La fessée appliquée

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Vive le martinet !

Colber Mancini 6

 Par Domie

Ou les bienfaits d’une éducation d’un autre temps

Bien des témoignages reflètent bien la réalité de l’éducation dans une époque encore proche : les enfants et les jeunes gens apprenaient à obéir au doigt et à l’œil. J’appartiens à cette génération et ne la renie pas.

Nous étions trois enfants, Didier mon jumeau et Sophie ma petite sœur qui avait 8 ans de moins. Même ados, Maman nous considérait, nous punissait, nous fessait comme si nous étions des gamins. Elle disait :

« Je dois être juste et le règlement est le même pour tous. C’est à vous de faire ce qu’il faut pour ne pas être punis ! »

Chez nous, il y avait deux martinets. L’un était accroché bien en vue dans la cuisine qui était ouverte sur le séjour, l’autre était exposé dans notre chambre commune. Ainsi la menace d’une correction était présente en permanence, mais nous y étions si habitués que nous n’y prêtions attention que lorsque Maman le détachait !

Elle qui se voulait femme moderne avait même acheté un joli martinet aux lanières multicolores en plastique, mais s’étant aperçue qu’il était inefficace, surtout pour des ados, elle s’en est très peu servie… et à mon grand regret !

Je disais que même dans nos années d’adolescence les fessées au martinet se prolongèrent durablement. Il faut préciser que mon frère Didier avec sa culotte tyrolienne très courte et moi, vêtue d’une jupette et socquettes blanches, nous paraissions bien plus jeunes que notre âge.

Mais ce que nous redoutions le plus, c’était incontestablement la fessée publique d’autant que Maman n’oubliait jamais d’emporter son cher martinet dans son sac à main.

Je me souviens en particulier d’une réunion chez Madame Martin avec les mamans et les enfants de la classe de Sophie. Nous avions été particulièrement insupportables et nous n’avions nullement tenu compte des avertissements de notre mère.

« Vous êtes insupportables ! Je vous préviens, si vous continuez à me faire honte, c’est la fessée déculottée ! »

Mais la menace très vite oubliée, je me battis avec Didier dans le jardin. Sophie courut prévenir Maman qui vint nous séparer à coups de martinet sur nos cuisses dénudées. Puis, tenant sa promesse, elle nous saisit tous deux par les cheveux et nous ramena dans le salon.

Là, en présence des enfants et des mamans, sans écouter nos protestations, elle nous déculotta comme si nous étions encore des bambins puis nous fit mettre à genoux.

Notre correction fut terrible. La colère insuffla à notre mère toute les énergies voulues pour nous fouetter sévèrement au martinet jusqu’à ce que nos fesses soient bien rouges de zébrures sans se soucier de nos pleurs ni de nos supplications.

Mais à 17 ans, ce qui nous fit peut-être plus mal que cette correction, ce furent les rires et les moqueries des gamines qui nous voyaient nous trémousser sous les cinglées des lanières et l’approbation unanime des mamans. L’après-midi se termina au coin, à genoux et mains sur la tête nos fesses nues visibles de tous. De quoi s’en souvenir longtemps !

Cette fessée publique en présence de plus jeunes que nous, fut assurément la honte de notre vie. Quant à Maman, très fière de son autorité, elle ne se priva pas de raconter à ses connaissances ainsi qu’à la Directrice de mon lycée cette mémorable journée de printemps. La Directrice la félicita pour sa poigne et l’encouragea même à persévérer en disant que j’avais la mentalité d’une gamine de 10 ans.

L’événement nous servit de leçon car lors des réunions suivantes, nous étions de vrais petits anges sages et obéissants ce qui a faisait dire à Maman en prenant à témoin ses amies:

« Vous voyez, rien de mieux qu’une bonne fessée au martinet de temps en temps pour se faire obéir et respecter. Domie, tu sais bien que si je te corrige au martinet, c’est uniquement pour ton bien, n’est-ce pas ma chérie ? »

Rouge de confusion, je me devais d’approuver et surtout pas de contester :

« Euh, oui Maman, je reconnais que nous avions bien mérité cette fessée au martinet. J’ai compris la leçon. C’est promis, je ne recommencerai plus. Du reste j’ai été sage et obéissante durant les réunions de ce trimestre ! »

Elle me prenait alors sur ses genoux et me câlinait tendrement comme une gamine.

