La fessée appliquée

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Une méthode d’éducation… 2è part.

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Par Cambaceres – 2ème partie

9 – La rentrée en 5ème. 10 – Péripéties en 5ème. 11 – Le « nouveau ». 12 – L’acceptation. – 13 – Mes nouvelles culottes courtes. – 14 – A 14 ans rien ne change. – 15 – Retour sur mes souvenirs. – 16 – Une rentrée bien préparée

 

La rentrée en 5ème 

Comme promis, quelques jours avant de retourner au collège, ma mère m’acheta des culottes courtes neuves, en velours et en tergal afin de compléter ma « panoplie ». De plus un martinet neuf fut acheté à la droguerie. La marchande avait évoqué durant l’année le fait que des lanières neuves cinglent mieux. C’est dans cette optique que ma mère avait décidé de l’achat de ce nouveau martinet, à la grande satisfaction de la droguiste qui appréciait les clientes qui suivaient ses conseils. Bien sûr, ma mère reprit le modèle à lanières carrées qui avait fait la preuve de son efficacité.

Avant de me le tendre, la marchande le présenta à ma mère. Elle enleva une lanière sur deux qu’elle ramena le long du manche, et fit balancer les 5 ou 6 restantes.

 

 « Un conseil si vous voulez une correction plus marquante que les autres : n’utilisez pas toutes les lanières en tenant votre martinet comme ceci ; le martinet fera alors beaucoup plus mal sans que vous n’ayez besoin d’augmenter la force des coups. »

 

 Ravie d’un conseil supplémentaire, ma mère en prit bonne note soulignant qu’elle fixerait une règle amenant l’emploi de 5 lanières.
A la maison, le martinet vint remplacer l’ancien à sa patère dans le salon ; quant à l’usagé, ma mère trouva intéressant de l’accrocher dans ma chambre.
Je fus prévenu des règles en vigueur : la note minimale serait maintenue à 12/20, avec le même barème de coups. Par contre, dès qu’une note serait inférieure à 08/20, elle n’emploierait que 5 lanières. Une nouveauté cependant : pour l’hiver, un pantalon «long » serait acheté. Je pourrais le porter pour aller en classe durant cette saison à condition de ramener le samedi un bulletin hebdomadaire sans aucune note sous les minima. Ma mère décida aussi d’usage plus « préventif » du martinet à l’occasion de la récitation des leçons ou de la vérification d’exercices ou de devoirs.
Au bout de quelques semaines, j’eus l’occasion involontaire de faire la douloureuse expérience du martinet à 5 lanières pour un 07/20 en orthographe et un 05/20 en géométrie. La droguiste avait tout à fait raison : il faisait bien plus mal qu’avec toutes les lanières. Je m’étais mis assez vite à « danser » sur place, à pleurer et même à crier un peu. Je comprenais que j’avais vraiment intérêt à mieux travailler si je ne voulais pas y goûter trop souvent. Cependant mes notes demeuraient dans la moyenne des 12 ou 13/20, mais avec l’usage « préventif » du martinet, il était rare qu’il ne servit pas au moins une fois dans la semaine.

Péripéties en 5ème 

Comme ma mère me l’avait promis, un pantalon « long » en velours gris me fut acheté pour l’hiver. Mais il me restait à remplir la condition impérative pour avoir le droit de le porter : rapporter le samedi un carnet sans aucune note sous les minimas fixés. Dans ce cas-là seulement je pouvais mettre le pantalon long la semaine suivante pour aller en classe. Dans le cas contraire, c’était le martinet selon le barème et la semaine suivante en culotte courte.
Par contre, à la maison, sitôt rentré, je devais enfiler une culotte courte. Quant au dimanche, c’était la tenue des grands jours : blazer et culotte courte.
Cet aménagement disciplinaire me permit cependant de passer la moitié de l’hiver en pantalon en classe.
Cette année de 5ème à l’école fut marquée par des événements surprenants. Un jour, pour je ne sais quelle raison, le professeur de gymnastique attrapa l’un de mes camarades par la taille et lui appliqua quelques bonnes claques sur les fesses par dessus le short et sur le haut des cuisses nues. Le gamin, un peu plus jeune que moi, ne pleura pas mais en fut fort vexé. La classe en resta stupéfaite.
Par la suite, le même enseignant n’hésita pas à donner des claques sur les cuisses nues d’élèves indisciplinés lorsqu’ils étaient en short durant la séance ou après en culotte courte au sortir des vestiaires.
Une autre fois, un prêtre qui enseignait l’histoire-géographie, pourtant fort gentil et patient, gifla un élève qui l’exaspérait par ses bavardages à répétition.
Mais ce qui me surprit le plus, ce fut à la sortie de la messe hebdomadaire au collège, quand le prêtre responsable des 5èmes gifla un élève qui s’était retourné dans les rangs pour bavarder. Celui-ci éclata en sanglot durant un bon moment, plus par humiliation que par douleur. Par la suite je sus que ses parents, très sévères, le punissaient à la ceinture et qu’ils avaient donné carte blanche à l’enseignant pour le corriger. Lui aussi portait souvent des culottes courtes.
Ce prêtre savait parfaitement ceux avec qui il pouvait agir ainsi ayant le feu vert tacite ou explicite des parents. En fin d’après-midi, il confessait durant l’étude. Un surveillant distribuait les billets de confession avec l’heure. Nous apprîmes très vite qu’il y avait « confesse » et « qu’on fesse ». Ces derniers revenaient parfois cuisses et yeux rougis, tête basse.
Je dois dire que même à l’époque cela me choqua même si c’était une pratique courante dans certains établissements. Je concevais tout à fait que je puisse être corrigé par ma mère, mais pas par un enseignant. D’ailleurs, elle ne l’aurait pas toléré.
Quant à moi, je compatissais avec ces élèves. Par pudeur, nous n’évoquions guère ces corrections entre nous. Un regard suffisait ; le silence pouvait être éloquent.
Et puis je n’étais guère épargné à la maison. Le martinet tenait son office régulièrement. Ma faiblesse en maths me valut quelques séances aux 5 lanières.
Fort heureusement mes bons résultats dans les autres matières, surtout littéraires me permirent de finir l’année dans un rang honorable.

