La fessée appliquée

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Une méthode d’éducation… Souvenirs de ma 3è

Par Cambacérès

Alors que la vie file devant nous, trop vite sans doute, nous tentons de nous tourner vers le passé à la recherche de l’enfant  et de l’adolescent que nous avons été, ombres lointaines auxquelles nous tentons de redonner vie, mais aussi nostalgie d’une époque où la vie nous paraissait plus simple.

Ainsi, à 14 ans et demi, lors de la rentrée en 3ème, j’étais encore un gamin plutôt petit, habillé d’une culotte très courte, de sorte qu’on m’aurait aisément pris pour un élève de 5ème.

Ma mère n’était pas pressée de voir grandir son fils unique chéri ; et de mon côté, je me sentais encore « enfant » tant physiquement que mentalement, même si on me trouvait plutôt mûr pour mon âge.

J’étais donc ce garçon sérieux, sage, qui montrait crânement ses cuisses nues toujours prêtes pour une correction au martinet à cinq lanières, sanction d’un travail scolaire insuffisant. Éducation un peu spartiate, certes ! mais réclamée et assumée après une expérience rude mais efficace en 6ème et 5ème.

C’était là le résultat d’une espèce de « soumission et d’usage de la raison », pour reprendre l’expression de Pascal. Soumission à ma mère d’abord et à son autorité, car elle m’élevait seule et que je lui devais obéissance et respect. Quant à la raison, ensuite, « chacun est présumé faire toute chose en vue de son propre avantage » écrivait Hobbes. Bien sûr ! Mais pas l’enfant qui, par nature ne sait pas d’emblée ce qui est bon pour lui ; c’est le rôle de l’éducation d’amener l’enfant à ce stade de la raison.

Et ce fut dans ces conditions que « la raison » m’avait fait comprendre l’objet de l’éducation sévère de ma mère, de l’accepter et finalement de réclamer sa poursuite.

Cette année de 3ème se passa donc sereinement, sans surprise. Nous nous étions mis d’accord sur des règles et elles devaient s’appliquer.

Grâce au barème, je savais à l’avance ce qui m’attendait en cas de note insuffisante. Je décrochais le martinet et le tendais à ma mère avec le carnet de notes. Puis je me mettais en position, mains sur la tête, cuisses offertes.

Sans agressivité, ma mère maniait le martinet avec dextérité, appliquant méthodiquement les lanières sur chaque cuisse. Elle prenait son temps, espaçait les cinglades, avec juste ce qu’il fallait de force pour faire suffisamment mal. Selon les cas, elle comptait le nombre de coups à haute voix ou me les faisait compter.

Le plus souvent, je subissais la fouettée stoïquement, sans broncher, c’était une question d’amour propre et de fierté. Mais si la correction était plus mordante ou durait plus longtemps, il m’arrivait de gémir, de pleurer, de gigoter, de soulever une jambe après l’autre. Mais ça n’arrivait pas souvent. Ma mère avait fixé à 30 coups les limites d’une correction ; si une punition les dépassait, le reste était administré le lendemain.

Cependant, la plupart du temps, la séance se déroulait tranquillement ; ma mère n’était même pas fâchée. Elle se contentait de pointer les notes insuffisantes d’un air désolé, puis nous passions à la correction sans colère ni lutte. Il en était de même en semaine lors d’une récitation de leçon ou d’une vérification de devoir. Si elle considérait une leçon insuffisamment sue ou un travail un peu bâclé, je recevais quelques coups de martinet pour me « remotiver ». Mais elle n’exagérait pas. Le martinet servait deux à trois fois par semaine, surtout pour mes résultats en maths.

Je n’ai jamais eu le sentiment de subir un « dressage » car ce n’était pas un problème d’obéissance. D’ailleurs ma mère ne croyait pas à l’efficacité du martinet pour « dresser » les enfants indociles. Comme elle le disait : « le martinet, c’est la punition des enfants sages » à qui les parents ont expliqué le pourquoi, et que c’était pour leur bien et dans leur intérêt. De plus, pour qu’une punition soit éducative, il faut qu’elle soit juste, comprise et admise par l’enfant. Et s’agissant du martinet, cette punition n’est possible que dans une relation d’affection entre parents et enfants.

Lors de l’apparition du martinet en 6ème, et après l’avoir « expérimenté », je craignais vraiment le martinet pour la douleur qu’il procurait. Mais par la suite, en 4ème et 3ème, il ne me faisait plus peur ; je le considérais comme un objet éducatif indispensable à ma mère pour me corriger. Et aussi et comme un mal nécessaire. De même, s’il m’arrivait parfois d’exhiber des cuisses encore marquées par les lanières, cela restait certes vexant mais je considérais cet inconvénient comme honteux et mérité.

A la rentrée de 3ème, je n’étais pas le seul élève en culottes courtes, mais en hiver, je fus le seul à les garder. A part quelques petites réflexions au début, j’avais l’art de me fondre dans la masse et on n’y faisait plus attention ni allusion.