« Tu promets souvent, mais comme Didier, tu oublies vite tes bonnes résolutions. Sachez que si vous vous conduisez mal aujourd’hui gare à vos fesses car le martinet est dans mon sac ! »

Avec notre mère les menaces n’étaient pas des paroles en l’air. Et si elle continuait à nous fesser, ce n’était pas sans raison. Les résultats obtenus grâce à son merveilleux outil éducatif l’encourageaient à continuer dans cette voie.

Chez nous le martinet était tellement banalisé qu’il faisait naturellement partie des objets et du décor de la maison. Nous l’acceptions sans oser protester comme un instrument indispensable pour guider une bonne éducation.

Ses lanières rougissaient nos cuisses et nos fesses, mais sans aucun danger pour notre santé.

« Ça fait circuler le sang et ça nous évite de nous faire mal aux mains ! » disait Maman.

Plus tard, en me remémorant ou en racontant cette correction à mes copines, mes sentiments avaient évolué. Je conservais toujours la honte d’avoir reçu cette fessée publique à 17 ans, mais j’étais heureuse d’approuver la sévérité de notre mère.

Je devenais une ado soumise et docile dont les sentiments hésitaient entre la crainte, l’humiliation mais aussi un plaisir trouble à me sentir infantilisée en étant déculottée et fouettée au martinet comme une gamine de 10 ans !

Un trimestre s’était écoulé sans que je reçoive une nouvelle fessée. Était-ce donc la fin de l’enfance ? Je n’y tenais pas vraiment, et je redevins donc une gamine insupportable, une fausse rebelle, insolente, méchante, désobéissante.

D’une fessée par semaine en moyenne durant mon enfance, j’eus droit à ma fessée quotidienne (plus que ce grand dadais de Didier qui était soumis au même régime et avait droit à mes moqueries!).

Et un beau jour, Maman exauça mes désirs secrets.

Après un premier trimestre scolaire catastrophique, elle m’accompagna à mon institution privée le martinet à la main. De peur, j’en aurais fait presque pipi dans ma petite culotte. Elle demanda à la Directrice l’autorisation de me corriger en public en présence des élèves et des professeurs. Cette femme approuva cette décision et, l’heure de la récréation ayant sonné, fit rassembler les classes des petites et des grandes.

Unkn 724

Le châtiment devait être exemplaire. Maman n’hésita pas à retrousser ma jupe puis à baisser ma petite culotte jusqu’aux genoux puis fouetta mes fesses de cinquante coups de martinet devant toutes les élèves alignées en rangs !

Là, j’atteignis le comble de la honte car en plus de la fessée, j’eus droit au piquet et au bonnet d’âne, pénitence humiliante qui était d’habitude réservée aux plus jeunes qui en prirent prétexte pour m’appeler sous le sobriquet humiliant de « fesses rouges » !

Maman avait emporté une grande victoire. Le trimestre suivant je redevenais une bonne élève avec d’excellents résultats scolaires.

Pour autant, il ne fut pas question que Maman cède un pouce de son autorité face à ses deux grands ados. Ses martinets veillèrent au grain jusqu’à obtention du bac…

Illust. : 1) Colbert Mancini – 2) Unkn

65 commentaires »

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  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Domie. « Si je te corrige, c’est pour ton bien » vous disait, à juste titre votre mère lorsqu’elle devait vous fouetter, mais qui, par ailleurs, vous manifestait autant d’affection que de sévérité. En effet, peut-il y avoir un châtiment efficace s’il n’est pas accompagné d’une marque d’affection pour montrer au coupable, qu’ayant « payé sa dette » il est réadmis dans le cercle familial ou autre ? Quant à la honte d’avoir été corrigée en public, il faut ne l’avoir jamais été pour ne pas la comprendre ! Enfin, le « plaisir trouble » du martinet, qui ne l’a pas ressenti ? Mais avant de vous faire « rêver », le martinet vous a fait pleurer et c’est bien là son but premier. Bises CLAUDE

    • Domie dit :

