La fessée appliquée

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Voir ou recevoir ? Pas le choix chez moi

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Par Pascal
 
Étant enfant, la fessée était la punition la plus commune. Tout petits déjà, nous savions que nos fesses devaient payer pour nos bêtises et nos désobéissances.

Dans ma région, dans les années 70, c’était la règle, la quasi totalité des parents pratiquaient ce mode de punition. Dans ma famille, tous les cousins et cousines étaient soumis à la même rigueur. Pas de privations, seulement  la fessée. De toute façon, on ne nous laissait pas le choix. Et l’enfant une fois puni, les adultes considéraient l’affaire comme close. C’était ainsi. Personnellement, lorsque je vois des parents assommer de reproches leur enfant pendant des jours pour une petite bêtise, il me semble qu’une « bonne fessée et tout est  oublié » était en définitive une bonne méthode.

Dans notre famille, la plupart des fessées étaient administrées par les femmes. Et déculottées en règle générale, la culotte juste baissée aux genoux ou aux chevilles, mais parfois complètement enlevée. Lorsque la faute était commise au foyer, la fessée était donnée par la mère souvent dans une pièce commune, cuisine ou séjour. Si elle était commise dans la famille, chez des amis ou un copain, c’était généralement la maîtresse de maison qui la donnait, mais parfois elle en chargeait une autre personne.

Le puni n’était pas délibérément exposé pour recevoir sa fessée, sans pour autant être caché des personnes présentes. Sauf cas particulier, il n’y avait pas de  « mise en scène » comme au spectacle. Si son intimité était visible il n’y avait pas non plus la volonté de la dévoiler. Pour échapper à toute humiliation supplémentaire le puni avait intérêt à ne pas opposer de résistance.

Pour ma part, j’ai appris très jeune que toutes punitions prononcées étaient inexorablement exécutées. Inutile de résister. Je collaborais donc complètement, laissant le champ libre à celui ou à celles qui me fessait. Maintenant, je voudrais seulement donner quelques témoignages de fessées reçues ou observées.

La première fut l’une que reçut l’un de mes petits frères à l’âge de  6-7 ans. Nous étions chez sa marraine, notre tante. Je ne me souviens pas de sa faute, peut-être à cause de gros mots à répétition.

En revanche, il me reste le souvenir précis de la minutie avec laquelle elle avait opéré. Mon frère est venu de suite près de sa marraine. Elle l’a sermonné, puis a commencé à lui retirer ses chaussures. Je me suis dit qu’il allait avoir le droit à la totale. Et comme prévu, elle lui a ensuite enlever le pantalon puis le slip.

Je pense que mon frère n’avait qu’une idée en tête : vite en finir avec cette fessée. Elle l’a installé sur ses genoux et a commencé à le fesser très méthodiquement. Elle prenait soin de claquer avec vigueur toute la surface du postérieur sans épargner le haut des cuisses. Les claques étaient fortes et douloureuses car  mon frère finit par éclater en sanglots. Et pourtant ce n’était pas un douillet. J’avais pitié de lui et me disais que sa marraine était vraiment très méchante pour le fesser ainsi.

Aurai-je pu intervenir pour arrêter cette fessée ?  Si j’avais osé le faire il est certain que j’aurais immédiatement  pris sa place, pantalon baissé, sur les genoux de sa marraine et pour une fessée autrement plus sévère. Quand elle eut fini, mon frère n’osait plus bouger comme anéanti par tant d’acharnement sur son postérieur.

Je pensais « pourvu qu’elle ne me fasse pas subir le même  traitement ! ». Malheureusement pour moi, six mois à un an après cet incident…

Ce jour-là, oncles, tantes, cousins et cousines, nous nous retrouvions tous chez grand-mère. Les enfants jouaient au ballon. L’un de mes frères brisa une vitre par suite d’un tir maladroit.  Je me sentis aussitôt le plus coupable car c’était moi qui m’étais posté devant cette fenêtre. Comme je ne voulais pas qu’il paye à cause de moi je me suis dénoncé  à ma grand-mère en m’excusant. Furieuse, celle-ci, rejeta mes excuses estimant que je minimisais ma faute. Et inutile de discuter ! Avec elle la sanction était nécessairement… la fessée.

Ma grand-mère ayant demandé aux personnes présentes « qui veut bien fesser ce jeune garnement ? » plusieurs personnes lèvent la main dont ma mère. Mais c’est à une tante qu’échut ce devoir et comme par hasard, la marraine de mon petit frère. Mon cœur se mit à battre très fort car je me souvenais de la fessée mémorable de mon frère et j’avais peur qu’elle me corrige comme lui et de plus devant tout le monde

Une fois de plus, je  n’avais pas le choix ! Ma tante alla se placer près de la cheminée et avant même qu’elle ne me l’ordonne je m’avançai vers elle.