 

Le « nouveau » 

 A la rentrée en 4ème, tout semblait se déroulait normalement. On m’avait acheté des culottes courtes neuves et, pour rester dans la ligne, un martinet neuf avait remplacé l’ancien sur la patère. Le barème en place en 5ème restait en service ; la routine quoi ! Rien ne présageait un quelconque bouleversement dans une vie réglée comme du papier à musique. Et pourtant …

 Petite rupture déjà remarquée à la rentrée des classes : moins d’élèves portaient des culottes courtes. Certes, une bonne moitié en mettait encore dans une classe, la plus « jeune ». Dans la mienne ainsi que dans une autre, c’était de l’ordre du tiers, et dans la dernière de quelques unités.

La plupart des élèves se suivaient d’une classe à l’autre de 5ème en 4ème, ce qui évitait d’en modifier par trop la composition. Il ne restait qu’à incorporer les « « redoublants » et les nouveaux en fonction de leurs options.

 Sur l’ensemble de la division des 4èmes, il m’apparaissait que ceux qui arboraient encore des culottes courtes étaient plutôt petits de taille, parfois dans les « moyens », rarement dans les « grands ».

Dans ma classe, le doublant était un solide gaillard d’une quinzaine d’années que j’avais côtoyé une fois en primaire. Les deux nouveaux possédaient le même prénom, Pierre, et venaient du même établissement pour redoubler eux aussi leur 4ème. L’un était plutôt petit et rondouillard, avec des lunettes en écaille, d’environ 14 ans ; l’autre était plutôt fin et élancé, me dépassant de près d’une tête, mais plus jeune que l’autre, dans les treize ans.

 Nous étions quatre à être presque toujours en culotte courte, les trois « victimes » des péripéties de 5ème et moi-même ; cinq autres en portaient moins assidument, et à mi-cuisses ou bermudas.

 A ma grande surprise, une quinzaine de jours après la rentrée, l’un des nouveaux, Pierre le « grand » se présenta en culotte courte à l’école. Deux fines cuisses sortaient aux 2/3 d’une culotte courte grise. Il jetait à droite et à gauche de petits regard gênés. Il y eut bien quelques sourires ironiques mais pas vraiment de moqueries.

 En récréation, nous bavardâmes avec d’autres. J’appris qu’au début sa mère craignait que la culotte courte ne fût plus de mise dans cette institution plus « huppée » que le modeste collège d’où il venait. Mais en venant le chercher à la sortie, elle s’était aperçue que pas mal de garçons de 4ème exhibaient encore leurs cuisses nues. Quelques jours après la rentrée, elle en avait parlé avec d’autres parents lors d’une réunion des parents de 4ème. Aucune objection du côté de l’école, et certains parents approuvaient totalement. Dans la conversation je reconnus une remarque qui ne pouvait venir que de ma mère.

Ce n’est pas que Pierre était vraiment gêné de montrer ses cuisses, mais il craignait d’être parfois le seul dans cette tenue et ne voulait pas se sentir ridicule. Nous fûmes quelques-uns à la rassurer. A part les rares moqueries de quelques imbéciles, il n’avait pas à être gêné et il n’avait nullement l’air ridicule. Un camarade d’une classe, physiquement plus carré, dont la culotte courte dégageait fort bien de grosses cuisses, le rassura tout à fait en précisant que même lui ne se sentait pas gêné en culotte courte.