      Bonjour Claude,
      Oui, après la fessée et après avoir demandé pardon, Maman me prenait dans ses bras pour me câliner et me consoler. J’étais pardonnée, j’avais payé ma dette, tout était oublié ou presque puisque Maman adorait raconter à ses amies comment elle me punissait ce qui me faisait rougir de honte. Même lorsqu’ado, j’éprouvais des sentiments contradictoires vis-à-vis du martinet (plaisir, mais aussi peur et crainte d’être fouettée trop fort), je pleurais à chaudes larmes et criais comme une gamine si bien que Maman croyait à l’efficacité de la punition. Quant à être corrigée en public, je n’en avais nulle envie, c’était trop honteux, j’en avais trop la trouille et lorsque j’y ai eu droit, mes larmes n’étaient plus des larmes de comédienne… J’avais beau dire que j’étais trop grande pour être corrigée en public, Maman avait la réponse toute faite : « Tant que tu te conduiras comme une gamine insupportable de 8 ans, je te corrigerai et te dresserai comme ‘il me plaît ! « Je me souviens encore aujourd’hui de cette seule fessée reçue en classe, mais je dois reconnaître que le but recherché par Maman avait bien été atteint…
      Oui, tu as raison, Maman savait être tendre et généreuse et nous n’étions pas privés de bisous, de câlins, de jouets. Je dois ajouter que je l’adorais et que je n’ai pas été traumatisée par son éducation sévère.
      Bises

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Domie. Eh oui, si le martinet peut faire « rêver », il commence par faire pleurer, même si, maligne, vous exagériez les douleurs infligées par ses lanières. Ah les filles, toujours prêtes à jouer un peu « la comédie »! Moi, qui ai craint autant que vous le martinet, cela ne m’est jamais venu à l’idée, grand « dadais » et « gros bêta » que j’étais encore à l’âge où vous Domie étiez presque une adulte. Mais je n’ai connu que deux fois l’humiliation d’être fouetté en public et cela suffit pour que je comprenne votre « malice ». Après tout vous et moi après la correction, y compris la plus sévère, étions toujours gratifiés d’une marque d’affection ce qui pour moi est fondamental. Ainsi, je le constate, ni vous ni moi ne renions cette éducation qui nous a mis au bon moment dans le droit chemin. Bises. CLAUDE.

  3. cambaceres dit :

    « Maman n’oubliait jamais d’emporter son cher martinet dans son sac à main » écriviez-vous. Cela me rappelle une anecdote qui se situe en 1980. Je dirigeais alors un centre aéré et j’avais emmené les gamins dans un petit parc d’attractions de la région. En cette période de grandes vacances, nous n’y étions pas seuls ; pas mal de parents et de mères de familles avaient eu la même idée. Je surveillais particulièrement les toboggans où une chute est vite arrivée. Non loin de moi, une maman se tenait assise sur un banc avec un landau d’enfant à côté où dormait un bébé. Sans doute avait-elle un ou plusieurs enfants qui jouaient là. Tout à coup, je l’entendis appeler : « Bernard ! Bernard ! » et elle réitéra son appel mais en vain. Puis elle se leva, ouvrit un grand sac posé contre le landau et en sortit…un martinet. Soudain je vis arriver à toute vitesse un petit garçon de sept-huit ans en short. Elle lui administra deux ou trois coups de martinet sur le short et les cuisses, des coups peu appuyés, en lui rappelant qu’il devait obéir sitôt qu’elle l’appelait. Je compris que ce n’était qu’un avertissement symbolique, mais à voir la mine de la maman, je pense que si son gamin avait encore trop tardé, la correction aurait sans doute été bien réelle. Le gamin s’assit près de sa mère qui lui donna son goûter. La scène m’avait troublé et elle m’en remémorait d’autres moins agréables pour moi. Et au fond de moi-même je plaignis ce petit garçon. Vu la vitesse avec laquelle il était arrivé, je me dis qu’il savait sûrement ce qu’il risquait avec le martinet de sa mère.
    Amicalement.
    Cambaceres

  4. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Le comportement de cette maman que vous décrivez est pour moi inadmissible. Certes, ce n’est pas parce que l’on est en vacances que l’on ne doit pas être châtié. Je l’ai été moi même comme je l’ai décrit dans : « Mes premiers émois au feu du martinet ». Mais jamais mes parents ne m’auraient fouetté sur une plage. Tout cela se serait réglé à la maison.D’ailleurs, en vacances mes parents n’emportaient pas le martinet « familial », mais seulement un petit fouet formé d’une demi douzaine de lanières nouées en ganse. J’estime que fouetter un enfant sur une plage c’est l’humilier et non le corriger. Même si le goûter a suivi. Qu’en pensez-vous ? Cordialement. CLAUDE.

