La fessée appliquée

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Une reprise en main musclée

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par Laurent F.

J’avais un voisin et copain de collège, Emmanuel, que ses parents laissaient très libre. Il en était de même pour sa sœur Véronique pour laquelle mon frère avait un sacré béguin et visiblement, elle le lui rendait bien.

A cette époque, première partie des années 1970, « post-soixante-huitardes », c’était dans le vent d’éviter une éducation trop stricte, et ils pensaient ainsi développer leur autonomie. Malgré l’absence totale de contraintes, leurs résultats scolaires étaient bons car ils ne manquaient pas de capacité.

A la fin de la 5ème, avec la préadolescence, Emmanuel se mit clairement à abuser de la situation : il passait le plus clair de son temps à traîner dans les rues jusque tard le soir, « séchait » les cours de sport, ne faisait plus rien à l’école (et ses résultats s’en ressentirent, bien sûr !). Bref, il se comportait mal. Son apparence suivit le même chemin : il portait en permanence, même en plein été, un gros pull, un jean, des baskets et, refusant d’aller chez le coiffeur, sa tête s’était garnie d’une énorme tignasse. Par rapport à des garçons comme mon frère et moi, et nous n’étions pas les seuls, qui étions surveillés, devions nous coucher tôt, avions les cheveux courts, c’était un autre monde !

Quelques jours après le début des vacances, nous eûmes la surprise de voir venir vers nous un garçon aux cheveux ras, pieds nus dans des tongs en plastique et vêtu d’un T-shirt et d’un short de sport trop court pour masquer les marques de coups de martinet sur ses cuisses. Nous ne l’avons pas reconnu tout de suite… Oh, surprise, c’était… notre Emmanuel ! La surprise passée, ce fut un concert de rires et de moqueries qui l’obligèrent à avouer la sévère reprise en main dont il avait été l’objet et la raclée qu’il s’était prise !

Nous voulions en savoir plus. Notre informateur ne pouvant être que Véronique, mon frère demanda à Maman l’autorisation de l’inviter à goûter à la maison. Maman accepta malgré son « accoutrement », comme elle qualifia sa longue jupe indienne et son haut lui laissant le nombril à l’air.

Nous ne fûmes pas déçus… Mais, laissons parler Véronique :

« Nos parents ayant été informés de ses résultats catastrophiques, de son comportement, de ses mensonges, se rendirent compte de leur erreur. Un jour où j’accompagnais Maman faire les courses, elle s’arrêta chez le droguiste et ô surprise, outre les produits ménagers, elle acheta un solide martinet aux neuf lanières épaisses en cuir noir. Me voyant étonnée et émue, elle me mit en garde :

─ Nous avons fait fausse route avec ton frère,… alors ton père et moi avons décidé d’une sérieuse reprise en main. Ce martinet lui est destiné en priorité. Mais, je te préviens ma fille, je veux bien accepter tes tenues indiennes à condition que tu restes polie et obéissante et que tu continues à bien travailler au collège. Sinon, ce martinet pourrait bien aussi servir pour toi si tu t’avises de marcher sur les traces de ton frère. Te voilà prévenue ! 

En rentrant à la maison, Maman me fit ranger notre nouveau martinet dans le placard à balais où elle était sûre qu’Emmanuel ne le verrait pas et me recommanda de tenir ma langue, sinon…

L’explication eut lieu au deuxième jour des vacances.

Pendant le déjeuner, nos parents affichèrent une ironie mordante à l’égard de mon frère. Il s’en étonna, mais ne releva pas. Mais à la fin du repas, comme il s’apprêtait selon son habitude à sortir, Papa le rappela sur un ton qui ne tolérait pas de réplique :

─ Emmanuel, viens ici !

Interloqué, il s’arrêta, et notre père commença la mise au point :

─ Emmanuel, nous t’avions fait confiance jusque là. Mais je m’aperçois que nous nous sommes trompés. Tes résultats scolaires sont catastrophiques. J’ai vu tes profs, tu te comportes mal en classe, et au lieu de travailler, tu passes ton temps à traîner dans les rues. J’ai même appris de ton prof de judo que tu séchais les cours !

Sentant que ça allait mal pour lui, mais ne devant pas se douter de la reprise en main qui l’attendait, mon frère osa répliquer :

─ Et bien justement, je voulais vous dire que je n’aime plus le judo et que je veux arrêter.