L’acceptation 

J’avais évolué depuis la 6ème. Je comprenais mieux pourquoi ma mère m’appliquait cette discipline stricte. Elle ne voulait que mon bien. Mon avenir la préoccupait, et cela d’autant plus qu’elle m’élevait seule. Certes, elle se montrait ambitieuse pour moi mais aussi anxieuse que je ne sois pas à la hauteur. Sans doute, à travers moi, voulait- elle une réussite qu’elle n’avait pas pu avoir elle-même à cause de la guerre. J’avais en quelque sorte le devoir de réussir, non seulement pour moi mais aussi pour elle. De plus je commençais à avoir en tête quelques idées pour mon orientation future, mais toutes passaient par l’université ; et pour y entrer il fallait le bac. Pas celui d’aujourd’hui mais celui des années « 1970 », celui qui s’obtenait d’abord par le travail et accessible qu’à une minorité. Et j’en étais loin !
Dans le même temps, une autre considération s’imposait à mon esprit : si j’avais si bien progressé depuis deux ans, la rigueur et la sévérité de ma mère n’y avaient-elles pas beaucoup contribué ? Il était indéniable que la crainte du martinet et la certitude de le recevoir m’avaient obligé à progresser. Y serais-je arrivé sans cela ? Je n’en étais pas certain. Et dans la confusion qui envahissait mon esprit à l’époque, un constat un peu triste s’affichait : j’avais de meilleurs résultats quand ma mère se montrait sévère et appliquait strictement ses règles.
Aussi un samedi de début décembre, je décidai de passer à l’action. Normalement le bulletin de notes que je ramenais devait me valoir du martinet. De retour à la maison, je passai une culotte courte, allai décrocher le martinet et le tendis à ma mère sans un mot en même temps que le carnet.
Celle-ci s’en étonna. Je lui rappelai que c’était la règle et que je devais être puni pour mes mauvaises notes. Et sans attendre, je me mis en position prêt pour la correction. Surprise par ma détermination, ma mère se leva de son fauteuil et mania le martinet sur mes cuisses. Je le reçus sans broncher. Pour être franc, ça n’était guère vigoureux. Et le lundi matin, je mis une culotte courte pour aller en classe. Ma mère me dit que je n’y étais pas obligé. Mais je lui répondis qu’après un bulletin insuffisant, je devais passer la semaine suivante en culotte courte, et qu’en plus nous n’étions pas encore en hiver.
Je n’étais pas mécontent de mon effet de surprise et ma mère avait un peu réagi.
Le samedi suivant, je ramenai encore un carnet avec deux résultats insuffisants. Je procédai de la même façon. Une fois de plus ma mère exprima son étonnement mais se plia aux règles qu’elle avait elle-même établies et me corrigea de mauvaise grâce.
Les vacances de Noël furent propices à la réflexion. Ma réaction face à son laisser-aller avait amené ma mère à s’interroger. Elle me prit près d’elle sur le canapé du salon et se décida à crever l’abcès. Que fallait-il faire pour l’avenir ?
Elle m’expliqua qu’elle était fatiguée et malade, qu’elle devait se reposer, ce qui l’avait amenée à se montrer moins sévère. Elle me révéla aussi qu’elle se demandait si elle m’élevait correctement, si elle n’était pas trop dure avec moi surtout sur le plan scolaire. Et elle m’avoua clairement que le fait que j’avais par deux fois réclamé moi-même à être puni l’obligeait à se poser des questions.
Je lui répondis que je comprenais qu’avec sa maladie elle n’avait plus l’énergie nécessaire pour me punir comme il était prévu. Mais je lui montrai que mes résultats n’avaient pas été à la hauteur, que c’était de ma faute et que c’était pourquoi j’avais demandé à être corrigé. D’ailleurs j’avais en main le bulletin trimestriel : 11,5/20 de moyenne ; c’était bien en-dessous des résultats espérés. J’ajoutai que, compte tenu de ses problèmes de santé, je m’en voulais de n’avoir pas su la satisfaire, et que cela expliquait ma réaction « d’autopunition ».
Ma mère m’avait écouté attentivement. Elle me demanda ce que je pensais de la discipline sévère qu’elle m’avait imposée depuis mon redoublement. Je lui répondis que j’avais trouvé cela normal, que j’avais compris qu’elle ne voulait que ma réussite et que finalement ses méthodes avaient été efficaces.
Suite à ma réponse, une question se posait à nous : quelle discipline me fallait-il pour l’avenir ? Devait-elle poursuivre dans sa sévérité ou se montrer plus souple comme ces dernières semaines ? J’étais mis au pied du mur ! Et elle attendait ma réponse.
Après un long silence, je lui fis remarquer que sa sévérité avait été payante, que la crainte du martinet et son application sur mes cuisses nues m’avaient vraiment obligé à travailler de mon mieux. J’ajoutai que j’avais mûri et que je comprenais tout à fait que j’avais réellement intérêt à avoir d’excellents résultats scolaires pour plus tard poursuivre des études.
Elle me demanda donc si j’étais d’accord pour continuer à être élevé sévèrement et à être corrigé au martinet en cas de résultats scolaires insuffisants.
Je fis « oui » de la tête, sachant ce qu’il m’en coûterait.
La discussion se poursuivit donc pour savoir de quelle manière cette sévérité devait s’appliquer en pratique.
Je reconnus que le barème qu’elle avait mis en place me fixait des objectifs précis à atteindre et que je savais à l’avance ce qui m’attendait en cas d’insuffisance. Il fallait donc garder ce système. J’ajoutai qu’étant plus responsable en grandissant je comprenais tout à fait qu’elle se montrât plus exigeante chaque année.
Nous évoquâmes ensuite le martinet et les culottes courtes, non pas pour les remettre en question, mais pour mieux les utiliser. J’avouai que le martinet m’avait obligé à progresser et qu’il gardait toute sa place dans mon éducation. Ma mère me demanda comment il était le plus efficace. Je fus obligé de reconnaître qu’il faisait vraiment plus mal lorsqu’elle n’employait que cinq lanières, comme le lui avait conseillé la marchande.
Pour les culottes courtes, je lui dis que je savais qu’elle aimait beaucoup me voir en culotte courte, et que je n’y voyais aucun inconvénient, surtout si ça lui faisait plaisir. Je reconnus aussi que c’était plus pratique pour recevoir le martinet et que ça m’obligeait aussi à travailler de mon mieux car je n’avais guère envie qu’on aperçût trop souvent sur mes cuisses nues des traces de martinet. Et je dus reconnaître aussi, à sa demande, que plus elles étaient courtes plus elles offraient mes cuisses au martinet et au regard des autres.
Aussi nous tombâmes d’accord sur le fait que désormais je ne porterais que des culottes très courtes et que je ne serais corrigé qu’avec un martinet à cinq lanières. Quant au barème, elle reviendrait à une application stricte et rigoureuse de celui-ci. Et j’étais prévenu : en 3° le barème serait exigeant et plus sévère encore.
Moi qui voulais continuer à être éduqué sévèrement, j’étais servi !

 

Mes nouvelles culottes courtes 

Sitôt notre accord conclu, ma mère fit rapidement venir son amie couturière. Elle l’informa de notre « accord éducatif » jusqu’à mon entrée en seconde. Celle-ci m’embrassa en disant :

 

« Mon chéri, c’est très courageux et très volontaire de ta part. »

 

Elle ajusta les culottes courtes, raccourcit le pantalon et en profita, avec ses gros ciseaux, pour couper les lanières du martinet afin de n’en laisser que cinq. Puis elle conseilla à ma mère d’acheter des culottes courtes neuves. Bien que ce ne fût guère la saison, elle en avait repérées  d’assez courtes dans un magasin du centre. Nous y allâmes.

 

 « Des culottes courtes pour le jeune homme, demanda ma mère à la vendeuse assez étonnée en cette saison. Il aime bien être en culotte courte; cela fait partie de ses cadeaux de Noël » précisa ma mère.

 

Je me pliai de bonne grâce aux essayages. La vendeuse fit son possible pour nous satisfaire surtout quand ma mère eut précisé : « une culotte courte doit être bien courte. » Après avoir trouvé les bons modèles et procédé aux essais concluants, ma mère ajouta :

 

« C’est parfait ! Ses cuisses sont bien mises en valeur et ce sera très pratique pour le martinet ».

 

La vendeuse me regarda avec un sourire ironique et nous sortîmes avec deux culottes neuves très courtes : une grise unie et une autre grise avec de fins carreaux. J’étais soulagé de retrouver un cadre éducatif clair, avec des règles à respecter, des objectifs à atteindre, des sanctions prévues à l’avance en cas de manquements. Je me doutais que ce ne serait pas une partie de plaisir mais j’avais réclamé cette éducation sévère et il me fallait assumer. C’était une question de principe, de fierté et d’orgueil. J’avais d’ailleurs assuré ma mère de ma totale coopération lors des punitions : j’irais décrocher moi-même le martinet, je présenterais mes cuisses aux lanières, je compterais à haute voix le nombre de coups. 

En janvier, à la reprise des cours, ce fut donc en culotte courte que je retournai en classe. On ne fit guère de commentaires car j’en avais déjà mises en décembre. Voyant que ça durait, un camarade me demanda cependant pourquoi en hiver. Je lui répondis que j’aimais bien m’habiller ainsi et que le froid ne me dérangeait pas.