    • Chris B dit :

      Je ne vois pas en quoi une mère qui fouette publiquement est mal, vu qu’en cette période le martinet était utilisé indifféremment utilisé dans ou hors de la maison. Donc dans un parc de loisirs pourquoi pas ? ainsi que le raconte Cambaceres.
      Fesser un enfant en public, s’il n’y a pas d’autre alternative, n’est pas l’humilier, mais lui rappeler immédiatement et à chaud qu’il y des règles intangibles à respecter.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Claude,
      Même si personnellement, j’aurais peu usé de châtiments corporels avec les enfants, ne m’en sentant tout simplement pas capable, il appartient aux parents seuls de les éduquer et si nécessaire en les corrigeant, je n’y suis pas opposé par principe compte tenu des bons résultats obtenus par ma mère sur moi avec son martinet. Mais cela relève de la vie privée et ne doit pas se régler dans l’espace public. Alors pour tout dire, je fus estomaqué de voir cette dame sortir un martinet dans un parc d’attraction. Ce n’est pas le lieu ! Heureusement tout était allé très vite et peu de personnes en furent témoin. Les enfants dont je m’occupais étaient trop absorbés par leurs jeux et n’avaient rien remarqué. Mais la scène m’avait bouleversé. Et j’attrapai dans mes bras le premier enfant de mon centre venant me retrouver et l’embrassai très fort. Ce que j’aurais volontiers fait avec ce petit Bernard pour le réconforter. Hélas ! il mangeait son goûter à côté de sa mère sur le banc, mais je ne vis aucun geste d’affection de la part de celle-ci.
      Amicalement.
      Cambaceres

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Cambaceres. Ce matin j’ai répondu « à chaud » et trop vite à votre réponse en oubliant d’ailleurs de vous en remercier. Chris B ne partage pas notre avis sur cette mise en scène d’une correction à la plage. C’est son droit, je le respecte. Mais comme vous je réprouve ce que cette mère a fait subir à son gamin. Comme quoi, l’éducation n’est pas de tout repos, du moins quand on veut bien la considérer comme un moyen (et une obligation) de poser des limites aux enfant et plus particulièrement les adolescents qui traversent une période déterminante et difficile de leur vie. Cordialement. CLAUDE.

  5. Laurent dit :

    En commentaire d’une de mes histoires, Beraud raconte avoir eu l’occasion de voir un camarade puni parce qu’il avait déchiré une tong, et avoir adoré le voir tressauter sous les lanières du martinet et presser les mains en haut de ses cuisses ne sanglotant.
    Il ne précise pas dans quelles circonstances il a pu avoir ce spectacle, mais en tout cas il l’a vu. Comme quoi la fessée en présence de tiers peut être chose courante. Mais il est vrai que je préfère l’intimité familiale, sauf si la faute est grave et ne mérite pas d’attente.