 « Mon garçon, ta grand-mère est furieuse pour sa vitre mais surtout à cause de ton attitude, je vais donc te fesser  à la mesure de ton impertinence. »

J’avais dix ans à cette époque et je ne redoutais plus vraiment les fessées mais cette fois-ci, je tremblais de frayeur. Certes, je n’étais pas le fautif mais plus question de faire demi-tour. Ma tante avait déjà commencé à délacer mes souliers. Mes craintes redoublèrent car je savais ce que cela signifiait. Elle allait dénuder tout le bas de mon corps. Et de fait, après avoir ôté mes souliers, elle s’attaqua à ma ceinture. D’un seul coup, baissa pantalon et slip et me les fit enlever. Nu de la taille aux pieds, incapable de dissimuler pudiquement mes intimités, je me sentis tout à coup sans défense face à ma tante.

Très rapidement, je me retrouvais en travers de ses genoux dans une position inhabituelle et inconfortable. Elle me maintenait fermement, basculé en avant sur sa  cuisse gauche, mes fesses présentées à bonne hauteur.

La fessée ne se fit pas attendre. Mais autant ma mère commençait ses fessées avec des claques plus légères, autant ma tante y mit toute sa force dès le début. Je compris qu’elle appliquait la même technique que pour mon frère. Elle claquait mes fesses de tous côtés, ne négligeant aucune parcelle de peau sans que je puisse intervenir. J’avais très mal mais j’efforçais de ne pas bouger pour ne pas aggraver mon humiliation. Mais cette résolution vola en éclat sous l’effet répété des claques formidables de sa main sur mon postérieur. Les plus douloureuses étaient celles qu’elle appliquait sur le haut des cuisses, sur les côtés des fesses et même tout près de la fente fessière..

Je n’avais jamais autant souffert. Je criais, je me tortillais sur ses genoux et remuais mes jambes dans des ruades frénétiques sans plus me soucier de ce qu’elles dévoilaient, mais cela ne faisait qu’aggraver la sévérité de ma tante et l’intensité de ses claques. Je suppose que le spectacle devait capter toute l’attention car je n’entendais que le bruit de la main s’abattant sur mes fesses dénudées.

Je ne pouvais plus résister et je me mis à pleurer à grands sanglots sans que ma tante ne veuille mette fin à cette fessée. Je dus recevoir une autre déferlante avant qu’elle ne décide de s’arrêter. Je restai en travers de ses genoux à pleurer comme un petit garçon. Après quelques minutes, elle me remit sur pied, mais je continuais à pleurer debout et immobile devant elle. Elle demanda à Grand-mère si elle pensait que la punition avait été ?

Ma grand-mère donna son accord et ma tante me donna l’autorisation de me reculotter. Je me dépêchai de cacher ma nudité pendant que tout le monde reprenait sa place. Je me dirigeais aussitôt vers ma mère pour trouver un réconfort. Elle me prit dans ses bras puis m’invita à la suivre à la salle de bain pour rafraîchir mon postérieur avec de  l’eau froide. Elle ne me dit rien mais à son air je compris qu’elle trouvait ma punition trop sévère. Comme je  ne parvenais pas à faire cesser mes pleurs, je lui tendis mes bras.

Elle ne refusa pas le câlin qui finit par me calmer.

Cette fessée avait été vraiment trop dure et, de plus, la seule qui me parut vraiment injuste par rapport à ma faute. Mes fesses restèrent endolories durant quelques jours. Par la suite, aucun parent ne laissa cette tante trop sévère corriger leurs enfants.

Illustration : Ann

21 commentaires »

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  1. Kristeen dit :

    Ce recit me touche beaucoup car tres proche de mon propre vecu. Merci ann pour montrer que l’autorite n’appartenait pas qu’aux parents! Kristeen

  2. Kristeen dit :

    Quelle dure fessée ! La severite de votre tante me rappelle des souvenirs identiques. Dans ma famille en ecosse on ne plaisantait pas avec l’education et les fessées étaient fréquentes. J’en recu de terribles dont une pour quelque pounds depense en sucrerie. La soeur de ma mere face a cet vol et misappris se charga de me punir dehors a la vue des voisins. Il fallu du temps pour me consoler et oublier cet fessee. Quel furent vos rapport avec cet tante apres cet punition?