En février deux autres élèves d’une autre classe passèrent une semaine en culotte courte. Je sus que c’était par choix à titre de punition. En mars, Pierre, le nouveau de ma classe, remit à son tour des culottes courtes. Avec le printemps, d’autres suivirent, plus du tiers des élèves de 4ème finalement.

Ma mère avait repris son éducation stricte. Progressivement elle se remettait de sa dépression et ses fouettée retrouvèrent plus de force. Puis elle mania de nouveau le martinet avec conviction, d’une main ferme et précise.

A partir du moment où je m’étais soumis de mon plein gré à cette discipline sévère, ma mère utilisa le martinet sans complexe selon le barème prévu puisque j’avais réclamé d’être puni ainsi. Il pendait toujours bien en vue au salon. « Tu n’auras qu’à manier le martinet » avais-je dit à ma mère. De mon côté, je le recevais sans complexe, volontairement. « Je n’aurai qu’à bien travailler pour éviter de le recevoir le moins possible » avais-je affirmé.

Même si c’était douloureux, et c’était quand même le but, je me montrais placide et décontracté et offrais stoïquement mes cuisses aux lanières du martinet. Je serrais les dents. Mais il m’arriva de gémir, de «danser » et parfois de pleurer car les cinq lanières venaient s’enrouler à moitié autour de mes cuisses et les mordaient plus durement. « Toute douleur peut facilement être méprisée » disait Épicure. Méprisée, oui ! Maîtrisée, pas toujours ! Mais dans mon cas ce fut un peu ça. Je l’acceptais tout en la méprisant car je savais qu’elle avait une durée brève et qu’après ma mère me consolerait par ses caresses.

D’ailleurs elle préférait en limiter l’usage : pas plus de trente coups. Si une punition en méritait davantage, une séance supplémentaire se déroulait le lendemain. Elle préférait l’employer plus souvent mais de façon modérée.

Le samedi, jour de bulletin hebdomadaire, était aussi jour de martinet en cas de notes insuffisantes. En semaine, nous avions aussi notre rituel : je venais au salon avec mon travail ; ma mère tenait le martinet en main, lanière repliées, lorsque je récitais mes leçons ; si elle les lâchait, cela signifiait martinet à la prochaine erreur. Mais ça n’était que quelques coups. Aussi rares furent les semaines sans martinet ; c’était plutôt deux fois qu’une.

 Plus tard ma mère reconnut que mon attitude l’avait aidée à sortir de sa dépression. Elle avait été comblée quand j’avais accepté de ne plus mettre que des culottes très courtes. Quand je lui eus affirmé que je voulais qu’elle continuât à m’élever sévèrement, ça l’avait soulagée car elle doutait. Elle m’avoua qu’elle avait eu parfois des scrupules à me corriger vue ma gentillesse, et que c’était pourquoi elle s’étai efforcée de ne pas trop marquer mes cuisses.

Grâce à ma petite taille, je ne me suis jamais senti humilié d’être en culotte courte, cuisses offertes au regard des autres. La véritable humiliation, c’était d’avoir dû parfois exhiber des cuisses zébrées par le martinet. A l’époque, la honte était pour celui qui le recevait et non celui qui le donnait. Mais je savais à l’avance que ça pouvait arriver et j’avais accepté ce risque ; cela faisait partie de la punition et le caractère éducatif de cela était indiscutable. Mais je n’eus pas trop à me plaindre de moqueries de camarades car nous étions assez pudiques sur les corrections reçues à la maison. J’avais repéré un garçon d’une autre 4ème, de la même taille que moi mais plus jeune. A plusieurs reprises j’avais pu apercevoir les traces caractéristiques du martinet sur l’arrière de ses cuisses.

 Curieusement, le retour à cette discipline stricte, acceptée et réclamée, évitèrent les disputes entre ma mère et moi. Des règles avaient été fixées d’un commun accord ; elles devaient s’appliquer sans discussion. Malgré un usage parfois fréquent du martinet, tout se passait le plus naturellement du monde, sans cri ni reproche. Au contraire cela me rapprocha de ma mère.

 

A 14 ans rien ne change 

A l’époque, bien qu’âgé de 14 ans, je me sentais intérieurement encore enfant tant mentalement que physiquement du fait de ma petite taille. Alors porter en permanence des culottes courtes, être puni au martinet, tout cela me confortait dans cette sensation d’être encore un enfant.

Une qui était ravie de la situation, c’était la droguiste ! Ma mère lui avait parlé de notre « accord ». Pour cette commerçante, ferme partisane du martinet, c’était bien la preuve de son rôle éducatif et de son efficacité pour me faire progresser en classe. Chaque fois que j’allais au magasin, elle ne manquait jamais de m’interroger sur mes résultats scolaires et d’observer sur mes cuisses d’éventuelles traces de martinet.

En tout cas, ma mère se décomplexait d’employer le martinet. Si on la questionnait sur mes culottes courtes et le martinet, elle ne manquait pas d’évoquer notre « accord » et l’efficacité de la méthode, n’hésitant pas à la recommander.

 Pour l’aider à sortir de sa dépression, une voisine lui recommanda une dame pour l’aider aux tâches ménagères. Il fut convenu qu’elle viendrait quelques heures par semaine.

 Puisque nous étions en hiver, elle s’étonna un peu de me voir tout le temps en culotte courte. Ma mère la rassura en expliquant que j’étais tout à fait d’accord et que j’avais moi-même proposé de ne plus porter que des culottes courtes. Elle me félicita et expliqua que son fils de 11ans rechignait déjà à en mettre.

 Ma mère lui indiqua qu’il n’avait rien à dire, qu’il devait obéir et que c’étaient les parents qui choisissaient les vêtements de leurs enfants.

Cette dame, d’une quarantaine d’années avait bien remarqué le martinet pendu au salon mais elle n’avait dit mot. Cependant quelques temps plus tard elle demanda à ma mère pourquoi elle le gardait car à ses yeux j’étais un garçon sans problème ne nécessitant pas l’usage du martinet.