  6. CLAUDE dit :

    Bonsoir Laurent. Les enfants, avant d’être éduqués, sont cruels. Votre témoignage l’illustre: « avoir adoré voir tressauter et sangloter sous les lanières du martinet » un autre garçon, ce n’est pas très charitable. Sur ce point, je ne partage pas l’idée du « bon sauvage », chère à Jean Jacques Rousseau. Certes, il fut une époque où l’on cherchait à ajouter l’humiliation à la correction elle-même. J’ai eu la chance, à deux exceptions près, que mes parents aient toujours veillé à m’épargner cette humiliation. Et pour ma part j’y suis résolument opposé. Comme vous le dites, l’intimité familiale est bien préférable à quelques exceptions près. Pour moi ce fut le cas en deux occasions que j’ai décrites dans les deux récits suivants:1) »Deux corrections pour un vol et un mensonge »,2) »Les verges, châtiment d’un petit voyeur ». Comme vous pouvez voir, je ne suis pas obtus. Il y a des cas où,comme ce fut mon cas, une punition publique peut-être souhaitable quand : »la faute est grave et ne mérite pas d’attente », pour reprendre vos propres termes. Cordialement. CLAUDE.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Claude,
      Je partage totalement votre point de vue. Le martinet me terrorisait et les rares fois où j’aperçus un camarade en recevoir, une fois pour le faire rentrer chez lui et une autre fois dans le jardin et qu’on avait oublié de fermer la porte, ces scènes ne m’amusèrent pas du tout car je percevais bien la douleur ressentie par les cris et qu’après les traces étaient bien visibles sur les cuisses. Je me disais en moi-même que je n’aimerais pas être à leur place et je les plaignais toujours. C’était avant l’apparition du martinet dans mon éducation. Avec « l’expérience », j’essayais le plus possible justement d’éviter de gesticuler, crier et pleurer sous les lanières mais ce n’était pas toujours évident. Comme je l’ai déjà écrit, « ce qu’on accepte pour soi, on ne le tolère pas nécessairement pour les autres ». Ce sentiment m’a poussé plusieurs fois à intervenir alors que paradoxalement je n’aurais pas aimé qu’on en fît autant pour moi. À l’époque, je trouvais que ce n’était qu’une affaire entre ma mère et moi. « Les passions humaines » peuvent amener à avoir des réactions parfois totalement contradictoires les unes avec les autres et que « la raison ne connait pas » pour reprendre Blaise Pascal.
      Amicalement.
      Cambaceres

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Cambaceres. D’abord merci pour votre réponse rapide et qui m’éclaire encore mieux sur votre rapport au martinet. Ce martinet, c’est vous qui l’avez, et sans faiblesse (voire courage !), réclamé pour vous aider dans vos études et non sans succès d’ailleurs.
        Mais, comme vous le dites  » Les passions humaines peuvent amener à avoir des réactions parfois totalement contradictoires les unes avec les autres ». Et c’est bien votre cas : le martinet, vous l’avez réclamé pour vous, mais vous ne le supportez pas (ou presque) pour les autres. Il y a donc un paradoxe dans votre attitude. Peut-être même un conflit intérieur entre votre vécu et votre réaction, en âme et conscience, quant au recours au martinet dans l’éducation. Je salue votre franchise et votre ouverture d’esprit.
        Pour ma part, moins cultivé que vous il est vrai, je ne suis pas du tout exposé à un tel conflit intérieur. Le martinet doit avoir sa place dans l’éducation sous réserve d’être infligé avec justesse, dûment expliqué, donné avec tact et mesure, le tout dans un cadre affectif. J’ai tout à fait conscience que cette opinion est quasiment « burlesque » dans un monde où règne, dans la conception actuelle de l’éducation (à quelques rares exceptions) un laxisme sur les effets duquel il est inutile d’insister.
        Il suffit de suivre l’actualité. En vous lisant, je crois déceler une certaine souffrance résultant de vos sentiments contradictoires envers le martinet. J’espère ne pas me tromper, mais je n’aurai pas l’outrecuidance de m’immiscer dans votre intimité. Très chaleureusement. CLAUDE.

    • Laurent dit :

      Bonjour Claude, merci pour votre commentaire. J’abonde dans votre sens, Marcel Pagnol estimait que l’homme est naturellement cruel et que les enfants en apportent la preuve chaque jour (il citait le plaisir qu’il avait à voir égorger les animaux à l’abattoir depuis sa fenêtre).
      Mon frère et moi étions « contents » d’être fessés dans notre chambre et non pas en public. Mais nous apprécions cruellement de nous observer mutuellement. Nous partagions la même chambre, lieu d’exécution des sentences, et si c’était un moment désagréable pour le puni, cette situation ne manquait pas d’intérêt pour l’autre : quand mon frère recevait la fessée, je prenais un air compatissant, mais au fond de moi, je me réjouissais d’avance.
      Je m’allongeais sur mon lit avec un livre, mais inutile de dire que je ne lisais pas grand-chose et ne perdais pas une miette du spectacle quand ma mère le fessait. Et bien évidemment, il arrivait que ce soit moi qui sois puni, et là, c’était mon frère qui se régalait.
      Je le voyais prendre à chaque fois la même attitude, assis en tailleur sur son lit, tripotant ses pieds, nul doute que lui aussi suivait de près le fessée que je recevais.
      Je regarde vos récits, ils m’inspireront peut-être. Bien cordialement. Laurent