La réponse fut vive :

─ Comment arrêter le judo ? Car traînasser, c’est mieux que faire du sport ? Tu vas continuer le judo, et nous te surveillerons !

Puis plus calmement, il lui annonça le nouveau régime de discipline :

─ Voici donc les mesures que nous avons décidées pour toi : tu feras au minimum deux heures de devoirs de vacances par jour. Tu ne sortiras pas tant que ceux-ci ne seront pas faits… et bien faits ! Et pour ce qui est des sorties, elles ne seront tolérées qu’à condition que tu rentres avant 18 heures. Quant au soir, c’est hors de question, car tu seras désormais au lit à 19 heures 30 au plus tard !

Puis, se tournant vers moi, il ajouta :

─ Ces horaires de sortie sont aussi valables pour toi, Véronique !

Je ne fus pas contrariée car je ne sortais jamais le soir, mais Emmanuel resta abasourdi, voyant son monde et sa liberté disparaître. Il blêmit lorsque Maman ajouta :

─ D’autre part, tu vas changer de tenue. Il y en a assez de ces pulls, pantalons, baskets ! Nous sommes en été, il fait assez chaud pour que tu puisses te mettre en short et en sandales. Et terminée cette affreuse tignasse, maintenant, tu auras les cheveux courts !

Il dut se sentir complètement sonné par cette dernière annonce et les larmes lui vinrent aux yeux. Mais ce n’était pas terminé car Papa lui annonça :

─ Bien évidemment, ces nouvelles dispositions entrent en vigueur dès maintenant. Cependant, nous estimons ta mère et moi que tu as bien mérité une bonne correction.

Le choc s’ajoutant à la surprise, Emmanuel resta pantois, mais il obéit quand notre père lui ordonna :

─ Va immédiatement à la salle de bains, nous te suivons !

Maman décrocha alors le martinet et, agitant ses lanières, me mit à nouveau en garde :

─ Nous laisserons la porte ouverte afin que ce que tu entendras te serve d’avertissement. Ce sera comme pour ton frère si tu te tiens mal !

Je m’étais levée et commençais à débarrasser la table quand j’entendis, venant de la salle de bains, notre père ordonner d’un ton sans réplique :

─ Déshabille-toi !

─ Ca va comme ça ? demanda l’instant d’après Emmanuel d’une voix timide.

Il avait dû se contenter d’ôter ses chaussures, son pantalon et son pull car Papa répliqua avec force :

─ Tu te moques de moi ? Si on te dit de te déshabiller, c’est entièrement ! Maillot, chaussettes, slip ! Mets-toi tout nu !

L’ordre était parfaitement clair et promptement exécuté car j’entendis :

─ Maman, je te le tiens fermement… A toi de le punir et ne le ménage pas ! Il a la tête dure et il faut que la leçon porte ! 

J’entendis alors une série de claquements brefs assortis de reproches véhéments à deux voix :

─ Ah paresseux !… Ah menteur !… Ah nous t’avions fait confiance, et voilà ce qui arrive !… Mais nous allons te reprendre en main, tu vas voir…

La liste de reproches fut longue, et chaque phrase était ponctuée de vigoureux coups de martinet. Notre mère n’y allait pas de main morte. Bientôt ce ne furent plus que des jappements de douleur. Dans quel état devaient être ses fesses et ses cuisses ? Sûrement toutes rouges et marquées de zébrures violettes comme j’en avais vu sur des copains chez qui le martinet sévissait durement.

Au bout d’un moment et d’un nombre de coups difficilement évaluables, la raclée cessa. Et, les petits sanglots hoquetés d’Emmanuel redoublèrent lorsque Papa demanda :

─ Ma chérie, s’il te plaît, passe moi la tondeuse, je vais m’occuper de son horrible tignasse ! 

J’entendis bientôt, mon frère s’indigner :

─ Papa, regarde ce que tu m’as fait !

Lui avait-il mis la « boule à zéro ! » comme on dit ? Pour toute réponse, j’entendis une nouvelle volée de coups de martinet avant que notre père lui ordonne :

─ A la douche, maintenant ! Ça éliminera les petits cheveux et la sueur qui perle sur ton corps ! 