Ma mère lui répondit qu’au contraire il servait régulièrement ; et devant sa surprise elle expliqua qu’il servait exclusivement pour sanctionner les notes insuffisantes, précisant que là aussi c’était à ma demande qu’elle continuait à me punir ainsi; Je lui confirmais en précisant que « sans le martinet, je travaillerais sans doute pas aussi bien. »

 

Retour sur mes souvenirs 

Je reviens sur mes souvenirs mais avec une parenthèse plus « analytique ». Mon attitude face aux culottes courtes et au martinet n’est sans doute pas banale mais je ne crois pas avoir été un cas isolé à l’époque.

Pour l’expliquer, il faut se replacer dans un contexte d’une famille monoparentale où une maman élève seule son fils unique. Un rapport « fusionnel » s’est sans doute établi inconsciemment. De ce fait, faire plaisir à ma mère était très important pour moi. Celle-ci n’avait que moi et elle aussi n’était guère pressée de me voir grandir. J’étais « son petit garçon » et elle voulait me garder ainsi le plus longtemps possible ; ma petite taille a facilité cela. D’ailleurs à 15 ans, j’en paraissais 13.

Les culottes courtes étaient une tenue assez courante en ce temps-là pour les jeunes garçons. Ma mère adorait me voir dans cette tenue Pourquoi l’en aurais-je privée ? Il est vrai  que je croyais qu’après le primaire, avec l’entrée au collège, on portait moins de culottes courtes. J’ai vite déchanté car la plupart des élèves de 6ème étaient encore en culotte courte.

 Dès que j’eus accepté de ne plus porter que des culottes très courtes, j’en tirais une certaine fierté vis-à-vis de ma mère, à qui ça faisait plaisir, et de moi-même. Et au fond de moi, ça m’amusait un peu de cultiver ma différence par rapport aux autres. Mon physique enfantin ne me gênait nullement. Quand on parlait de moi, je savais que certains disait : « Ah ! oui, le petit en culotte courte ». Il est vrai que, très discipliné, je faisais peu parler de moi en classe ; je n’intervenais que quand on m’interrogeait. Cela changea par la suite dans les classes de lycée. Ma pilosité n’est apparue que tardivement ; en 3ème, seul un mince duvet diaphane se laissait deviner sur mes jambes.

 Accepter le martinet et même le réclamer, je reconnais que c’était sans doute moins courant. Mais c’était la punition qu’avait décidée ma mère pour mes résultats scolaires médiocres et je respectais son choix. C’était douloureux, bien sûr, mais efficace puisque mes résultats s’amélioraient. Je savais que ma mère ne voulait que ma réussite. Alors pourquoi me serais-je passé d’une méthode éducative adaptée à mon caractère et qui avait fait ses preuves ? Et puis ma mère n’exagérait pas ; elle ne me corrigeait pas à tour de bras ; faire mal juste ce qu’il fallait lui suffisait. De mon côté, avec l’âge et l’habitude, je m’endurcissais et je n’étais guère douillet. Je prenais cela comme un mal nécessaire qui m’obligeait à me dépasser.

 Je me souviens de garçons rentrant chez eux craintifs après une retenue ou un mauvais carnet se demandant ce qui les attendait à la maison, s’ils allaient recevoir une raclée.

 J’échappais à tout cela. A partir de « notre » accord, les règles étaient clairement établies et elles s’appliquaient sans exception. Je ne ressentais donc pas les mêmes craintes que mes camarades. Et ça me permettait de rester plus serein. Je ne craignais même plus le martinet puisque je savais à l’avance si j’allais le recevoir ou non. Je reconnaissais qu’il était nécessaire à ma mère pour me corriger et qu’il s’était montré efficace avec moi.

 En tout cas, moi je ne connaissais pas de raclées déculottées sur les fesses nues à la maison à la main ou au martinet que d’autres camarades de classe recevaient encore ; peu importait qu’ils fussent en culotte courte ou en pantalon.

 Lorsque j’étais étudiant, en 1978 je crois, je fus frappé par un article paru dans « le Monde de l’éducation ». Un lecteur alors âgé de 27 ans, racontait que son père l’avait obligé à porter des culottes courtes jusqu’au baccalauréat et qu’il était corrigé à coups de martinet sur les cuisses et à coups de batteur à tapis sur les fesses pour toutes les notes jugées insuffisantes par son père.

 A la même époque, j’avais pu lire aussi dans un petit livre de sciences de l’éducation le témoignage d’un professeur de français. Celui-ci expliquait l’attitude des parents face aux résultats scolaires. Il relatait, à titre d’exemple de « parents perfectionnistes » le cas d’un ingénieur qui corrigeait son fils, élève de 5ème, au martinet pour toute note inférieure à 15/20.

Ces deux exemples montraient que dans les années « 1960 » certains parents ne badinaient pas avec les résultats scolaires allant jusqu’à adopter des comportements extrêmes. En effet ces deux garçons avaient subi cette éducation sévère et, qui plus est, avec un martinet manié par un homme, ce qui devait faire beaucoup plus mal que les corrections de ma mère.

 Cependant, il me semble qu’à l’époque le martinet était plutôt employé par les mères que par les pères sauf dans certaines occasions. Le recevant de ma mère, j’ai toujours considéré le martinet comme un objet plutôt « féminin ». Et il est vrai que ma mère en parlait surtout avec d’autres femmes.

 De plus la droguiste racontait que c’étaient surtout les mères qui en faisaient l’achat. Elle disait qu’on l’achetait surtout pour les garçons et moins pour les filles. Quand on faisait l’acquisition d’un martinet pour un fils unique, comme c’était mon cas, c’était bien pour l’utiliser et non comme une menace symbolique ne servant que très rarement.

Une rentrée bien préparée

En fin de 4ème, j’avais de bons résultats partout sauf en maths. Ma mère en était fort satisfaite. Elle comprenait ma faiblesse en maths tout en reconnaissant que j’étais excellent en calcul ; en fait sur ce point, j’étais sa « copie conforme ». Cependant dans l’optique du BEPC, il fallait absolument m’améliorer en maths. Je ne pouvais qu’acquiescer.

- Tu as bien fait d’insister pour que je te reprenne plus sévèrement en main, cela a été payant, me dit-elle. Puis elle ajouta : tu ne m’en veux pas trop pour le martinet ?

- Bien sûr que non, répondis-je, lui rappelant que c’est moi qui l’avais encouragée à revenir à une discipline stricte.