  3. jean francois dit :

    En 1972, j’avais bientôt 15 ans dans ce collège privé…
    (Voir le récit de Jean-François : « Un pensionnaire fessé et… comblé ! »)

  4. Bernard dit :

    Bonjour Kristeen,
    avez-vous eu l’occasion d’être punie avec la cane lors de votre éducation en Grande Bretagne?
    Bernard

  5. stephane dit :

    C’était à l’époque le jour de mes 8ans (le 16 fevrier 1978 un jeudi [merci le net])j’ai reçu ce jour de la part de ma maîtresse d’école une fessée dont je me rapelle toujour. J’adorerais revivre ce moment de rougissement de mon posterieur. Si on me demande pour quelle raison, c’est parce que je n’aipas été sage…

  6. Pastourel dit :

    Cette histoire me rappelle une histoire que j’ai vécue moi même :
    À 12 ans j’ai été fessé, fesses nues et en public, par le parrain de ma sœur, qui a finit sa fessée avec une tresse en cuir, tout ça pour une prétendue bêtise qui ne le concernait même pas.

  7. Tragan dit :

    Je n’ai jamais été fessé durant mon enfance ou mon adolescence, que ce soit par un membre de la famille ou à l’école.

    Quand je lis ce genre de témoignages (même « enjolivés »), je suis toujours étonné par l’apparente facilité avec laquelle les acteurs pardonnent à leurs bourreaux. Certains évoquent même un câlin réconciliateur après…

    Quel câlin ? Ne l’ayant jamais vécu, je ne peux qu’imaginer ce qu’aurait été ma réaction en cas de pareilles fessées, publiques et déculottées ! Je pense que je n’aurais jamais pardonné, et que j’aurais réclamé des comptes une fois devenu grand. Dans le cas d’un maître d’école, je serais peut-être même revenu des années plus tard pour le gifler, pourquoi pas en public.

    Dans le cas d’une fessée non-méritée enfin, je crois que je serais devenu fou, tout simplement. Je n’aurais pas décoléré avant que justice ne me soit rendue.

    Bref, je ne peux qu’imaginer. Vous n’étiez pas révoltés ?

    • greg dit :

      Pour ma part, je n’est pas connu la fessée à l’école, mais mes parent m’en ont donné jusqu’à l’âge de 16ans. Et non, je ne leur en veux pas. Je préférais recevoir une fessée plutôt que les punitions classiques comme privation de télé, de console ou même de sortie. Et au contraire je les remercie de l’éducation que j’ai reçue.

  8. yvan125 dit :

    Cher Tragan, je vois tout de suite que vous n’avez pas vécu ce genre de situations. Commenent se révolter quand vous êtes conditionné à la fessée depuis huit ans que vous êtes totalement dépendant de vos parents psychologiquement et financièrement? Quel choix vous reste-t-il, sinon la fugue ou le recours au service militaire obligatoire quand il existait? Je crois que vous exagérez beaucoup lorsque vous parlez de bourreau. J’ai reçu la fessée jusqu’au début de ma terminale à 18ans et je n’ai jamais eu l’impression d’avoir été maltraité. Il n’y avait, il est vrai, jamais de câlin après mes fessée, mais une période de réflexion dans la solitude de ma chambre. Je ne préconise pas de telles méthodes éducatives, j’en vois le danger aujourd’hui, mais je suis loin de condamner les parents qui légitimement recourent encore aux châtiments corporels pour se faire obéir.

  9. jpierre36a dit :

    Merci Pascal pour votre récit si intéressant. Pourriez-vous me dire de quelle région vous étiez et votre âge ?La fessée est-elle encore d’actualité pour vous? (dans un autre aspect bien sûr!)e
    En plus quelles sont vos relations avec cette tante et marraine, autrefois et actuellemnt, et qui a-t-elle encore puni?

  10. monenfance88 dit :

    Pour moi, pas de choix non plus, c’était automatiquement mon copain(le Martinet) – Maman voulait que l’appelle ainsi, mais ce n’était pas le copain de mes fesses, toujours mis à nu dans le cas d’une fessée à partir de huit ans, quand ce n’était pas la ceinture de Papa, mais je n’en ai jamais voulu a mes parents car ces corrections étaient largement méritées. Je fus fessé jusque tard dans l’adolescence, en faît, j’étais presque un homme !
    Il me semble que j’ai reçu ma première vraie fessée sur les fesses nues à l’âge de quatre ans.

    Dernière publication sur Monenfance88 : 91' laseul fessée;quej'ai reçu au cm1,par un homme,

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