nues à mon professeur ! Jamais plus je n’oserais croiser son regard après ça…

 Je pris la position demandée, courbé sur le bureau. Et là, les larmes se remirent à couler ; repassant le film des événements je ne pus que constater que ce châtiment  imminent était mérité. Je me fis la promesse de toujours mesurer la conséquence de mes actions et j’eus une pensée d’infinie tendresse pour Sean qui m’avait de suite pardonné.

Comment allais- je supporter cette fessée ? Allais-je savoir supporter la douleur et rester digne ou bien pleurerais-je comme un bébé ? Et qu’allait être la suite de ma punition ? Que dirait le proviseur, mes parents ?

Cela faisait bien cinq minutes, autant dire des heures,  que je gambergeais, les yeux toujours rivés sur l’inquiétant martinet quand je fus sorti de ma torpeur par la voix de Madame Olssenn. De son bureau, elle me demanda si j’étais en position, si j’avais eu l’occasion de réfléchir et si j’étais prêt pour la fessée. J’hoquetais un faible « oui madame ». Je m’attendais à ce qu’elle entre, mais à ma grande surprise elle me demanda de me reculotter et de la rejoindre.  Perplexe face à ce renversement de situation, je me rhabillai et retournai auprès d’elle.

Elle se leva, s’approcha de moi et me prit gentiment le menton. Je la regardais alors et vis que la colère l’avait quittée. Elle me dit alors que bien que j’avais fait une horrible bêtise, elle savait que j’étais un gentil garçon, qu’elle était persuadée que j’avais retenu la leçon et que jamais je ne recommencerais.  La fessée n’était donc pas nécessaire. Elle me « pardonnait ».

A ces mots, je fus pris d’émotion et tous les horribles sentiments qui m’avaient tenu tout au long de la journée disparurent. Elle me serra chaudement dans ses bras en répétant « c’est tout ». Je me calmais enfin et recouvrais mes esprits. Madame Olssenn me dit alors de lui rapporter les instruments devenus inutiles et de filer rejoindre mes amis qui devaient s’inquiéter pour mon « petit joufflu ». Je rougis et elle me sourit. Je rendis un sourire timide à mon tour et d’une voix émue je la remerciais sincèrement. Elle me dit au passage de remercier Sean, Matt & Tom car ils avaient brillamment plaidé ma cause. Avant de sortir, je jetais un dernier regard sur le martinet, le tawse et le paddle,  heureux de leur avoir échappé et plaignant leur prochaine victime.

A ce moment là, j’étais à la fois soulagé et ravi que Mme Olssenn m’ait pardonné sans me donner les fessées promises…  Ce n’est que bien des années plus tard que des milliers de scénarios se mirent à peupler mes nuits. La belle Madame Olssenn venait à ma rencontre, son martinet à la main… Que de regrets de pas avoir eu mes fesses nues rougies et endolories comme elle me l’avait alors promis… Ah ! les rêveries…

Illust. A. Friaux 

2 commentaires »

  1. Marc'O dit :

    C’est la plus belle histoire que j’aie lue sur ce site… Celle qui me touche le plus…
    Comme j’aurais aimé la connaître, cette Madame Olssenn !

    Merci d’avoir partagé ce moment de délicatesse avec nous…

  2. ELMARRE dit :

    C’est vrai que cette histoire pleine de suspens est merveilleuse… Bravo. Elmarre

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