- C’est vrai, reconnut-elle ; et puis je n’ai pas eu à m’en servir tant que cela !

 Très câline, comme après une séance de martinet, elle me serrait contre elle sur le canapé, me couvrait de baisers tout en me caressant doucement les cuisses nues.

 - Et puis je suis heureuse d’avoir toujours mon si gentil petit garçon si mignon en culotte courte.

Mais il fallait penser à la classe de 3ème, celle de l’examen du BEPC et de l’orientation. Comme convenu, un nouveau barème fut fixé par ma mère :

coeff. 4 : français, maths

coeff. 3 : langues, latin

coeff. 2 : histoire-géographie, sciences naturelles

coeff. 1 : autres matières

 

La note minimale à obtenir fut remontée d’un point à 13/20 pour les devoirs et 08/10 pour les leçons.

Je fis remarquer à ma mère que ce serait difficile à atteindre en maths, mais elle insista à cause de son importance à l’examen.

Durant les vacances scolaires, ma mère tint à me faire réviser les notions essentielles afin que je sois fin prêt pour la rentrée à la mi-septembre.

Début septembre, ce fut l’achat de vêtements neufs, y compris des culottes courtes. Elle demanda à voir tout ce qu’il ya avait de plus court possible, précisant bien qu’il fallait que mes cuisses soient bien dégagées. La vendeuse chercha dans le rayon s’efforçant de répondre à la demande de ma mère. Elle en retira cinq ou six.

« C’est du 13 ans » précisa-t-elle, proposant de faire raccourcir davantage celles qui ne seraient pas assez courtes. Ma mère la remercia, indiquant qu’une amie couturière s’en occuperait si nécessaire.

Je les passai toutes l’une après l’autre. Ma mère retint tout de suite une culotte en tergal gris avec de fines rayures noires horizontales et verticales notant qu’il faudrait la raccourcir encore d’un ou deux centimètres. Puis une autre culotte courte –  juste ce qu’il fallait – en velours beige, l’enthousiasma car, en plus, elle était assez moulante. Enfin, son choix se porta sur une culotte marron uni, en tergal elle aussi. Avec celles de l’an passé, et qui étaient encore mettables à la maison, cela devait suffire.

Le martinet neuf ne fut pas oublié. Un matin,  ma mère me laissa une liste de courses à effectuer dans le quartier avant de partir à son travail. A la rubrique « droguerie » un seul achat était prévu : martinet neuf.

La droguiste m’accueillit avec un grand sourire. Je n’eus même pas à dire ce que je venais chercher. Elle partit dans l’arrière boutique et revint quelques secondes plus tard avec le martinet neuf qu’elle étendit sur le comptoir. En fait elle avait déjà dit à ma mère qu’elle en avait commandé un « spécial cinq lanières » à son fournisseur ; il lui arrivait de le faire pour ses « bons clients ». Elle me « fit l’article », montrant le manche habituel en chêne foncé, d’environ 25 centimètres et elle insista sur la longueur des lanières de cuir, à peu près 35 centimètres, nettement  plus longues que l’ancien,

 Mais le plus marquant c’était leur largeur : 7 millimètres au lieu de 5.

 - Il sera tout à fait adapté pour tes cuisses,  me déclara-t-elle, visiblement très satisfaite.

 Le prix était modique et elle ajouta qu’à ce prix-là, il serait stupide de s’en priver.

De retour à la maison, je le tins bien en main et je compris qu’il serait encore plus douloureux que le dernier.

Fin

 

21 commentaires »

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  1. jean marie dit :

    Ce récit décrit bien une époque où les mamans tendres; avec leurs garçons, employaient le martinet sur les cuisses nues, et les enfants jusqu’à 15 /16 ans étaient en culottes courtes. Devant mes frères et sœurs, je recevais le martinet pour des mauvais résultats scolaires.
    Après la correction, maman me faisait la morale, c’était une façon de me faire pardonner par maman. J’ai reçu devant mes frères et soeurs la bonne fessée déculottée 3 à 4 fois par an. La culotte tombait , ensuite le mon slip blanc, puis les mains sur la tète. Ma mère me fouettait avec son martinet. Je hurlais, pleurais, suppliais. Ma mère me disait « je t’avais prévenu ! »
    Si je protégeais mes fesses avec ma main, elle me donnait 5 coups de fouet en plus. Je recevais sur les fesses une trentaine de coups de martinet.
    J’ai eté fouetté jusqu’à 16 ans.. C’était une méthode efficace devant mes frères. J’étais l’aîné, et d’après maman, je devais montrer l’exemple. je ne me suis jamais révolté. J’ai respecté et aimé maman.
    Ce qui m humiliait le plus c’était d’être mis à genoux au piquet, les fesses bien rouges. Ma petite sœur se moquait gentiment de moi. J’avais droit au sermon habituel. Ensuite, maman me reculottait, me prenait dans ses bras, me câlinait. Je redevenais son grand garçon. Elle savait quant elle était satisfaite de moi et me faisait un petit cadeau. Elle était juste. Aujourd’hui, on dirait que c’est de la maltraitance. C’était une époque où les enfants respectaient leurs parents et leurs professeurs. Nous recevions de l’amour.
    Ma mère ne travaillait pas, et mon père qui travaillait beaucoup n intervenait pas dans notre éducation. Il disait : « votre mère, vous le savez bien, fait tous pour vous, et elle a raison. »
    Notre génération n’a pas brûlé des voitures, n’a pas été violente, n’a pas été traumatisée par les fessées. Je n’ai jamais été maltraité verbalement; les parents savaient nous valoriser; jamais une gifle qui peut être dangereuse ; les fessées au martinet n’ont jamais blessé un enfant. Les marques le lendemain matin disparaissaient.
    C’était une époque où les couples ne divorçaient pas; ne s’engueulaient pas devant leurs enfants. L’enfant respectait l’adulte; les adultes et les professeurs respectaient l’enfant. Dans les forums on voit des gens qui donnent leurs avis sur l’éducation des enfants. Je n’en ai jamais voulu à maman pour les coups de martinet, sur les cuisses ou les trois ou 4 grandes fessée par an qu’elle nous donnait.
    Maintenant mes parents ont disparu et je crois que notre époque en 1960, a été plus heureuse, et moins angoissante pour les enfants. On était habillé en enfant de l’époque ; les adultes évitaient de nous faire participer a leurs problèmes. La société était plus douce. Il est vrai que nous avions eu la guerre… L’enfant-roi n’existait pas, les psy non plus. L’époque avait du bon sens pour éduquer les enfants et on ne parlait pas de prison à 12 ans. Il n’y avait pas de vandalisme, les adultes surveillaient leurs gamins. Dans toute civilisation qui va mal, on retourne vers le passé… Je ne dis pas que tout était parfait, mais la société était moins dure avec les enfants