Ce fut dans notre entourage qu’il y eut bien quelques interrogations quand on me voyait en hiver avec des chaussettes de laine montantes jusqu’au-dessous des genoux et les cuisses bien nues seulement couvertes en haut par une culotte très courte en velours. Il en fut de même à la vue du solide martinet à cinq lanières pendu au salon.

Mais quand ma mère expliquait que c’était une convention entre nous et que j’avais moi-même réclamé cette discipline – ce que je confirmais – tout s’éclairait ! On ne la critiquait pas et on me félicitait même d’accepter librement cette éducation stricte. « Sans le martinet, il ne travaillerait pas aussi bien,  précisait ma mère, c’est pourquoi il m’a demandé de continuer à lui chatouiller les cuisses quand il n’a pas de bonnes notes en classe ».

9 commentaires »

  1. Mamie Charlotte dit :

    Cher Cambacérès, c’est un véritable manuel d’éducation que vous nous offrez avec ce très beau récit !
    Quant à moi, si j’étais intransigeante pour réprimer la paresse, je n’ai jamais tenu rigueur à mes enfants de résultats scolaires insuffisants lorsque j’étais persuadée qu’ils avaient fait tout leur possible. La sanction de la note et la blessure d’amour propre qu’ils ressentaient me semblaient suffisantes. Je m’efforçais, plutôt, de les aider à combler leurs lacunes.
    Par contre, je ne peux qu’applaudir lorsque vous écrivez : « pour qu’une punition soit éducative, il faut qu’elle soit juste, comprise et admise par l’enfant », mais je généraliserais en disant qu’une punition n’est acceptable « que dans une relation d’affection entre parents et enfants ». Dans un autre cadre, toute violence faite à l’enfant n’est que maltraitance.
    Quitte à contredire votre mère, je ne pense pas que le martinet doive être le privilège des seuls enfants sages. Je peux vous garantir, pour l’avoir testée, sa remarquable efficacité pour recadrer un affreux jojo ou mettre du plomb dans la tête d’un petit écervelé.

  2. Antoine dit :

    Je n’ai pas connu cette époque mais j’en ai vu des restes, quand vraiment les parents étaient en colère.

    C’était en avril 1989, j’étais en seconde dans un lycée catholique, je m’étais montré insolent envers ma prof de français, en la traitant de fainéante qui ne travaillait que 18h00 par semaine.

    J’ai été convoqué chez la directrice. Je me suis retrouvé tout penaud dans le bureau où étaient aussi mes parents qui venaient d’être appelés et avaient fait le déplacement. Mon père, chef d’entreprise, pouvait ainsi venir quand il voulait.

    Je me rappelle, je portais un bermuda bleu ciel – j’en mettais dès mars (aujourd’hui, certains lycées l’interdisent…).

    Ma mère m’a tenu par les bras, mon père par les jambes ; ils m’ont étendu et je me débttais, mais je n’avais pas assez de force. Mon père a alors soulevé la jambe du bermuda et m’a appliqué de vigoureuses claques sur la cuisses, bien sonnantes. Je suis sorti avec les larmes aux yeux et ai dû demander pardon à la prof.

    En ce temps-là, les parents soutenaient encore les enseignants. Maintenant, ils viendraient plutôt les enfoncer devant leurs enfants, en leur sortant ces clichés de bas étage que mes parents ont eu le bon goût de sanctionner pour moi.

  3. thierry dit :

    C’est au même âge que j’ai pris par ma grande soeur qui nous gardait souvent, la seule fessée de ma vie suite à un petit larçin ; lorsqu’elle a simplement prononcé le mot, j’étais tellement abasourdi que je ne voulais pas y croire et je me demandais ce qui allait vraiment m’arriver. Le soir, ma soeur me fixa un rendez-vous dans sa chambre me demandant de venir en slip car je devais aller me doucher après;le pire arriva alors lorsque je la rejoignis . Elle était assise à son bureau. Elle me fit signe d’approcher et me montra du doigt mes pieds : « baisse ». Comme je ne bougeai pas, elle repéta : »baisse et dépêche toi » . Je me decidai finalement et, rouge de honte, gorge serrée, le slip aux chevilles, je me couchai en travers de ses genoux. Quand je repartis les fesses rougies je n’étais pas prêt d’oublier cette leçon !

  4. yvan125 dit :

    Cambacérès, j’aime bien lire vos récits, en particulier, celui-ci, que je trouve rafraîchissant au plus haut point. Il me rappelle aussi ma 3e en culottes courtes. À cet âge, j’étais un peu rebelle et je recevais des cuissées et des fessées plus souvent que les années passées. Pour moi pas d’accord ou de choix possibles. Mes parents me corrigeaient quand ils le jugeaient à propos sans me demander le moins du monde mon avis. Je devais m’y résigner. Je vois par la justesse de votre raisonnement et vos citations de Descartes et Hobbes que vous deviez être un excellent élève, mais je me demande ce qui arrivait quand vous n’étiez pas d’accord avec votre mère quand vous vous conduisiez mal et que vous méritiez une punition. Est-ce que votre mère avait le dernier mot ou est-ce que vous vous soumettiez comme moi? Comment ça se passait, alors? Par exemple, comme d’autres parents, mes parents avaient décidé de me garder en culottes courtes pour la rentrée en seconde. Je n’étais pas d’accord. Est-ce que vous auriez accepté la décision de votre mère, si elle en avait décidé ainsi? J’aimerais savoir ce que vous êtes devenu depuis la soumission de ce récit, le genre d’études supérieures que vous avez entreprises par la suite et si votre intérêt pour les récits de fessées a diminué ou s’est accru?