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Laurent. Merci de votre commentaire. Je suis très sensible à l’intérêt que vous voulez bien porter à ce que j’écris. Le récit qui résume le mieux ce que je pense, vous le trouverez dans « Mes souvenirs et mes idées sur les châtiments corporels 1″. Bonne lecture! Bien cordialement.
        CLAUDE.

      • Edmée dit :

        Laurent a raison : entendre sans voir une fessée donnée à quelqu’un – ou voir avec ses oreilles – peut être très impressionnant. Pour ceux qui écoutent, les bruits seuls de la correction entrent alors en résonance avec ce mélange d’émotions fortes faites de crainte d’y passer à son tour, ou d’y repasser le cas échéant, et le lâche soulagement que ce soit un autre qui trinque.
        L’un de mes récits de souvenirs (Jamie « l’Autrichien ») essaie d’en donner un aperçu. L’une des classes était attenante à une petite salle privée appelée à juste titre « salle de correction » puisque c’est là que, périodiquement, avaient lieu les dramatiques et très redoutées « fessées magistrales ». À chaque épisode, nos professeurs nous imposaient d’écouter, probablement avec l’intention louable de nous dissuader de risquer la cuisante expérience à laquelle était soumis l’élève inconnu du moment.
        Dans le silence, les bruits et les éclats qui provenaient de cette petite salle prenaient des proportions affolantes permettant d’identifier les caractéristiques les plus précises du déroulement de la correction. J’avoue que nous écoutions en observateurs transis, mais non indemnes d’une certaine cruauté jubilatoire aussi bien de la part des enseignants que de la nôtre !

        • chris B dit :

          Non seulement c’est impressionnant d’entendre des fessées déculottées et ce bruit de peau nue claquée, mais on regrette de ne pas voir cela pour voir l’état du fessier et la tête du puni lors des impacts. Et on se dit aussi, « heureusement que ce n’est pas nous qui recevons cette fessée ! »

          • CLAUDE dit :

            Bonsoir Chris. Sans vouloir vous vexer, je trouve que ce n’est pas très charitable de regretter « de ne pas voir ça (fessées déculottées) et d’avoir envie de voir « l’état du fessier et la tête du puni »! Je me demande si vous avez fait la douloureuse expérience qui, chez les autres, vous excite. Je crains que cela ne soit pas le cas. En tout cas, ayant souvent reçu le martinet, je ne souhaite à personne de le recevoir. Et pourtant, sur ce blog, je suis presque  » un militant du martinet »! C’est que je crois à son efficacité s’il est donné de manière appropriée. Mais vraiment, non, je ne souhaite à personne de le recevoir en tant que correction. Évidemment, plus tard, beaucoup de ceux qui ont été ainsi fouettés se « rejouent » la fessée au martinet, mais à des fins érotiques et non disciplinaires, ce qui évidemment change tout ! Ce n’est pas mon cas, mais je me garderais de faire le moindre reproche à ceux qui donnent « une deuxième vie » au martinet. Cordialement. CLAUDE.

          • Stéphanie dit :

            Même lorsque l’on voit la fessée en train de se donner, le bruit a quelque chose d’impressionnant qui contribue précisément à impressionner. Idem quand on la reçoit, et que l’on pense à ceux qui regardent nos fesses nues en train de rougir et entendent eux aussi le bruit produit par chaque claque. J’avoue aussi que juste au moment où l’on est déculottée, sentir l’air frais passer sur les fesses contribue à la honte. Car même en été on sent la différence : une fessée déculottée sur le parking de la plage me l’a appris à mes dépens.