  2. lambercier dit :

    Commentaire retranscrit et provenant de « Saniez ».
     » Moi et ma sœur, on avait régulièrement du martinet, par ma mère; et quand ma mère était absente, c’est ma tante (qui était une vraie mère fouettarde avec ses enfants). C’est elle qui le donnait avec une sacrée force ! Je la vois encore dans sa longue blouse jaune en nylon avec de grandes poches pour avoir en permanence son “outil favori” sur elle. On aurait dit qu’elle prenait plaisir à fouetter ses enfants et nous, à un point tel que, par moments, nos derrières étaient tellement “zébrés” qu’à l’école on avait du mal à s’asseoir! Cela dura jusqu’à nos seize ans! »

  3. jean marie dit :

    Comme je l’ai ecrit dans un récit sur ce blog, donner des fessées et du martinet à ses enfants ne doit en aucun cas pas être un acte de violence ou de cruauté. Si vous voulez que vos enfants vous aiment et vous respectent, cette forme de punition doit être rare et justifiée . Et elle doit, si possible, être appliquée dans la chambre de l’enfant.
    Une fessée donnée par une maman doit être également admise par l’enfant et à cet âge, pas plus de 3 foispar an, et 6 fois par an maximume au moment de l’adolescense. Ne pas oublier non plus d’expliquer la raison de la punition puis, après la punition faire la paix avec son enfnat et lui prouver son affection.
    La fessée a l’avantage d’être une punition rapide après laquelle l’enfant ne reçoit plus de reproches . De plus, c’est une punition strictement familale et les amis, les copains et même les grands-parents ne doivent pas être mis au courant de cette fessée.
    Avec la fessée, dès que les fesses sont bien rouges, le resultat est aquis et il faut donc arrêter la fessée; Avec le martinet, la correction doit être donnée le soir et les marques sur les fesses doivent avoir disparu le lendemain matin en partant pour l’école.
    Les violences verbales sont plus cruelle qu’une fessée et il faut que l’enfant soit entrouré d’amour et de confiance. Rien de mieux que la maman, pour donner la fessée; le papa peut parfois mal se contrôler.
    J’ai reçu des fessées de 6 à15 ans et je n’ai jamais éprouvé de la gêne à avoir les fesses nues devant ma mère. Au fond, les fessées m’ont permis de grandir en me resposabilisant. Aujourd’hui, lors des repas de famille, quand on pense aux fessées de maman , on en rit de bon coeur et avec nostalgie. Dans notre enfance, notre père a toujours soutenu notre mère et il a toujours participé à notre éducation : » tu sais très bien que maman a raison » disait-il…
    Je dois dire qu’elel était sévère et que les fessées qu’elle donnait faisaient mal. Ensuite, après le pardon de maman, j eprouvais un grand bien-être un véritable soulagement. Mes fesses rouges et cuisantes, je ressentais une grande paix interieure. J’ajoute que je n’ai jamais eu de réactions d’origine sexuelle. C’était ma mère et je la respectais énormément. Je lui obéissais pour lui fare plaisir. Enfin, et ceci reste mon sentient après tant d’années passées, l’amour d’une mere pour ses enfants est la plus belle chose au monde.

  4. Anne dit :

    bonjour ,
    maman avait acheté un martinet quand j ‘avais 9 ans ;il a souvent servi pour moi et frère cadet dans les années 70 – 75 . chez nous aussi ,il y avait beaucoup d’ affection mais aussi de la discipline .
    Nous acceptions le martinet comme quelque chose faisant naturellement partie de notre éducation

  5. gilou dit :

    Ah! Que ces histoires me rappellent des souvenirs! Bons et moins bons, d’ailleurs. A la fin des années 60, j’ai été, moi aussi, obligé à porter des culottes courtes, par ma tante qui, probablement soucieuse de ne pas se sentir vieillir, tenait à m’infantiliser par le vêtement; mais contrairement à l’auteur de ce blog, me balader en toutes saisons les jambes nues, jusqu’à presque 17 ans ne m’amusait pas du tout! Vers 13/14 ans, nous étions encore une dizaine à venir en classe en culottes courtes; mais à 16 ans, nous n’étions plus que deux, et les railleries des autres m’agaçaient.
    Quant à la fessée, je l’ai reçue jusqu’au même âge: très rarement au martinet; le plus souvent à la main, mais toujours sur les fesses nues; et ma tante étant une femme aussi forte qu’autoritaire, ces punitions m’ont laissé de cuisants souvenirs. Je me souviens qu’à 15 ans, j’ai bousculé une femme et sa fille de 13 ans en entrant à la boulangerie. A leur réflexion sur mon manque de galanterie, j’ai répondu « la galanterie, c’est pas pour les moches! ». Hélas!j’ignorais qu’elles étaient les invitées de ma tante et que le gâteau qu’elles achetaient nous était destiné. Lorsque 10 minutes plus tard, j’ai dû descendre au salon pour les saluer, il y eut comme un malaise. La femme ne se priva pas de relater l’incident à ma tante. Rouge de honte, j’ai reçu la fessée devant les victimes de ma grossièreté; puis, le slip toujours sur les chevilles,et les mains sur la tête, j’ai dû m’agenouiller devant elles pour demander pardon. Cet incident est resté un des pires souvenirs de mon adolescence! Bien pires que la fessée, ces minutes passées à genoux m’ont paru durer une éternité! Enfin pardonné, je suis resté une heure dans ma chambre, à ruminer ma honte…

  6. Alexandre dit :

    J’aurais aimé d’une certaine manière avoir une maman comme la tienne, Cambaceres. Une « maman martinet » mais finalement douce, tendre et aimante… qui ne tombait jamais dans l’excès et la méchanceté. Certains récits me font frémir mais le tien est apaisant et me réconcilie avec l’éducation au martinet. Certes j’ai encore beaucoup de mal à accepter qu’une fessée puisse se traduire en zébrures, griffures, morsures… donc en blessures. Une fessée selon moi devrait juste chauffer les fesses et ne point les marquer. N’y-avait-il pas moyen d’administrer une fessée au martinet sans marquer les fesses ? C’est pour cela que j’aurais souhaité – si mon éducation était à refaire – des « petites » fessées au martinet garanties sans meurtrissures de la peau !!!