  5. yvan125 dit :

    J’admire votre culture, car citer Pascal et Hobbes dans un même souffle c’est vraiment étonnant pour un élève de 3e. Personnellement, j’étais comme vous en 3e en culottes courtes et recevais encore la fessée, mais contrairement à vous, je n’en étais pas encore conscient tellement ça me paraissait tout naturel. Des culottes courtes,la plupart des garçons autour de moi en portaient et je ne sais pas combien recevaient encore la fessée, Je présume que ce devait être aussi une bonne majorité. Mais écrire comme vous que «je montais crânement mes cuisses nues toujours prêtes pour une correction au martinet à cinq lanières», nenni, j’avais bien trop la trouille. Mais ça viendra un peu plus tard en seconde et encore un peu en première.

  6. CLAUDE dit :

    Moi aussi j’admire ce récit qui est aussi un témoignage des bienfaits d’une éducation qui n’hésite pas à recourir aux châtiments corporels, y compris les plus sévères comme une fouettée au martinet cuisses et fesses nues. C’est ainsi que j’ai moi aussi été élevé et je m’en félicite au risque de choquer les « bien pensants modernes » dont on mesure chaque jour l’échec patent!

  7. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. J’admire votre courage :c’est vous qui réclamiez le martinet ! En aucun cas je n’aurais eu ce courage. Passe encore pour les coups de martinet que ma mère me donnait assez fréquemment sur les cuisses parce que j’étais indiscipliné et insolent. Par contre, en cas de faute grave, mon père me donnait une vigoureuse fessée puis deux fouettées,la 1re sur les fesses, la 2è sur les cuisses :c’était la plus douloureuse. J’aurais donné tout l’or du monde pour ne pas la recevoir! Donc,encore BRAVO.Cordialement, CLAUDE.

  8. claude dit :

    Bonjour Cambaceres. Et oui, encore moi! Je ne me lasse pas de lire et relire vos récits pleins de culture et de finesse psychologique entre autres. Votre soumission ne me choque pas. Certes, je ne suis jamais allé jusqu’à réclamer comme vous le martinet. Je le redoutais trop. Mais dans la situation que vous décrivez peut-être l’aurais-je fait. En tout cas, il a bien souvent meurtri très douloureusement non seulement mes fesses, mais aussi mes cuisses, qui étaient les plus sensibles à la morsure des lanières. Mais, tout comme vous, je ne renie pas ces méthodes d’éducation que j’ai connues jusqu’à un âge avancé. Elles m’ont aidé à mûrir et à corriger certains défauts de ma personnalité. La seule chose qu’elles n’ont pas pu faire, c’est tempérer ma sensualité. Sur ce point si vous voulez en savoir plus lisez le petit récit que j’ai écrit sur ce blog : »Les verges pour un petit voyeur ». Cordialement. CLAUDE.

  9. Lascombes dit :

    Je me souviens qu’à 14 ans, je me révoltais face aux adultes et à cette époque (en 1967), on ne rigolait pas lorsque l’on répondait de façon insolente à un adulte : c’était la fessée séance tenante.
    Ce jour-là, je revenais du lycée et, arrivé dans la cour de mon immeuble, j’aperçus ma mère discutant avec notre voisine.
    Je m’approchai de ma mère et interrompis la conversation. Elle me dit : » je parle avec Sylvie, tu parleras quand j’aurai terminé ».
    J’avais une bonne note à lui annoncer alors j’interrompis à nouveau ma mère qui se fâcha : » Veux tu que je te fesse devant tout le monde ? »
    En effet, la cour était pleine de monde car nous étions en juin et il faisait un temps splendide.
    Je répliquai : « tu m’emmerdes je monte à la maison, j’avais une note à t’annoncer ».
    Maman devint blême et fondit sur moi. Je n’eus pas le temps de déguerpir que ma mère me saisit et commença à me déculotter. Je me débattis, mais sans succès, en 10 secondes elle me mit le cul à nu.
    Je sentis les regards pointer sur moi. Je suppliai ma mère d’arrêter, là aussi en vain. Elle me coinça entre ses jambes et me fessa avec une telle énergie que je ne tardai pas à hurler et pleurer à chaudes larmes. C’est une fessée magistrale et Sylvie assiste à côté de nous à ma punition bien méritée.
    je l’entends dire : « c’est bien fait pour toi j’en aurais fait autant avec ma fille si elle m’avait répondu comme tu l’as fait avec ta mère ».
    Maman finit par me relâcher et m’ordonna de rejoindre la maison. Je quittai la cour la tête baissée me frottant le derrière tant il me brûlait. Malgré cette correction, cela ne m’a pas empêché d’en recevoir d’autres jusqu’à l’âge de 15 ans.

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