  7. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmée. C’est précisément cette « cruauté jubilatoire » tant de l’enseignant que des élèves, qui font que, sauf circonstances exceptionnelles, je suis opposé aux châtiments corporels en public et encore plus à ‘école. J’ai été fouetté deux fois en public. Voir : « Deux corrections pour un vol et un mensonge » et « Les verges: châtiment d’un petit voyeur ». Je parle donc en fonction de mon expérience et non d’un principe. Bien cordialement. CLAUDE.

    • Edmée dit :

      Bonjour Claude, je comprends parfaitement votre point de vue issu de votre propre expérience. Cependant, famille, école… deux mondes qui se côtoient tant que dure le temps de l’éducation et de l’apprentissage de la vie des êtres, temps de modeler la pâte molle de l’enfance. Reconnaissons que si l’amour et l’affection font partie de la famille, ce n’est pas la vocation de l’école qui laisse à sa porte la chaleur du « aime bien » parental pour se réserver la sévère froideur du « châtie bien », distance que l’on peut confondre avec cruauté ou indifférence.

      • cambaceres dit :

        Bonjour Edmée,
        Je suis d’accord avec votre remarque sur la différence entre la famille et l’école. Et en effet, lorsque j’étais élève, j’ai pu remarquer que cruauté, indifférence, distance appartenaient bien au monde de l’enseignement. Des situations de harcèlement existaient venant de l’institution elle-même. Mais pas toujours ! J’ai connu aussi certains enseignants d’exception qui avaient du respect et de l’affection pour leurs élèves ; ce sont de ceux-là qu’on garde le plus de souvenirs comme ce fut le cas d’Albert Camus qui, lors de la remise de son prix Nobel, rendit hommage à l’instituteur qui l’avait le plus marqué et encouragé.
        En tant qu’enseignant, je n’ai pas perdu de vue l’adolescent que j’ai été et qui n’aimait guère l’école. En début d’année scolaire, j’ai indiqué à mes élèves qu’ils n’étaient pas pour moi que des élèves mais qu’ils existaient d’abord en tant que personnes, avec des forces et des faiblesses, tout comme moi, et qu’à ce seul titre ils avaient droit au respect et à la dignité. Et en cours d’éducation morale et civique, je m’efforce de le rappeler à travers un enseignement basé sur les valeurs et les principes de notre droit. Et mes résultats n’ont jamais été aussi bons que cette année.
        Mais tout le monde ne regarde pas dans le même sens au lycée, notamment le bureau de vie scolaire qui oublie sa dimension éducative pour se transformer en contractuel. Et chez moi le juriste (et ancien juge) n’est jamais loin pour dénoncer l’illégalité de certaines règles, effectuer les rappels à la loi et indiquer que leurs pratiques illicites peut entraîner leurs responsabilités civile et pénale.
        Mes élèves savent que j’ai de l’affection pour eux et qu’ils peuvent compter sur mon sens de la justice.
        L’école c’est d’abord la transmission des savoirs mais pour être efficace il faut le « savoir être » indispensable pour une compréhension mutuelle.
        Bien amicalement et joyeux Noël à tous.

  8. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmée. C’est précisément parce que « l’école laisse à la porte la chaleur du aime bien parental » que je suis contre toute forme de châtiment corporel à l’école. Pour moi, la « sévère froideur du châtie bien » discrédite l’école en matière de tels châtiments ». Je sais que beaucoup de lecteurs de ce blog n’ont pas eu la chance d’y échapper. J’ai eu la chance que mon école laïque interdisait tout châtiment corporel, renvoyant aux parents la mission de corriger leur progéniture. Et je n’y ai pas échappé : pour moi tout « signalement » de conduite ou de paresse me valait le martinet. Et pour l’avoir reçu en privé, je peux vous dire qu’il n’en était pas moins efficace. Cordialement. CLAUDE.