  7. yvan125 dit :

    Oui, les récits de Cambacérès sont apaisants et presque idylliques, mais pour moi, le port des culottes courtes et les fessées tardives dans mon adolescence n’avaient rien de gentil ni d’agréable, je vous l’assure. Comme Combacerès, j’étais plutôt petit de taille;j’ai donc pu porter des culottes courtes assez tard dans mon adolescence, sans que cela ne trahisse mon âge réel. Mais la honte des marques et des zébrures du martinet sur mes cuisses nues à 19 ans, ça ne passait tout simplement pas.

  8. CLAUDE dit :

    Heureux de voir quelqu’un qui n’a pas peur de dire que la sévérité de son éducation lui a permis de réussir et qui n’en aime pas moins pour autant ses parents. C’est exactement mon cas, fessées et fouettées au martinet,j’ai bien connu cela et ne le regrette pas. J’ose même ajouter que sans cela je me serais peut-être écarté du droit chemin. Je plains les jeunes d’aujourd’hui qui ne naissent pas plus « pervers » que nous mais qui faute de repères dérapent: indiscipline,manque de respect, des profs notamment, sans parler des dérives plus graves:drogue,sexe à tout va, et surtout VIOLENCE.

  9. Jean-Paul dit :

    Superbe ce récit des corrections « normalisées » que Cambacérès recevait de sa maman et qu’il recevait de si bonne grâce… Mais pour avoir connu moi aussi l’éducation traditionnelle des années 60 au martinet,je m’étonne qu’il n’ait été fouetté que sur les cuisses. La partie la plus pénible de ces séances étaient pour moi le moment ou je devais me déculotter et baisser mon slip car c’est toujours sur mes fesses nues que s’appliquaient les morsures des lanières de cuir… La double peine en quelque sorte… Et je crois que je n’étais pas le seul à recevoir le fouet sur les fesses nues, n’est ce pas ?

  10. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. J’admire votre courage et je vous avoue que j’aurais bien été incapable d’agir comme vous. Chez moi le martinet était imposé et je l’ai reçu plus d’une fois, mais jamais avec mon consentement (hormis le fait que je ne contestais pas la justesse de la correction). Votre comportement témoigne d’une grande maturité puisque vous avez transformé un châtiment en moyen de progresser dans vos études et avec succès ! Félicitations. Cordialement, CLAUDE.

    • Cambaceres dit :

      Bonjour Jean-Paul,

      Je n’ai jamais connu la fessée déculottée, ma mère était contre, quelques petites tapes par-dessus la culotte quand j’étais petit. Plus tard, elle a privilégié les claques sur les cuisses laissées nues grâce aux culottes courtes. Après mon redoublement en 6è, elle a opté pour le martinet qui était couramment utilisé à l’époque et elle m’a bien signifié qu’il ne servirait que sur mes cuisses nues, pas sur les fesses, c’était une question de pudeur selon elle. Je sais que des camarades le recevait sur les fesses, mais j’avoue que je ne regrette pas de l’avoir uniquement reçu sur les cuisses.

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Cambacérès. De fait, recevoir le martinet sur les cuisses est moins humiliant que de le recevoir sur les fesses. C’est d’ailleurs pourquoi quand mon père me fouettait les fesses, c’était (pratiquement) toujours dans ma chambre que cela se passait. Mais hormis cet aspect des choses, les cuisses sont beaucoup plus sensibles que les fesses. Et je vous admire de ne pas regretter de l’avoir reçu sur les cuisses seulement. Cordialement. CLAUDE.

      • Bénédicte dit :

        Bonjour Cambacérès,
        Moi non plus je ne connaissais pas la fessée déculottée à la maison, ma mère préférant comme la vôtre se servir du martinet pour me corriger si besoin était !
        Pour ma part, j’aurais préféré être punie sur les fesses: une fois reculottée on ne voit pas les marques; ma mère disait : « c’est plus rapide et ça se voit ».
        Par contre, en vacances chez ma tante c’était différent : elle ne possédait pas de martinet disant « ma main fait bien rougir une paire de fesses, pourquoi utiliser un martinet ? » Et de fait, ses fessées étaient redoutables. Une fois courbée sous son bras et ma petite culotte prestement baissée, c’était une avalanche de claques sèches et cuisantes ! Pour une fessée c’était une fessée !
        Voilà mon expérience entre ces deux formes de punitions qui, de toute façon, me laissaient penaude et une partie de ma personne bien rougie et cuisante !

        • CLAUDE dit :

          Bonjour Bénédicte. Vous avez raison, les corrections reçues sur les fesses sont plus discrètes, et en outre, le plus souvent, moins douloureuses, les fesses étant,surtout chez les filles, plus charnues que les cuisses ! N’y voyez aucune discrimination ! De plus,les filles sont aussi « polissonnes » que les garçons surtout à l’adolescence parce qu’elles « mûrissent » plus vide que nous, grand dadais, qui à 16 ans sommes encore des gamins! Alors que vous et vos consœurs, chère Bénédicte, connaissez déjà les premiers « émois » des passions, que ce soit entre filles, (je n’ai rien contre) qu’avec un copain qu’en général, comme ce fut mon cas, vous « déniaisez »! Bises. CLAUDE.

          • Benedicte dit :

            Bonjour Claude,
            Premier point, nos fesses sont plus charnues oui, et c’est cela qui vous intéresse vous les hommes ! Mais c’est sur les cuisses que les claques ou autres cinglades sont les plus douloureuses et marquantes !
            Pour mes premiers « émois », ce fut le martinet, devant un copain, puis avec des filles, oui je l’avoue, mais pour nous les « grands dadais »,c’étaient le diable ! Donc si nous voulions explorer notre sensualité c’était entre filles, et ma nature soumise m’a fait rencontrer mes deux sources d’émois : ma coloc et sa sévérité ; bises de Bénédicte.

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