Quand ils revinrent, je dus me mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire car je me doutais bien que si je m’étais laissé aller, ça aurait été mon tour de connaître le martinet ! Tondu pratiquement à ras, vêtu d’un T-shirt, d’un court short de sport laissant bien visibles les traces de martinet sur ses cuisses, et pieds nus dans une paire de tongs en plastique, Emmanuel était méconnaissable.

Maman sortit un cahier de devoirs de vacances et lui ordonna d’en faire deux chapitres avant de mériter la permission de sortir. Puis, tout en m’aidant à sécher la vaisselle, elle le surveillait du coin le l’œil exécuter docilement son pensum. Quand nous eûmes terminé, Maman et moi sortîmes dans le jardin, elle avec son tricot, moi avec le livre que j’étais en train de lire.

Au bout de deux heures, Emmanuel vint présenter le résultat à notre mère qui lui fit seulement remarquer qu’il était capable de bien faire s’il le voulait et l’autorisa à sortir. »

 C’est alors que nous l’avons rencontré.

Recru de honte, il ne resta pas bien longtemps ce jour-là et rentra rapidement chez lui. Et Véronique nous confirma que, comme annoncé, il fut envoyé au lit de bonne heure. Bouclé dans sa chambre alors qu’il faisait encore grand jour, voyant d’autres s’amuser dehors, honteux de sa nouvelle apparence avec ses cheveux ras, ses fesses et ses cuisses encore sensibles au souvenir du martinet, il eut tout le loisir de méditer sur son inconduite.

Mais sévèrement corrigé, puis surveillé de près par ses parents, je peux vous garantir que son comportement a changé du tout au tout par la suite !

Illust. Fred Nagel

15 commentaires »

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  1. lolo443 dit :

    Pour la suite de l’histoire, malgré l’amélioration de son comportement, la rigidité des règles ne l’a pas mis à l’abri de nouvelles sanctions. D’ailleurs, cet été-là, nous avons su qu’Emmanuel s’était repris le martinet à trois reprises au moins.
    La première fois, ce fut environ une semaine après le début de la reprise en main. Ne pouvant se résoudre à l’obligation d’aller se coucher tôt, Emmanuel s’était relevé, avait ouvert la fenêtre de sa chambre, qui donnait sur la rue, et appelé des copains qui passaient pour discuter avec eux. Ses parents ayant entendu des voix, le surprirent, entrain de bavarder avec ses potes au lieu de dormir. Sous les yeux médusés de ceux-ci, il s’est retrouvé le pantalon de pyjama sur les chevilles et copieusement fouetté avant d’être renvoyé au lit !
    Mon frère et moi n’avons évidemment pas assisté à la scène : nous non plus n’avions pas le droit de sortir le soir et devions aussi aller nous coucher de bonne heure, même si nous pouvions dire plus tard qu’Emmanuel : pour lui c’était 19h30, pour nous 20h, ce qui était bien tôt quand même ! Mais les copains ne se sont bien sûr pas privés de colporter cette histoire.
    Les deux autres fois nous furent rapportées par Véronique.
    Quelques jours après, ses parents devaient recevoir des amis pour dîner et la soirée. Mais pour lui, surtout après ce qui s’était passé, il n’était pas question de transiger sur l’heure du coucher. Ils lui annoncèrent donc qu’il mangerait et qu’il irait au lit avant l’arrivée des invités. Il se mit à crier à l’injustice, tout le monde s’amuserait sauf lui. Mais le martinet, immédiatement ressorti, l’a contraint à obéir.
    Enfin, ce fut au milieu des vacances, vers début août. Ses cheveux ayant commencé à repousser depuis un mois, ses parents avaient décidé de les lui couper à nouveau. Il se mit à protester qu’il n’avait pas les cheveux longs, et face à leur insistance, se montra hargneux et menaçant. Ni une ni deux, il s’est retrouvé short et slip baissé, le martinet appliqué avec force jusqu’à ce que la douleur le conduise à accepter de repasser sous la tondeuse. D’ailleurs ce fut l’habitude à partir de là : tous les 15 jours – 3 semaines, dès que ses cheveux commençaient à atteindre 1 cm, il était impitoyablement retondu à 3 mm. Il y a gagné tous les sobriquets, tondu razibus, boule à z, …

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