  9. Nelly dit :

    Bonsoir Domie,
    Je constate que vous étiez tenaillee entre la sagesse et le trouble d’être punie
    Ayant connu bien souvent la fessée je conviens qu’il est difficile de se passer de ce petit moment douloureux mais troublant. J’ai moi aussi fait parfois quelques bêtises, pour ressentir ce moment. Je crois que Claude dit « comédienne » dans un de ces post, je dis oui à cela, mais uniquement pour la bêtise la leçon de morale puis le début de la fessée, ensuite les larmes étaient bien réelles. Je n’ai pas connue la fessée en public comme Domie, mais je pense que Domie a, comme moi, connu l’émoi de l’après fessée, souvent le soir sous les couvertures.
    Je pense d’ailleurs que là est la source d’inspiration des « comédiennes »
    Bises, Nelly

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Nelly. Ah les filles ! Les fesses des filles qui font tourner la tête de la gent masculine! Bien sûr mes demoiselles, tout le monde le sait, les fesses sont, surtout chez le « beau sexe » (le bien nommé!) des zones particulièrement érogènes. Alors : « Vive la fessée »! Pourquoi se priver d’un plaisir si peu douloureux (avouons le, après avoir essuyé quelques larmes-de crocodile-) mais si troublant et riche en « émotions ». D’autant plus que, à la différence des garçons, vos plaisirs intimes les plus accomplis (vous m’aurez compris) peuvent se multiplier à répétition! Alors: « Comédiennes »? Un peu je crois. Mais rassurez-vous, loin de moi de vous reprocher quoi que ce soit dans le domaine de vote intimité. Carpe Diem: profitons de la vie et ne boudons pas nos plaisirs, fussent-ils charnels au risque de se mettre en délicatesse avec votre confesseur, si toutefois vous en trouvez un puisque cette vénérable fonction ne connaît pas le chômage. De toute manière je suis persuadé que votre ami ou mari sera encore mieux placé que lui pour vous « punir » de vos « péchés »! Bises. CLAUDE.

      • Nelly dit :

        Bonsoir Claude,
        Beau sexe ? Je ne pense pas qu’il y en est un plus beau que l’autre… Mais cela est aussi une question de goût et tous les goûts sont dans la nature.
        Je l’avoue, il m’est arrivé de faire des bêtises de façon voulue car l’envie de me faire fesser et de rester quelques part un peu enfant était quelque choses que j’appréciais. Peut-être aussi le besoin de savoir que l’on faisait attention à moi.
        C’était les premières raisons de mon comportement les moments intimes ne venaient que suite à la fessée, il n’était pas consciemment recherché au départ même si j’ai aucun regret de les avoir eus.
        Pour ce qui est de voir une fessée, j’en ai eu l’occasion (une tante à peine plus âgée que moi) m’a permis d’assister à cela (et inversement pour elle) et je dois dire que cela me procurait le même effet que pour celles que je recevais. Je pense donc que pour cela les deux beaux sexes sont à égalité
        Bises Nelly

    • Bernard dit :

      Vous avez entièrement raison Nelly : quelle volupté de pouvoir caresser en cachette les zébrures laissées par les lanières de cuir, quel plaisir de sentir dans les doigts la propagation de la chaleur régnant sur les fesses, de prendre conscience que l’intense douleur s’est transformée en une infinie douceur(il ne suffit que de changer une lettre entre ces mots finalement si proches..); et même juste après la cuisante fessée au martinet, quel plaisir de sentir l’air frais caresser délicatement la peau punie…
      Bises

  10. CLAUDE dit :

    Bonjour Nelly. C’est vrai tous les goûts sont dans la nature. Pas question de discriminer quiconque, ni de diaboliser tel ou tel penchant érotique. Mais pour moi, vous êtes bien : « le beau sexe »! Je n’ai pas eu l’occasion d’assister à une fessée. Dans mon école publique, les châtiments corporels étaient interdits. Dans le domaine privé, les mentalités dans mon petit village étaient très « prudes » (un euphémisme!).Donc, c’est seulement en privé (sauf exceptions : 2 fois pour moi), que se « réglaient les comptes » en famille. Les deux exceptions que j’évoque sont : « Deux corrections pour un vol et un mensonge » et « Les verges: châtiment d’un petit voyeur ». J’abonde dans votre sens quand vous dites que, d’une certaine façon, donner une fessée à un enfant est un moyen de lui prouver son attachement. C’est pourquoi, je regrette la stigmatisation contemporaine des châtiments corporels, donnés avec mesure, proportionnés à la faute commise , expliqués et accompagnés d’affection. Voilà chère Nelly ce que m’inspire votre commentaire dont je vous remercie. Bises. CLAUDE.

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